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	<title>Archives des Au quotidien - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Thu, 27 Mar 2025 21:55:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Biologique ne rime pas toujours avec écologique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/biologique-ne-rime-pas-toujours-avec-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[biologique]]></category>
		<category><![CDATA[écologique]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Acheter bio est-il toujours le meilleur choix pour l’environnement?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/biologique-ne-rime-pas-toujours-avec-ecologique/" data-wpel-link="internal">Biologique ne rime pas toujours avec écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Au début de la session, ma co-éditrice Adèle et moi avons visité le campus Macdonald de l’Université, où nous avons eu la chance de rencontrer Janice Pierson, responsable de la ferme. Elle a piqué notre curiosité en mentionnant le rôle parfois néfaste de l’agriculture biologique pour l’environnement. Une perte d’informations entre les agriculteurs et les consommateurs entraîne souvent des comportements bien intentionnés mais infondés, comme la préférence pour les produits bio, basée sur des perceptions inexactes. Ces derniers ne sont pas aussi parfaits que ce qu’on pourrait croire.</p>



<p><strong>En quoi consiste l’agriculture biologique</strong></p>



<p>Afin d’approfondir mes connaissances à propos de l’agriculture biologique, je me suis entretenue avec David Wees, chargé de cours au Département de sciences végétales et directeur associé du Programme de gestion et technologies d’entreprise agricole. M. Wees explique que « biologique » ne signifie pas simplement l’absence de pesticides ou d’engrais : « C’est plus compliqué que ça. Le bio utilise des pesticides, mais ce sont des pesticides à moindre impact environnemental. On utilise aussi des engrais, mais la plupart sont des engrais d’origine naturelle, comme du compost ou du fumier. Si on utilise des minéraux [comme engrais ou pesticides, <em>ndlr</em>], ce sont des minéraux qui ont été minés et non pas synthétisés. » En comparaison, l’agriculture conventionnelle peut faire usage d‘organismes génétiquement modifiés (OGM), de pesticides chimiques et de fertilisants.</p>



<p>David Wees ajoute que l’agriculture biologique va au-delà de ces techniques : « Le bio s’inscrit dans une approche où on essaie de voir la ferme presque comme un organisme vivant, c’est-à-dire de regarder son ensemble et de se demander si on peut travailler de façon à minimiser l’impact environnemental, tout en maintenant la santé du sol, des travailleurs, des animaux, etc. »</p>



<p><strong>Les avantages (et mirages) du bio</strong></p>



<p>Les produits bios semblent à première vue toujours avoir un moindre impact environnemental, entre autres parce que plusieurs techniques sont priorisées avant l’utilisation de pesticides et d’engrais. David Wees détaille diverses méthodes alternatives utilisées pour lutter contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes : « Si on applique [l’agriculture biologique, <em>ndlr</em>] de façon théoriquement parfaite, lorsqu’on essaie de lutter contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes, on va toujours préconiser des méthodes non pas pour éliminer les problèmes, mais pour mieux les gérer. Autrement dit, on va tolérer un certain pourcentage de mauvaises herbes, d’insectes ou de maladies. » Ces méthodes incluent le labour du sol, le désherbage thermique, l’utilisation de paillis, l’introduction d’insectes bénéfiques (l’exemple le plus populaire étant les coccinelles pour éliminer les pucerons), et les pièges collants. L’utilisation de pesticides doux, comme des solutions savonneuses ou à base de soufre, arrive en dernier recours.</p>



<p>Pour ce qui est de la santé des consommateurs, il est vrai que les produits bios peuvent au premier abord sembler plus sains, puisqu’ils n’ont pas été traités avec des pesticides synthétiques. « Si on regarde les rapports de Santé Canada sur les cas de maladies ou d’intoxications dûes à des aliments contaminés, il y en a très peu concernant les fruits et légumes. La plupart du temps, ce n’est pas une intoxication dûe aux pesticides, mais à des bactéries qui se développent souvent lors de la manipulation des récoltes. Dans le cas de la viande, c’est lors de l’abattage, de l’emballage ou du transport [que peut survenir cette contamination, <em>ndlr</em>] », souligne David Wees. Les contaminations auraient lieu non pas pendant la production, mais le plus souvent après. « Lorsqu’il y a eu des cas d’intoxication dûs aux pesticides, c’était presque toujours lors de leur application ou de leur préparation. Donc, les plus à risque sont le producteur ou les employés, plutôt que le consommateur », précise M. Wees.</p>



<p><strong>Les inconvénients du bio</strong></p>



<p>Les techniques alternatives peuvent cependant parfois avoir un coût plus insidieux. David Wees donne l’exemple du cuivre : « Nous utilisons le cuivre depuis plusieurs siècles comme fongicide [pesticide servant à éliminer ou contrôler le développement de champignons parasites, <em>ndlr</em>]. Le problème, c’est qu’il ne se décompose jamais, contrairement aux pesticides organiques, qui se décomposent éventuellement. C’est un métal qui reste dans le sol. Pourtant, le cuivre est permis en agriculture biologique. »</p>



<p>David Wees explique que certaines techniques visant à éviter l’utilisation de produits chimiques nocifs proposent des alternatives qui ne sont pas forcément meilleures : « Souvent, en agriculture biologique, on doit utiliser beaucoup de labourage, soit de travail du sol, ce qui signifie que l’on passe encore plus de temps sur le tracteur, et donc qu’on consomme plus de diesel. On remplace finalement un problème par un autre : la consommation de carburant qui émet des gaz à effets de serre. » On a tendance à penser que le bio est idéal, mais il a tout de même un coût climatique considérable. L’agriculture biologique reste cependant une alternative préférable à l’agriculture conventionnelle. Selon la définition d’Équiterre, l’agriculture conventionnelle « comporte d’importantes limites notamment environnementales (contamination des eaux et des sols, désertification, salinisation des sols, disparition des pollinisateurs, destruction de la biodiversité, etc), et sur la santé humaine ».</p>



<p>Pour obtenir la certification biologique au Québec, « il ne suffit pas simplement de dire que nous sommes bios. » David Wees explique qu’il faut procéder à des vérifications exhaustives, et parfois à des inspections, qui vérifient la « trace écrite » (<em>paper trail</em>), comme les achats du producteur : « Pour prouver qu’on est une institution biologique, il faut conserver tous les reçus de tous nos intrants et être capable de décrire comment on s’en sert. » Certains producteurs décident de pratiquer l’agriculture biologique sans chercher à obtenir de certification, en raison des formalités écrasantes qui s’ajoutent au travail déjà très exigeant de la terre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Il serait donc préférable de s’interroger sur la provenance d’un produit avant de vérifier s’il est certifié biologique »</p>
</blockquote>



<p>La paperasse administrative est souvent déjà insurmontable pour certains producteurs. Selon Janice Pierson, il y a une quantité démesurée de documents à compléter, et la raison derrière tous ces rapports qui se ressemblent n’est pas toujours évidente. « Je dois pratiquement embaucher quelqu’un rien que pour remplir les formalités administratives! », s’était-elle exclamée.</p>



<p>De son côté, la ferme du campus Macdonald a décidé de ne pas pratiquer l’agriculture bio, mais plutôt l’agriculture régénératrice, visant à préserver la qualité des sols, notamment en favorisant la biodiversité dans la terre pour augmenter sa teneur en matière organique. Selon Cultivons Biologique Canada, les pratiques de l’agriculture régénératrice comprennent « le compostage, les cultures de couverture, les engrais verts de légumineuses, la rotation des cultures, l’agriculture mixte et la culture peu profonde et réduite ».</p>



<p><strong>Comment devenir un consommateur écoresponsable</strong></p>



<p>« Malgré tout l’intérêt que les consommateurs ont pour le bio, si on regarde la production des fruits et des légumes au Canada, seulement à peu près 5% sont biologiques », signale David Wees. Pourtant, la demande est croissante au Québec et ailleurs dans le monde. Une grande partie des produits bios consommés au Canada sont donc importés, surtout des États-Unis : « La plupart du temps, les produits ne viennent pas de New York ou du Vermont, mais de la Californie. Donc, des carottes bios ont été récoltées en Californie, ont été mises sur un camion et y ont passé trois à quatre jours pour se rendre jusqu’à Montréal, alors que des carottes non biologiques cultivées au sud de Montréal ont peut-être passé seulement trois heures sur un camion. » Il serait donc préférable de s’interroger sur la provenance d’un produit avant de vérifier s’il est certifié biologique.</p>



<p>Au-delà de l’achat local, David Wees donne quelques conseils pour améliorer son comportement en tant que consommateur. Pour atténuer les impacts liés à la pollution par le transport des produits importés, il faut privilégier les fruits et légumes de saison. Il est également préférable de consommer ceux qui se conservent bien, comme les pommes ou les canneberges, plutôt que les fraises.</p>



<p>Même si l’agriculture biologique est en général une meilleure option pour l’environnement, il ne faut pas supposer que ce l’est dans tous les cas. Biologique ne rime pas toujours avec écologique : il est possible que certaines méthodes de l’agriculture conventionnelle ou régénératrice s’avèrent plus durables dans certains contextes. En s’informant sur les pratiques agricoles et leurs effets sur l’environnement, on peut éviter les pièges des idées reçues et faire des choix plus éclairés en tant que consommateurs, comme regarder d’où les produits proviennent avant de vérifier s’ils sont bios.</p>
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		<item>
		<title>Sauvons Willy!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/sauvons-willy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Remili]]></category>
		<category><![CDATA[mammifères marins]]></category>
		<category><![CDATA[polluants organiques persistants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56479</guid>

					<description><![CDATA[<p>La menace des polluants éternels sur les mammifères marins.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En octobre 2023, <a href="https://anaisremili.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Anaïs Remili</a> donnait sa première conférence TED intitulée <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=azNzaZnyI-0&amp;ab_channel=TEDxTalks" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Une menace invisible : les orques sous attaque</a> </em>(<em>tdlr</em>) à Cape May au New Jersey, peu de temps après avoir soumis sa thèse de doctorat à l’Université McGill. Dans son discours, la chercheuse, désormais post-doctorante à l’Université Simon Fraser à Vancouver, a présenté les résultats de sa recherche mettant en lumière l’impact dévastateur des pesticides et des contaminants industriels, appelés « polluants organiques persistants », aussi connus sous le nom de « polluants éternels », sur la santé des orques et autres mammifères marins. Elle a aussi rappelé le rôle primordial de ces espèces dans la régulation des écosystèmes et la préservation de l’équilibre des océans et de la planète.</p>



<p><em>Le Délit </em>a interrogé la chercheuse, afin d’en apprendre plus sur les menaces, exacerbées par le réchauffement climatique, qui pèsent sur ces animaux majestueux.</p>



<p><strong><em>Le Délit </em></strong><strong>(LD) : </strong><em>Votre recherche a porté sur les polluants éternels. D’où proviennent-ils? Pourquoi sont-ils produits?</em></p>



<p><strong>Anaïs Remili (AR) : </strong>Ces polluants ont commencé à être produits dans les années 30. Les BPC, à savoir les biphényles polychlorés [groupe de polluants éternels, <em>ndlr</em>], ont été créés par Monsanto et étaient ajoutés à des composés électriques, des peintures, ou des plastiques. Ce sont des molécules qui sont très stables chimiquement. Elles ne se dégradent pas avec le temps et la chaleur, ce qui explique pourquoi elles ont été massivement utilisées et donc, produites. Ce n’est pas avant les années 60 qu’on a réalisé que ces molécules se retrouvaient dans l’environnement sans se dégrader. C’était aussi le cas pour les pesticides organochlorés qui incluent notamment le DDT [Dichlorodiphényltrichloroéthane, <em>ndlr</em>]. Synthétisé par un chimiste autrichien en <a href="https://www.epa.gov/archive/epa/aboutepa/ddt-regulatory-history-brief-survey-1975.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1874</a>, le DDT a commencé à être utilisé un peu partout comme pesticide dans l’agriculture à partir des années 40. Dans les années 70, on a compris qu’il commençait sérieusement à mettre en péril les pygargues à tête blanche, l’aigle emblème<br>des États-Unis. Comme pour les BPC, le pesticide s’introduit dans l’environnement, principalement à cause du ruissellement des eaux de pluie sur les parcelles contaminées, mais a aussi une affinité chimique particulière avec les lipides. En se liant aux lipides des organismes, il s’accumule le long de la chaîne alimentaire : à chaque maillon, lorsqu’un prédateur consomme une proie, il absorbe les contaminants présents dans celle-ci, ainsi que ceux provenant de son propre environnement.</p>



<p><strong>LD : </strong><em>Les différentes espèces sont-elles affectées de la même manière par les contaminants?</em></p>



<p><strong>AR : </strong>L’<a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969724069031" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">observation des concentrations des POP</a> à travers six espèces de baleines et de dauphins à Saint-Pierre-et-Miquelon, juste en dessous de Terre-Neuve, montre que les contaminants sont les plus faibles dans les baleines à fanons, parce qu’elles se nourrissent de krill et de petits poissons comme les capelans. Ensuite, ce sont les dauphins, qui se nourrissent peut-être des plus gros poissons ou des poissons qui ont beaucoup de gras comme les harengs, qui ont accumulé beaucoup de ces contaminants. Les orques, parce qu’elles sont au sommet de la chaîne alimentaire, comptent parmi les espèces les plus contaminées au monde. Les concentrations de polluant sont au-delà de deux fois la limite de 41 mg/kg qui a été établie il y a des dizaines d’années, à partir de laquelle on commence à percevoir des risques au niveau du système reproducteur.</p>



<p><strong>LD : </strong><em>Les polluants représentent une des menaces pour la santé des mammifères marins. Quelles sont les autres? Peut-on faire une hiérarchie des dangers?</em></p>



<p><strong>AR : </strong>Faire une hiérarchie, c’est difficile, mais je pense que la pêche accidentelle fait partie des menaces principales. Quand des gros bateaux chalutiers viennent pêcher des poissons par milliers, de temps en temps, les dauphins de petite taille se retrouvent coincés dans les filets. Environ <a href="https://iwc.int/management-and-conservation/bycatch" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">300 000</a> cétacés se font attraper dans des filets chaque année dans le monde. Une autre menace est liée à l’abondance en proies qui est altérée par le changement climatique. De plus en plus d’espèces de poissons <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2067558/crise-climat-menace-peche-poissons" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">migrent vers le Nord</a>, ce qui peut affecter<br>la distribution de ces proies. Les baleines à fanons, qui ont besoin d’énormes quantités de petits poissons ou de krill pour se nourrir, se retrouvent en difficulté lorsque ces proies viennent à manquer. Par ailleurs, tous les cétacés qui utilisent l’<a href="https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8409327/echolocalisation" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">écholocation</a> [moyen de localisation des obstacles et des proies grâce à l’écho d’émissions d’ultrason, <em>ndlr</em>], comme le dauphin, sont perturbés par le bruit environnant, comme celui d’un gros bateau, de la recherche sismique, ou de sonars, parce qu’ils ne sont alors pas capables de communiquer entre eux, de coordonner une chasse ou tout simplement de trouver leur proie. La contamination environnementale devrait être aussi inclue dans les principales menaces.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les orques, parce qu’elles sont au sommet de la chaîne alimentaire, comptent parmi les espèces les plus contaminées au monde »</p>



<p class="has-text-align-center"><br>Anaïs Remili, chercheuse</p>
</blockquote>



<p><strong>LD : </strong><em>Quel est le rôle de ces mammifères marins? Quel est leur impact sur l’équilibre de la planète?</em></p>



<p><strong>AR : </strong>Les baleines à fanons capturent les gaz à effet de serre. Elles séquestrent beaucoup de carbone dans leur corps en se nourrissant, et en absorbent aussi depuis l’atmosphère. Quand elles meurent, elles tombent dans les abysses, où finit le carbone capturé. Aussi permettent-elles d’enlever du carbone de l’atmosphère pour le rendre aux océans. Elles ont également un rôle de fertilisant : leurs matières fécales contiennent énormément d’azote, qui est un fertilisant naturel pour les communautés de phytoplanctons qui se développent ainsi grâce à cet apport. Elles jouent donc un rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour augmenter la productivité de nos océans. Ces phytoplanctons, par leur photosynthèse, absorbent jusqu’à <a href="https://wwf.ca/fr/stories/5-raisons-de-prendre-le-plancton-au-serieux/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">50% du dioxyde de carbone</a> contenu dans l’atmosphère pour générer de l’oxygène. Les baleines à dents, comme les dauphins ou les orques, jouent un rôle essentiel parce qu’elles régulent toute la chaîne alimentaire. Si elles venaient à disparaître, les conséquences seraient terribles, parce que les proies qu’elles devraient manger commenceraient à se reproduire de manière exponentielle. [Cela risquerait de déséquilibrer tout l’écosystème, car l’augmentation des poissons qui se nourrissent du plancton entraînerait sa diminution, réduisant son effet de stockage de CO2, <em>ndlr</em>].</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les pays doivent faire en sorte qu’il y ait des régulations plus strictes avant d’autoriser les produits sur le marché »<br>Anaïs Remili, chercheuse</p>
</blockquote>



<p><strong>LD : </strong><em>Quelles actions concrètes, à l’échelle individuelle, pourrait-on mettre en place pour protéger les animaux marins?</em></p>



<p><strong>AR : </strong>Je pense qu’on peut faire déjà attention à ce qu’on consomme. C’est important de se rappeler que chacun de nos gestes et chaque chose qu’on achète apporte sa contribution à la pollution globale de notre planète. Éviter de commander des produits de <em><a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/vers-une-mode-plus-durable/" data-wpel-link="internal">fast fashion</a> </em>sur Temu<em> </em>peut déjà être bien. Il faut aussi essayer de ne pas supporter des industries qui utilisent des pesticides toxiques, bien que beaucoup aient déjà été bannis. Mais chaque fois qu’un polluant est banni, les industriels trouvent une faille et mettent sur le marché une molécule un tout petit peu différente, qui échappe aux règles et aux interdictions, mais qui a toujours un peu la même structure, ce qui crée des problèmes à répétition. Je sais que c’est difficile financièrement de pouvoir faire différemment, surtout quand on parle à un auditoire étudiant. Parfois, on est obligé d’acheter ce qu’on peut au supermarché, mais on peut éviter d’acheter ce qui est produit en masse et vivre en ayant conscience de son empreinte écologique. C’est aussi important de partager l’information avec ses amis, sa famille, essayer de sensibiliser les gens à ce qui se passe actuellement. À l’échelle un petit peu plus globale, il faut convaincre nos responsables politiques de mettre en place des tests de toxicité plus rigoureux avant d’autoriser n’importe quelle molécule sur le marché. À chaque fois, c’est ce qui se passe : on a remplacé nos BPC par les PBDE (polybromodiphényléthers), qui sont essentiellement les mêmes molécules, sauf qu’à la place du chlore, il y a du brome. On se retrouve avec le même problème. Ces molécules s’accumulent dans la chaîne alimentaire, affectant différents organismes à travers tous les écosystèmes. Puis, on a banni ces PBDE et on les a remplacés par des PFAS (subtances per- et polyfluoroalkylées). En conséquence, les perturbateurs endocriniens sont partout. Cela menace nos populations humaines, mais aussi tous les organismes à chaque étage de la chaîne alimentaire dans nos écosystèmes. Quand allons-nous apprendre et quand allons-nous établir des tests à l’avance, avant de commercialiser n’importe quoi? On peut également faire un effort sur ce qu’on mange, en évitant de consommer des produits provenant de la pêche industrielle. En Colombie-Britannique, l’initiative <a href="https://ocean.org/about-us/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Ocean Wise</a> certifie que certains poissons ont été pêchés de manière durable. En achetant des produits certifiés, on ne contribue pas au phénomène de surpêche, ni à la pêche accidentelle des dauphins. Devenir végétarien peut être une solution à l’échelle individuelle. Je sais que tout le monde ne peut pas devenir végétarien et c’est compréhensible, mais moi, personnellement, c’est un choix que j’ai fait depuis 13 ans pour essayer justement de faire ce que je peux de mon côté pour éviter de contribuer à la surpêche.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1086" height="724" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/Credit_-Cherine-Baumgartner-2.jpeg" alt class="wp-image-56464" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/Credit_-Cherine-Baumgartner-2.jpeg 1086w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/Credit_-Cherine-Baumgartner-2-650x433.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/Credit_-Cherine-Baumgartner-2-150x100.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/Credit_-Cherine-Baumgartner-2-768x512.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/Credit_-Cherine-Baumgartner-2-930x620.jpeg 930w" sizes="(max-width: 1086px) 100vw, 1086px"><figcaption><span class="media-credit">Chérine Baumgartner</span></figcaption></figure>



<p><strong>LD : </strong><em>Les négociations internationales ont-elles un rôle à jouer dans la protection des mammifères marins?</em></p>



<p><strong>AR : </strong>Oui, bien sûr. Pour les polluants éternels, il existe un traité des Nations Unies : <a href="https://chm.pops.int/TheConvention/Overview/TextoftheConvention/tabid/2232/Default.aspx" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Convention de Stockholm</a>. C’est un traité qui a été créé en 2001, entré en vigueur en 2004, pour bannir tous ces contaminants dont les BPC, les pesticides, etc. Il y a toujours des révisions, auxquelles on ajoute des nouvelles molécules, des nouveaux contaminants à la liste. Quand cette convention a été signée, les 152 pays signataires s’étaient engagés à éliminer tous les BPC avant 2028. On est très loin de cet objectif. Il faut que les différents pays mettent la main à la pâte. Il y a encore plein de composés dans lesquels on avait ajouté des BPC à l’époque qui sont encore contenus dans l’environnement ou dans des hangars où ils attendent d’être détruits. S’il se passe quoi que ce soit, si on a un accident, ils peuvent être déversés dans l’environnement de nouveau. Une fois qu’ils sont dans l’environnement, on ne peut pas les retirer. Les pays doivent faire en sorte qu’il y ait des régulations plus strictes avant d’autoriser les produits sur le marché et faire ce qu’ils ont dit qu’ils allaient faire, c’est-à-dire éliminer ces vieux contaminants. Pour l’instant, ce n’est pas du tout le cas. C’est un peu décourageant, mais il faut quand même redoubler d’efforts et se dire que si on ne veut pas tuer nos mammifères marins et si on ne veut pas empoisonner nos populations humaines, parce que ces contaminants ne s’accumulent pas que dans les mammifères marins, il faudrait quand même faire un petit effort.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« C’est important de se rappeler que chacun de nos gestes et chaque chose qu’on achète apporte sa contribution à la pollution globale de notre planète »</p>



