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Monde francophone

Béatrice Malleret | Le Délit

AMÉRIQUE FRANCOPHONE

Jeudi 22 Février

HAÏTI – Le gouvernement haïtien a décidé de suspendre pendant deux mois les activités de la branche britannique d’Oxfam, la confédération de plusieurs associations caritatives. En effet, des employé·e·s de l’ONG ainsi que plusieurs de ses responsables sont accusé·e·s d’abus sexuels, d’avoir eu recours à maintes reprises à des prostituées ainsi que de plusieurs affaires d’intimidation et de harcèlement au lendemain du séisme de 2010. De plus, l’organisation fait face à une possible expulsion définitive du pays. Cette décision, qui n’est pas sans conséquence pour Haïti, souligne la volonté du gouvernement
de contrôler de manière plus stricte les organisations caritatives présentes sur son territoire.

AFRIQUE FRANCOPHONE

Dimanche 18 février

ALGÉRIE – Environ 21 ONG et associations humanitaires, algériennes comme internationales, se sont horrifiées des conditions de vie des migrant·e·s subsaharien·ne·s venu·e·s se réfugier en Algérie. La vague d’expulsions massives d’octobre et novembre derniers a en effet repris ces dernières semaines, ce qui a contraint certain·e·s migrant·e·s à se cloitrer dans des mauvaises conditions. D’après un récent communiqué, ces ONG indiquent qu’hommes, femmes (dont certaines enceintes) et enfants sont envoyé·e·s au milieu du Sahara vers Tamanrasset avant d’être expulsé·e·s de nouveaux vers leur pays d’origine. Ce jeudi
22 février, Amnistie Internationale souligne qu’aucune amélioration ne peux être constatée quant aux droits de l’Homme en Algérie.

MAYOTTE – Depuis plusieurs jours, près de 1 400 personnes notamment chauffeur·euse·s de bus, enseignant·e·s, parents d’élèves et citoyen·ne·s se sont rassemblé·e·s pour dénoncer un climat de violence et d’insécurité dans les milieux scolaires de l’île. Ces derniers mois déjà, plusieurs membres de l’Éducation nationale ainsi que certain·e·s chauffeur·euse·s de bus avaient exercé leur droit de retraite. Le 19 janvier dernier, un établissement scolaire de l’île avait notamment été attaqué par des jeunes à coups de bâton et barre de fer. Depuis, la violence ne s’est pas calmée malgré certains moyens mis en place par le gouvernement, trop légers d’après la population. Les habitant·e·s impliquent la responsabilité de l’État et demandent notamment la démission de Frédéric Veau, préfet de Mayotte.


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