Mi-mandat : Madeline Wilson – Le Délit
Mi-mandat : Madeline Wilson
Par · 21 janvier 2020
Le Délit a rencontré la v.-p. aux Affaires universitaires.
Image par AÉUM

Vice-présidente de l’AÉUM aux Affaires universitaires, Madeline Wilson est responsable de la défense des intérêts étudiants aux différents niveaux de la gouvernance universitaire. Elle travaille également sur les initiatives en matière d’équité.

Le Délit (LD) : Beaucoup d’étudiant·e·s se sont plaint·e·s au cours du dernier semestre du fonctionnement du Pôle bien-être. Quels sont les principaux problèmes que rencontre le pôle?

Madeline Wilson (MW) : Tout d’abord, je dirais qu’il y a des barrières à l’accès du pôle. Il y a des éléments qui empêchent les étudiant·e·s de prendre des rendez-vous, comme les temps d’attente. Parfois même, les personnes qui ont des handicaps physiques ne peuvent pas accéder au pôle parce que la porte du pavillon Brown est cassée. Il y a aussi des barrières une fois que les étudiant·e·s ont commencé à accéder aux soins, comme des conseiller·ère·s ou du personnel médical qui mégenrent les étudiant·e·s ou encore des erreurs qui font que des services ne répondent pas aux besoins des étudiant·e·s. Cette année, nous allons donc travailler avec les informations rassemblées le semestre dernier afin d’établir de nouvelles revendications.

LD : Concernant l’équité sur le campus, qu’est-ce qui a été fait au cours du semestre dernier et que reste-t-il à entreprendre ce semestre?

MW : Au cours du semestre dernier, le comité sur l’équité a réalisé une campagne d’information à propos de l’équité sur le campus, dans les résidences et en classe. Pour ma part, je travaille spécifiquement sur l’équité à McGill. Une des choses les plus importantes [par rapport à l’équité] est que McGill réalise que sa vision de l’équité est simplement performative. L’administration affirme avoir de nombreuses initiatives autour de l’équité, mais les étudiant·e·s ont souvent le sentiment de ne pas être écouté·e·s à ce sujet. J’essaie d’aider McGill à comprendre qu’il·elle·s doivent être plus transparent·e·s et plus communiquer. Je travaille aussi beaucoup sur les droits des étudiant·e·s. Concernant l’équité à l’AÉUM, mon travail est de communiquer pour expliquer aux étudiant·e·s pourquoi telle ou telle mesure est équitable ou non. Je pense que ma voix est entendue et que cela changera quelque chose pour des gens qui aspirent à de nouveaux rôles dans le futur et qui croient que ce qui leur arrive est inévitable.

LD : Une motion interdisant la grossièreté dans les communications de l’AÉUM a été adoptée le semestre dernier. Tu t’y étais opposée. Peux-tu nous en dire plus?

MW : Ce qui s’est passé est qu’en octobre, j’ai publié sur la page Facebook des Affaires universitaires qui disait aux racistes go fuck themselves. Un employé de l’AÉUM avait en fait reçu de nombreuses remarques hautement racistes. Une capture d’écran de ma publication a été prise et mise sur le groupe Facebook de l’AÉUM. J’ai défendu ma position, mais d’autres conseiller·ère·s n’étaient pas d’accord. Une motion a été soumise au conseil législatif. La motion indique que personne utilisant un compte de l’AÉUM ne peut employer des mots grossiers, même avec des astérisques. Je m’y suis opposée. En effet, de nombreux articles ont été publiés expliquant combien les individus marginalisés ont été historiquement traités moins sérieusement et doivent se battre deux fois plus fort pour être entendus. Alors, je pense que c’est difficile pour des individus de penser que leurs institutions les prennent au sérieux quand une motion adoptée leur dit que leur expérience n’est pas assez sérieuse pour pouvoir être exprimée avec leurs propres mots.

LD : Pour terminer, as-tu d’autres projets ce semestre dont tu voudrais parler?

MW : D’une part, je vais travailler sur les ressources pédagogiques en libre-accès. D’autre part, beaucoup des produits d’hygiène menstruelle que nous avons sur le campus sont dans des paniers. D’ici la fin du semestre, nous essayons de replacer les paniers dans des distributeurs muraux afin que les personnes aient toujours accès à ce dont elles ont besoin partout sur le campus. ξ

 
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