<p class="has-text-align-center">Anaïs Remili, chercheuse</p>
</blockquote>



<p><em>Afin d’éduquer le public sur ces questions-là, Anaïs Remili a co-créé </em><a href="https://whalescientists.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Whale Scientist</a><em>, une plateforme en ligne sur laquelle les scientifiques en début de carrière peuvent partager leur connaissance des mammifères marins de manière ludique. Cette initiative a pour vocation d’inspirer de futurs chercheurs tout en satisfaisant la curiosité des amoureux du monde marin</em>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Recettes végétariennes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/recettes-vegetariennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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		<category><![CDATA[recettes végétariennes]]></category>
		<category><![CDATA[végétarien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56231</guid>

					<description><![CDATA[<p>Spécial automne!</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>SOUPE-REPAS AUX LÉGUMINEUSES ET AU CURCUMA</em><br>Un coup de cœur de grand-maman <a href="https://www.ricardocuisine.com/recettes/3786-soupe-repas-aux-legumineuses-et-au-curcuma" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par Ricardo</a>. </p>



<p>Ingrédients :<br>1 oignon, coupé en dés<br>2 carottes, tranchées<br>2 branches de céleri, coupées en dés<br>1 gousse d’ail, émincée<br>50 g (1⁄4 tasse) d’orge perlé<br>2,5 mL (1⁄2 c. à thé) de poudre de cari<br>2,5 mL (1⁄2 c. à thé) de curcuma moulu<br>45 mL (3 c. à soupe) d’huile d’olive<br>1,5 L (6 tasses) de bouillon de légumes<br>1 boîte de 540 mL de légumineuses mélangées <br>1 boîte de 398 mL de tomates en dés, égouttées 1 petite patate douce, coupée en dés</p>



<p>Recette :<br>1) Dans une grande casserole, attendrir l’oignon, les carottes, le céleri et l’ail avec l’orge et les épices dans l’huile. Saler et poivrer au goût.<br>2) Ajouter le bouillon. Faire bouillir le tout, puis couvrir et laisser mijoter 30 minutes.<br>3) Ajouter les légumineuses, les tomates et la patate. Couvrir et laisser mijoter 10 minutes ou jusqu’à ce que l’orge soit tendre. Assaisonner au goût.<br>4) Servir avec des tranches de pain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-1200x1200.png" alt class="wp-image-56241" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><em>SOUPE RÉCONFORTANTE AU RIZ SAUVAGE</em><br>Un coup de cœur de Miya par Ali Martin (<em><a href="https://www.gimmesomeoven.com/cozy-autumn-wild-rice-soup/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Gimme Some Oven</a></em>). </p>



<p>Ingrédients :<br>1,5 L (6 tasses) de bouillon de légumes<br>200 g (1 tasse) de riz sauvage<br>200 g (1 tasse) de champignons de Paris, tranchés <br>4 gousses d’ail, émincées<br>2 carottes, coupées en dés<br>2 branches céleris, coupées en dés<br>1 grosse patate douce, coupée en dés<br>1 petit oignon blanc, coupé en dés<br>1 feuille de laurier<br>15 g (1 c. à soupe) de sel de céleri<br>7,5 g (1⁄2 c. à soupe) de paprika<br>400 mL (1 canne) de lait de coco non-sucré<br>2 poignées de chou frisé, haché grossièrement<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Faire mijoter les légumes et le riz dans le bouillon (sans ajouter le lait de coco) jusqu’à ce que le riz soit parfaitement tendre.<br>2) Incorporer le lait de coco et le chou frisé, en mélangeant bien. Saler et poivrer au goût.<br>3) Servir avec des tranches de pain croûté.</p>



<p>PS : Il est possible que le riz sauvage décolore et que le bouillon prenne une teinte mauve-gris, mais ne vous inquiétez pas, la soupe restera délicieuse!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-1200x1200.jpg" alt class="wp-image-56247" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-1200x1200.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-2048x2048.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Sachi Kapoor</span></figcaption></figure>



<p><em>SOUPE COURGE BUTTERNUT ET LAIT DE COCO</em><br>Un coup de cœur de Jade. </p>



<p>Ingrédients :<br>1 courge <em>Butternut<br></em>1 oignon, coupé en dés<br>500 mL (2 tasses) de bouillon de légumes 400 mL (1 boîte de conserve) de lait de coco <br>15 mL (1 c. à soupe) d’huile d’olive<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Couper la courge dans sa longueur et recouvrir de papier aluminium. Faire rôtir au four à 180° Celsius entre 40 et 50 minutes, jusqu’à ce que l’intérieur soit entièrement cuit. Si vous n’avez pas de four, vous pouvez aussi couper la courge en cubes et les attendrir dans une casserole avec un peu d’eau.<br>2) Faire sauter l’oignon dans un peu d’huile d’olive jusqu’à ce qu’il soit bien doré (7 à 9 minutes).<br>3) Ajouter la chair de la courge, le bouillon, et les épices. Couvrir pendant 5 minutes jusqu’à ébullition.<br>4) Mélanger le tout. Incorporer le lait de coco.<br>5) Épicer au choix : gingembre, noix de muscade, poudre de cari. <br>6) Si la soupe est trop épaisse, diluer avec un peu d’eau.<br>7) Servir généreusement et déguster avec une bonne tartine!</p>



<p>PS: Cette soupe se conserve très bien au congélateur</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-1200x1200.png" alt class="wp-image-56242" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><em>SOUPE À LA COURGE ET PATATES DOUCES</em><br>Un coup de cœur de Camélia par sa maman. </p>



<p>Ingrédients :<br>1⁄2 courge musquée (peut être remplacée par de la citrouille ou une autre courge de saison), coupée en dés<br>2 à 3 patates douces, coupées en dés<br>3 carottes, coupées en dés<br>1 oignon, haché<br>3 tomates, coupées en dés<br>3 branches de céleri, coupées en dés 15 g (1 c. à soupe) de beurre<br>1 pincée de noix de muscade<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Dans une casserole, verser 500 mL d’eau et attendrir les légumes. <br>2) Passer les légumes au mélangeur à main en ajoutant de l’eau tiède. <br>3) Ajuster l’épaisseur au goût.<br>4) Ajouter les épices. Saler et poivrer au goût.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-1200x1200.png" alt class="wp-image-56243" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_5.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-1200x1200.png" alt class="wp-image-56246" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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<p><em>PÂTES AUX COURGETTES AVEC CÂPRES CROUSTILLANTS ET PISTACHES (RECETTE ADAPTÉE POUR LES ÉTUDIANTS EN MI-SESSION)<br></em>Un coup de cœur d’Édouard <a href="https://cooking.nytimes.com/recipes/1024237-zucchini-pasta-with-crispy-capers-and-pistachios" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par Yotam Ottolenghi</a>.</p>



<p>Ingrédients :<br>150 mL (2⁄3 de tasse) d’huile d’olive<br>4 courgettes (2 tranchées en rondelles et 2 coupées en dés) <br>20 mL (4 c. à thé) de vinaigre de vin rouge<br>45 mL (3 c. à soupe) de câpres, épongées<br>75 mL (1⁄3 tasse) de feuilles de basilic<br>60 mL (1⁄4 tasse) de pistaches (ou autres noix au goût)<br>6 gousses d’ail, hachées grossièrement<br>285 g (10 oz) de pâtes tubetti ou ditalini<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Faire chauffer l’huile dans une petite casserole à feu moyen-vif. Faire frire un tiers des courgettes tranchées pendant 5 à 7 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Retirer les courgettes et les transférer sur une assiette recouverte de papier absorbant. Assaisonner avec une pincée de sel. Répéter avec le reste des tranches de courgettes. Transférer le tout dans un petit bol. Ajouter le vinaigre et mélanger, puis laisser mariner de côté.<br>2) Réduire le feu et ajouter délicatement les câpres à l’huile. Faire frire les câpres pendant 2 à 3 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient croustillantes et de couleur vert foncé, puis les retirer, les égoutter et les placer sur une assiette recouverte de papier essuie-tout. Répéter avec les feuilles de basilic, en les faisant frire pendant environ 1 minute, puis avec les pistaches. Une fois refroidies, hacher grossièrement les pistaches.<br>3) Verser l’huile chaude dans une casserole, puis ajoutez les courgettes coupées en dés et 3⁄4 de c. à thé de sel. Faire cuire à feu vif pendant environ 5 minutes, en remuant, jusqu’à ce que les courgettes soient légèrement dorées. Ajouter ensuite l’ail et les pâtes, et faire cuire pendant 1 minute. Incorporer 2 1⁄2 tasses d’eau chaude, porter à ébullition, et laisser cuire en remuant souvent pendant environ 8 à 10 minutes, jusqu’à ce que les pâtes soient <em>al dente</em>.<br>4) Incorporer les pistaches et les courgettes frites, puis transférer les pâtes dans un grand plat. Garnir avec le basilic et les câpres. Servir chaud, à température ambiante ou même froid!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="1280" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large.jpeg" alt class="wp-image-56251" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large.jpeg 960w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large-650x867.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large-150x200.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large-768x1024.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/ed-montagne/?media=1" data-wpel-link="internal">Édouard Montagne</a></span></figcaption></figure>



<p><em>RISOTTO À LA COURGE D’HIVER ET À LA SAUGE</em><br>Un coup de cœur de Genève <a href="https://www.recettes.qc.ca/recettes/recette/risotto-a-la-courge-d-hiver-et-a-la-sauge-180101" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par Recettes du Québec</a>. </p>



<p>Ingrédients :<br>1 oignon de taille moyenne, haché<br>8 feuilles de sauge, hachées<br>60 mL (4 c. à soupe) de beurre<br>450 g (2 1⁄2 tasses) de courge musquée, coupée en dés <br>125 mL (1⁄2 tasse) de vin blanc<br>1,25 L (5 tasses) de bouillon de légumes<br>270 g (1 1⁄2 tasse) de riz arborio non rincé <br>300 mL (1 1⁄4 tasse) de fromage Caprano râpé <br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Dans une casserole, faire revenir l’oignon et les feuilles de sauge dans le beurre. Ajouter la courge et remuer pendant 2 minutes pour bien l’enrober de beurre.<br>2) Incorporer le vin et 1 tasse de bouillon. Couvrir et laisser mijoter pendant 15 minutes, jusqu’à ce que la courge soit <em>al dente</em>.<br>3) Retirer le couvercle et faire réduire à sec à feu très vif.<br>4) Ajouter le riz et 3⁄4 de tasse de bouillon. Faire mijoter à feu doux en remuant jusqu’à ce que le liquide soit absorbé. Répéter jusqu’à ce que le riz soit cuit.<br>5) Retirer du feu et ajouter le fromage. Bien mélanger. Assaisonner au goût.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1226" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-1200x1226.jpeg" alt class="wp-image-56248" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-1200x1226.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-650x664.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-150x153.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-768x785.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-1504x1536.jpeg 1504w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-2005x2048.jpeg 2005w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Miya Yuki Comte Desjardins</span></figcaption></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Magasiner en confiance</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/02/magasiner-en-confiance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[écologie réaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56130</guid>

					<description><![CDATA[<p>Karavel, une plateforme de vente en ligne informationnelle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Nombreux sont ceux qui ont tendance à diaboliser les entreprises et le monde des affaires, les accusant de n’être qu’à la recherche de profit, souvent au détriment des considérations sociales, éthiques et environnementales. À force d’être bercés par les discours d’écoblanchiment (<em>greenwashing</em>), on peut les comprendre. Néanmoins, certains clichés sont à nuancer, car ce serait adopter une vision manichéenne que de ranger tous ces acteurs dans le même panier. Certaines initiatives entrepreneuriales contribuent à leur manière à la cause environnementale et poussent vers une consommation plus raisonnée en utilisant les codes de notre modèle économique et sociétal pour le faire évoluer de sorte qu’il respecte mieux l’environnement. </p>



<p><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec les cofondateurs de l’entreprise <a href="https://karavel.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Karavel</a>, Karl Godin et Timothé Bouchard. Karavel est une petite entreprise québécoise de vente en ligne de produits locaux qui encourage la transition vers un mode de vie plus vert.</p>



<p><strong>Acheter local et informé</strong></p>



<p>Karl et Tim sont deux amis d’enfance. Ensemble, ils ont décidé de monter leur entreprise en 2019, mettant ainsi leurs carrières professionnelles au service de leur combat environnemental. À l’origine, l’idée était de créer « un genre d’Amazon, mais local », raconte Karl. Tous les deux avaient connu des difficultés dans leur vie quotidienne, en tant que consommateurs, à se renseigner sur les produits qu’ils achetaient : « On voulait acheter plus éthiquement, plus localement, et avec plus de considération pour l’environnement. Mais on avait beaucoup de difficultés à trouver des sites qui font une agrégation de bons produits, puis qui nous donnent l’évaluation de leurs impacts avant ça », explique Tim. C’est pourquoi, ils ont décidé de créer une plateforme informationnelle de magasinage en ligne, afin d’aider le consommateur à faire des achats plus responsables en connaissance de cause. Ainsi, leur plateforme cherche à répondre aux questions suivantes : est-ce que les matières premières sont durables? Est-ce que le produit trouve ses sources à l’autre bout de la planète?</p>



<p>Le nom Karavel est dérivé de la <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/histoire-caravelle-19153/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">caravelle</a>, un navire à voiles utilisé lors des voyages de découvertes au 15<em>e</em> siècle. Elle était aussi utilisée pour transporter de la marchandise. Karl justifie le choix : « Honnêtement, c’est juste que phonétiquement, on aime beaucoup le son, puis ce que ça peut évoquer sans nécessairement faire allusion à l’aspect nautique ». Aussi, la plateforme Karavel accompagne le consommateur en lui donnant toutes les clés pour faire un choix éclairé et sûr. « Notre objectif, c’est d’offrir quelque chose qui soit vraiment aligné le plus possible avec nos valeurs, et celles de ceux qui ont la société, la communauté, et l’environnement en tête quand ils magasinent. Notre objectif, c’est vraiment de créer quelque chose de facile à naviguer, puis aussi d’être capable de bien présenter et mettre en valeur les produits de qualité qui sont disponibles sur le marché », poursuit Karl. Les deux cofondateurs ont fait le choix de mettre l’accent sur les produits locaux, qu’ils regroupent sur leur plateforme. Tim souligne que « même les produits locaux, souvent, on ne sait pas comment ils sont faits. On ne sait pas nécessairement quelle entreprise les a faits, ni comment ».</p>



<p>Sur Karavel, on retrouve une sélection de produits de soin personnel et de ménage, à savoir « des produits du quotidien » qu’on a toujours besoin d’acheter. Il ajoute que « la façon dont on réfléchit souvent, c’est de penser à tous les produits qu’on utilise au quotidien. On se lève le matin, on prend notre petit café matinal, après on prend notre douche, on a besoin de notre shampoing, etc. ». On y retrouve donc surtout des produits essentiels, c’est « un peu comme une pharmacie » suggère Karl. En effet, l’idée n’est pas d’encourager la surconsommation ou les achats inutiles. </p>



<p><strong>Impact communautaire</strong></p>



<p>Pour choisir les produits qu’ils mettront sur leur plateforme, Tim et Karl font non seulement attention à leur provenance, mais aussi à leurs caractéristiques environnementales. Les produits locaux permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre causées par le transport de marchandises. Ils essayent le plus possible de sélectionner des produits sans emballages comme les shampoings solides ou avec des emballages réutilisables, compostables. Ils font également attention à leurs ingrédients et leur empreinte écologique. Karl donne l’exemple de la crème solaire disponible sur la plateforme à la fois en forme solide et en forme liquide, dont la composition n’a pas d’impact négatif sur les coraux dans les océans. Enfin, les produits ayant reçu des certifications environnementales ou sociales, ou effectuant de la compensation carbone sont également priorisés. </p>



<p>Karavel est une entreprise qui s’engage pour la communauté, et qui n’est pas seulement intéressée par le profit. 1% de la valeur de chaque commande sur leur site est remis à un organisme environnemental. Par ailleurs, le 28 mai dernier, à l’occasion de la journée de l’hygiène menstruelle, l’entreprise a annoncé donner l’entièreté des bénéfices bruts reçus au cours de l’année de 2024 avec la vente de produits d’hygiène féminine à l’association <a href="https://monthlydignity.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dignité mensuelle</a>, qui en fournit gratuitement. « En renonçant aux bénéfices bruts, nous visons à combattre la précarité menstruelle tout en encourageant une discussion sur les enjeux éthiques associés au profit et aux produits menstruels », avaient-ils écrit sur leur <a href="https://karavel.ca/pages/notre-engagement-avec-les-produits-menstruels" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">site</a>. Selon eux, « le sexe ne devrait pas avoir d’incidence sur le coût de la vie » et « l’accès aux produits d’hygiène féminine est souvent trop coûteux ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’objectif, c’est aussi d’être réaliste dans ce que le monde est capable de faire, et de transitionner ce fardeau-là de l’individu vers les entreprises »</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">- Karl Godin, cofondateur de Karavel</p>
</blockquote>



<p><strong>Écologie réaliste</strong></p>



<p>Tim souligne que de nombreuses entreprises cherchent aussi à avoir un impact communautaire positif, en proposant des collectes de déchets par exemple. Tim et Karl prévoient également de soutenir les artistes locaux en leur permettant d’illustrer les cartes de livraison de Karavel, livraisons qui sont neutres en carbone grâce à <a href="https://www.shopify.com/blog/planet-app" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Shopify Planet</a>, une application qui compense les émissions émises lors du transport maritime des marchandises en soutenant les technologies d’élimination du carbone. Ce genre d’actions permet de faire face à un certain complexe en tant qu’entreprise en ligne qui se veut environnementale, comme l’admet Tim : « Quand on est une boutique en ligne, c’est difficile d’être complètement écolo. Il y a quand même tout le coût environnemental lié à l’envoi. » Voilà pourquoi ils priorisent les produits qui n’ont pas un gros volume et qui n’ont pas besoin d’être transportés. Ils s’assurent aussi de rester dans la gamme des produits essentiels et de « bien informer notre clientèle pour ne pas encourager non plus la surconsommation ».</p>



<p>Tim et Karl partagent une philosophie réaliste de l’écologie. Leur objectif est d’accompagner leur clientèle vers des habitudes de consommation plus durables sans leur demander un changement radical de mode de vie. « C’est difficile d’être écologique à 100% », constate Karl. Il ajoute : « On a chacun nos fardeaux, on a chacun nos raisons d’agir d’une certaine façon. Nos clients, et nous-mêmes, on est tous un peu paresseux jusqu’à un certain point. Être 100% écologique, on pourrait le faire. Ce n’est pas impossible, mais ça a un impact sur notre santé mentale. Quand tu prends cette charge-là en tant qu’individu, ça devient vraiment difficile. » L’engagement de Karavel cherche à soulager la responsabilité de l’action individuelle en la rendant plus facile. « L’objectif, c’est aussi d’être réaliste dans ce que le monde est capable de faire, et de transitionner ce fardeau-là de l’individu vers les entreprises », conclut-il. Parfois, s’adapter au système économique de notre société nécessite de favoriser des changements progressifs qui à long terme auront un impact significatif sur la réduction de nos émissions de dioxyde de carbone. Tim conclut lui aussi : « C’est un petit peu ça notre mentalité pour l’ensemble des produits où parfois, on doit faire des petits sacrifices [en vendant certains produits non réutilisables, <em>ndlr</em>] pour essayer d’aller chercher plus de gens, faire grossir notre communauté. Mais c’est aussi une manière de transférer plus de gens vers des habitudes qui sont plus vertes. » </p>



<p>Aujourd’hui, Karavel se lance dans un nouveau chapitre et va étendre ses ventes sur des produits de qualité en se concentrant un peu moins sur l’aspect environnemental. L’entreprise garde toutefois sa ligne directrice étant de garder une transparence complète sur les produits qu’elle promeut afin de continuer à permettre l’achat informé.</p>



<p></p>
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		<title>Une journée au campus Macdonald</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/une-journee-au-campus-macdonald/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture locale]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[campus macdonald]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la découverte d’une ferme aux multiples visages.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">D’où provient la viande que l’on achète en épicerie? Comment a‑t-elle été produite? Longtemps chasseur- cueilleur, l’Homme a toujours su trouver sa nourriture dans la nature par lui-même et ce n’est que récemment qu’il a commencé à se poser ces questions. Aujourd’hui, la majorité de la population est totalement déconnectée du processus de production alimentaire et se nourrit de ce qu’elle trouve en magasin, se fiant uniquement aux étiquettes sur la composition et provenance des produits. Parfois, le consommateur décide d’acheter du bio et se sent écolo sans savoir réellement si l’étiquette ne cache pas une réalité moins verte. Finalement, seuls les acteurs du système agroalimentaire connaissent les dessous de la production. Or, il est essentiel de savoir ce que l’on mange au quotidien, car cela impacte à la fois notre santé et l’environnement. </p>



<p>Afin de mieux comprendre l’origine des aliments qui se retrouvent dans notre assiette tout comme celles des cantines de McGill, nous nous sommes rendues à la ferme du campus Macdonald. Cette escapade d’une matinée nous a offert une bouffée d’air dans notre quotidien éreintant d’étudiantes-citadines. Parfois, il suffit d’un retour à la terre pour se rafraîchir la tête et s’échapper de notre monde de béton. </p>



<p><strong>Loin de la ville</strong> </p>



<p>Le <a href="https://www.mcgill.ca/macdonald/prospective" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">campus Macdonald</a> se situe à l’extrémité Sud-Ouest de l’île de Montréal, dans la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, à 32 kilomètres du campus du centre-ville. Pour s’y rendre, il est possible de prendre la navette gratuite offerte par McGill dont on peut retrouver les horaires sur <a href="https://www.mcgill.ca/transport/shuttle" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le site</a> de transport de McGill. </p>



