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Un nouveau club pour la paix

Le « Peace Club » militera, entre autres, pour l’abolition des armes nucléaires.

Béatrice Malleret | Le Délit

Le club Students for peace and disarmament (Étudiants pour la paix et le désarmement, ndlr) a été formé ce printemps par des étudiants de la Faculté des arts, soucieux de faire la promotion de la paix dans le monde. Selon les organisateurs, ce serait la première organisation de ce genre à l’université. En plus de faire de la sensibilisation, le groupe compte militer pour deux revendications précises, à savoir que le Canada ratifie le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires à l’ONU et que l’Université McGill cesse de financer toute recherche à caractère nucléaire.

Contexte mondial

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été négocié sous l’égide de l’ONU, prévoyant le renforcement du précédent Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 1968. Sa création a été décidée en 2016 par un vote à l’Assemblée générale des Nations-Unies auquel les principales puissances nucléaires et leurs alliés se sont opposés. En effet, à la différence de tous les précédents traités qui interdisaient l’acquisition d’armes nucléaires, le Traité sur l’interdiction vise à interdire la possession d’armes nucléaires, ce qui placerait les puissances nucléaires actuelles dans une situation d’illégalité au regard du droit international.

Toutes les puissances nucléaires, tous les membres de l’OTAN ainsi que d’autres pays en relation avec l’une ou l’autre des puissances nucléaires ont boycotté la signature de ce traité. Dans tout ce processus, le Canada a calqué son attitude sur celle des États-Unis. Le traité ne deviendra loi que lorsqu’une majorité des pays signataires l’auront ratifié. L’un des principaux objectifs du Peace Club est de militer, dès l’année prochaine, pour que le Canada ratifie le traité d’interdiction des armes nucléaires.

Recherche à McGill

L’autre cause qui tient à cœur aux étudiants du Peace Club est de réduire la recherche à caractère militaire à McGill. Actuellement, d’après les informations colligées par un ancien groupe étudiant aujourd’hui disparu, Demilitarize McGill (« Démilitarisons McGill », ndlr) il y aurait au moins cinq laboratoires à McGill ayant des contrats avec des organisations militaires telles que l’armée canadienne. Toujours selon Demilitarize McGill, les activités d’au moins une partie de ces laboratoires laisseraient supposer que la recherche aurait un lien avec des armes nucléaires. Le Délit n’a cependant pas pu vérifier ces informations.

Pour faire avancer ses revendications, le Peace Club compte, entre autres, continuer la recherche sur les activités militaires de McGill commencée par Demilitarize

McGill et également sensibiliser les McGillois aux activités de leur Université et de leur pays. 


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