Simoniaque
7 septembre 2010
Alors, à quoi ça ressemble, ce trio tout droit sorti de Brooklyn? Pour en avoir une idée, il faut mettre une tasse de Feist, ajouter l’équivalent de deux cuillères à thé de The xx, pimenter avec une poignée de vieux Metric (2003) et compléter avec une pincée de Florence and the Machine.

Elles s’appellent Erika Forster, Annie Hart et Heather D’Angelo. Elles font fureur en ce moment en Amérique du Nord et au nord de l’Europe. Elles sont Au revoir Simone.

Alors, à quoi ça ressemble, ce trio tout droit sorti de Brooklyn? Pour en avoir une idée, il faut mettre une tasse de Feist, ajouter l’équivalent de deux cuillères à thé de The xx, pimenter avec une poignée de vieux Metric (2003) et compléter avec une pincée de Florence and the Machine.

Bien mélanger. À consommer en tout temps, mais surtout le soir, après le souper, en prenant le thé. La recette promet de délicieux résultats. Le look des trois filles fait très 1969 et on sent nettement l’influence de France Gall et de Sylvie Vatran dans leur style vestimentaire (si vous ne savez pas qui sont ces deux piliers des années 1960, faites une recherche dans Google Images, ça vaut le coup). Quoi qu’il en soit, la recette marche et la touche plutôt hipster leur va à ravir. Une panoplie de post-ados qui ne s’habillent que chez American Apparel, portent si fièrement le toupet à la Xavier Dolan, sont abonnés à Nylon et nient évidemment leur appartenance au mouvement hipster raffole de Au Revoir Simone. Enfin, on ne s’attardera pas à la qualité de l’auditoire, mais plutôt à celle du groupe. Leur plus récent album, Still Night, Still Light, paru en 2009, rappelle les mélodies de Belle and Sebastian et les claviers électroniques de Electrelane. Du bonbon pour les tympans. Ceci dit, il faudra vous armer de courage pour mettre la main sur un exemplaire, compte tenu du fait que les grandes surfaces n’offrent que peu de musique indie. Vous pouvez toujours compter sur iTunes pour un album digital, qui devrait coûter tout au plus une dizaine de dollars. Pour le même prix, si j’ai à choisir entre prendre le métro trois fois cette semaine ou écouter Au Revoir Simone en marchant vers le 688 rue Sherbrooke, je vous laisse le soin de deviner ce que je ferai. La STM pourra bien attendre à cet hiver!

 
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