<p>Nous nous retrouvons devant le bâtiment Sherbrooke 680 d’où part la navette pour rejoindre le campus Macdonald. Le trajet jusqu’au campus Macdonald ne dure qu’une trentaine de minutes. Peu de temps après notre arrivée, nous voilà déjà apaisées par la quiétude qui règne sur le campus délocalisé. À quelques dizaines de mètres du fleuve Saint-Laurent, les étudiants étudient dans l’herbe qui s’étend à perte vue. Ici, l’environnement est dans toutes les consciences. Après avoir vagabondé entre les bâtiments de cours, nous gagnons la campagne et les champs. Nous finissons par distinguer <a href="https://www.mcgill.ca/macdonaldfarm/community#mcgill-feeding-mcgill" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la ferme Macdonald</a>, plus facilement accessible en voiture qu’à pied. L’odeur de fumier pénètre nos narines : pas de doute, nous sommes au bon endroit.</p>



<p><strong>Au cœur de la ferme laitière</strong> </p>



<p>Poursuivant notre route, nous arrivons au complexe d’élevage laitier, où nous apercevons à travers la grille de l’étable une employée en train de s’occuper des vaches. Celle-ci nous invite à la rejoindre pour nous faire visiter le complexe et, au passage, répondre à nos questions. Nous enfilons des couvre-chaussures en plastique, « <em>pour des raisons de biosécurité et pour garder les chaussures propres (tdlr)</em> », nous explique Aynsley Merk, technicienne animalière pour le troupeau laitier de recherche de l’Université McGill. Aynsley fait partie d’une équipe de cinq techniciens qui s’occupent du troupeau et de l’entretien de l’étable. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1200x1600.jpeg" alt class="wp-image-55985" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1200x1600.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-650x867.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-150x200.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-768x1024.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-doat/?media=1" data-wpel-link="internal">Adèle Doat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Une fois à l’intérieur, Aynsley nous prévient que la prise de photos nécessite une autorisation des Comités du soin des animaux des installations (<em>Facility Animal Care Committees</em>). Dans les étables, il est difficile de s’entendre entre le bruit des machines et des animaux. Nous sommes arrivées tout juste au moment où les vaches venaient de rentrer après leur exercice extérieur quotidien. L’équipe était en plein ménage : « <em>Elles sortent généralement pendant deux heures dans l’après-midi, après avoir été nourries et traites </em>», nous explique Aynsley. Elle nous décrit les sortes de vaches dans l’étable : « <em>Comme vous pouvez le voir, nous avons des vaches laitières de différentes races. La plupart d’entre elles sont des vaches noires et blanches. Ce sont des Holstein. Nous avons aussi des vaches brunes appelées Jersey et celle-ci est une Suisse brune.</em> » Caressant la vache en question, Aynsley poursuit : « <em>Elles sont toutes très amicales parce que nous les touchons tout le temps. Elles sont vraiment habituées aux humains. Nous les éduquons pour qu’elles soient gentilles, car nous avons des étudiants qui travaillent ici et nous ne voulons pas qu’ils se&nbsp;blessent.</em>&nbsp;»</p>



<p>La ferme laitière du campus Macdonald sert avant tout à la recherche et à l’éducation. Certains étudiants rendent visite aux vaches dans le cadre de leur cours : « <em>Les étudiants du programme de santé animale viennent travailler avec elles pour apprendre </em>[<em>entre autres</em>, ndlr]<em> à prendre leur température. Tous les cours de biologie animale comportent généralement une visite de l’installation laitière. Il y a un programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole, qui y est présent en permanence.</em> »</p>



<p>Un des projets de recherche en cours à la ferme laitière est guidé par <a href="https://www.mcgill.ca/animal/staff/elsa-vasseur" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la professeure Elsa Vasseur</a>, et porte sur le bien-être des animaux et la recherche comportementale. Aynsley nous explique que la ferme du campus utilise ce qu’on appelle une installation de stalles à attaches : « <em>C’est une vieille école dans le sens où les animaux sont attachés à une stalle, mais c’est </em>[<em>l’installation</em>, ndlr]<em> que l’on trouve le plus au Canada et au Québec. Je pense que le monde évolue vers un environnement libre où les animaux ne sont pas attachés, où ils ont une aire de repas et une aire de couchage, et ils ont plus d’autonomie, mais ils ne sortent pas à l’extérieur.</em> » La professeure Vasseur s’intéresse à améliorer le bien-être des vaches dans l’étable du campus. Son équipe et elle font des tests de personnalité sur les animaux. Aynsley nous pointe un système de cordes et poulies attachées au plafond de l’étable : « <em>Toutes ces lignes servent à attacher différents objets, que nous plaçons devant </em>[<em>les vaches</em>, ndlr]<em> et nous filmons ce qu’elles font&nbsp;avec.</em>&nbsp;»</p>



<p>Un autre projet de recherche en cours est celui du professeur <a href="https://www.mcgill.ca/animal/staff/duggavathi" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Raj Duggavathi</a>. « <em>Ses étudiants au doctorat s’intéressent généralement à la physiologie de la reproduction, plus précisément aux cycles œstraux et à la présence de marqueurs dans le sang et le lait.</em> » Les éleveurs de vaches laitières tendent à se débarrasser des vaches qui ne tombent plus enceintes, car elles ne produisent plus autant de lait. « <em>Nous aimerions donc que nos vaches vivent longtemps, la longévité est donc l’un de nos principaux objectifs</em> », nous explique Aynsley. « <em>L’espérance de vie moyenne d’une vache laitière dans l’industrie, dans les grandes exploitations au Canada, est de cinq ans</em> », selon la technicienne, « <em>La vache la plus âgée que nous ayons jamais eue ici avait 18 ans, et elle était vieille!</em> »</p>



<p>En plus d’être une ferme de recherche et d’éducation, elle vend le lait produit à des fins commerciales : « [<em>Les vaches</em>, ndlr] <em>sont traites deux fois par jour. Au Canada, tout est acheminé au même endroit, mélangé au lait de toutes les autres fermes, et les produits sont ensuite distribués. Chaque fois que vous mangez du fromage OKA ou du Québon, il se peut que cela vienne d’ici.</em> » Aynsley nous fait entrer dans une autre pièce dans laquelle se trouvent les veaux : « <em>Si nous gardions tous les bébés, nous ne pourrions pas fonctionner. C’est pourquoi nous élevons un certain pourcentage de notre troupeau pour en faire de la viande de bœuf.</em> » </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>Je pense que ce qui m’enthousiasme le plus dans mon travail, c’est de voir à quel point les consommateurs ont du pouvoir et à quel point des changements positifs se profilent à l’horizon. </em>»</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Aynsley Merk, technicienne animalière</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>



<p>Aucun doute, Aynsley aime son quotidien. Elle connaît chaque vache par son nom (Starburst, Bahamas, Abba, etc.), et peut même distinguer leurs personnalités : « <em>Elles sont toutes totalement différentes. Et nous avons tous nos préférées.</em> » Son travail a eu beaucoup de conséquences sur sa vie, notamment sur son alimentation : « <em>Ce que je préfère raconter aux gens, c’est que j’ai été végétarienne pendant la majeure partie de ma vie, parce que je me suis toujours sentie inconfortable par rapport à l’agriculture animale. J’ai eu l’occasion d’assister à des conférences et de parler à de vrais producteurs affiliés à des universités. Et ce que l’on constate surtout, c’est qu’ils aiment leurs animaux. Je me sens beaucoup mieux à l’idée de manger des produits d’origine animale aujourd’hui parce que je vois qu’on s’occupe d’eux. Il ne s’agit pas d’une culture d’abus, du moins pour les produits laitiers et le bœuf.</em> » Elle ajoute : « <em>Je pense que ce qui m’enthousiasme le plus dans mon travail, c’est de voir à quel point les consommateurs ont du pouvoir et à quel point des changements positifs se profilent à l’horizon. </em>»</p>



<p>Aynsley témoigne de l’influence des changements de mentalité sur l’industrie : « <em>En effet, lorsque les laits alternatifs sont apparus, comme le lait d’amande et le lait d’avoine, l’industrie laitière a commencé à changer. Elle se demandait comment faire pour que les gens se sentent à nouveau à l’aise en buvant du lait. C’est ainsi que l’on voit apparaître ces éléments dans le code de bonnes pratiques ou dans diverses lignes directrices auxquelles tous les agriculteurs doivent se conformer. On assiste à de grands changements dans le domaine du bien-être animal. Par exemple, plus personne ne pourra construire d’étables avec des stalles à attaches. De notre côté, nous attendons une nouvelle étable, mais McGill, comme vous le savez, traverse un peu une période difficile… </em>» </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Toutes les personnes que nous avons interrogées ont mentionné le manque d’attention et de visibilité donné à la ferme du campus Macdonald. Les projets de nouvelles infrastructures ne semblent pas être la priorité de McGill »</p>
</blockquote>



<p><strong>L’agriculture régénératrice </strong></p>



<p>Aynsley souhaite nous faire rencontrer Janice Pierson, la responsable de la ferme, mais elle est absente de son bureau. Alors que tous les employés cherchent à la contacter pour qu’elle puisse nous recevoir, en vain, nous nous résignons à lui envoyer un courriel et poursuivons notre visite. Nous nous dirigions vers <a href="https://www.facebook.com/MarcheMacMarket" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le Mac Market</a>, ouvert de juillet à novembre, qui vend des fruits et légumes de saison produits sur le campus Macdonald quand, soudain, une voiture nous arrête. Il s’agit du professeur Raj Duggavathi, dont nous avait parlé Aynsley. Il arrive à temps pour nous prévenir que Janice est de retour. La nouvelle de notre visite surprise a donc vite fait le tour du campus. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-1200x1600.jpeg" alt class="wp-image-55984" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-1200x1600.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-650x867.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-150x200.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-768x1024.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eliejuliette/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Elie</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Janice ne tarde pas à nous rattraper et nous faisons sa connaissance. « <em>J’ai obtenu mon diplôme en 2000 au campus Macdonald et je suis revenue 23 ans plus tard pour devenir cheffe d’exploitation. Et je ne viens pas d’une ferme. Je viens de la jungle de béton de Toronto!</em> », explique-t-elle. Janice a décidé de consacrer sa vie à la ferme et à ses animaux. Fièrement, elle nous décrit son lieu de travail d’une superficie de 250 hectares de terre qui ne comprend pas que la ferme laitière mais aussi le centre d’horticulture, ou encore l’unité de volaille. Janice met en avant le rôle de la ferme Macdonald dans le projet <em>McGill Feeding McGill</em>, lancé il y a dix ans. Grâce à cette initiative, chaque année, 25 000 kg de fruits et légumes produits par le centre de recherche d’horticulture remplissent les cuisines des cafétérias de McGill. </p>



<p>La ferme cherche à développer une agriculture plus durable. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elle va devenir une ferme biologique. Janice explique : « <em>On parle beaucoup du bio comme étant bon pour la santé, mais il y a des choses bio qui, sur le plan de l’environnement, ne sont pas toujours les meilleures. Par exemple, c’est le cas pour le travail du sol. Dès que l’on commence à labourer un champ, on libère beaucoup de CO2. Nous, nous pratiquons l’agriculture sans labour. </em>» Ce qu’ils ont décidé de faire plutôt que de mettre en place une agriculture biologique, c’est de développer <a href="https://www.agoterra.com/articles/quest-ce-que-lagriculture-regeneratrice" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’agriculture régénératrice</a>. Cette méthode vise à préserver la qualité des sols en adoptant des pratiques de culture et d’élevage plus raisonnées, notamment en favorisant la biodiversité dans les sols pour augmenter leur teneur en matière organique. Selon Janice, cela «<em> ouvre de nombreuses possibilités</em> ». Elle a un plan très précis en tête pour le futur de sa ferme : « <em>Dans nos champs, j’aimerais que les andains</em> [<em>alignement de foin</em>, ndlr] <em>descendent jusqu’en bas parce qu’un jour, j’espère que les vaches iront paître là sans avoir à traverser de route. </em>» </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«&nbsp;<em>Nous devons apprendre à faire de l’agriculture un peu mieux et un peu plus doucement et à travailler avec l’environnement&nbsp;</em>»</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Janice Pierson, responsable de la ferme</p>
</blockquote>



<p>Dans sa vision de l’avenir, les pesticides occupent une place moindre. « <em>L’objectif, c’est d’utiliser moins de produits chimiques. Cela ne signifie pas que nous n’en utilisons pas, mais que nous en utilisons beaucoup moins et que nous adoptons des pratiques plus responsables. Par exemple, nous plantons des cultures de couverture. Elles ont non seulement un impact sur la population de mauvaises herbes, mais aussi sur la qualité du sol et sur la réduction de notre impact sur l’environnement.</em> » Si beaucoup d’agriculteurs ont gardé leurs habitudes traditionnelles héritées de génération en génération, qui se traduisent souvent en l’élimination des obstacles à la culture au détriment de l’environnement, Janice est persuadée qu’il est temps de changer de mentalité : « <em>Nous devons apprendre à faire de l’agriculture un peu mieux et un peu plus doucement et à travailler avec l’environnement.</em> » D’autant plus que l’activité de la ferme Macdonald subit de plein fouet le réchauffement climatique et doit s’y adapter. La chaleur impacte à la fois les cultures mais aussi l’élevage. « <em>Nous ne pouvons pas laisser les vaches dehors si elles n’ont pas d’ombre et qu’il fait 30 degrés Celsius. </em>» Avant de continuer : « <em>Elles sont heureuses à l’extérieur si les conditions sont bonnes. Si vous les mettez dehors quand il fait chaud et qu’elles ont l’occasion de retourner dans l’étable, où il y a de la ventilation et où elles peuvent s’allonger, il y a de fortes chances qu’elles se présentent à la porte et qu’elles veuillent retourner dans l’étable.</em> » </p>



<p><strong>Un manque de visibilité</strong> </p>



<p>Janice prévient Laura Caralampides, gestionnaire du Centre de recherche horticole, de notre arrivée imminente, et notre exploration du campus Macdonald se poursuit. Laura est trop occupée pour discuter avec nous mais nous accorde le droit de visiter les serres, qui font partie du <a href="https://www.mcgill.ca/foodservices/sustainability" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme <em>McGill Feeding McGill</em></a>. Nous nous dirigeons ensuite vers le Mac Market, où nous sommes accueillies chaleureusement : la caissière nous offre gratuitement un sac en papier rempli des légumes et fruits de notre choix, simplement parce qu’il s’agit de notre première visite. L’atmosphère est chaleureuse, la générosité des gens ne cesse de nous impressionner. Il est temps de terminer cette matinée enrichissante avec un pique-nique bien mérité sur la pelouse du <em>McEwen Field</em>. </p>



<p>Toutes les personnes que nous avons interrogées ont mentionné le manque d’attention et de visibilité donné à la ferme du campus Macdonald. Les projets de nouvelles infrastructures ne semblent pas être la priorité de McGill. </p>



<p>Ce qu’on en conclut, c’est que le campus Macdonald gagne absolument à être visité. Cet endroit vert et accueillant regorge de gens tous plus généreux les uns que les autres. Le futur de la lutte contre les changements climatiques réside dans la recherche scientifique qui permet des projets innovants, exactement ce à quoi se dévouent les professeur·e·s, étudiant·e·s et employé·e·s du campus Macdonald. </p>



<p><em>Merci à Aynsley Merk, Janice Pierson, et à tous·tes celles et ceux qui nous ont guidées.</em></p>
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		<title>Semaine nationale de l’arbre et des forêts</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/semaine-nationale-de-larbre-et-des-forets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabrina Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Forêts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55982</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’approche du double regard.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/semaine-nationale-de-larbre-et-des-forets/" data-wpel-link="internal">Semaine nationale de l’arbre et des forêts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Du 22 au 28 septembre a lieu la Semaine nationale de l’arbre et des forêts (SNAF) dont l’objectif est de sensibiliser le public à la protection des forêts et de l’industrie forestière. Organisée par l’<a href="https://www.cif-ifc.org/fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Institut forestier du Canada</a> (IFC), qui prône « la confiance et la fierté à l’égard de la foresterie canadienne », plusieurs activités à travers le pays sont mises sur pied, notamment sur les défis climatiques, l’éducation forestière et la conservation, et ce, avec l’intégration du « savoir autochtone ». Le thème de cette année est « L’approche du double regard : accueillir tous les savoirs pour préserver nos forêts. » Comme l’<a href="https://www.cif-ifc.org/wp-content/uploads/2024/08/NFW-2024-Toolkit_French.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">IFC</a> le met de l’avant, cette démarche s’inscrit dans une volonté de combiner savoirs traditionnels autochtones et savoir occidental afin de « favoriser l’innovation économique et d’atténuer les défis climatiques en constante évolution […] et de s’y adapter ».</p>



<p>Un des regards adopté cette semaine est celui des Premières Nations, particulièrement touchées par les feux de forêts. Leur population représente 5% de la population canadienne, mais 80% d’entre eux·elles sont situé·e·s dans des zones à risque de feux de forêt selon<a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2068987/incendie-feux-foret-premiere-nation-prevention" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> le gouvernement du Canada</a>. Les communautés autochtones du territoire Secwépemc, dont le mode de vie dépend de leur environnement, souhaitent préserver et restaurer les écosystèmes de leur région. Voyant les compagnies de l’industrie forestière replanter des sapins et des épinettes noires, elles <a href="https://wwf.ca/fr/stories/la-restauration-menee-par-les-autochtones-apres-des-feux-de-foret-fonctionne/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">expliquent</a> que simplement planter des arbres ne restaure pas la diversité de la forêt. <a href="https://wwf.ca/fr/stories/la-restauration-menee-par-les-autochtones-apres-des-feux-de-foret-fonctionne/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Angela Kane</a>, présidente-directrice générale de la Société de restauration et d’intendance des Secwepemcúl’ecw (Secwepemcúl’ecw Restoration and Stewardship Society), dit que sa communauté a besoin d’infrastructures de culture et d’entreposage de semences, ainsi que leur propre pépinière dans une perspective d’autosuffisance. Elle espère ainsi recréer des écosystèmes complexes : « <a href="https://wwf.ca/fr/stories/la-restauration-menee-par-les-autochtones-apres-des-feux-de-foret-fonctionne/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Nous voulons créer notre propre programme de collecte afin de pouvoir récolter nos propres graines spécifiques à la région et à nos communautés</a>. »</p>



<p>L’expérience de restauration des forêts par les communautés Secwépemc illustre le savoir holistique des Premières Nations face à l’environnement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les intérêts des communautés autochtones et des compagnies de l’industrie forestière se sont opposés à plusieurs reprises, et les commanditaires de l’événement sont impliqués dans ces conflits »</p>
</blockquote>



<p><strong>L’approche du double regard mise à l’épreuve</strong></p>



<p>Bien que la SNAF tente de sensibiliser autant à la protection des forêts qu’à leur exploitation durable, des enjeux éthiques peuvent survenir. En effet, les intérêts des communautés autochtones et des compagnies de l’industrie forestière se sont opposés à plusieurs reprises, et les commanditaires de l’événement sont impliqués dans ces conflits. Par exemple, la majorité des commanditaires sont des compagnies de pâtes et papiers et de produits forestiers, dont Millar Western, Tolko, Résolu, Canfor et Dryden Fibre Canada. Alors que l’IFC souhaite sensibiliser le public sur la richesse de nos forêts canadiennes lors de cet événement, ses actes ne sont pas toujours cohérents. La Dryden Fibre Canada, pour n’en nommer qu’une, a, en mai dernier, été décriée dans les médias par la Première Nation Grassy Narrows pour la contamination de la rivière Wabigoon. En plus d’un épisode de déversement dans les années 60, la communauté autochtone accuse l’entreprise de continuer de rejeter à ce jour des résidus chimiques, dont du méthylmercure. La concentration élevée de mercure dans l’eau affecte particulièrement la santé physique et mentale des membres de cette nation autochtone et augmente les cas de maladies chroniques, de diabète et de troubles neuropsychologiques.</p>



<p>Ainsi, tandis que les compagnies forestières sont motivées par des objectifs économiques, les Premières Nations, comme celle de Grassy Narrows, cherchent à maintenir la santé de leur environnement et de leur communauté. Ces dernières ont une vision plus holistique de la forêt qui est pour eux un lieu d’habitation, de chasse et de cueillette. Comme l’explique Angela Kane, les feux de forêt n’ont pas seulement privé les autochtones d’une ressource matérielle, mais de leur mode de vie : « Ça a été un moment vraiment traumatisant. Voir les panaches de fumée se rapprocher de jour en jour, entendre les hélicoptères jour et nuit, c’était presque comme vivre en temps de guerre. […] C’est une expérience dévastatrice. Certain·e·s membres de notre communauté ont perdu leur maison, d’autres leur mode de vie. »</p>



<p>C’est avec cette vision que les communautés Secwépemc ont restauré un territoire de forêts ravagées par l’incendie d’Elephant Hill près de Kamloops en Colombie-Britannique en 2017.</p>



<p>Avant de s’intéresser aux différentes perspectives et à différents moyens de répondre aux feux de forêts, il est pertinent de faire un bref état des lieux à la fin de cette saison estivale.</p>



<p><strong>Retour sur l’état des forêts canadiennes après l’été 2024</strong></p>



<p>La couverture de plusieurs médias ainsi que les données de Ressources naturelles Canada soulignent que les feux de forêt de l’été 2024 ont définitivement ravagé moins de surface au pays que l’an passé, qui avait été une saison hors du commun (<a href="https://ici.radio-canada.ca/info/feux-de-foret/?tz=EST" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">17,9 millions</a> d’hectares de forêts brulés en 2023 contre <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/feux-de-foret/?tz=EST" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">5,1 millions</a> d’hectares en 2024). Cependant, la saison 2023 reste toujours bien au-dessus des moyennes des dernières décennies et les incendies ont été répartis différemment. Bien que le Québec et l’Ontario aient été épargnés en raison des fortes pluies en lien avec les tempêtes tropicales Béryl et Debby, plusieurs feux majeurs ont été enregistrés dans l’est et dans l’ouest du pays, ce qui a peut-être donné l’impression d’un radoucissement au Québec. Les feux qui ont dévasté la ville de Jasper, en Alberta, en juillet dernier, ont été contrôlés après quatre semaines de propagation et après avoir brûlé <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2102839/feu-matrise-jasper#:~:text=Pr%C3%A8s%20de%20sept%20semaines%20apr%C3%A8s,cet%20incendie%20est%20d%C3%A9sormais%20ma%C3%AEtris%C3%A9." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le tiers</a> de la municipalité, obligeant l’évacuation de <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10134949/plus-25-000-personnes-ont-evacuer-jasper" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">25 000 personnes dont 5 000 résidents.</a> Les changements climatiques ont augmenté les risques de feux de forêts dans les dernières années et ce phénomène est maintenant une réalité préoccupante. Face à cette réalité, la SNAF organise un atelier le 25 septembre prochain, abordant comment les changements climatiques affectent nos forêts.</p>



