Mettez la main à la pâte!
12 novembre 2013
Des entrepreneurs inspirants

À l’occasion de la Semaine de l’innovation à McGill, la McGill Entrepreneurs Society (MES), en partenariat avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) et le Quartier de l’innovation de Montréal (QI), tenait le vendredi 8 novembre la conférence «S’inspirer, s’engager, et innover sur le campus», où une foule d’entrepreneurs était invitée. «L’innovation, c’est quoi?» demande Emir Aydin, président de la MES. «C’est mélanger deux choses qui ne vont pas traditionnellement ensemble, non pas inventer, mais réinventer», commente la présidente-directrice générale du site web E180.com, Christine Renaud. «C’est aussi laisser tomber les stéréotypes, créer de nouvelles opportunités», ajoute Natalie Voland de Quo Vadis, une agence immobilière «responsable». Stéphane Dupupet, agent de développement pour le Regroupement économique et social du Sud-Ouest, n’est pas d’accord: «On part de rien, on fait beaucoup avec peu».

Ce que sont venus montrer tous ces entrepreneurs, vendredi, c’est que tant de métiers et d’entreprises peuvent encore être créées. Christine Renaud, par exemple, a lancé un site de rencontre peu commun, «non pas pour rencontrer l’âme sœur», dit-elle, mais pour «échanger des idées, des savoirs» au-dessus d’une tasse de café avec un inconnu. Natalie Voland, elle, a repris l’agence immobilière de son père et en a fait une vaste propriété louée à des artistes et des petits meneurs de projets, une plateforme de travail et de rencontres. Perry Niro, de Finanso, se spécialise dans la récolte de fond pour les start-up. Claude Faribault a parlé de LivingLab Montréal, dont le but est d’écouter les gens de la ville et d’améliorer la qualité de vie, petit bout par petit bout. Il n’y a pas de mauvaises idées, beaucoup de travail certes, mais autant d’opportunités pour changer les choses à petite échelle.

Des étudiants entrepreneurs

Emir Aydin a pris la parole pour mentionner la place de l’étudiant dans l’innovation. McGill a la tradition de la recherche, mais ce qu’il lui manque dit-il, c’est «une culture de l’entreprise». Il est difficile à vingt ans de trouver un tremplin pour lancer ses idées, et pourtant la jeunesse est l’avenir: l’université devrait jouer ce rôle selon Emir Aydin. Voilà où intervient la MES. «Engagez-vous!», c’est ce que conseille à tous Diana Cheptene, en troisième année à McGill et vice-présidente marketing du MES. La MES travaille sur de nombreux projets pour motiver l’innovation à McGill: des rencontres comme celle-ci avec des entrepreneurs, un carnet d’adresses de talents étudiants, et, au programme, la création d’un espace de rencontre sur le modèle de la Maison Notman, un centre d’innovations technologiques du web à Montréal. «Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que la MES est ouverte aux étudiants de toutes les faculté!» souligne Diana.

Le message qui est passé vendredi est que, pour tous les étudiants ambitieux, le secret du succès n’est pas seulement la formation académique, mais aussi ce qu’ils en font. Toute expérience qui sort du cadre strict de l’Université est la bienvenue sur un curriculum vitae. «C’est à l’Université de Waterloo que sont nés Blackberry, OpenText, Desire2Learn, Maple Soft…”» raconte Emir Aydinr. Sans oublier que Mark Zuckerberg était encore à Harvard quand il a créé Facebook. La conclusion: variez les expériences, pensez, créez faites une différence, bref, soyez innovateurs.

 

 
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