Nouveau président à l’AÉUM – Le Délit
Nouveau président à l’AÉUM
Par · 24 septembre 2019
Le Délit a rencontré Bryan Buraga, le président de l’AÉUM
Image par Iyad Kaghad | Le Délit

Le Délit (LD) : Quelles sont les grandes lignes de vos responsabilités en tant que président?

Bryan Buraga (BB) : En gros, je suis là pour soutenir les autres membres de l’exécutif. Je gère aussi les ressources humaines à l’interne ainsi que nos finances, en coordination avec le VP aux finances.

LD : Avez-vous déjà eu des employé·e·s à votre charge par le passé? Comment trouvez-vous cela?

BB : J’ai été en charge de bénévoles dans le secteur des organismes à but non lucratif auparavant, mais ici c’est complètement différent. C’est beaucoup plus interactif, je dois m’assurer que tout le monde est heureux·se et se sent apprécié·e. Mais je crois avoir une très bonne relation avec nos employé·e·s permanent·e·s.

LD : Quels sont les enjeux sur lesquels vous espérez travailler durant votre mandat?

BB : L’un des projets principaux sur lequel je vais travailler est une réforme du mode de gouvernance de l’AÉUM. J’ai engagé un chercheur pour m’aider et, si tout va bien, nous aurons des trouvailles à présenter au Conseil législatif et à la population étudiante cette année. De plus, je travaille avec les VP aux Affaires internes et aux Affaires universitaires pour mener à bien plusieurs campagnes, notamment le désinvestissement des énergies fossiles – je siège au Comité de Recommandations en Matière de Responsabilité Sociale (Committee to Advise on Matters of Social Responsibility, CAMSR), qui parviendra à une décision concernant le désinvestissement d’ici le mois de décembre. Il y a également le défi de ne pas avoir d’édifice (l’édifice de l’AÉUM étant fermé pour rénovations depuis le printemps 2018, ndlr): nous estimons que nous allons pouvoir réaménager en janvier, mais cela est sujet à l’achèvement des rénovations. Une autre chose qui a été plutôt imprévisible est la démission de notre directeur général la semaine dernière. Durant les prochaines semaines, nous allons travailler à nous diviser les tâches ainsi qu’à engager une nouvelle direction générale.

LD : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter en tant que candidat à la présidence?

BB : J’ai été très impliqué au sein de l’AÉUM l’année dernière en tant que sénateur pour la Faculté des arts et des sciences. J’ai travaillé à implanter une semaine de lecture au semestre d’automne et j’ai siégé au Conseil législatif. Je sentais donc que j’avais une bonne connaissance de ce qui se passe à l’AÉUM ainsi que des idées qui pourraient avoir un effet positif .

LD : Maintenant que vous êtes élu, qu’est-ce qui vous garde motivé?

BB : J’essaye d’avoir un bon équilibre entre mon travail et ma vie sociale, je travaille lorsque je suis au bureau et dès que je sors, j’éteins mon téléphone. Je crois que c’est important d’avoir des limites clairement définies comme cela, parce que sinon tu es toujours en action et ça devient exténuant.

LD : L’année dernière, vous représentiez la Faculté d’arts et de sciences en tant que sénateur. En ayant occupé ce poste, avez-vous trouvé que vous saviez à quoi vous attendre en tant que président, ou y a-t-il toujours quelques surprises?

BB : Au niveau du travail avec l’administration et les groupes étudiants, siéger en tant que sénateur m’a bien préparé. Toutefois, je n’avais pas anticipé la quantité de travail administratif que j’aurais à faire. Nous avons heureusement pu engager plus d’employé·e·s grâce à l’augmentation des frais l’année dernière, mais il y a beaucoup de choses qui sont difficiles à prévoir et qu’il faut apprendre en faisant.

LD : Vous avez mentionné la semaine de lecture au semestre d’automne. Avez-vous une idée de l’échéancier de ce projet?

BB : En ce moment, le comité de McGill sur la semaine de lecture au semestre d’automne est en consultation avec les professeur·e·s. Ces consultations devraient se terminer au cours de ce semestre. Suite à cela, le comité va présenter une recommandation au Comité des affaires étudiantes et du recrutement (Enrolment and Student Affairs Advisory Committee, ESAAC), qui en discutera avec les différents bureaux aux affaires étudiantes et fera une recommandation au Sénat, probablement en janvier.

LD : L’AÉUM a déjà organisé et aidé à organiser quelques événements cette année, tels que la semaine d’orientation et la soirée d’activités. Comment se sont-ils déroulés et comment se déroule le travail au sein de l’exécutif?

BB :  J’adore travailler avec tout le monde, les membres de l’exécutif sont super qualifié·e·s et travaillent très fort, et je sens que nous nous entendons très bien. La soirée d’activités s’est déroulée extrêmement bien, j’ai parlé à notre VP à la vie étudiante et il était très heureux de l’événement. En ce qui concerne la semaine d’orientation, nous avons organisé deux événements sans alcool pour frosh qui ont tous deux été des succès.

LD : Avez-vous autre chose que vous aimeriez ajouter?

BB : Au niveau du Conseil législatif, nous allons faire un plus grand effort pour parler français. C’est très important pour moi de pouvoir représenter les étudiant·e·s francophones, alors gardez l’œil ouvert pour ça.

 
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