<p><strong>Explorer les récentes innovations</strong></p>



<p>Lors de la SNAF, une étude présentée par des chercheurs de Concordia est en cours pour utiliser l’intelligence artificielle dans la lutte contre les feux de forêt. Il reste plusieurs tests à faire avant que cet outil ne soit utilisé par la Société de protection des forêts contre le feu au Québec (SOPFEU). Néanmoins, il semble prometteur pour la détection préventive des feux via un système complètement automatisé de drones, de réseaux neuronaux (donc un module d’intelligence artificielle apprenant par lui même) et de traitements d’images. You Zhang, l’un des auteurs et professeur au Département de génie mécanique, industriel et aérospatial de Concordia, <a href="https://www.concordia.ca/fr/actualites/nouvelles/2024/05/28/lavenir-de-la-lutte-contre-les-feux-de-foret-passe-par-lia-et-les-drones-autonomes-selon-des-chercheurs-de-concordia.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">croit que</a> cette avancée pourrait détecter plus rapidement les feux, et donc aider au contrôle de ceux-ci.</p>



<p>Finalement, il est intéressant d’aller au-delà de l’appréciation d’un événement de sensibilisation comme celui-ci et de voir les enjeux qui sont et vont devenir plus importants pour notre société. En s’éloignant de cette lecture de la forêt comme ressource économique et des intérêts des entreprises, plusieurs incertitudes planent toujours quant à l’avenir de nos forêts et de notre réponse face aux changements climatiques. Ce que ce double regard peut potentiellement amener dans la réflexion, c’est en partie l’inclusion des Premières Nations, surreprésentées dans les zones à risques. Cette semaine est aussi une opportunité d’apprendre des savoirs autochtones et ce, non seulement pour la replantation d’arbres, mais pour la restauration des écosystèmes de nos forêts. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/semaine-nationale-de-larbre-et-des-forets/" data-wpel-link="internal">Semaine nationale de l’arbre et des forêts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La mode jetable à la poubelle!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/la-mode-jetable-a-la-poubelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[ethical clothing]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55834</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ethical clothing : le répertoire des marques éthiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/la-mode-jetable-a-la-poubelle/" data-wpel-link="internal">La mode jetable à la poubelle!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Aujourd’hui, l’industrie de la mode est responsable de <a href="https://www.worldbank.org/en/news/feature/2019/09/23/costo-moda-medio-ambiente" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">10%</a> des émissions annuelles de dioxyde de carbone dans le monde et il est prévu que ce chiffre atteigne <a href="https://www.oxfamfrance.org/agir-oxfam/impact-de-la-mode-consequences-sociales-environnementales/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">26%</a> d’ici 2050. Si la mode contribue au réchauffement de la planète et à la dégradation des écosystèmes, elle est aussi la cause de nombreuses formes de pollution (plastique, eau, pesticide). En plus de ses conséquences environnementales, l’industrie textile entraîne d’importants coûts sociaux, qui se traduisent par de nombreuses violations des droits humains. Ainsi, le consommateur, lorsqu’il se retrouve à magasiner, doit souvent faire face à un dilemme moral : acheter ou ne pas acheter?</p>



<p><em>Le Délit </em>s’est entretenu avec Ben Heinkel, le cofondateur du site <em><a href="https://www.ethical-clothing.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ethical clothing</a></em>, un moteur de recherche de vêtements et marques éthiques qui vise à éclairer ses utilisateurs dans leurs décisions de consommation en matière de mode.</p>



<p><strong>Un outil pour le consommateur</strong></p>



<p>À l’origine, Ben Heinkel et son associé Jack Hesketh ont été confrontés dans leur vie personnelle au même problème : « <em>Nous voulions acheter des vêtements de marques qui prenaient le développement durable au sérieux, mais nous ne savions pas vraiment où les trouver, (tdlr)</em>. » Pour eux, comme pour beaucoup d’autres consommateurs, il n’était plus question de soutenir la <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/vers-une-mode-plus-durable/" data-wpel-link="internal">mode éphémère</a> ou jetable (<em>fast fashion</em>) au prix si onéreux pour l’environnement. Ils se sont donc renseignés sur les marques éthiques, mais il ne leur était pas toujours facile de naviguer à travers les discours d’écoblanchiment (<em>greenwashing</em>) des entreprises. Toutefois, ils ont découvert qu’il existait de nombreuses marques vestimentaires plus vertueuses, « <em>mais elles ont tendance à être plus petites, à avoir des budgets plus modestes et à ne pas avoir les ressources nécessaires pour rivaliser avec le bruit que font les grandes marques de fast fashion en ligne </em>». C’est ce qui les a motivés à créer ce moteur de recherche, comme l’explique Ben Heinkel : « <em>Grâce à notre expérience en matière de marketing, nous avons pensé que nous pourrions aider</em> <em>ces marques à obtenir la visibilité qu’elles méritent et aider les consommateurs conscients, comme nous, à les trouver facilement. </em>»</p>



<p><strong>Idées fausses sur la mode éthique</strong></p>



<p>La mode éthique est empreinte de nombreux préjugés. « <em>L’idée fausse la plus répandue est que les vêtements éthiques sont chers, voire un produit de luxe </em>», nous dit le co-fondateur. À cela, il répond : « <em>Payer 15 ou 20 dollars pour un t‑shirt produit de manière durable n’est pas cher si l’on tient compte de tous les</em> <em>coûts de production. Si vous comparez ce prix à celui d’un t‑shirt à 2 dollars de Primark ou Shein, alors oui, c’est relativement cher, mais nous ne devrions vraiment pas utiliser ces marques comme norme. </em>» Mais si autant de personnes ne sont pas attirées par cette mode plus durable, c’est aussi parce qu’elles ne la connaissent pas assez. Par ailleurs, le public n’est pas assez éduqué sur les pratiques commerciales des marques de mode jetable : « <em>Je pense que si davantage de personnes connaissaient les conditions dans lesquelles les travailleurs du Bangladesh ou de Chine travaillent</em> <em>pour produire ces sept paires de jeans, elles y réfléchiraient deux fois avant de les soutenir. </em>» Il argumente donc en faveur de la mode éthique pour son espérance de vie bien plus élevée : « <em>La qualité est généralement bien meilleure, de sorte que le coût au quotidien de la vie d’un vêtement éthique est le calcul qu’il convient de faire. </em>»</p>



<p><strong>Le moteur de recherche</strong></p>



<p>Sur leur moteur de recherche, on peut retrouver une « <em>large gamme de vêtements éthiques de différentes marques </em>». Pour choisir quelles marques figureront dans les résultats de recherche, Ben Heinkel et son équipe prennent le temps de « <em>vérifier leur catalogue de produits pour s’assurer que 100 % de leur catalogue utilise des matériaux durables, demander des certificats tels que <a href="https://www.pepites.co/blogs/news/difference-oeko-tex-gots?srsltid=AfmBOoqVXhjYFI1uJToFKzC73fvqhS7uzjnwDz1V454QdED07R2XaK8n" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">GOTS et OEKO-TEX</a> [labels textiles qui prennent en compte l’impact environnemental et social du produit,</em> ndlr], <em>et essayer de trouver des informations sur les conditions de production avant d’envisager de les inclure </em>». Il est possible, par exemple, de filtrer les marques par pays pour acheter des marques locales. En outre, le site propose aux utilisateurs de calculer leur empreinte de mode avec le <em><a href="https://www.ethical-clothing.com/fashion-calculator/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">fashion footprint calculator</a></em>.</p>



<p><strong>Enjeux pour l’avenir</strong></p>



<p>Nos pratiques sociétales de surconsommation pèsent lourd sur notre planète. « <em>Malheureusement, l’un des problèmes de notre époque est l’évolution constante des styles de mode qui, par définition, oblige les gens à changer constamment de look s’ils veulent être considérés comme étant à la mode. C’est difficile à faire avec un salaire moyen, à moins de recourir à la fast fashion </em>», remarque Ben Heinkel. C’est ainsi aux consommateurs de repenser leurs habitudes d’achat. Le cofondateur espère néanmoins que la responsabilité tombera éventuellement moins sur l’individu, et qu’il y aura « <em>plus de régulation gouvernementale au niveau mondial pour aider à stopper les effets négatifs de la fast fashion </em>». La règle d’or avant d’acheter est de se demander si c’est vraiment nécessaire, ou s’il existe une alternative comme réparer ou acheter des vêtements de seconde main. Le cas échéant, il vaut mieux se tourner vers des marques de mode éthique et durable, qui respectent l’environnement.<br><br>				<br>			<br>		<br>	<br></p>
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		<title>Étudier les changements climatiques</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/11/etudier-les-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[education]]></category>
		<category><![CDATA[environement]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’offre de cours en environnement à McGill est-elle satisfaisante?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À chaque nouvelle rentrée et création d’un nouvel emploi du temps pour le semestre qui s’annonce, nombreux ·ses sont ceux·celles qui remettent en question la structure de leur diplôme. Si certain·e·s décident de changer complètement de majeure ou de mineure, d’autres font le choix radical d’un retour au point de départ dans une autre faculté. Il peut aussi arriver que de nouveaux centres d’intérêt se manifestent au cours de l’été, et pourquoi pas une prise de conscience environnementale? Prise de conscience qui pousse certain·e·s à choisir des cours apportant des réponses quant à la crise climatique, ou des solutions pour soulager leur éco-anxiété.</p>



<p>Dans le cadre de sa <a href="https://www.mcgill.ca/sustainability/files/sustainability/mcgillclimatesustainability2025_-_reduced.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">stratégie</a> en matière de climat et de développement durable 2020–2025, l’Université McGill prévoit de développer les opportunités d’apprentissage et de recherche en environnement pour ses étudiant·e·s et son personnel enseignant. Je ferai, dans cet article, l’état des lieux des cours en environnement et de ceux qui traitent du défi climatique dans les différentes facultés et départements de McGill, afin d’évaluer l’offre que propose déjà l’Université sur ces enjeux. Aussi parviendrais-je peut-être à convaincre certain·e·s de tenter leur chance dans un cours ayant pour thème l’environnement, quel que soit leur profil étudiant, ou du moins je donnerai des pistes à ceux·celles qui cherchent à assouvir leur appétit écologique dans leur parcours universitaire à McGill.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il y a énormément de départements qui offrent des cours sur les sujets environnementaux à l’extérieur de l’École d’environnement »</p>
<cite><br>Michelle Maillet</cite></blockquote>



<p><strong>Être étudiant·e en environnement </strong></p>



<p>À McGill, il existe déjà <a href="https://www.mcgill.ca/environment/undergraduate-studies/undergraduate-programs" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">six programmes</a> de premier cycle consacrés à l’environnement offerts par l’École de l’environnement [<em><a href="https://www.mcgill.ca/environment/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Bieler School of Environment</a></em>, <em>ndlr</em>] dans différentes facultés. Il est possible de prendre une majeure en environnement en étant inscrit·e à la Faculté des sciences du centre-ville ou à la Faculté des sciences agricoles et environnementales (<a href="https://www.mcgill.ca/environment/undergraduate-studies/undergraduate-programs/bscandbsc-ag-env-sc" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">60 à 66 crédits</a>), sur le campus Macdonald. Par ailleurs, la Faculté des arts propose elle aussi un diplôme en environnement (<a href="https://www.mcgill.ca/environment/undergraduate-studies/undergraduate-programs/ba-arts" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">54 crédits</a>). Ces trois programmes ont en commun une base de cours obligatoire définissant les interactions entre les êtres humains et le monde vivant (ENVR 200, 201,…) à laquelle doit s’ajouter le choix d’une concentration. Différentes options sont possibles en fonction des facultés. Pour en nommer quelques-unes, on retrouve dans la Faculté des sciences les concentrations « Biodiversité et conservation » (<em>Biodiversity and Conservation</em>), « Production alimentaire et environnement » (F<em>ood production and Environment</em>), et dans la Faculté des arts « Économie et environnement terrestre » (<em>Economics and the Earth’s Environment</em>), « Environnement et développement » (<em>Environment and Development</em>), etc.</p>



<p>La Faculté des arts et des sciences a créé son propre programme quant aux questions climatiques. Il s’agit du <a href="https://www.mcgill.ca/environment/undergraduate-studies/undergraduate-programs/bachelor-arts-and-science-0/ifp-environment" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme Interfacultaire</a> en environnement (54 crédits), qui en plus des cours obligatoires similaires aux autres programmes, offre la possibilité de combiner des enseignements de différentes facultés regroupés dans des catégories thématiques comme <em>« Écologie des populations, des communautés et des écosystèmes »</em>, <em>« Santé humaine »</em> ou encore <em>« Cultures et peuples »</em>, mélangeant donc sciences empiriques et sciences humaines et sociales. N’importe quel·le étudiant·e, indépendamment de sa faculté, peut choisir d’effectuer une mineure en environnement (<a href="https://www.mcgill.ca/environment/undergraduate-studies/undergraduate-programs/minor" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">18 crédits</a>) en se contentant des cours fondamentaux communs à tous les programmes en environnement. Enfin, l’École de l’environnement permet également de réaliser un diplôme en environnement (<a href="https://www.mcgill.ca/environment/undergraduate-studies/undergraduate-programs/diploma" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">30 crédits</a>), qui va plus loin que la simple mineure, tout en étant moins conséquent que la majeure.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Certains des cours de cette concentration devraient être obligatoires pour tous les étudiants de Desautels »</p>
<cite><br>- Alejandra, étudiante à Desautels avec une concentration en environnement</cite></blockquote>



<p><strong>Au-delà d’une majeure ou mineure en environnement </strong></p>



<p>Bien que certain·e·s ont toujours su qu’ils dédieraient leur carrière à la lutte pour la protection de la planète, pour d’autres, ce n’est que plus tard que s’est révélée une curiosité et inquiétude nouvelle pour la cause climatique. Nous ne voulons pas tous·tes devenir des expert·e·s en matière d’environnement, mais beaucoup d’entre nous cherchons à devenir de meilleur·e·s citoyen·ne·s climatiques dans un monde où agir collectivement et à l’échelle individuelle est nécessaire à la survie de notre espèce. « Dans un contexte social, c’est quelque chose qui nous affecte tous, qu’on le veuille ou pas. Ainsi c’est toujours bien d’avoir une petite compréhension de base de ces phénomènes-là », note <a href="https://www.mcgill.ca/geography/michelle-maillet" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Michelle Maillet</a>, conseillère du programme de premier cycle du Département de géographie. C’est pourquoi, je me suis aussi intéressée à l’offre éducative traitant du défi climatique au sein des départements de l’Université pour les étudiant·e·s qui ne participent pas à un des programmes en environnement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1116" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2-1200x1116.jpg" alt class="wp-image-55721" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2-1200x1116.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2-650x605.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2-150x140.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2-768x714.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2-1536x1429.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Cours_Environnement_pt.2.jpg 1763w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Eileen Davidson</span></figcaption></figure>



<p>« Il y a énormément de départements qui offrent des cours sur les sujets environnementaux à l’extérieur de l’École d’environnement », m’a expliqué Michelle Maillet. Avant de continuer : « Comme par exemple en géographie, on offre plusieurs cours qui explorent la géographie physique. Dans le fond, ce sont tous les processus qui se passent à la surface ou près de la surface de la planète Terre. On a des cours sur les systèmes environnementaux, où l’on regarde l’hydrologie, les sciences climatiques. On regarde aussi l’interaction avec les systèmes humains. Par exemple, on étudie comment le climat affecte la vie dans la ville où des humains se sont établis, comment les humains, avec leurs actions, ont interagi avec ce climat-là aussi. On observe comment l’infrastructure dans nos villes a aussi un impact sur le système environnemental. » En plus du département de géographie, Michelle Maillet liste les départements de Sciences atmosphériques et océaniques (<em>Atmospheric and Oceanic Sciences</em>- ATOC), de Sciences de la terre et des planètes (<em>Earth and Planetary Sciences</em>- EPSC), Science du système terrestre (<em>Earth System Science</em>- ESYS), qu’elle loue pour leur grande richesse en matière d’enseignement sur les changements climatiques. Elle souligne également la création récente d’un nouveau cours, <a href="https://www.mcgill.ca/ose/courses/fsci-198" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">FSCI 198</a>, intitulé Crise climatique et actions en faveur du climat (<em>Climate Crisis and Climate Actions</em>). Ce dernier se distingue des autres cours donnés à McGill, car : « Au lieu de regarder les impacts négatifs, il cherche à donner de l’espoir avec des solutions : qu’est-ce que les gens peuvent faire du côté politique, individuel, sociétal… » Il a vocation aussi à « inspirer les jeunes, justement très tôt dans leurs études, à vouloir poursuivre d’autres cours plus avancés pour aller chercher justement ces questions-là ». Elle souligne qu’il existe de nombreuses combinaisons possibles de cours parsemées dans les facultés qui offrent différentes approches au problème.</p>



<p>À la Faculté de gestion Desautels, pour les étudiant·es au baccalauréat en commerce, il est possible de choisir une concentration en gestion durable <em>(<a href="https://www.mcgill.ca/study/2024-2025/faculties/desautels/undergraduate/programs/bachelor-commerce-bcom-concentration-managing-sustainability" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Concentration in Managing for sustainability</a>)</em>. Alejandra, étudiante à McGill en commerce, a choisi cette concentration, car elle a <em>« toujours été intéressée par le développement durable, la préservation de la planète et de l’environnement et tout ce qui se rapporte à l’écologie »</em>. Elle désirait <em>« en apprendre plus sur ce que les entreprises sont capables de faire en matière de développement durable aujourd’hui »</em>.</p>



<p><strong>Un contenu à la hauteur des espérances? </strong></p>



<p>Il semble que l’Université McGill offre un riche éventail de cours en matière d’environnement en mêlant différentes perspectives à travers les différentes facultés. Qu’en est-il du contenu des cours enseignés? J’ai interrogé divers profils d’étudiant·e·s afin d’évaluer la qualité des enseignements à ce sujet. Le club<em> <a href="https://www.instagram.com/littleforestsmcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Little Forests Mcgill</a></em>, qui agit pour la préservation de la nature notamment en plantant des arbres en milieu urbain, m’a accueillie lors d’une de ses réunions, au cours de laquelle j’ai pu interroger plusieurs étudiantes en environnement. Globalement, toutes se sont accordées à dire que les cours qu’elles suivent sont très intéressants et à la hauteur de leurs attentes. Lauren, étudiante en troisième année, a une majeure en environnement et en développement dans la faculté des arts. Les louanges ne manquent pas pour exprimer sa gratitude envers ses professeur·e·s et leurs enseignements : <em>« Les professeur·e·s du département sont tous très bons. On apprend beaucoup. »</em> Elle apprécie particulièrement le côté interdisciplinaire de sa majeure. « L’année dernière, nous avons suivi le cours d’environnement 203, qui traite de l’éthique dans l’environnement. C’était super, car il y avait plus de philosophie et de réflexion. Nous devions aussi faire environnement 200, qui portait sur les systèmes (le cycle de l’eau, le cycle du carbone). Il y a donc à la fois les sciences et les sciences sociales, ce qui est vraiment unique. Que vous soyez en sciences ou en arts, vous devez faire un peu de tout », nous raconte- t‑elle. L’expertise des professeur ·e·s et leur expérience sont très enrichissantes et apportent beaucoup aux leçons en classe.</p>



<p>Alejandra n’a pas regretté son choix de concentration en environnement à Desautels :<em> « J’ai trouvé la concentration très intéressante, car elle donne le point de vue de l’entreprise. J’ai senti que je pouvais apprendre beaucoup et faire la différence grâce à mes études et à ma carrière. » </em>Elle ajoute même que <em>« certains des cours de cette concentration devraient être obligatoires pour tous les étudiants de Desautels »</em>. Elle déplore que le seul cours obligatoire qui s’en rapproche soit Contexte social de l’entreprise <em>(MGCR 460 : Social Context of Business)</em> qu’elle a <em>« vraiment détesté »</em> le jugeant <em>« trop superficiel et qui n’ajoute rien de significatif à ce qu’[elle] pense être du bon sens »</em>.</p>



<p>Bien qu’une majorité soit satisfaite de l’offre de cours en environnement à McGill, cela n’empêche pas quelques déconvenues ayant fait des déçu·e·s. Thomas*, dans le cadre de sa majeure en économie, a pris le cours ECON 347, qui concerne l’économie du changement climatique, et l’a regretté : « Le contenu du cours et le professeur ont été décevants. Je m’attendais à ce qu’il lie l’économie avec les problèmes environnementaux actuels en nous présentant des modèles plus complexes et aboutis. Mais au final le contenu de la classe était décousu sans vrai fil conducteur en plus d’être relativement indigeste à cause des nombreuses digressions semi-climatosceptiques du professeur. » Il ne rejette pas l’entièreté du cours, car il a trouvé certaines notions intéressantes. Toutefois, selon lui, « il faudrait revoir comment le professeur les présente ». Avant de compléter : « Je pense aussi que McGill décrit mal le cours lorsque l’on souhaite s’y inscrire. » </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Quand j’ai commencé à être la conseillère pour le programme en durabilité, en 2019, on avait 47 étudiants. Aujourd’hui, on en a 73 »</p>
<cite><br>- Michelle Maillet, conseillère du Département de géographie</cite></blockquote>



