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La faculté des sciences s’engage

L’ AÉFS lève des fonds pour les personnes atteintes de troubles mentaux.

Pour la deuxième année consécutive, l’AEFS (Association des étudiants de la faculté des sciences) a lancé sa Social Sustainability Week, du 20 au 26 octobre. Cette année, la collecte de fonds se focalisait sur la santé mentale et soutenait l’organisme communautaire AMI-Québec, qui vient en aide aux familles dont certains membres souffrent de troubles mentaux. De nombreuses activités étaient organisées sur le campus et ailleurs en ville. L’initiative ne se limite pas à cette semaine ; d’autres événements ont eu lieu pendant le mois d’octobre.

Marchés, barbecue, et même beer-pong : la plupart des activités étaient plus tournées vers le festif que vers la sensibilisation. Il y a eu toutefois quelques projections de films à caractère éducatif au cours du mois d’octobre et un discours d’AMI-Québec le lundi 20. En revanche, certains événements ont été annulés ou reportés ; par exemple, le tournoi de soccer du samedi n’a finalement pas eu lieu.

Social Sustainability Week compte sur l’engagement de la communauté mcgilloise pour soutenir la communauté montréalaise plus large. Selon la vice-présidente aux affaires externes de l’AÉFS, Emily Boytinck, en entrevue avec le Délit, la plupart des fonds de l’événement proviennent des étudiants en sciences, peu importe leur département spécifique. La SUS vise un objectif de 10 000 dollars reversés à AMI-Québec, contre 12 000 dollars l’année dernière. La vice-présidente n’a toutefois pas précisé la raison de cette baisse.

Les étudiants ajoutent leur pierre

La semaine du 13 octobre était celle de la sensibilisation aux maladies mentales. Un certain nombre d’organismes communautaires et de firmes privées avait ainsi contribué à cette cause par des dons ou des événements. Les experts à la disposition des étudiants ayant des questions relatives au sujet de McGill ont connu un succès plutôt limité. L’implication de l’AÉFS démontre une exception notable au manque d’intérêt général des étudiants pour la santé mentale. En effet, très peu de ces derniers étaient présents lors des manifestations soutenant la cause. Pourtant, Emily Boytinck affirme que « la santé mentale affecte beaucoup d’étudiants ; il est donc important que les étudiants soutiennent leurs pairs et soient solidaires ». De nombreux articles dans les trois dernières éditions du Délit illustrent l’ampleur des problèmes de santé mentale en milieu universitaire. Stress, anxiété, suicide : ces symptômes sont loin d’être banals. 

La vice-présidente aux affaires externes de l’AÉFS conclut sur une note d’espoir : « Je pense que les initiatives étudiantes à McGill et à Montréal ont un impact considérable ». Si l’objectif est atteint, AMI-Québec pourra sans doute aider de nombreuses familles. Les problèmes concernant l’organisation des activités laissent toutefois penser que le manque de professionnalisme de l’association pourrait être un vrai frein.


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