Le NPD à McGill – Le Délit
Le NPD à McGill
Par · 24 septembre 2019
Jagmeet Singh courtise les étudiants montréalais.
Image par Katarina Mladenovicova

Une centaine d’étudiants, de militants et de journalistes se sont entassés debout à la Presbyterian le 16 septembre, pour entendre parler Jagmeet Singh, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).  Cette visite avait été organisée par l’association du parti à McGill. Étaient aussi présents de nombreux candidats et candidates du parti dans la région de Montréal, dont Sophie Thiébaut, la candidate de la circonscription de Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Sœurs, où se situe l’Université.

Jagmeet Singh a pris le temps de décrire la mission sociale et environnementale du NPD, avant de critiquer en longueur le bilan du gouvernement libéral sur ces deux enjeux. Interrogé par des journalistes sur la loi 21 sur la laïcité du gouvernement provincial québécois, il a réitéré qu’il s’opposait à cette législation, mais qu’il était également contre une intrusion du gouvernement fédéral dans l’autonomie des provinces.

Le chef du NPD a ensuite répondu à une question d’une journaliste de CTV News au sujet de certains de ses députés aux convictions indépendantistes : Jagmeet Singh a répondu que si certains de ses députés ont des convictions souverainistes, ils sont tout d’abord guidés par leurs convictions sociales-démocrates. La candidate Nima Machouf, également membre de Québec solidaire, a affirmé au Délit que si elle est bien indépendantiste, « la souveraineté n’[est] pas [sa] bataille ». Elle a surtout salué l’« ouverture » de Jagmeet Singh face à des candidats issus de différents horizons.

Si Jagmeet Singh et ses candidats ont montré leur enthousiasme face  à la campagne, plusieurs militants présents dans la salle ne partageaient pas leur avis. Les sondages montrent en effet que le NPD pourrait perdre la presque totalité de ses sièges au Québec le 21 octobre prochain, et plusieurs imputent à leur chef la responsabilité de cet échec. Nima Mâchouf, sans le critiquer, a déploré que « la barrière au Québec, c’est le turban ». Elle a toutefois affirmé croire que les Québécois seraient capables d’apprendre à connaître les idées du chef, dressant un parallèle avec la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé. « On part de loin, mais pour se rendre loin », a-t-elle résumé.

 
Sur le même sujet: