La capsule sonore
16 mars 2010
La 87, sur un air enthousiaste

Lecteur x, lectrice y, j’ai soif. Soif d’escapades dans les Amériques, soif d’une fin de session bien bouclée, soif d’une bière sur une terrasse. Pour étancher ces multiples besoins, je vous fais part des chansons que j’ai jugées incontournables pour un road trip réussi. Avant de procéder, je me dois de vous rassurer: si vous n’êtes pas détenteurs d’un permis de conduire, il n’y a rien à craindre parce que là n’est pas l’objet de ma chronique. Par contre, si cet état de fait provoque chez vous un complexe d’infériorité, je peux vous assurer que lors d’un road trip le rôle du passager est aussi capital que celui du conducteur. Vous vous verriez hurler du AC/DC, seul avec vous-même, pendant neuf heures de route? Pas moi: «Highway to hell», ça se chante la voiture pleine de monde. Pas d’autre issue.

Pour ne pas s’étriper lors d’un road trip

Tout d’abord, avant de partir, il vous faudra une équipe de voyageurs exceptionnels. Ensuite, afin de ne pas se lasser des champs qui s’étendent sur de longs kilomètres, l’éventail de vos sélections devra être diversifié. Privilégiez les Rolling Stones, les Fugees, U2, Rage against the Machine, Nirvana, Timbaland (pourquoi pas?) ou Beck, par exemple. Vous pouvez vous permettre un peu de Lady Gaga, mais prenez garde: ses tubes sont à écouter avec modération. Les radios se font un plaisir de les diffuser à profusion, mais ça devient lourd à la longue. Vaut mieux s’en tenir aux classiques. Bryan Adams, par exemple, devrait occuper une place de premier choix dans votre sélection. Parce que même si votre escapade se fait à l’été 2010 et non à l’été 69, vous jubilerez de plaisir à imiter Bryan en voiture: «Oh, and when you held my hand / I knew that it was now or never / Those were the best days of my life / […] Back in Summer of ‘69». (J’attire ici votre attention sur la longueur de la note quand Bryan Adams chante «niiinneee»).

Faites-moi plaisir, oubliez vos albums jazz à la maison. Vous savez, ceux qui assomment comme des somnifères extra- forts. De toute manière, les morceaux sont pour la plupart dépourvus de paroles. Le road trip et ses chansons se donnent souvent pour objectif de tisser des liens, et pour ce faire, on doit pouvoir chanter à tue tête. Vous aurez l’occasion d’apprécier une foulée d’artistes jazz au Festival si vous êtes à Montréal en juillet.

Technicités routières

L’équipement électronique de votre bagnole entre aussi en compte dans la réussite de votre road trip. Vous possédez un transmetteur FM ou, plus simplement, un câble qui diffuse la musique de votre lecteur mp3 sur vos haut-parleurs? Génial, mais la batterie de votre iPod ne fera pas long feu, surtout pas pour un Montréal-New York. Il faudrait prévoir un chargeur de voiture et, rendu là, ça commence à se corser. Le plan B le plus simple est de s’armer d’une excellente collection de classiques en format CD. Je parle notamment des albums mentionnés dans le paragraphe précédent.

Mes écrits à conserver ad vitam aeternam. Du moins cette chronique, jusqu’à la fin de l’été.

 
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