<p><strong>Un intérêt croissant </strong></p>



<p>« Chaque année, on voit les chiffres du nombre d’étudiants qui sont inscrits dans ces programmes [traitant de la protection de l’environnement, <em>ndlr</em>] augmenter », remarque Michelle Maillet. Elle constate l’intérêt accru des étudiant·e·s pour ces questions, qu’elle interprète par « un désir de travailler sur les solutions ». « Quand j’ai commencé à être la conseillère pour le programme en durabilité, en 2019, on avait 47 étudiants. Aujourd’hui, on en a 73. Et chaque année, il y a toujours quelques étudiants de plus qui s’ajoutent », nous confie-t-elle. <a href="https://www.mcgill.ca/politicalscience/amy-janzwood" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Amy Janzwood</a>, qui enseigne le cours de sciences politiques sur la politique environnementale mondiale <em>(POLI 350 Global Environmental Politics)</em>, a aussi remarqué cet intérêt, car sa classe est toujours en surnombre. <em>« Je pense que le niveau de sensibilisation est déjà très élevé. Les étudiants sont très préoccupés par les questions environnementales et les vivent directement dans leur propre vie ; certains ont été directement touchés par la fumée des feux de forêt, les évacuations et toutes sortes de volatilité. Les effets de ces questions sont souvent très présents dans notre vie quotidienne »</em>. Dans son cours, elle met en avant l’importance de l’action collective pour avoir un impact. Elle cherche à inspirer ses élèves en leur donnant des exemples de résultats positifs grâce à des mobilisations pour la justice sociale et climatique : <em>« J’espère que les étudiants ne se sentiront pas désespérés quant à l’avenir des problèmes environnementaux à l’issue de ce cours et qu’ils comprendront mieux le problème, mais aussi les réponses possibles. »</em></p>



<p>En outre, beaucoup d’événements pour sensibiliser à la protection de l’environnement sont tenus sur le campus, comme le <a href="https://www.mcgill.ca/sustainability/channels/event/biodiversity-festival-358812?utm_medium=email&amp;utm_campaign=September-2024&amp;utm_source=Envoke-All-contacts&amp;utm_term=Welcome-Back%21-Discover-What’s-Blooming-This-September" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">festival de la biodiversité</a> organisé par le bureau de durabilité qui aura lieu fin septembre. Ainsi, même sans prendre des cours sur le sujet, les étudiant·e·s sont amené·e·s à réfléchir à l’avenir de la planète. « Je pense qu’il ne suffit pas de mettre l’emphase sur les cours, mais de vraiment s’y attaquer par tous les angles. Il y a d’autres moyens à l’extérieur des cours, de donner un peu un goût aux étudiants de s’intéresser à ces questions importantes, » nous partage Michelle Maillet. Elle nous livre une de ses philosophies : « On ne pourra jamais convaincre tout le monde, mais on peut mettre notre énergie sur la grande majorité qui est prête à vouloir se mettre au travail. Puis mettre du vent dans les voiles de ceux qui poussent en avant, de faire tout ce que l’on peut pour les encourager. »</p>



<p>*Nom fictif </p>
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		<item>
		<title>Naviguer au sein du Parlement européen</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/naviguer-au-sein-du-parlement-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55527</guid>

					<description><![CDATA[<p>La navigatrice Catherine Chabaud fait le bilan de son expérience en tant qu’eurodéputée.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Les élections européennes de juin dernier ont été marquées par une <a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/06/10/europeennes-2024-les-pays-ou-l-extreme-droite-l-emporte-ceux-ou-elle-plafonne_6238532_4355770.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">montée sans précédent</a> des extrêmes droites en Europe, et d’<a href="https://www.lexpress.fr/environnement/recul-des-verts-au-parlement-europeen-lenvironnement-a-ete-dilue-parmi-dautres-priorites-TI3PQHK6JVAPFGH7BBW32NFTDU/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un net recul des partis écologistes</a>. Ces élections marquent un pas décisif dans la politique européenne, mais elles signent aussi la fin de toute une législature au parlement.</p>



<p>En marge de ces événements, <em>Le Délit</em> a réalisé une entrevue avec Catherine Chabaud, une eurodéputée française qui s’est engagée pour défendre les causes environnementales à l’échelle européenne entre 2019 et 2024. Cet article a pour but de faire le bilan de l’expérience européenne de cette navigatrice engagée, pour qui la politique n’a pas été une carrière à part entière.</p>



<p>En effet, Catherine Chabaud est avant tout connue pour être la première navigatrice à avoir terminé un tour du monde en solitaire lors du Vendée Globe en 1996–1997. Parallèlement à la navigation, elle a aussi été journaliste spécialisée dans les questions environnementales, et s’est investie à plus petite échelle dans divers projets liés à la protection des océans et à la sensibilisation au réchauffement climatique.</p>



<p><strong><em>Le Délit </em>(LD) :</strong> <em>Pourquoi pense-ton à s’engager en politique quand on est navigatrice? Et pourquoi à l’échelle européenne?</em></p>



<p><strong>Catherine Chabaud (CC) :</strong> J’ai eu envie de m’engager à cause des plastiques que j’avais vus en mer, pour la première fois en plein milieu de l’Atlantique en 1991. Je me disais : « La situation est grave et personne n’en parle. » J’ai refusé de m’engager dans la campagne électorale européenne en 2004, en 2009, en 2014, et j’ai fini par accepter en 2019. Pourquoi? Parce qu’en 2019, j’ai compris que, dans un sens, je faisais déjà de la politique depuis longtemps. Je considère que faire de la politique, c’est porter des idées, avoir une vision, essayer d’embarquer les gens, essayer de faire changer le monde pour que cette vision soit appliquée. Moi, la mienne, elle concerne beaucoup la préservation de la mer, de l’océan, et plus généralement, le développement durable. Il y a un moment, je me suis dit : « Il faut que je puisse agir sur le cadre législatif, sur les lois. » Et finalement, l’Europe était le bon échelon pour faire cela, parce que quand tu travailles sur un cadre législatif, surtout au sujet de l’océan, tu ne travailles non pas pour un pays, mais pour 27. Ce n’est pas avec un seul pays qu’on change la gouvernance de l’océan.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce n’est pas avec un seul pays qu’on change la gouvernance de l’océan »</p>



<p>Catherine Chabaud, navigatrice et eurodéputée.</p>
</blockquote>



<p><strong>LD :</strong> <em>L’Union Européenne est une administration très large. Au Parlement, tous types de sujets et thèmes sont étudiés. Concrètement, comment fonctionne le travail d’une députée européenne, et qu’est-ce qui vous a le plus plu dans ce travail?</em></p>



<p><strong>CC :</strong> La commission européenne agit comme un gouvernement qui propose une ambition. D’abord, elle a fixé pour les cinq ans un cadre de travail, qui s’appelle le <a href="https://commission.europa.eu/strategy-and-policy/priorities-2019-2024/european-green-deal_fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Green Deal</a> (Pacte Vert, <em>tdlr</em>), donnant pour objectif la neutralité climatique en 2050 et avec un point de passage de réduction en 2030 à moins 55% de nos émissions de dioxyde de carbone. Et elle décline cet objectif en toute une série de paquets législatifs, un paquet de lois sur le climat, un paquet de lois sur la biodiversité, sur l’économie circulaire, etc. J’étais membre de trois commissions parlementaires [des groupes de travail dédiés à une thématique, et composés de plusieurs parlementaires qui analysent et préparent les textes de lois avant qu’ils ne soient débattus et votés en séances plénières,<em> ndlr</em>]. Je faisais partie de la Commission environnement, la Commission pêche, et la Commission développement. C’est dans ces commissions qu’on travaillait beaucoup. Je défendais mes idées sur la mer. Par exemple, dans un texte sur les eaux urbaines résiduaires, je disais : « Attention, parce que ces eaux, si elles ne sont pas bien gérées, elles vont aller à la mer et polluer. » C’est à ce moment-là qu’on fait des amendements pour essayer de modifier les textes et de défendre nos idées. En marge du travail législatif, on rencontre ce qu’on appelle des parties prenantes, parce que tu as besoin, quand tu travailles sur un texte, de rencontrer les gens qui sont soit spécialisés, soit concernés par ce sur quoi tu t’apprêtes à voter. Tu as besoin de mieux comprendre les enjeux et connaître leur point de vue. Enfin, une fois qu’on est tous d’accord, on arrive à faire ce qu’on appelle des compromis. Et ça, c’est le plus intéressant, c’est la base de la négociation à l’échelle européenne.</p>



<p><strong>LD : </strong><em>Maintenant que votre mandat s’est achevé, quel bilan faites-vous du travail de l’Union Européenne pour l’environnement?</em></p>



<p><strong>CC :</strong> Comme ça fait 20 ans que je suis engagée, il faut admettre une chose, c’est qu’à l’instant T, je ne suis jamais satisfaite. Je suis toujours impatiente parce qu’il y a une véritable urgence. Mais d’un autre côté, quand je regarde dans le rétroviseur, on a fait des pas de géant depuis 20 ans. Pendant cinq ans, on aura vraiment, à mon avis, construit un cadre [par exemple, avec l’adoption de textes clés comme le Green Deal, le plan <em>Fit for 55</em> (En forme pour 55), la réglementation sur les plastiques à usage unique, la stratégie européenne pour la biodiversité, <em>ndlr</em>]. Même si en fin de mandat, on a été freiné par de nombreuses forces politiques négatives, la transition est en marche et l’Union Européenne inscrit des choses de manière assez définitive.</p>



<p><strong>LD :</strong><em> Pour vous qui vous êtes engagée à travers de nombreuses manières pour la protection des océans, pensez- vous que la politique soit suffisante pour changer les choses d’un point de vue environnemental?</em></p>



<p><strong>CC :</strong> Je te dis non, puisqu’en fait, ce qui est important, ce sont toutes les formes d’engagement. Il n’y a qu’un seul océan, on est tous responsables à titre individuel et collectif de sa protection. Je peux m’imposer un cadre législatif personnel en changeant mes pratiques. Je peux agir à l’échelle individuelle, à l’échelle familiale, à l’échelle d’un territoire, à l’échelle d’une entreprise. On a besoin de tous les échelons. Les politiques fabriquent un cadre législatif qui doit permettre d’accélérer ces choses, mais c’est tout.</p>



<p><strong>LD :</strong> <em>Ces derniers mois, le sujet de la protection de l’environnement a été considérablement mis en suspens au profit des enjeux sécuritaires ou encore de pouvoir d’achat en Europe. <a href="https://www.robert-schuman.eu/questions-d-europe/738-les-diverses-causes-de-la-crise-agricole-en-europe" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La crise agricole de janvier et février 2024</a> a notamment illustré la tension existante entre protection de l’environnement et préservation du pouvoir d’achat. Ces enjeux sont-ils nécessairement opposés? Comment fait-on pour travailler pour la protection des océans dans ces moments où l’attention semble être portée ailleurs?</em></p>



<p><strong>CC :</strong> Selon moi, la vraie problématique de tous ces enjeux, c’est qu’ils sont traités en silos et pas de manière intégrée, alors que souvent, les réponses à un problème viennent des réponses qu’on va apporter à un autre problème. Certaines personnalités politiques vont par exemple dire : « Ça va bien l’environnement, il y a d’autres priorités. » Non, parce que les enjeux sont tous interdépendants. Le pouvoir d’achat influence la santé, comme l’environnement influence la santé et le pouvoir d’achat. Si tu prends l’exemple de la crise agricole, je suis persuadée qu’elle a été exploitée par des gens qui voulaient à ce moment-là freiner les avancées, notamment sur la Loi sur la Restauration de la Nature qui était censée être dramatique pour les agriculteurs, parce qu’on allait leur demander plus d’efforts. En réalité, les agriculteurs seraient les premiers bénéficiaires d’écosystèmes plus sains. Je crois fondamentalement qu’il y a une valeur, un intérêt économique à la transition écologique. Bien sûr qu’il faut faire attention, qu’il faut redonner du pouvoir d’achat, mais si tu veux traiter ces sujets, il ne faut pas les opposer entre eux. Il faut apprendre à les traiter de manière intégrée.</p>



<p>Dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vQbWpnS2t30" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une vidéo récapitulative de son mandat</a> publiée début avril, Catherine Chabaud conclut : « “Composer, cela suppose d’anticiper”. C’est le maître mot du navigateur. Or, aujourd’hui face à ces crises, nous nous comportons collectivement comme le marin qui verrait la tempête, et ne réduirait pas la voile. Nous sommes déjà dans la tempête, alors agissons. »</p>
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		<title>Feux de forêt au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/feux-de-foret-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[feux de forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[sopfeu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55383</guid>

					<description><![CDATA[<p>La SOPFEU prépare l’été 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/feux-de-foret-au-quebec/" data-wpel-link="internal">Feux de forêt au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En 2023, le Québec a connu un malheureux record en ce qui concerne les feux de forêt, avec <a href="https://sopfeu.qc.ca/communiques/bilan-de-la-saison-2023-une-saison-de-tous-les-records-pour-la-sopfeu/#:~:text=En%20ce%20qui%20concerne%20les,fois%20plus%20que%20la%20moyenne." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">4,3 millions d’hectares brûlés</a> sur le territoire. Cette saison marquée par la sécheresse a nécessité des efforts disproportionnés de la part de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) et de l’aide internationale, afin de limiter les dégâts. À quoi peut-on s’attendre en 2024?</p>



<p><strong>2023 était une exception</strong></p>



<p>Karine Pelletier, porte-parole de la SOPFEU, souligne l’une des raisons pour lesquelles la saison 2023 de feux de forêt a été d’une intensité jamais vue auparavant : « Après une période de sécheresse, [le <a href="https://sopfeu.qc.ca/communiques/bilan-de-la-saison-2023-une-saison-de-tous-les-records-pour-la-sopfeu/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1er juin</a>, <em>ndlr</em>] il y a eu plus de 3 000 coups de foudre sur la province [québécoise] et ses environs, ce qui a créé 182 feux en une journée. » En temps normal, 80% des feux de forêt sont déclenchés par des causes humaines (souvent des feux de camp mal contrôlés ou mal éteints), alors que seulement 20% sont déclenchés par la foudre. Au cours de l’exceptionnelle saison 2023, les incendies causés par la foudre ont été responsables de 99,9% de la superficie brûlée, selon le <a href="https://sopfeu.qc.ca/communiques/bilan-de-la-saison-2023-une-saison-de-tous-les-records-pour-la-sopfeu/#:~:text=En%20ce%20qui%20concerne%20les,fois%20plus%20que%20la%20moyenne." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bilan officiel</a> de la SOPFEU. « La différence entre les feux de cause humaine et les feux de foudre, en règle générale, c’est que les feux de foudre vont couvrir une plus grande superficie […], parce qu’ils arrivent plus tard dans l’été, qu’ils se passent plus au nord, qu’il y a moins de population pour se rendre compte qu’il y a un feu et sonner l’alerte avant que ça devienne trop gros, et parce que les conifères [qui sont plus abondants au nord, <em>ndlr</em>] sont très combustibles », explique Karine Pelletier en entretien avec <em>Le Délit</em>.</p>



<p><strong>La SOPFEU est prête à attaquer 2024</strong></p>



<p>Le <a href="https://www.finances.gouv.qc.ca/Budget_et_mise_a_jour/budget/documents/Budget2425_PlanBudgetaire.pdf#page=170" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">budget 2024–2025</a> du gouvernement du Québec, présenté le 12 mars 2024, réserve 29 millions de dollars sur cinq ans afin d’« accroître la capacité de la Société de protection des forêts contre le feu à combattre les feux de forêt ». Cette somme va permettre l’embauche et le perfectionnement des effectifs de la SOPFEU, ainsi que l’acquisition de nouveaux équipements, en prévision de la saison 2024 et des années à venir. Selon Karine Pelletier, « on ne peut pas vraiment éviter les feux de cause naturelle, parce que c’est à cause de la sécheresse. On n’a aucun contrôle là dessus, malheureusement. Maintenant, on essaie de mieux se préparer. Comme il y a un budget qui est confirmé, on essaie d’avoir le plus de pompiers possible, mais aussi plus de gens pour les encadrer, pour avoir une capacité opérationnelle plus grande, une force d’attaque de plus de feux en même temps. C’est ce qu’on peut faire de mieux ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’été 2023 a été d’une intensité jamais vue auparavant : ‘‘Après une période de sécheresse, [le 1er juin, <em>ndlr</em>] il y a eu plus de 3 000 coups de foudre sur la province [québécoise, <em>ndlr</em>] et ses environs, ce qui a créé 182 feux en une journée’’ »</p>
</blockquote>



<p>En temps normal, la SOPFEU possède suffisamment d’effectifs pour faire face aux défis des saisons de feux de forêt. En temps de débordements, comme cela a été le cas en 2023, le Québec doit faire appel à l’aide internationale et interprovinciale pour combattre les incendies. Karine Pelletier met l’accent sur l’importance grandissante de ce type de coopération : « Ce n’est pas rare qu’on emprunte des pompiers aux autres provinces canadiennes, et vice-versa. Vu que le Canada est un très grand pays, les provinces canadiennes n’avaient jamais [avant récemment, <em>ndlr</em>] leur pic de saison au même moment. Donc, si le sud-est canadien était au plus fort de saison, mais dans l’ouest, c’était plus tranquille, on pouvait s’emprunter des ressources. Maintenant, dans l’ouest, la saison des feux ne se termine jamais. Pour mieux se préparer, il faut alors faire plus d’ententes à l’international. »</p>



<p>La SOPFEU ne fait pas seulement de l’intervention sur le terrain, mais aussi de la prévention au sein de la population. Puisqu’en temps normal la majorité des feux sont de cause humaine, il est primordial de mener des campagnes de prévention. « On en fait pour les feux de printemps, parce qu’il y a chaque année en moyenne 275 feux qui sont déclenchés [par des Québécois, <em>ndlr</em>] avant le début de l’été. Les gens ne réalisent pas le danger d’incendies qu’il y a, même s’il reste un peu de neige, même si le sol a l’air humide. Il y a tellement de végétaux morts au sol et avec quelques heures d’ensoleillement et un peu de vent, ça devient extrêmement combustible », souligne la porte-parole.</p>



<p>Pour ce qui est des feux d’été, la SOPFEU peut prévoir les zones à risque en se basant sur les rapports des scientifiques. « Les scientifiques s’entendent pour dire qu’au Québec, c’est plus l’ouest [qui est à risque, <em>ndlr</em>],<br>comme l’Abitibi et même près de la Baie James. C’est là où les feux ont été très intenses l’an dernier. C’est un secteur qui est plus à risque que les autres climatiquement, parce qu’il est plus vulnérable à la sécheresse », explique Karine Pelletier. Afin de détecter les feux le plus tôt possible, la SOPFEU bénéficie beaucoup des alertes du public. On peut signaler un incendie directement en appelant le 1–800-463-FEUX (3389). Un autre moyen de détection consiste en des patrouilles quotidiennes menées par l’équipe des opérations aériennes de la SOPFEU. « Elle va décider où elle va aller en fonction du danger d’incendie, de la pluie qui est tombée à certains endroits et des coups de foudre enregistrés », précise la porte-parole. « Il y a aussi des satellites qui vont détecter les points chauds. Si des points chauds ont l’air louches, on peut ajuster la patrouille pour aller voir. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« S’il y a un point positif de la saison dramatique qu’on a connue l’été dernier, c’est [que ça, <em>ndlr</em>] conscientise les gens à l’impact concret du changement climatique, au danger réel des feux de forêt »</p>
<cite>Karine Pelletier, porte-parole de la SOPFEU</cite></blockquote>



<p><strong>Comment éteindre un feu de forêt</strong></p>



<p>Entre la détection d’un incendie et son extinction, plusieurs étapes se déroulent et plusieurs acteurs entrent en jeu. Tout d’abord, le triage : « Il y a trois priorités. La première, c’est les vies humaines. La deuxième, c’est les infrastructures stratégiques, comme les lignes d’Hydro-Québec, les routes, les ponts. Puis, en troisième, il y a la forêt. Normalement, dans la zone de protection intensive, qui est plus ou moins au sud du 51<em>e</em> parallèle, on va attaquer systématiquement tous les incendies ». Karine Pelletier ajoute qu’en 2023, à cause des débordements, certains feux qui ne menaçaient pas de communauté ou d’infrastructure stratégique ont été gardés en vigie uniquement, du <a href="https://lactualite.com/societe/les-pompiers-forestiers-ils-etaient-au-front/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">jamais vu</a> dans l’histoire de la SOPFEU.</p>



<p>Rendus à l’étape de l’attaque du feu, les pompiers font appel à des appareils technologiques, dont d’impressionnants avions-citernes. Contrairement à ce qu’on peut penser, le rôle de ces avions, qui relâchent en moyenne chaque année 65 mégalitres d’eau sur les brasiers, n’est pas d’éteindre les feux. C’est plutôt de faire la première attaque, soit de baisser l’intensité de l’incendie  pour permettre aux pompiers de le combattre à partir du sol. Karine Pelletier décrit les objectifs opérationnels de la SOPFEU : « Une fois que le feu est détecté, on veut être sur le terrain en moins d’une heure pour commencer l’attaque, avant qu’il n’atteigne un demi-hectare [de superficie, <em>ndlr</em>]. Puis, on veut le maîtriser, c’est-à-dire faire les contours et s’assurer qu’il ne progresse plus, avant dix heures le lendemain, parce que le feu suit un cycle de 24 heures : quand le soleil se couche et que l’humidité remonte un peu, c’est rare que le feu soit très actif. Ça recommence à s’intensifier vers dix heures chaque matin. Enfin, on veut l’éteindre avant qu’il n’atteigne trois hectares. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux.jpeg" alt class="wp-image-55387" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux.jpeg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux-650x488.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux-150x113.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux-768x576.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eliejuliette/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Elie</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>La sirène est déclenchée</strong></p>



<p>Ce ne sont pas seulement les populations des régions incendiées qui ont fait face aux conséquences des feux de 2023. Les populations des villes au sud aussi ont été touchées autrement : Montréal était étouffée par la fumée, le soleil avait pris une teinte rougeâtre apocalyptique et New York est devenue, en quelques jours seulement, la ville la plus polluée du monde. Les incendies records de 2023 ont certainement joué un rôle dans une prise de conscience environnementale chez certaines personnes. « S’il y a un point positif de la saison dramatique qu’on a connue l’été dernier, c’est bien ça », partage Karine Pelletier. « Ça conscientise les gens à l’impact concret du changement climatique, au danger réel des feux de forêt, [et au fait, <em>ndlr</em>] que même s’ils n’habitent pas dans le nord au milieu de la forêt, même en ville ils peuvent être beaucoup affectés, au niveau de la santé. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les scientifiques sont assez clairs : [le réchauffement climatique, <em>ndlr</em>] va avoir un impact, pas nécessairement sur la quantité de feux, mais sur l’intensité des feux »</p>
<cite>Karine Pelletier</cite></blockquote>



