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	<title>Archives des Gastronomie - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Oct 2023 14:37:00 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Dix chandelles (en cire de soja) pour le FVM!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/10/04/dix-chandelles-en-cire-de-soja-pour-le-fvm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Genest]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[véganisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival végane de Montréal fête ses dix ans d’existence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/10/04/dix-chandelles-en-cire-de-soja-pour-le-fvm/" data-wpel-link="internal">Dix chandelles (en cire de soja) pour le FVM!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Palais des congrès était bondé, les 30 septembre et 1<em>er </em>octobre derniers, à l’occasion de la dixième édition du <a href="https://festivalveganedemontreal.com/2023/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Festival végane de Montréal</a> (FVM). Plus de 120 exposants, allant d’incontournables comme Aux vivres et BKIND à des entreprises véganes bourgeonnantes telles que <em>Ethically Warm </em>et WOOP4, en passant par des sanctuaires pour animaux de ferme et des organisations militantes, accueillaient les centaines de véganes et végécurieux·ses qui déambulaient entre les kiosques.</p>



<p><strong>L’alimentation végétale à l’honneur</strong></p>



<p>La facette la plus connue du véganisme est sans aucun doute l’alimentation à base de plantes (<em>plant-based</em>)&nbsp;; il est donc peu étonnant que plus de la moitié des kiosques étaient dédiés à des produits alimentaires. Les bouchées gratuites permettaient au public d’échantillonner des saveurs des plus variées, notamment du tofu façon shish taouk, du tempeh style barbecue, des biscuits au matcha et chocolat blanc, des champignons shiitake en mode porc effiloché, et plus encore. Signe de l’innovation de la scène alimentaire végane, il était même possible d’essayer du poisson végétal : le saumon fumé de BY2048 – à base de carottes – avait la texture et le goût parfaits pour un <em>bagel lox</em>, tandis que le tartare mahi-mahi de WOOP4 était si réaliste qu’il a presque donné la frousse à notre journaliste végane!</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Signe de l’innovation de la scène alimentaire végane, il était même possible d’essayer du poisson végétal »</p>
</blockquote>



<p>Les boissons à base de plantes étaient également mises de l’avant durant le FVM, du kombucha au lait de soja. Particulièrement populaire, le kiosque de la Crémerie des Trois- Rivières permettait au public majeur de goûter ses crèmes alcoolisées à base de lait d’avoine, à saveur de chocolat-noisette ou d’espresso. L’alcool végane était aussi au cœur de la conférence de Priya Rao, au sujet des accords entre mets et vins véganes, car – contrairement à la croyance populaire – tous les vins ne sont pas véganes : plusieurs vigneron·ne·s utilisent encore des substances animales (notamment des blancs d’œuf ) dans le collage et la filtration du vin, sans compter l’utilisation de fertilisant animal dans les vignobles ou de cire d’abeille dans les amphores. Certaines bases de données en ligne, telles que <em><a href="https://www.thesocialherbivore.co/vegan-wine-directory" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">The Social Herbivore</a> </em>pour les vins canadiens ou <em><a href="https://www.barnivore.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Barnivore</a> </em>à l’échelle internationale, offrent toutefois un répertoire de vins véganes.</p>



<p><strong>Végane de la tête aux pieds</strong></p>



<p>Le véganisme est toutefois loin de n’être qu’un régime alimentaire : ce mode de vie s’applique à tous les aspects du quotidien, de nos vêtements à nos soins corporels. Plusieurs entreprises mettaient ainsi de l’avant des alternatives végétales et sans cruauté aux éléments de notre quotidien, comme Les Pétards avec leurs chandelles à base de cire de soja ou encore Bego et leurs élégantes sandales en cuir d’ananas. <em>Ethically Warm</em>, qui participait à son premier FVM, a particulièrement interpellé notre journaliste avec ses parkas, doudounes et vestes écologiques, biodégradables, éthiquement et localement produits et – bien sûr&nbsp;– véganes. « Notre but, souligne la fondatrice Alexandra Gavrila, était d’offrir une alternative aux Kanuk et Canada Goose, ces manteaux canadiens hauts de gamme auprès desquels, au niveau de l’éthique et du véganisme, on ne trouvait toutefois pas notre compte », ajoutant que les alternatives véganes existantes – à base de plastique – n’étaient pas pour elle la solution. </p>



<p>BKIND, présentateur officiel du FVM, a également attiré l’attention de notre journaliste : l’entreprise accueillait les festivalier·ère·s à l’entrée du festival avec un immense kiosque accompagné de figures gonflables (représentant notamment Luna, le chien de la fondatrice) ainsi que d’une station de manucures express! Les produits de beauté et les soins pour la peau de BKIND sont depuis plusieurs années une valeur sûre de la scène végane montréalaise, et l’entreprise est particulièrement reconnue pour la qualité de ses vernis à ongle non toxiques. Pour la fondatrice de BKIND Marilyne Bouchard, cette dixième édition du FVM rend évidente l’évolution du véganisme depuis une décennie : « ce n’était pas <em>cool </em>» de vendre des produits végétaliens et sans cruauté au milieu des années 2010, mais être végane en 2023 est « un outil <em>marketing </em>» inestimable pour les entreprises, et le FVM, tout comme BKIND, ont évolué conséquemment à cette popularité croissante du mouvement végane au Québec.</p>



