Mi-mandat : Sophia Esterle – Le Délit
Mi-mandat : Sophia Esterle
Par · 15 janvier 2019
Le Délit s’entretient avec la vice présidente aux affaires étudiantes.
Image par Alexis Fiocco

Le Délit (LD) : Après la semaine de sensibilisation aux maladies mentales qui a eu lieu en octobre, quelles sont tes prochaines initiatives concernant la santé mentale des mcgillois·es au semestre prochain ?

Sophia Esterle (SE) : Tout d’abord, il y a la semaine de sensibilisation à la santé mentale ce mois-ci, dont le but est de parler de santé mentale de manière sérieuse, mais aussi de normaliser les problèmes de santé mentale, d’une certaine façon. C’est quelque chose qui arrive à tout le monde, ce que certain·e·s ne comprennent pas encore, et même ce que certains systèmes ne comprennent pas encore. À McGill, c’est quelque chose qui n’est pas toujours bien considéré. Il y aura beaucoup d’acteurs externes qui seront aussi présents, comme Bell avec « On cause pour la cause ». On aura aussi des évènements artistiques, comme une collaboration avec F-word (un collectif féministe mcgillois, ndlr), des discussions en panel…

Nous planifions aussi la première semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires cette année, qui est juste après, en février. Il y avait déjà eu une discussion en panel sur les troubles alimentaires au cours de la semaine de sensibilisation à la santé mentale précédente, mais je trouve que spécialement dans le contexte de McGill, où l’on a vu que le programme dédié à cela a complètement arrêté d’être financé, je pense que c’est un sujet auquel une semaine entière devrait être consacrée.

Mais en plus de la semaine, j’aimerais provoquer plus de discussions autour du sujet des troubles alimentaires, qu’il y ait plus de ressources sur le campus, mais aussi mettre l’accent sur le langage qui est utilisé. Les comportements nocifs, tout ce que les gens, inconsciemment, disent et font, et qui peuvent vraiment aggraver la situation pour quelqu’un qui a un trouble alimentaire. Je trouve que c’est vraiment un problème dans la société en général, mais aussi un problème d’éducation. Sans vouloir paraître condescendante, il y a tellement de choses inconnues sur ce sujet. Parfois, certaines personnes pensent aider, mais font en fait l’inverse, en utilisant le mauvais langage…

J’aimerais provoquer plus de discussions autour du sujet des troubles alimentaires, qu’il y ait plus de ressources sur le campus, mais aussi mettre l’accent sur le langage qui est utilisé.

LD : Comment as-tu finalement géré l’allocation de tous les clubs étudiants, avec la fermeture du bâtiment de l’AÉUM qui les hébergeait normalement ?

SE : À mon avis assez bien, je ne pensais vraiment pas qu’on aller pouvoir gérer la crise avec autant de clubs et d’espaces qui manquaient, et au final, après des millions de réunions et des millions d’emails, je crois que j’ai réussi à créer différents systèmes avec chaque bâtiment pour pouvoir gérer les espaces. Finalement, on a eu plus de 250 demandes d’espaces et elles ont toutes été acceptées. Au tout début, en septembre, j’avais un peu de mal à accommoder les demandes, parce que les systèmes n’étaient pas encore faits, je n’avais pas assez d’aide de McGill, mais depuis, il n’y a eu presque aucun évènement qui a été annulé, à part pour des demandes complètement absurdes. Donc à mon avis, ce semestre va vraiment bien se passer pour les bâtiments, je n’aurais pas pu assister à un meilleur résultat par rapport à ça, et j’espère que les clubs se sentent de la même façon.

Et l’avantage avec le semestre prochain, c’est que l’on a engagé quelqu’un d’autre qui va m’aider, et tous les systèmes sont déjà installés ; c’est vraiment moins de stress à gérer qu’au début de l’année. Et surtout, on l’a déjà fait, donc je le sens plutôt bien.

LD : Tre Mansdoerfer a plusieurs fois mentionné la location de nouveaux locaux (Sherbrooke 680, ndlr) dont l’usage n’était encore pas confirmé. Quel sera leur usage finalement ?

SE : C’est là où l’on va relocaliser les services, puisqu’avant les services étaient au 2075 Robert-Bourassa. L’on va les déplacer de là à 680 Sherbrooke, puisque SSMU n’avait plus assez pour payer les anciens espaces. Nous voulions y localiser les clubs, ce qui aurait facilité beaucoup de choses, mais au final le prix du 2075 était trop élevé. Pour les clubs, nous continuerons à utiliser les mêmes systèmes de réservation.

 
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