<p>Des situations intenses comme celle de la saison 2023 se feront de moins en moins rares dans les années à venir, en raison des changements climatiques. « Les scientifiques sont assez clairs : [le réchauffement climatique, <em>ndlr</em>] va avoir un impact, pas nécessairement sur la quantité de feux, mais sur l’intensité des feux. C’est lié au fait que la sécheresse va devenir plus fréquente, de plus longue durée. Des épisodes de haute température, de manque de pluie, c’est ça qui va rendre la forêt plus vulnérable à des feux plus intenses », conclut la porte-parole.</p>



<p>On ne sait pas exactement à quoi s’attendre pour la saison 2024. La SOPFEU, comme à chaque année, reste vigilante et réactive, et compte faire tout son possible pour limiter les dégâts des feux sur les communautés, les infrastructures et la forêt. La coopération de la population pour la prévention reste primordiale pour limiter le nombre d’incendies actifs et ainsi alléger un peu la charge de travail de la SOPFEU. Enfin, un conseil pour les adeptes de <em>camping</em> : mieux vaut éteindre soigneusement son feu de camp avant d’aller se coucher et prendre le temps de le rallumer au matin que de risquer d’être la cause d’une future catastrophe.</p>
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		<title>Le marathon optimiste</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/le-marathon-optimiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55218</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cinq films qui éveillent les consciences environnementales à leur manière.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Quoi de mieux, en cette période de battement entre les examens de mi-session et les finaux, qu’un marathon de films? Quoi de mieux, plus précisément, qu’un marathon de films qui touchent au sujet de l’environnement, en ordre du plus cynique au plus optimiste? C’est ce que je vous propose cette semaine, avec les cinq films suivants, auxquels j’ai attribué une note sur l’« Optimiscore » selon leur degré d’optimisme par rapport à l’avenir climatique de la Terre : <em>Déni cosmique </em>(<em>Don’t Look Up</em>), <em>Dans une galaxie près de chez vous</em>, <em>La Sagesse de la pieuvre </em>(<em>My Octopus Teacher</em>), <em>Le Lorax </em>et <em>L’homme qui plantait des arbres</em>.</p>



<p><strong>Déni cosmique (</strong><strong><em>Don’t Look Up</em></strong><strong>)</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Cette salade de vedettes du cinéma (Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Timothée Chalamet, Cate Blanchett, etc.), assaisonnée d’un fort message environnemental, a su créer une onde de choc dès sa sortie, en décembre 2021. Dans cette satire politique et sociale, deux scientifiques sont confrontés à l’apathie générale lorsqu’ils tentent d’avertir la population qu’une comète destructrice se dirige vers la Terre. Les thèmes abordés sont la désinformation, la cupidité, mais aussi l’amitié. Sans divulgâcher la fin, je peux vous dire qu’un film n’a pas besoin de bien se terminer pour être réussi.</p>



<p><strong>Dans une galaxie près de chez vous</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Tirée la télésérie culte homonyme, cette comédie québécoise suit l’équipage du vaisseau spatial Romano Fafard dans sa quête pour trouver une nouvelle planète où déménager les « quatre milliards de tatas » – les humains – qui ont pollué la Terre au point de la rendre inhabitable. Sorti il y a 20 ans, <em>Dans une galaxie près de chez vous </em>réunit des comédien·ne·s québécois·e·s important·e·s : Claude Legault, Didier Lucien, Sylvie Moreau, Réal Bossé, Mélanie Maynard, Guy Jodoin et Stéphane Crête. Entre humour absurde et critique sociale, le film fait passer un message touchant sur l’écologie et l’amitié, tout en offrant un divertissement original, pour ne pas dire parfois politiquement incorrect.</p>



<p><strong>La Sagesse de la pieuvre (</strong><strong><em>My Octopus Teacher</em></strong><strong>)</strong></p>



<p>Optimiscore :<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Se rappeler que nous, les êtres humains, faisons aussi partie de la nature, est un pas important dans la prise de conscience environnementale. Ce film, élu meilleur documentaire aux Oscars en 2021, suit la formation d’une relation émouvante entre un plongeur, Craig Foster, et une pieuvre, dans les eaux froides d’une forêt d’algues en Afrique du Sud. À travers cette amitié improbable, le documentaire ouvre à des réflexions profondes sur l’empathie, la connexion avec la nature, et ce que celle-ci a à nous apprendre. Tout comme la vie d’une pieuvre, rien n’est éternel. Il faut prendre soin de ce que l’on a pendant qu’on l’a encore.</p>



<p><strong>Le Lorax</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Ce film classique pour enfants a marqué une grande étape dans ma prise de conscience environnementale personnelle, à l’âge de sept ans. Dans une ville où la nature est artificielle et l’air respirable est vendu en bouteille, Ted, 12 ans, découvre l’histoire du Lorax, le gardien de la forêt autrefois rasée par un entrepreneur avide. <em>Le Lorax </em>explore les conséquences de la cupidité humaine sur l’environnement, avec une touche d’humour et de poésie caractéristique de Dr. Seuss, qui a écrit le livre à l’origine du film. Ce long-métrage musical et coloré parvient encore à amuser les plus grands et à les replonger dans ce que l’enfance a de plus beau à offrir : l’espoir en l’avenir.</p>



<p></p>



<p><strong>L’homme qui plantait des arbres</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Pour couronner ce palmarès, je vous propose le gagnant de l’Oscar du meilleur court métrage d’animation de 1988, un film québécois basé sur la nouvelle du même nom écrite par Jean Giono en 1953, et illustré par Frédéric Back. Le film raconte l’histoire d’un berger solitaire qui, par son travail de plantation d’arbres pendant des décennies, transforme une région désolée en un lieu paradisiaque où il fait bon vivre. Cette œuvre est une ode<br>à la nature et à la puissance de l’engagement envers l’environnement et la communauté, dont le message peut être encapsulé par la citation suivante : « […] on comprenait que les hommes pouvaient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. »</p>



<p>Bon visionnement!<br></p>
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		<title>Le module de développement durable à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/le-module-de-developpement-durable-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55091</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une ressource utile pour s’impliquer sur le campus.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il existe différentes manières de s’engager pour la cause environnementale en tant qu’étudiant·e à McGill. Rejoindre un des nombreux clubs militants du campus ou lire et contribuer à la section Environnement du Délit en sont des exemples. Mais quelles sont les autres opportunités et évènements ayant lieu sur le campus? Pour répondre à cette question, l’Université a créé le module de développement durable, disponible sur MyCourses. Cette formation en ligne vise à fournir des pistes à tous·tes ceux·celles qui cherchent à rendre le campus plus durable et plus respectueux de l’environnement.</p>



<p><strong>Un module éducatif pour sensibiliser</strong></p>



<p><br>« L’Université McGill a développé le module étudiant “Créer un avenir meilleur : le développement durable à McGill” en réponse à l’intérêt croissant des étudiants pour les questions de durabilité mondiale et à leur volonté<br>d’agir », explique François Miller, directeur exécutif du Bureau du développement durable de McGill. Il poursuit : « Ce module étudiant est un cadre d’apprentissage à la fois structuré et autodidacte, dont l’un des principaux objectifs est de renforcer la sensibilisation et l’implication dans les questions de durabilité sur le campus. Il propose également un examen complet de la durabilité, qui englobe ses aspects environnementaux,<br>sociaux et économiques. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Lieu d’échange et de partage d’idées, le module invite les étudiant·e·s à un travail collaboratif »</p>
</blockquote>



<p>« Lancé en janvier 2023, le module a déjà attiré plus de 800 participant·e·s », nous indique François Miller. Cette formation en ligne au développement durable repose sur la base du volontariat. Pour y accéder, il suffit de se rendre sur le site internet du Bureau de Développement durable de McGill. Le module dure environ 45 minutes, mais il est possible de le laisser de côté et d’y revenir pour le compléter. Il est offert en anglais et en français, et il existe une version pour les étudiant·e·s et une autre destinée au personnel et aux professeur·e·s.</p>



<p>Divisé en trois sections, le module définit d’abord le concept de développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». La formation rappelle que, contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, le développement durable implique des dimensions autres que l’environnement, à savoir la durabilité sociale et économique. Ces trois piliers sont interconnectés et interdépendants. Le volet environnemental est fondé sur l’idée que « la durabilité environnementale se produit lorsque le taux de consommation de l’humanité ne dépasse pas le taux de reconstitution de la nature et lorsque le niveau de pollution et d’émission de gaz à effet de serre de l’humanité ne dépasse pas la capacité de restauration de la nature ». La deuxième section relie le concept de développement durable à l’histoire de McGill. Il permet de découvrir la chronologie de son intégration dans<br>les institutions de l’Université depuis la création en 1998 de l’École de l’environnement [<em>Bieler School of Environment</em>, <em>ndlr</em>]. Parmi les dates notables : l’année 2009 avec la création du Fonds des projets de durabilité, qui offre des financements aux initiatives de développement durable sur le campus, ou encore l’année 2019,<br>avec la campagne « Refill McGill », interdisant la vente d’eau embouteillée pour réduire les déchets plastiques. La dernière section met en avant les façons d’intégrer la durabilité dans la vie de tous les jours. Elle nous invite à nous questionner davantage sur nos habitudes de consommation en réfléchissant à comment agir de manière plus durable.</p>



<p>Ve<strong>rs un campus plus durable</strong></p>



<p>Lieu d’échange et de partage d’idées, le module invite les étudiant·e·s à un travail collaboratif. « Conçu pour optimiser l’expérience de l’utilisateur·rice, le module intègre des éléments interactifs tels que des visuels, des<br>activités et des vidéos, ainsi que des possibilités d’apprentissage asynchrone par les pairs via des tableaux de messages et des sondages en direct », décrit François Miller. Il ajoute : « Les commentaires des étudiant·e·s ont joué un rôle clé dans l’élaboration du contenu et dans la conception du module, garantissant ainsi sa pertinence et son attrait pour la communauté diversifiée de McGill. Il est utile de noter que McGill mène actuellement un processus de consultation sur sa prochaine stratégie en matière de climat et de durabilité, et invite les étudiant·e·s à faire part de leurs commentaires par l’intermédiaire d’un tableau communautaire visuel. »</p>



<p>En effet, le module s’inscrit dans le cadre de la stratégie climat et développement durable 2020–2025 de McGill. Cette stratégie est axée sur plusieurs objectifs à long terme. Le premier est d’atteindre la Cote Platine en développement durable d’ici 2030. Il s’agit de la distinction la plus élevée qu’une université peut se voir attribuer par le Système de suivi, d’évaluation et de notation du développement durable (<em>Sustainability Tracking, Assessment &amp; Rating System</em> – STARS®, (<em>tdlr</em>)). Ce dernier, encadré par l’Association pour l’avancement de la durabilité dans l’enseignement supérieur, permet aux établissements de mesurer leurs performances en matière de développement durable. Aujourd’hui, McGill possède le statut Or avec un score de 76,69 points, se rapprochant du minimum de 85 points nécessaires à l’obtention de la Cote Platine. Les autres objectifs fixés par l’Université sont d’aller vers le zéro déchet d’ici 2035 et de devenir carboneutre d’ici 2040.</p>



<p><strong>Un guide pratique</strong></p>



<p>Une fois complété, il est toujours possible d’accéder au module, qui fournit une longue liste de ressources utiles pour s’impliquer sur le campus en matière d’environnement. En préambule de la formation, un message d’avertissement alerte : « Parfois, ce sujet [développement durable, ndlr] peut conduire à l’éco-anxiété, un terme utilisé pour exprimer le fait de se sentir dépassé, stressé ou anxieux en pensant aux défis liés au climat et à la durabilité. N’oubliez pas de vous concentrer sur les actions qui sont à votre portée et de parler de ces émotions avec les autres pour éviter de vous sentir isolé. Vous pouvez consulter des ressources pour lutter contre l’éco-anxiété, ou contacter le Centre de bien-être des étudiants de McGill. » D’autres ressources pratiques comprennent entre autres l’application « Ça va où? » pour mieux savoir recycler, les conseils d’Hydro-Québec pour réduire sa consommation d’électricité, etc. Par ailleurs, la formation fournit une liste de cours reliés à l’environnement, des opportunités de recherche dans le domaine, et bien d’autres ressources auxquelles vous n’aurez accès qu’en complétant le module. Réaliser la formation donne aussi la possibilité d’obtenir des crédits co-curriculaires reconnus par l’Université. Ceux-ci peuvent être un avantage précieux sur un CV, car ils attestent de l’engagement de l’étudiant·e à des activités d’apprentissage en dehors de la salle de classe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Parmi les 40 000 élèves de McGill, seulement 800 ont complété la formation depuis 2023 : une faible proportion »</p>
</blockquote>



<p><strong>Faut-il le rendre obligatoire?</strong></p>



<p>Nombreux·euses sont ceux·celles qui n’ont jamais entendu parler du module de développement durable à McGill. Il est dommage que tant de ressources soient encore inconnues des étudiant·e·s. « Si le module s’est avéré efficace pour promouvoir l’éducation et l’engagement en matière de développement durable, il reste facultatif, conformément à l’engagement de McGill en faveur de l’autonomie des étudiant·e·s et de la diversité académique. Cette approche permet aux étudiant·e·s d’aborder les concepts de durabilité à leur propre rythme, en respectant leurs intérêts et leurs priorités », affirme François Miller. Parmi les 40 000 élèves de McGill, seulement 800 ont complété la formation depuis 2023 : une faible proportion. On peut penser que la rendre obligatoire permettrait à tous·tes d’accéder à ses avantages. Ça nous concerne tous et toutes, une formation pour la prévention des violences sexuelles a été rendue obligatoire. Une suite logique serait de faire de même pour le module sur la durabilité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/le-module-de-developpement-durable-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Le module de développement durable à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Trois recettes végétariennes à déguster</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/trois-recettes-vegetariennes-a-deguster/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[recettes]]></category>
		<category><![CDATA[végé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54960</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bon appétit!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/trois-recettes-vegetariennes-a-deguster/" data-wpel-link="internal">Trois recettes végétariennes à déguster</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Réduire sa consommation de viande et de poisson est une manière efficace de limiter son impact sur l’environnement et de diminuer son empreinte carbone. C’est pourquoi, cette semaine, <em>Le Délit</em> vous partage trois de ses recettes végétariennes préférées, à base de légumes de saison.</p>



<p><strong>Recette 1 : Pâtes vertes protéinées</strong></p>



<p>N’aimez-vous vraiment pas le tofu ou ne savez-vous tout simplement pas le cuisiner? Voici une savoureuse recette facile et rapide pour les amoureux des pâtes, qui permet de l’intégrer à son alimentation tout en masquant sa texture et en donnant du goût à cette excellente source de protéine à base de plantes. C’est un plat léger et énergisant, optimal avant une séance de sport!</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1295" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1200x1295.jpg" alt class="wp-image-54962" style="aspect-ratio:0.9264705882352942;width:447px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1200x1295.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-650x702.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-150x162.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-768x829.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1423x1536.jpg 1423w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1897x2048.jpg 1897w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-doat/?media=1" data-wpel-link="internal">Adèle Doat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ingrédients :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>175 g de tofu extra-ferme</li>



<li>2 c. à soupe de pesto</li>



<li>1 c. à soupe d’huile d’olive</li>



<li>Une poignée d’épinards</li>



<li>1/2 citron pressé</li>



<li>Sel et poivre au goût</li>



<li>Toutes les épices que vous voulez</li>



<li>Environ 100 mL d’eau</li>



<li>Pâtes de votre choix</li>
</ul>



<p>Pour accompagner :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Noix de Grenoble</li>



<li>Parmesan</li>
</ul>



<p><br>Préparation:</p>



<p>Étape 1 : Faire bouillir de l’eau dans une casserole et y ajouter les pâtes une fois que l’eau bout.<br>Laisser cuire les pâtes selon le nombre de minutes indiqué sur l’emballage. Saler l’eau au goût.<br>Étape 2 : Pendant ce temps, dans un mixeur, ajouter le tofu coupé en dés, le pesto, le sel et le poivre,<br>le jus de citron, l’huile d’olive, les épinards et l’eau pour faire la sauce qui va accompagner les pâtes. Il<br>faut ajouter autant d’eau nécessaire de sorte que le mélange ait une consistance à peu près liquide.<br>Étape 3 : Une fois les pâtes cuites et égouttées, les verser dans une poêle à feu doux et ajouter la<br>sauce. Il suffit d’attendre quelques minutes pour que le mélange des pâtes et de la sauce soit chaud.<br>Étape 4 : Après avoir versé le tout dans une assiette, saupoudrer de parmesan et de morceaux de<br>noix de Grenoble pour une dose d’oméga‑3, et il ne reste plus qu’à se mettre à table!</p>



<p><strong>Recette 2 : Quiche orange-courge-chèvre</strong></p>



<p>Rien de mieux qu’une bonne quiche réconfortante un soir d’hiver avant d’aller se coucher. Voici la<br>recette d’un repas idéal pour s’endormir le ventre léger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1403" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1200x1403.jpg" alt class="wp-image-54963" style="aspect-ratio:0.8553100498930862;width:402px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1200x1403.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-650x760.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-150x175.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-768x898.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1314x1536.jpg 1314w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1752x2048.jpg 1752w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-doat/?media=1" data-wpel-link="internal">Adèle Doat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ingrédients :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1/2 bûche de fromage de chèvre</li>



<li>1 pâte feuilletée</li>



<li>Quelques noisettes (environ 20 g)</li>



<li>2 œufs</li>



<li>1 petite courge musquée</li>



<li>200 g de crème semi-épaisse légère</li>



<li>Sel et poivre au goût</li>
</ul>



<p>Préparation:</p>



<p>Étape 1 : Faire cuire au four la courge coupée en deux avec un filet d’huile d’olive à 355°F pendant<br>environ une heure.<br>Étape 2 : Pendant ce temps, préparer un bol avec les œufs, la crème, le sel et le poivre et mélanger<br>jusqu’à obtenir un mélange homogène.<br>Étape 3 : Une fois cuite, retirer la peau de la courge et la réduire en purée avec une fourchette, ou en<br>utilisant un mixeur et l’ajouter à la préparation. Mélanger le tout.<br>Étape 4 : Étaler la pâte feuilletée dans un plat en piquant le fond avec une fourchette. Y verser la préparation.<br>Étape 5 : Couper des rondelles de chèvre et concasser les noix. Déposer les noix sur la quiche.<br>Étape 6 : Enfourner la quiche à 355°F pendant environ 25 minutes. Déguster!</p>



<p><strong>Recette 3 : Tofu croustillant sucré et pimenté à la Coréenne</strong></p>



<p>Rien de plus réconfortant qu’un bon bol de riz après une grosse session d’étude!</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-1200x1200.jpg" alt class="wp-image-54964" style="aspect-ratio:1;width:507px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-1200x1200.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-2048x2048.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/j-le/?media=1" data-wpel-link="internal">Jade Lê</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ingrédients :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1 bloc de tofu extra-ferme</li>



<li>Sel et poivre au goût</li>



<li>3 c. à soupe de fécule de maïs ou farine</li>



<li>3 c. à soupe d’huile végétale</li>
</ul>



<p>Pour la sauce :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1 c. à soupe de sucre (ou de sirop<br>d’érable ou de miel)</li>



<li>1 c. à soupe de ketchup</li>



<li>1 c. à soupe de gochujang (pâte de piment coréenne à doser selon vos goûts)</li>



<li>2 c. à soupe de sauce soja</li>



<li>1 c. à soupe de vinaigre de riz ou de vinaigre blanc</li>



<li>Ail (frais ou en poudre)</li>



<li>Gingembre (frais ou en poudre)</li>
</ul>
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		<title>Partager, plutôt qu’acheter pour jeter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/partager-plutot-quacheter-pour-jeter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[application]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[partage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54673</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec Fauve Doucet, fondatrice du Partage Club</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Une table en bois en état presque parfait se trouve miraculeusement abandonnée sur le trottoir. Il suffirait simplement de revisser les pattes pour en faire le bureau idéal. Il faudrait alors se procurer un tournevis, mais ce n’est ni économique, ni écologique d’en acheter un si ce n’est pour l’utiliser qu’une seule fois. Alors pourquoi ne pas l’emprunter? <em>Le Délit </em>s’est entretenu avec Fauve Doucet, entrepreneure en innovation environnementale et sociale, fondatrice de Partage Club, une application mobile visant à faciliter et encourager le prêt et l’emprunt plutôt que l’achat. </p>



<p><strong><em>Le Délit </em></strong>(LD) : <em>Pour commencer, peux-tu m’expliquer ce qu’est Partage Club?</em></p>



<p><strong>Fauve Doucet </strong>(FD) : C’est une application mobile sur iOS et Android de partage d’objets de la vie courante, entre voisins mais aussi entre communautés de confiance. Il s’agit, par exemple, de résidents d’un immeuble, de gens dans un quartier, de collègues dans un bureau ou d’étudiants dans une université.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Partage Club semble s’inscrire parfaitement dans le principe du développement durable, en touchant autant à l’aspect environnemental qu’économique et social.</em></p>



<p><strong>FD </strong>: En effet. Sur le plan économique, on sait qu’avec la récession et le taux d’inflation qui augmente, on ne peut plus se procurer les biens de la même façon. Tout coûte cher. Partage Club permet d’économiser en mutualisant et en partageant. Sur le plan environnemental, on fait de la réduction à la source [en réduisant la consommation, <em>ndlr</em>]. On est vraiment dans une des interventions de l’économie circulaire [<a href="https://www.canada.ca/fr/services/environnement/conservation/durabilite/economie-circulaire.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un modèle économique priorisant la récupération, la réduction de la consommation et le partage des ressources</a>, <em>ndlr</em>]. Puis, sur le plan social, on crée des liens de confiance, on crée de la cohésion entre différents maillages de classes sociales de différentes réalités familiales dans un quartier. Cela mène ainsi à l’ouverture et à la tolérance.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Peux-tu me parler de toi et de ton parcours?</em></p>



