Cœur de pirate au Métropolis
28 février 2012
Béatrice Martin (Cœur de pirate), qui a trois albums à son actif dont un maxi en collaboration avec le chanteur de Bedouin Soundclash a fait salle comble au Métropolis ce jeudi 24 février.

Cœur de pirate a une personnalité difficile à cerner et il est tout aussi ardu d’étiqueter son public, puisque des auditrices qui atteignent à peine l’âge de la majorité se mêlent à plusieurs dizaines de quinquagénaires pour créer une foule étrange.

Le concert commence avec beaucoup de batterie, une scène ambiance rock, avec des effets lumineux surchargés. La chanteuse arrive, petite blonde sautillante aussi tatouée qu’un motard et toute vêtue de noir. Quand la montréalaise,  Béatrice Martin de son vrai nom, commence à chanter, l’atmosphère change. Ensuite, des petits chanteurs s’avancent et entonnent un morceau a capella. La musique de Cœur de pirate n’a en effet rien à voir avec ses tatouages ni le monde sans pitié des corsaires. Au contraire c’est plutôt voix aigue, paroles acidulées voire niaises, et airs sucrés.

Blonde, son nouvel album qui a dominé les ventes a sa sortie en novembre au Québec et en France, ressemble au journal intime d’une jeune femme qui vit les aléas de la vie amoureuse. Toutes les chansons traitent plus ou moins de la rupture ou de la déception amoureuse en général.

Le concert retranscrit bien cette impression d’intimité: d’abord grâce au grand piano, puis par les très nombreux couples qui sont dans la salle et enfin par l’émotion de Béatrice qui chantait pour la première fois au Métropolis. Cette soirée dans la ville natale de la chanteuse, qui s’envole pour la France pour une quinzaine de jours ainsi que pour trois concerts en Allemagne, clôture sa tournée canadienne.  Cœur de pirate «lève les voiles».