La capsule sonore
30 mars 2010
À gorge déployée

À l’occasion de cette dernière chronique, chers fidèles, je passe aux aveux. Pour ce faire, j’ai jugé bon de relater quelques soirées mémorables passées à contempler, béate comme une barre de savon, les groupes qui ont toujours su m’émouvoir. Consolez-vous et surestimez-moi, je ne fais pas référence au concert épique de Carmen Campagne à la Maison des arts de Laval, le 3 mars 1999. Je vous offre plutôt la chance de connaître la crème de (ma) crème niveau spectacles et de vous dévoiler sur quels parterres vous pourrez me trouver cet été. Attention, seul le top notch peut se frayer une place ici. L’Excellence avec un grand E. La suprématie du son. Vous m’avez comprise?

Tout ce charivari remonte au mois d’avril 2003. Mise en contexte: je traversais une phase pseudo-punk, c’est-à-dire que je me costumais à la Avril Lavigne en fredonnant de manière approximative des airs de Josie and the Pussycats. Je bouillonnais à l’idée de recevoir une guitare électrique rose en cadeau. À défaut de la rose, on m’en a offert une noire. Même si j’ai eu l’impression qu’on me flanquait des fettuccine alfredo dans la gueule alors que je voulais ardemment manger du macaroni au fromage, j’adore encore et toujours ma YAMAHA EG-112. Aucun troc possible, ni de paiements par Visa. Elle vaut cher parce qu’elle est mienne. Fin de la parenthèse. Point suivant.

Donc, j’assistai à cette époque à mon premier concert poppunk à l’auditorium de Verdun, métro De l’Église. Le groupe en question? Good Charlotte. Je portais pour la première fois mes Converse bleu marine en suède, ma mère disait qu’ils me donnaient des pieds de clown, et elle avait bien raison. En une soirée, je réussis à être trempée (de sueurs chaudes et froides) de la tête aux pieds, à perdre mes amies dans la foule endiablée et à rentrer à la maison avec un début de pharyngite. Peu importe le dénouement, un premier spectacle est toujours inoubliable.

Rarement ai-je pleuré de ne pas avoir assisté à un spectacle. À vrai dire, ce n’est arrivé qu’à deux reprises. La première fois, c’est lorsque j’étais dans la file d’attente pour me procurer des billets du concert double Coldplay/U2, en 2005. L’année suivante, c’était différent: mon ordinateur s’est magiquement déconnecté du Réseau Admission, sur lequel j’avais attendu un nombre d’heures incalculable pour avoir en (cyber) main mes billets de la tournée Confessions de Madonna.

Autre point d’intérêt: chaque fois que je vais voir Metric en spectacle, pour une raison qui m’est encore inconnue, je me retrouve à l’avant, accotée sur la barrière, et je ressors avec un pick du guitariste James Shaw, qui me regarde toujours avec le même air niais. Je dis «chaque fois», mais en réalité ça m’est arrivé à deux reprises. Coup de chance ou habitude? Allez, coup de chance. On verra le 10 avril: j’y retourne, Metric sera à Laval. Oui, vous avez bien lu, à LAVAL! Avis aux intéressés. Et comme je sais pertinemment que vous avez une envie folle de me rencontrer, chers lecteurs, je vous confie un dernier secret odieux. À moins d’un tsunami ou d’un tremblement de terre impressionnant, vous pourrez me trouver aux concerts suivants: Sia (30 avril, @Club Soda), Lady GaGa (28 juin, @Centre Bell, si Dieu le veut), Black Eyed Peas (31 juillet, @Centre Bell). C’est tout pour l’instant, mais vous me rappellerez de déblatérer majestueusement sur ce que je pense du Centre Bell.

See you at the show!

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