<p><strong>FD </strong>: J’ai un baccalauréat en communication <em>marketing </em>de l’UQAM, et, bien vite, je suis tombée dans le monde des agences de publicité. J’ai adoré le côté innovant et créatif. Dans le milieu des médias et de la publicité, il faut trouver comment atteindre le public. J’ai parfois travaillé sur des campagnes de sensibilisation [pour des causes, <em>ndlr</em>] très nobles, mais j’étais quand même l’un des moteurs de la consommation. Je me suis rendue compte que beaucoup de gens en communication <em>marketing </em>ont ce conflit de valeurs. Puis, j’ai constaté que j’avais développé un pouvoir vraiment extraordinaire : j’étais capable de changer le comportement des gens à grande échelle. Je voulais l’utiliser pour faire quelque chose de bien. En étant maman, à un moment, on se demande ce qu’on laisse à nos enfants et dans quel monde ils vont vivre. J’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai fait le grand saut pour faire naître Partage Club. C’est un privilège pour moi, chaque jour, de faire mon métier. Je contribue à régler un réel problème de notre société.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il y a beaucoup de jeunes étudiants qui viennent vivre en résidence ou en appartement, et qui ont de la difficulté à s’approvisionner. Le fait de pouvoir emprunter leur apporte vraiment un soutien économique. »</p>
<cite>Fauve Doucet, fondatrice de Partage Club</cite></blockquote>



<p><strong>LD </strong>: <em>Comment l’idée est-elle venue de mettre ce projet sur pied?</em></p>



<p><strong>FD </strong>: Au début, j’étais une maman qui avait un petit garçon de trois ans, dans un condo à Montréal. Je trouvais ça complètement fou le nombre de jouets qui rentrait chez moi. Ça coûtait cher, et je trouvais que ce n’était pas bon pour l’environnement. Au même moment, il est arrivé quelque chose de très contradictoire. J’ai voulu acheter un tricycle usagé à mon garçon, mais je n’ai pas pu parce qu’il n’y avait pas assez de place. Je voulais tellement tout lui offrir, mais en même temps, je ne voulais pas surconsommer. Puis, je me suis dit qu’il devait y avoir une manière de mutualiser les jouets entre parents. J’ai suivi un cours comme étudiante libre en décroissance soutenable à HEC, donné par Yves-Marie Abraham, et c’est là que je suis entrée en contact avec les grands principes de la décroissance, dont la mutualisation comme l’une des solutions. Je me suis dit que pour qu’il y ait une mise en commun des biens, il faut qu’il y ait de la confiance et un lieu physique de rencontre. Puis, je me suis rendue compte que dans les quartiers, il n’y a pas que des familles. Il y a plein de types de gens, donc plein de choses qu’on peut mutualiser. En fait, quasiment tout ce qu’on utilise peut être partagé. </p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Dès son lancement, il y a eu un engouement pour le projet. T’y attendais-tu?</em></p>



<p><strong>FD </strong>: Je ne m’attendais pas à ce que les gens comprennent aussi rapidement ce que c’était. Je reçois au moins une fois par semaine un message de quelqu’un qui dit avoir rêvé de cette application-là, ou qui demande « Pourquoi ça n’existait pas avant? » Ça a tellement de sens dans le contexte actuel. On sort d’une pandémie, on a encore des blessures. Ce que je ressens, c’est que la société est en besoin de communauté, plus que jamais, parce qu’on a perdu le lien social. Il y a aussi une prise de conscience environnementale de plus en plus importante. Puis sur le plan économique, ça commence à être serré. Toutes les conditions macroéconomiques semblent être au rendez-vous pour faire en sorte que le Partage Club prenne son sens.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Tu m’as dit que Partage Club faisait affaire avec l’Université Laval. Comment est-ce que l’application peut répondre aux besoins des étudiants?</em></p>



<p><strong>FD </strong>: Ce qu’on a vu avec l’Université Laval, c’est qu’il y a beaucoup de jeunes étudiants qui viennent vivre en résidence ou en appartement, et qui ont de la difficulté à s’approvisionner, que les objets soient neufs ou usagés. Ce qui est arrivé avec la COVID-19, c’est une rupture de la chaîne d’approvisionnement. Aussi, ce qui arrive c’est que les étudiants n’ont pas beaucoup d’argent. Ils vont souvent acheter des choses qui vont durer très peu longtemps, juste le temps de leurs études, ou qui vont se briser facilement. Le fait de pouvoir emprunter leur apporte vraiment un soutien économique. Cela peut aussi permettre d’essayer de nouvelles activités, par exemple en louant des skis alpins pour une fin de semaine. Ça crée des liens avec les employés et les professeurs, et entre les étudiants, tout en favorisant la cohésion interuniversitaire et dans le quartier. C’est dans une démarche de développement durable que l’Université Laval a entamé le pas.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="515" height="381" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/ULaval.png" alt class="wp-image-54680" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/ULaval.png 515w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/ULaval-150x111.png 150w" sizes="auto, (max-width: 515px) 100vw, 515px"><figcaption><span class="media-credit">Partage Club</span></figcaption></figure>



<p><strong>LD </strong>: <em>Est-ce qu’il y a des limites à ce qu’on peut prêter et emprunter sur l’application? Par exemple, qu’en est-il des véhicules?</em></p>



<p><strong>FD</strong> : Il y a des choses qu’on ne peut pas prêter, comme tout ce qui est lié à l’hygiène. Pour ce qui est des véhicules, il y a des gens qui ont commencé à se prêter des <em>camping-cars</em>, entre autres de la marque Westfalia. Il n’y a pas encore d’assurances, donc c’est vraiment le prêteur qui prend la responsabilité. On est en train de réfléchir à intégrer une assurance à l’application. Il y a beaucoup de villes en région qui nous demandent de mettre en place un volet de partage d’automobiles, qui va venir avec une preuve de permis de conduire. Les gens commencent à s’approprier Partage Club!</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Le partage nécessite beaucoup de confiance. Existe-t-il des politiques pour éviter le vol ou les retards interminables d’objets empruntés?</em></p>



<p><strong>FD </strong>: Oui, on a un code d’honneur que les gens doivent accepter lorsqu’ils s’inscrivent. En bref, l’emprunteur doit ramener l’objet dans le même état. Des bris peuvent arriver, même si c’est rare, parce que les objets sont souvent sous-utilisés [donc presque neufs au moment du prêt, <em>ndlr</em>]. Dans ce cas-là, l’emprunteur peut soit réparer l’objet ou en acheter un nouveau. S’il y a un problème ou une question, ils peuvent contacter le Partage Club. On va aider à faire en sorte que la relation entre les membres soit conservée. On est un peu comme les <em>bodyguards </em>du partage. Vu qu’il n’y a pas d’échange d’argent, les gens font vraiment attention. Ce n’est pas comme dans une relation transactionnelle. Pour ce qui est des retards, dans l’application, on te talonne quand tu manques la date de retour. Souvent, les gens oublient tout simplement, alors on leur rappelle. Ils font attention, ils se parlent : « Est-ce que je peux te le ramener une semaine plus tard finalement? », « Oui sans problème! ». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« C’est contre-intuitif, mais les gens sont très à l’aise de prêter, beaucoup plus que d’emprunter, souvent parce qu’ils sont gênés ou qu’ils sentent qu’ils doivent donner quelque chose en retour »</p>



<p class="has-text-align-center">Fauve Doucet<br></p>
</blockquote>



<p><strong>LD </strong>: <em>On n’a pas l’habitude, je pense, de donner sans recevoir ou de recevoir sans devoir quelque chose. Comment peut-on apprendre à sortir des relations transactionnelles?</em></p>



<p><strong>FD </strong>: On se rend compte que, surprenamment, le prêt est beaucoup plus facile que l’emprunt. C’est contre-intuitif, mais les gens sont très à l’aise de prêter, beaucoup plus que d’emprunter, souvent parce qu’ils sont gênés ou qu’ils sentent qu’ils doivent donner quelque chose en retour. Les gens m’amènent des biscuits, des muffins, mais un merci suffit! Dans notre société, on a un rapport très fort avec la propriété. Quand on a besoin de quelque chose, notre premier réflexe est de la posséder. Pour apprendre à partager, il faut seulement un petit peu de confiance. Rapidement, si tu as une expérience positive, ça crée de la confiance. Ça crée même des amitiés parfois!</p>



<p><em>Si Partage Club vous intéresse, n’hésitez pas à visiter son site web et son application mobile. Pour exprimer votre intérêt pour un partenariat potentiel entre Partage Club et McGill, écrivez à info@partage.club!</em></p>
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		<title>Gare aux roses rouges!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/rose-rouge-ou-tulipe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54742</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’industrie des fleurs : une menace pour l’environnement</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Avec le retour du soleil et des températures positives, l’amour est dans l’air. Alors que la Saint-Valentin approche à grands pas, il faudrait vraiment avoir la tête ailleurs pour ne pas le constater. Il suffit d’aller faire ses courses au supermarché pour être assailli·e par la profusion de bouquets de fleurs colorés, éparpillés au milieu des denrées alimentaires du quotidien. À l’épicerie Metro, les magnifiques bouquets de roses rouges, jaunes et blanches sont signés Savoir Fleur. Ces fleurs semblent être le cadeau idéal pour célébrer la fête de l’amour. Néanmoins, leur histoire n’est pas toujours aussi rose qu’il n’y paraît et l’on se demande quelles sont leurs origines.</p>



<p><strong>Discours discordants</strong></p>



<p>Il est tout à fait légitime de se poser des questions et de douter de l’aspect écologique des fleurs que l’on trouve en grande distribution à l’avènement d’une nouvelle fête commerciale, dont l’enjeu principal est, il faut le rappeler, de faire un maximum de profit. <a href="https://www.savoirfleur.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Savoir Fleur</a> est une entreprise de fleuristerie grossiste au Québec et en Ontario. Elle approvisionne les épiceries des deux provinces en bouquets depuis 1987. Sur son site, l’entreprise déclare : « Nous nous approvisionnons en fleurs fraîches auprès de 80 fermes dans plus de dix pays à travers le monde. […] Nos bouquets peuvent contenir des tiges de wax d’Australie, des gerberas de Hollande, des tournesols du Canada, des roses de l’Équateur, des chrysanthèmes de Colombie, du limonium du Pérou et des feuillages des États-Unis. » De telles affirmations peuvent sembler contradictoires avec un autre message délivré plus loin : « Nous nous associons avec des fermes qui offrent une garantie de qualité et qui pratiquent une culture saine pour l’environnement et responsable pour les gens qui y travaillent. » Nous pouvons relever une certaine incohérence dans ce discours. D’une part, il souligne l’importance d’une production écologiquement responsable, mais de l’autre, il ne prend pas en compte la pollution que le transport des fleurs entraîne. Le·a consommateur·trice peut facilement se retrouver dérouté·e dans sa quête d’adopter un comportement plus vertueux vis-à-vis de l’environnement, en se demandant s’il·elle devrait ou non acheter ces fleurs qui ont parcouru le monde entier.</p>



<p>L’exemple de Savoir Fleur n’est pas un cas isolé : 2/3 des <a href="https://www.equiterre.org/fr/ressources/geste-geste-du-mois-de-fevrier-ce-14-fevrier-boudons-la-rose" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">fleurs vendues au Québec</a> proviennent de l’étranger. Les roses importées majoritairement d’Équateur et de Colombie sont transportées en <a href="https://villeenvert.ca/les-roses-de-la-saint-valentin-un-sujet-epineux/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">avions-cargos réfrigérés</a>, ce qui émet de grandes quantités de gaz à effet de serre. De plus, pour conserver leur éclat d’ici la vente, les roses sont aspergées de substances toxiques. Souvent, les roses sont cultivées en monoculture et les horticulteur·trice·s des pays tropicaux ont recours à l’usage de pesticides, ce qui contribue à appauvrir considérablement les sols et à polluer les eaux, dont la culture est également très gourmande. D’ailleurs, ces bouquets que nous retrouvons en grande surface sont généralement emballés dans du plastique : une double peine pour l’environnement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« 2/3 des fleurs vendues au Québec proviennent de l’étranger. Les roses importées majoritairement d’Équateur et de Colombie sont transportées en avions-cargos réfrigérés, ce qui émet de grandes quantités de gaz à effet de serre »</p>
</blockquote>



<p><strong>Un exemple typique d’écoblanchiment</strong></p>



<p>Savoir Fleur fait partie d’une société plus large. L’entreprise est membre du <a href="https://www.westbrookgroup.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Groupe de Compagnies Westbrook</a>. Il s’agit d’un grand groupe réunissant plusieurs entreprises « produisant des fleurs en pot, des fleurs coupées, et gérant la conception et la construction de structures de serres commerciales et de production dans toute l’Amérique du Nord (tdlr) ». Sous le volet « Notre mission », ; le groupe affirme se « soucier des communautés que nous partageons, de la durabilité de nos produits et de l’avenir à long terme de la planète. » Et d’ajouter : « Grâce à la gouvernance, à l’intégrité et à l’accent mis sur la qualité, l’innovation et le développement durable, nous développons des entreprises et des personnes en vue d’une réussite à long terme. » Le terme de « croissance durable » pullule à travers ce discours aux sonorités vertueuses. C’est pourtant ce même groupe qui soutient les actions des entreprises comme Savoir Fleur. On peut parler d’écoblanchiment, dans la mesure où le discours véhiculé par le groupe lui donne une image écoresponsable, derrière laquelle sont dissimulées les actions polluantes des entreprises.</p>



<p>Les bouquets de fleurs que l’on retrouve en grande surface affichent des prix bien plus attirants pour le·la consommateur·trice que ceux que l’on peut retrouver chez les fleuristes. Les entreprises, parce qu’elles vendent en masse, peuvent fixer un prix réduit. Chez Metro, le « bouquet de luxe douze roses » de Savoir Fleur est vendu à 29,99$. À titre de comparaison, un bouquet du même genre coûte 120$ chez le fleuriste <a href="https://marcheauxfleursmtl.com/saint-valentin-fleuriste-montreal-downtown/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Marché Aux Fleurs MTL</a>. Cette différence de prix, aussi dûe au contraste en termes de qualité, explique pourquoi le·la consommateur·trice sera plus enclin à acheter un bouquet au supermarché plutôt que chez le fleuriste, qui pourrait lui proposer des fleurs plus locales.</p>



<p><strong>Le stéréotype de la Saint-Valentin</strong></p>



<p>Cette différence de prix influence les fleuristes locaux, créant une forte compétition, qui les oblige eux aussi à passer outre certaines considérations écologiques. Ainsi, face à la concurrence des grandes entreprises, les fleuristes perpétuent, comme leurs rivaux, les stéréotypes de la Saint-Valentin, néfastes à l’environnement. « Nous entrons dans la période de la Saint-Valentin qui est encore stéréotypée par la rose rouge », admet une vendeuse. Les slogans chez les fleuristes, tels que « la rose est au centre de l’amour » sont nombreux. Il s’agit d’un problème plus largement ancré dans nos sociétés, qui se complaisent dans la consommation de produits de masse, négligeant ainsi l’aspect environnemental. Interrogé par Le Délit, *Martin, étudiant à McGill, a avoué que bien que son premier instinct fut d’offrir des roses à sa copine, il a désormais changé d’avis : « Je trouve important que le cadeau soit personnel et pas seulement une tradition obligatoire. »</p>



<p>Ce genre de choix reflète les propos d’une fleuriste, qui nous a confié observer un changement de tendance : « Il y a quand même un petit virement qui se fait. Les gens achètent de moins en moins de roses rouges. Notre clientèle veut un peu déroger de ce <em>look</em> classique. L’esthétique change beaucoup. Il y a un côté plus naturel qui revient en vogue avec le mouvement <em>slowflower</em> d’auto-cueillette : moins de production de masse, plus de fleurs sauvages. »</p>



<p><strong>Quelles alternatives?</strong></p>



<p>Le mouvement <em><a href="https://osezplantercapousse.com/2021/07/08/quest-ce-que-le-slow-flower/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">slowflower</a></em> remet en question notre mode de consommation et revendique une production de fleurs au rythme de la nature et des saisons, d’une manière plus respectueuse envers l’environnement et la biodiversité. En effet, comme les fruits et les légumes, les fleurs dépendent du rythme des saisons, et il est important d’en prendre compte. Il vaut mieux se rendre chez le fleuriste pour demander conseils plutôt que d’acheter un bouquet au supermarché, comme nous achetons nos pâtes et notre riz. À partir du mois de janvier, on retrouve dans les <a href="https://alexalacampagne.com/mariages/mariages-respecter-les-saisons-des-fleurs/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">serres canadiennes</a> lisianthus, mufliers, renoncules, rosettes, tulipes, etc.</p>



<p>Cette nouvelle tendance se manifeste également par l’achat de fleurs plus locales. Toutefois, il faut faire attention, car même cultivées dans des serres au Québec, en plein hiver, les roses nécessitent beaucoup d’énergie. En effet, elles ont besoin de beaucoup de chaleur et de lumière pour s’épanouir. Si vous souhaitez à tout prix offrir des fleurs à votre amant·e, privilégiez les fleurs en pot. Gabrielle, étudiante à McGill, raconte que<br>son copain l’année dernière lui avait dessiné une rose sur la main le jour de la Saint-Valentin : « C’est devenu notre tradition, dessiner une fleur, plutôt que d’en acheter. » Sinon, les cadeaux immatériels comme une soirée au restaurant entre amoureux·ses restent le choix le plus écologique, et tout aussi romantique. « Nous n’avons pas de plan précis pour la Saint-Valentin, mais nous nous sommes dit que l’on se réserverait du temps pour être ensemble », nous partage Gabrielle. Rien n’est plus précieux que du temps partagé avec ceux·celles que nous aimons.</p>



<p>*Nom fictif </p>
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		<title>Consommer sur la pointe des pieds</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/consommer-sur-la-pointe-des-pieds/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[chauffage]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Électricité]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment réduire sa consommation d’électricité en période de pointes hivernales?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Si vous prenez régulièrement le métro, vous aurez peut-être remarqué l’apparition d’annonces signées Hydro-Québec, qui invitent la population à réduire sa consommation d’électricité. L’hiver est la période de l’année durant laquelle les Québécois consomment le plus d’énergie, à cause des besoins en chauffage que les grands froids entraînent. Alors, Hydro-Québec sera-t-il en mesure de supporter la demande grandissante en énergie cet hiver? Probablement de justesse, en puisant dans ses réserves énergétiques, en concluant des ententes avec des entreprises, et en bénéficiant de la coopération de la population. </p>



<p><strong>Que sont les pointes hivernales?</strong> </p>



<p><a href="https://www.hydroquebec.com/residentiel/mieux-consommer/economiser-en-periode-de-pointe/?gclid=Cj0KCQiA-62tBhDSARIsAO7twbbCe0Del9N3i_RUhttvHxQ2S9HNQW9IJpF4LJZ7RFXHC1hF4YuuiU4aAstMEALw_wcB" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Les pointes hivernales</a> sont des moments de surcharge du réseau électrique, qui surviennent lors des journées les plus froides de l’hiver, typiquement entre 6h et 9h, et entre 16h et 20h. « Les réserves d’Hydro-Québec pourraient s’avérer insuffisantes en cas de conditions extrêmes, comme une période prolongée de froid intense », rapporte <a href="https://www.lapresse.ca/affaires/2024-01-18/demande-de-pointe/hydro-quebec-est-serree-cet-hiver.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un article de <em>La Presse</em></a>, qui s’appuie sur le rapport de la <em>North American Electric Reliability Corporation</em>. Il est important d’apprendre à réduire efficacement sa consommation en électricité afin d’éviter les pointes hivernales, d’économiser et d’adopter de bonnes habitudes environnementales. </p>



<p><strong>Trucs pratiques pour économiser l’électricité </strong></p>



<p>Pour éviter de chauffer son chez-soi inutilement, il faut d’abord bien isoler! Les fenêtres et les portes mal calfeutrées sont les premiers suspects lorsqu’on sent un courant d’air froid nous glacer le dos. Il n’est pas nécessaire de mettre le chauffage en mode « climat tropical » pour contrer le froid. Pourquoi ne pas profiter de la mode de la saison et parader sa collection de tricots? Puisqu’on parle de vêtements, parlons également lavage. Faire des grosses brassées moins fréquentes et à l’eau froide permet de réduire la consommation des électroménagers. On est (probablement) d’accord que les douches froides n’ont pas leur place lorsqu’il fait ‑16 ̊C dehors. Toutefois, on peut chanter sous la douche bien au chaud tout en économisant, à condition d’en limiter sa durée. Enlever les résidus dans les assiettes avant de les mettre dans le lave-vaisselle fait en sorte qu’on peut régler ce dernier au programme « éco » ou « rapide ». Faire cuire plusieurs plats ensemble dans le four et mettre un couvercle sur l’eau qui bout réduit les besoins énergétiques et le temps d’attente avant de se mettre à table. Et la touche finale, évidente, mais importante pour une consommation électrique responsable : éteindre la lumière lorsqu’on quitte une pièce. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« La meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas »</p>
<cite>Jamy, animateur de l’émission <em>C’est pas sorcier</em></cite></blockquote>



<p>Pour nuire le moins possible à l’environnement, il faut réduire sa consommation et éviter le gaspillage, ce qui inclut l’électricité. Les bonnes habitudes énergétiques peuvent sembler dérangeantes pour le confort et la routine quotidiens, mais lorsqu’elles deviennent des réflexes, on ne les remarque plus. Après tout, une planète en santé est bien plus confortable. Pour reprendre les mots du vulgarisateur scientifique <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dnhMJ3inEks" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Jamy</a>, animateur de l’émission télévisée C’est pas sorcier, « la meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas ». </p>
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		<title>31 jours dans la peau d’un·e végane</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/31-jours-dans-la-peau-dun%c2%b7e-vegane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Végane]]></category>
		<category><![CDATA[véganisme]]></category>
		<category><![CDATA[Véganuary]]></category>
		<category><![CDATA[Végétarisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Veganuary, le défi du mois de janvier. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/31-jours-dans-la-peau-dun%c2%b7e-vegane/" data-wpel-link="internal">31 jours dans la peau d’un·e végane</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Peut-être avez-vous déjà vu circuler la tendance « <em>Veganuary</em> » sur votre fil Instagram ces derniers jours. De nombreux comptes culinaires ont décidé de participer à ce mouvement annuel du mois de janvier, en partageant une recette végétalienne par jour pour leurs abonné·e·s. Mais les créateur·rice·s des réseaux sociaux ne sont pas les seul·e·s à s’être lancé·e·s le défi. Pour débuter la nouvelle année, plusieurs se sont donné·e·s comme bonne résolution de manger moins de viande et de limiter leur consommation de produits d’origine animale.</p>



