Cher McGillois,
13 septembre 2016

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Je n’attendrai pas l’éclosion des bourgeons au printemps, ni les premières tempêtes de neige ou même que les travaux sur McTavish soient terminés pour t’inviter à connaître ma culture et t’encourager à apprendre le français.

La Francophonie ne s’arrête pas au «bonjour-hi», si caractéristique de Montréal, ni aux portes du ghetto McGillois ou à l’embouchure du boulevard Saint-Laurent. Si elle se fait parfois discrète, cette francophonie, c’est par savoir-vivre, par peur de brusquer, car peut-être ne se sent elle pas la bienvenue dans ce microcosme frileux.

Que tu sois anglophone, francophone ou allophone, la francophonie te concerne. Elle nous appartient à tous les deux. Apprend à l’aimer, à l’utiliser de façon régulière malgré ses verbes irréguliers, et si besoin, je t’aiderai. Nous avons tous deux de la chance, moi, francophone dans une université anglophone, toi, anglophone dans une province francophone. Voilà pour nous l’opportunité de découvrir nos parlers et cultures respectives de Gilles Vigneault à Riopelle, en passant par Xavier Dolan.

L’histoire de McGill est intimement liée à celle de Montréal. Au cours de l’année prochaine, nous célébrerons le 375e anniversaire de la ville de Montréal en même temps que les 40 ans du Délit et de la loi 101 (tu sais, celle qui protège le français dans l’espace public et qui transforme le «Happy Meal» en «Joyeux festin»). L’occasion pour les étudiants anglophones de découvrir leurs hôtes.

Aux francophones de McGill, nous vous souhaitons la bienvenue. Né sous le lys, en 1977, Le Délit célèbre les voix francophones qui bien trop souvent se perdent sous la rose. Notre équipe éditoriale est à l’image de la francophonie et de notre institution. Elle provient des quatre coins du globe et du terroir. Elle est québécoise, sénégalaise, française, algérienne, martiniquaise et elle continuera de grandir au gré des rencontres et des rentrées.