<p><strong><em>Veganuary</em>, qu’est-ce que c’est?</strong> </p>



<p>En 2014, au Royaume-Uni, Matthew Glover et Jane Land créent le concept <em>Veganuary</em>, contraction des mots anglais « <em>vegan</em> » et « <em>January</em> ». L’idée était d’encourager le plus de monde possible à adopter un régime végane pendant tout le mois de janvier. Aujourd’hui, <em><a href="https://veganuary.com/fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Veganuary</a></em> est une organisation à but non lucratif, qui joue aussi le rôle de porte-parole promouvant le mode de vie végane. <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Thomas Loeffler, chef végane, (aussi appelé <a href="https://www.instagram.com/thecheftomy/?hl=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">The Chef Tomy</a>), qui est ambassadeur de <em>Veganuary</em> cette année. Pour lui, <em>Veganuary</em> est « un mois de découverte qui permet aux gens de découvrir d’une façon ludique l’univers des possibles dans l’alimentation végétale, avec notamment la mise à disposition de beaucoup de ressources par de nombreuses personnes et associations, et de ceux qui sont à la base du mouvement végane, comme des livres électroniques, des vidéos, des recettes, des conseils nutritionnels, etc. » </p>



<p>Le mouvement <em>Veganuary</em> a pour objectif principal de valoriser la nourriture végane et de la rendre plus populaire. Même si « la base du concept est de vraiment faire un mois complet en étant végane, […] l’idée n’est pas de forcer les gens, ni de les juger », rappelle Thomas, avant d’ajouter : « Chacun tourne un peu la chose comme il en a envie. Par exemple, il y a des gens qui ne vont faire que quinze jours, d’autres qui vont faire un repas sur deux. Il y a aussi plein de personnes qui ont commencé à partir du 10 janvier parce qu’ils se sont rendu compte qu’ils avaient envie de le faire un petit peu tard, mais en réalité il n’est jamais trop tard. »</p>



<p><strong>Pourquoi y participer?</strong></p>



<p>Beaucoup de préjugés existent quant au régime végétalien. <em>Veganuary</em> a aussi pour but de se débarrasser des idées reçues, ainsi que de sensibiliser l’opinion publique au véganisme et à ses avantages. La principale philosophie du mouvement végane est de vivre sans exploiter les animaux. Le véganisme reconnaît le droit naturel des animaux à ne pas être maltraités, ni exploités par l’humanité. Plus qu’un régime alimentaire à base de plantes qui refuse la consommation de tout produit d’origine animale (œufs, lait, gélatine, etc.), <a href="https://veganie.com/pages/vegan-c-est-quoi#:~:text=Le%20mode%20de%20vie%20Vegan,graisses%20animales%20est%20non%20utilisé." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le véganisme</a> touche d’autres aspects du quotidien. Être végane, c’est aussi boycotter les produits qui ont été testés sur des animaux et refuser de porter des vêtements faits à partir de chair, de fourrure, de cuir, de laine ou de soie, par exemple. </p>



<p>Parmi les arguments contre l’adoption d’un régime végane, « ce qu’on entend vraiment souvent, c’est que les véganes vont avoir énormément de carences, ce qui n’est pas vrai si on s’alimente correctement. On entend aussi certains dire qu’on mange de la viande depuis toujours, que c’est une tradition, alors pourquoi la changer? Ou encore que les véganes, notamment au niveau sportif, sont plus faibles et ont moins de capacités physiques, ce qui n’est pas vrai non plus. On parle aussi du soja, qui contiendrait supposément une concentration d’œstrogène qui ferait pousser des seins aux hommes, alors que scientifiquement, ce n’est pas vrai du tout », témoigne Thomas. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Selon le rapport de décembre 2023 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’élevage de bétail dans le monde est responsable de 12,5% des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique »</p>
</blockquote>



<p>Au contraire, l’alimentation végane a de multiples avantages, que ce soit au niveau de la santé, du bien-être animal ou encore de l’environnement. Adopter un régime végétalien, c’est réduire les risques de certaines maladies chroniques et être en meilleure santé. « C’est une alimentation qui est fortement anti-inflammatoire, principalement composée d’aliments complets comme des céréales, des légumineuses, des graines, des noix, des oléagineux. Ce sont des aliments très bons pour la santé, qui sont très riches, que ce soit en protéines, en fibres, ou en acides gras, qui sont insaturés, contrairement à la viande, qui a beaucoup de graisses saturées, mauvaises pour la santé », nous explique Thomas. L’argument de défense de la cause animale est tout aussi convaincant : « Aujourd’hui, on produit une quantité incalculable de viande à l’échelle mondiale. L’agriculture intensive est de plus en plus présente parce qu’il y a une demande qui est énorme. Cette agriculture et cet élevage intensifs entraînent forcément des pratiques qui sont très cruelles envers les animaux », poursuit Thomas. Enfin, ne plus consommer de produits d’origine animale permet de considérablement réduire son <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/pourquoi-calculer-son-empreinte-carbone/" data-wpel-link="internal">empreinte carbone</a>. En effet, selon le rapport de décembre 2023 de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’élevage de bétail dans le monde est responsable de <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/12/08/l-elevage-est-responsable-de-12-des-emissions-humaines-de-gaz-a-effet-de-serre-selon-l-onu_6204611_3244.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">12,5%</a> des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Par ailleurs, la production de viande consomme énormément d’eau et de céréales, afin de nourrir le bétail, ce qui occupe une grande quantité de terres. Lorsque ces dernières viennent à manquer, cela incite à la déforestation. </p>



<p></p>



<p><strong>Végétarisme VS véganisme </strong></p>



<p>On pourrait se dire qu’adopter un régime végétarien en éliminant la viande et le poisson de son alimentation serait suffisant pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Pourquoi alors faudrait-il devenir végane? </p>



<p>Thomas nous répond : « Devenir végétarien, c’est déjà une très bonne chose en termes d’environnement, parce qu’on réduit fortement son impact. En termes de souffrance animale, c’est un peu plus compliqué parce qu’on sait que l’industrie du lait est l’une des industries les plus cruelles au monde, tout comme l’industrie des œufs. Chaque année, on broie <a href="https://www.l214.com/lettres-infos/2022/12/15-li-enquete-poussins/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des millions de poussins vivants</a>, à peine sont-ils sortis de l’œuf. Donc à ce point de vue là, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus idéal. Pour ce qui est des émissions de gaz à effet de serre, c’est déjà une très bonne chose d’être végétarien, et chacun le fait à son rythme. Mais, il faut aussi savoir que le lait de vache a une empreinte carbone qui est beaucoup plus élevée que du lait végétal par exemple. » </p>



<p><strong>« Réapprendre à manger »</strong> </p>



<p>Pour cuisiner des recettes véganes et maintenir son apport en protéines, il n’est pas nécessaire de devenir expert·e en nutrition. « Il faut réapprendre à manger. Dans notre culture actuelle, la viande représente la majeure partie des apports en protéines dans nos assiettes. Si on décide simplement de retirer la viande de nos assiettes en continuant de manger comme avant, on va avoir des carences en protéines. Il faut donc savoir remplacer cette viande qu’on va enlever de notre alimentation par autre chose, comme des noix, des légumineuses, ou des produits tels que le soja, les protéines de pois texturées, le thé, le <a href="https://www.lapresse.ca/gourmand/alimentation/2021-05-27/le-seitan-roi-des-proteines-vegetales.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">seitan</a>, etc. Il y a plein d’alternatives très riches en protéines végétales ». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Adopter un mode de vie végane, ce n’est pas une décision éphémère qui se limite à un mois. Il s’agit d’un effort conscient que l’on décide de fournir à long terme »</p>
</blockquote>



<p>Bien qu’il soit centré sur le mois de janvier, l’objectif de <em>Veganuary</em> est d’encourager un changement durable dans les habitudes alimentaires des gens. Il ne s’agit pas simplement d’une tendance passagère et il est important d’en souligner les limites. Gabrielle, étudiante végane, nous partage ses appréhensions. « J’ai un petit bémol à apporter au concept de <em>Veganuary</em>, soit que cela peut par mégarde s’inscrire dans <a href="https://www.loouniecuisine.com/fr/articles/la-culture-des-dietes-ou-diet-culture-cest-quoi/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la culture des diètes</a>, qui est extrêmement présente au mois de janvier. Les gens qui adhèrent à un nouveau régime ou une nouvelle tendance en début d’année vont souvent s’astreindre à des standards très élevés ou irréalistes, ce qui les empêchera de garder leurs résolutions de manière durable. Or, le véganisme, ce n’est pas une diète, ni une tendance, mais bien une prise de position éthique et politique. » Adopter un mode de vie végane, ce n’est pas une décision éphémère qui se limite à un mois. Il s’agit d’un effort conscient que l’on décide de fournir à long terme. Gabrielle le souligne : « Parce qu’en fait, ce qui pour moi est le plus important, ce n’est pas la vitesse à laquelle quelqu’un fait sa transition vers le véganisme. L’important, c’est qu’une personne fasse cette transition au rythme requis pour qu’elle soit capable de garder le cap et vivre en harmonie avec ses principes. »</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/31-jours-dans-la-peau-dun%c2%b7e-vegane/" data-wpel-link="internal">31 jours dans la peau d’un·e végane</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Pourquoi calculer son empreinte carbone?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/pourquoi-calculer-son-empreinte-carbone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[carboneutralité]]></category>
		<category><![CDATA[écoanxiété]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte carbone]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte écologique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54201</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un guide pour mieux comprendre son impact sur l’environnement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/pourquoi-calculer-son-empreinte-carbone/" data-wpel-link="internal">Pourquoi calculer son empreinte carbone?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il arrive souvent que l’on se sente un peu perdu·e face à la complexité du défi écologique. Après tout, nous pouvons avoir l’impression que l’effondrement de la biodiversité et des écosystèmes, l’épuisement des ressources et le réchauffement climatique sont des menaces lointaines contre lesquelles nous n’avons aucun pouvoir et dont nous ne ressentons pas (de manière significative) les conséquences au quotidien. Pourtant, de plus en plus on entend parler de l’importance de l’action individuelle pour faire face à l’enjeu climatique qui nous concerne tous·tes. De nombreuses questions se posent alors : que puis-je faire pour réduire mon impact sur la planète? Comment puis-je adopter des habitudes plus écologiques? Mais avant de répondre à ces questions, il faut avoir une idée plus concrète des répercussions de son mode de vie sur l’environnement. Un bon point de départ pour avoir une idée de cet impact et pour savoir comment agir, c’est de calculer son empreinte carbone. </p>



<p><strong>Qu’est-ce que l’empreinte carbone?</strong> </p>



<p>Le phénomène naturel d’effet de serre, amplifié par les activités humaines, est la principale cause du réchauffement climatique. Les rayons du soleil qui frappent notre planète fournissent l’énergie nécessaire à la vie et sont par la suite renvoyés vers l’espace. Certains gaz atmosphériques, appelés gaz à effet de serre, captent ces rayonnements pour les renvoyer vers la Terre, un peu à la manière d’un miroir : c’est ce qu’on appelle l’effet de serre, qui permet de maintenir une température stable sur la planète. Toutefois, depuis la révolution industrielle, l’activité humaine a pour effet d’amplifier ce phénomène naturel en produisant ses propres émissions de gaz à effet de serre, notamment lors de la combustion d’énergies fossiles, qui émet d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2). L’empreinte carbone est un outil qui permet de calculer la somme des gaz à effet de serre produits lors de nos activités ou par la fabrication et l’utilisation des biens que l’on achète. Elle est mesurée en dioxyde de carbone équivalent (pour simplifier on convertit les autres gaz émis comme le méthane ou le protoxyde d’azote en équivalent CO2). Elle peut s’appliquer à un produit en évaluant ses émissions le long de son cycle de vie (de sa fabrication jusqu’à son élimination) à une entreprise, un territoire ou une personne. </p>



<p><strong>Faire le test</strong> </p>



<p>Il existe de nombreux tests en ligne pour calculer son empreinte carbone en fonction de ses actions quotidiennes. Une des plateformes les plus connues est celle de <a href="https://nosgestesclimat.fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Nos Gestes Climat</a>. Le test, qui dure tout au plus 10 minutes, pose des questions simples telles que : « Combien de kilomètres parcourez-vous en train par an? Combien de personnes vivent chez vous? Quelle est votre consommation par semaine de tabac? », etc. Les catégories d’où proviennent nos émissions, sur lesquelles nous sommes interrogé·e·s, sont celles des transports, de l’alimentation, du logement et des services sociétaux. </p>



<p>À l’issue du test, l’estimation de son empreinte carbone en tonnes de CO2 par an, permet de se situer par rapport aux objectifs internationaux fixés et ainsi de mieux se les représenter. L’empreinte carbone de la société québécoise comprend les émissions de gaz à effet de serre correspondant à la demande finale intérieure du Québec, que les biens et services aient été produits au Québec, ailleurs au Canada, ou ailleurs sur la planète. Elle exclut donc celles générées par les exportations. Selon les estimations de l’<a href="https://statistique.quebec.ca/fr/communique/premiere-estimation-empreinte-carbone-societe-quebecoise-exportations" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Institut de la statistique du Québec</a>, elle s’élève à au moins 95 millions de tonnes d’équivalent CO2 pour l’année 2018, c’est-à-dire 11,3 tonnes par habitant. Ce sont les dépenses courantes des ménages qui représentent la plus grande part de cette empreinte carbone, notamment liée à l’utilisation de véhicules et d’appareils électroménagers fonctionnant aux énergies et combustibles fossiles. Avec ce chiffre, on est bien loin des objectifs fixés par l’Accord de Paris de 2015, qui préconisent de limiter les émissions par citoyen à deux tonnes au maximum par an pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Le Canada s’est aussi engagé à atteindre la <a href="https://www.canada.ca/fr/services/environnement/meteo/changementsclimatiques/plan-climatique/carboneutralite-2050.html#:~:text=L%27objectif%20de%20la%20carboneutralité,soit%20rejeté%20dans%20l%27air." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">carboneutralité</a> d’ici 2050. Cela signifie que l’économie canadienne devra limiter au maximum les gaz à effet de serre, ou devra compenser ses émissions.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Calculer son empreinte carbone n’a surtout pas pour objectif de se culpabiliser et de sombrer dans l’éco-anxiété tant la tâche de réduction à deux tonnes paraît ardue, voire impossible »</p>
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<p>Il est important de garder ces chiffres en tête lors du calcul de son empreinte carbone, mais ce n’est pas pour autant une raison de désespérer. Calculer son empreinte carbone n’a surtout pas pour objectif de se culpabiliser et de sombrer dans l’éco-anxiété tant la tâche de réduction à deux tonnes paraît ardue, voire impossible. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier à la Polytechnique Montréal, met en avant la nécessité d’entreprendre des changements structuraux à l’échelle des États, car en tant que citoyen·ne·s, nos options sont limitées. « Si vous construisez une maison, vous n’avez pas de responsabilité directe sur la façon dont la maison est construite. Les normes sont imposées de l’extérieur. Vous n’avez pas non plus beaucoup de responsabilité sur comment vont être installées les infrastructures autour de vous », nous a‑t-il expliqué. « Quand on dit qu’il faut qu’on réduise à deux tonnes par habitant, c’est un enjeu systémique. C’est-à-dire qu’il faut réduire les émissions dans le ciment, il faut réduire les émissions dans la production d’énergie, il faut réduire les émissions dans la production de biens, dans la production alimentaire. Au final, on ne peut pas remettre toutes ces responsabilités là dans les mains du citoyen ou du consommateur. Il faut que ce soit fait par des transformations radicales de l’ensemble de la chaîne de production. Et à ce moment-là, il faut pouvoir mettre les prix, les coûts correctement pour qu’on puisse choisir clairement. » </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le test permet d’identifier les catégories de notre quotidien sur lesquelles on peut s’améliorer et pour lesquelles nos choix comptent, proposant des solutions efficaces pour réduire notre empreinte carbone »</p>
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<p><strong>Permettre une prise de conscience</strong> </p>



<p>Certes, il sera difficile d’atteindre l’objectif des deux tonnes sans des décisions prises au sommet de l’État et sans gouvernance mondiale. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour ne rien faire à une plus petite échelle! Au contraire, le test permet d’identifier les catégories de notre quotidien sur lesquelles on peut s’améliorer et pour lesquelles nos choix comptent, proposant des solutions efficaces pour réduire notre empreinte carbone. Réaliser le test, c’est d’abord favoriser une meilleure prise de conscience. Comme Normand Mousseau le fait remarquer : « Il faut prendre conscience, par exemple, que l’impact principal au quotidien, ce sont les vols d’avion. Si on regarde les émissions, un vol d’avion c’est deux, trois, quatre tonnes! » Ainsi, renoncer à l’avion peut déjà avoir un impact conséquent pour réduire son empreinte sur le climat. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« En y allant étape par étape, on finit souvent par se rendre compte que ce n’est finalement pas aussi difficile de changer son comportement que l’on ne pense »</p>
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<p>Après que votre résultat se soit affiché, un parcours-action personnalisé vous est conseillé. En fonction des changements concrets listés pour chaque catégorie, vous pouvez les accepter et voir ainsi diminuer votre score, ce qui est très motivant. Il y a plusieurs options qui varient en degré. Par exemple, dans le domaine de l’alimentation, les options proposées sont de manger de la viande une seule fois par jour, devenir végétarien, voire végétalien. En y allant étape par étape, on finit souvent par se rendre compte que ce n’est finalement pas aussi difficile de changer son comportement que l’on ne pense. D’autres actions utiles auxquelles on ne pense pas forcément sont évoquées, comme mettre un autocollant « pas de publicité » sur sa boîte aux lettres, privilégier l’étendoir au sèche-linge, etc. </p>



<p>En plus de donner des idées réalistes sur quelles actions adopter, calculer son empreinte carbone peut parfois surprendre. Nathan, étudiant à l’Université de Montréal, admet que son calcul lui a donné des idées pour changer ses habitudes et lui a été utile pour mieux réaliser son impact individuel sur le climat : « C’est révélateur, surtout quand tu vois l’impact de certains déplacements en voiture, par exemple. Sinon, aussi au niveau de l’impact de ton alimentation. En plus, ça peut donner des renseignements sur l’empreinte plus globale de ton logement. » Avant d’ajouter : « Mais ça m’a surtout conforté à ne pas utiliser la voiture seul et à ne pas consommer de viande.&nbsp;» Lou, étudiante française à Sciences Po Paris, juge quant à elle qu’avoir calculé son empreinte carbone lui a été utile « pour se rendre compte de la répartition, de la part de chaque élément dans [son] empreinte carbone ». «&nbsp;Je n’avais pas conscience, par exemple, que juste le système français dans lequel je vis contribue directement à une tonne de mon empreinte carbone », nous confie-t-elle. Cela lui a également permis « d’évaluer des axes d’amélioration » et l’a amenée entre autres à « réduire ou en tout cas à ne pas multiplier les objets connectés après [s]’être rendu compte de l’impact du numérique ». </p>



<p><strong>Non sans imperfections</strong> </p>



<p>Néanmoins, cette mesure a des limites. Il ne faut pas oublier que ces tests en ligne restent des outils pédagogiques. Ces simulateurs n’offrent que des estimations assez vagues, calculées à partir de moyennes. La réalité est bien plus complexe, comme le souligne le professeur Normand Mousseau : « Sur ces sites-là, on ne sait pas toujours ce qui est inclus dans le calcul. Il y a plusieurs inconnus. Ce sont des évaluations assez générales et grossières. Par exemple, si je regarde la consommation d’un kilogramme de bœuf, dépendamment de l’endroit où il a été produit et selon quelle approche, on peut avoir un facteur de trois à quatre de différence en termes de gaz à effet de serre émis. » Même si le calcul n’est pas exact, il nous donne quand même une idée approximative de nos émissions et des aspects de notre quotidien qui les causent. On peut même espérer qu’au fil des ans, les algorithmes se précisent et deviennent plus performants. </p>



<p>Toutefois, l’empreinte carbone, même plus précisément calculée, ne nous fournit pas toujours une vision complète de notre impact sur l’environnement. « Quand tu commences à t’intéresser à la question de ton empreinte, c’est déjà bien parce que ça permet de vraiment comprendre ce qui pèse le plus sur l’environnement. Après, il ne faut pas oublier que calculer l’empreinte carbone c’est bien, mais ça met de côté plein d’autres types de pollution », nous rappelle Nathan. De nombreux angles morts ne sont pas pris en compte avec cet indicateur. Autre que les émissions de gaz à effet de serre, nos activités ont d’autres répercussions sur l’environnement, comme la pollution des déchets plastiques, l’impact sur la biodiversité, l’épuisement des ressources… </p>



<p><a href="https://carboneutrequebec.com/definition-empreinte-ecologique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">L’empreinte écologique</a> est un autre indicateur plus large qui englobe l’empreinte carbone tout en intégrant d’autres facteurs pour mesurer l’impact sur l’environnement. Elle détermine quelle surface de notre écosystème (terrestre et aquatique) doit être utilisée pour répondre à notre consommation de ressources, nos activités et notre production de déchets. Elle est mesurée en hectare par année. Peut-être en entendrons-nous plus parler à l’avenir, car elle pourrait venir en complément de l’empreinte carbone. </p>



<p>Si l’on entend de plus en plus parler de compensation carbone, captage et stockage de carbone, il y a de quoi rester sceptique face à une technologie qui peut justifier de continuer d’émettre des gaz à effet de serre. « La solution reste de ne pas émettre », affirme Normand Mousseau. Moins on consomme, moins on émet, cela paraît en effet tout simple. L’action individuelle a des limites, c’est pourquoi il est d’autant plus important en tant que citoyen « de s’assurer qu’on fait pression pour transformer les réglementations. Dans le long terme, ça a plus d’impacts que des choix individuels. Il faut s’assurer que les transformations se fassent à l’échelle de la majorité&nbsp;». Cela figure également dans les recommandations des tests en ligne de calcul de l’empreinte carbone. Participer aux élections fait partie des actions les plus déterminantes pour faire changer les choses. Faire entendre sa voix est primordial, mais pour cela il faut d’abord être informé. C’est pourquoi je vous invite à écouter les scientifiques et les experts de la situation et à continuer de nous lire avec attention, pour devenir un meilleur citoyen vert et protéger l’avenir de la planète.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/pourquoi-calculer-son-empreinte-carbone/" data-wpel-link="internal">Pourquoi calculer son empreinte carbone?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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