<p><strong>Pour les animaux</strong></p>



<p>Fondamentalement, le véganisme est une position sociale et politique qui s’oppose à l’exploitation animale. Il aurait donc été difficile de célébrer une dixième édition du FVM sans mettre en valeur le travail des activistes qui luttent, chacun·e à leur manière, pour la cause animale. Du côté des exposants, l’on trouvait notamment <em>Montreal Pig Save</em>, un regroupement qui organise des vigiles devant des abattoirs montréalais afin de commémorer les derniers moments des cochons qui y seront tués, et <em><a href="https://plantbasedtreaty.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Plant Based Treaty</a></em>, une organisation mondiale qui vise à convaincre des acteurs municipaux, nationaux et internationaux à effectuer un virage végane dans le but de mettre les systèmes alimentaires au cœur du combat contre la crise climatique, étant donné les impacts dévastateurs de l’agriculture animale sur nos écosystèmes et la biodiversité. </p>



<p>Les refuges pour animaux – tant locaux qu’internationaux – étaient eux aussi à l’honneur. Le Sanctuaire pour animaux de ferme de l’Estrie (<a href="https://www.safe-refuge.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">SAFE</a>) bénéficiait d’un kiosque entouré de porte-parole et de festivalier·ère·s enthousiastes ainsi que d’une conférence touchante donnée par la fondatrice du SAFE, Catherine Gagnieux. Cette dernière a raconté en toute humilité les grandes difficultés auxquelles elle fait face dans le cadre de sa mission, du manque de financement et de bénévoles au fardeau émotionnel qui accompagne l’obligation de refuser de nouveaux résidents, faute de place. Elle endure ces défis grâce à la beauté indicible du lien qui peut unir les animaux humains aux animaux non humains, puisque même si ces derniers n’ont pas de voix, «&nbsp;ils parlent, et il faut juste apprendre à les écouter ». </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-1200x1600.jpg" alt class="wp-image-52788" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-1200x1600.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-650x867.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-150x200.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-768x1024.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-1152x1536.jpg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-1536x2048.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/10/384535726_1739349299841572_2963616597396303484_n-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/gabriellegenest/?media=1" data-wpel-link="internal">Gabrielle Genest</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Dans sa propre conférence, Sarah Heiligtag abondait dans le même sens, soulignant la force du pouvoir de connexion entre les animaux humains et non humains : « <em>Lorsque des enfants viennent au sanctuaire et regardent un cochon dans l’œil, cela change tout </em>(<em>tdlr</em>). » La philosophe suisse a fondé une école d’éthique au sein même de son sanctuaire pour animaux, et elle accompagne des propriétaires de fermes dans la transformation de leurs fermes animales en fermes véganes, une méthode d’agriculture éthiquement et écologiquement durable connue sous le terme de <em>TransFARMation</em>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« [D]ans la mesure où elle implique des violences et des dommages non nécessaires, […] l’exploitation animale est injuste et moralement indéfendable »</p>
<cite><em>Déclaration de Montréal</em></cite></blockquote>



<p>Sarah Heiligtag n’était pas la seule philosophe à donner une conférence : Martin Gibert, Valéry Giroux et François Jaquet ont également participé au FVM afin d’aborder la <a href="https://greea.ca/declaration-de-montreal-en-francais/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Déclaration de Montréal</a>. Ce texte, qui célèbre son premier anniversaire le 4 octobre 2023 (soit la Journée mondiale des animaux), déclare principalement que « [d] ans la mesure où elle implique des violences et des dommages non nécessaires, […] l’exploitation animale est injuste et moralement indéfendable ». Signée à ce jour par plus de 550 chercheur·se·s en philosophie morale et politique, ce document « signifie au grand public qu’un groupe conséquent d’expertes et d’experts s’accorde sur cette conclusion », selon François Jaquet, et constitue un outil de taille pour les activistes de la cause animale. </p>



<p>→ Voir aussi&nbsp;: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/09/lethique-animale-sous-la-loupe/" data-wpel-link="internal">L’éthique animale sous la loupe avec François Jaquet</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saucisse&#160;en&#160;bouche</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/04/05/saucisse-en-bouche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agathe Nolla]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[bouche]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[mots]]></category>
		<category><![CDATA[saucisse]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[vocabulaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’art de cacher la honte sexuelle dans le vocabulaire gastronomique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/04/05/saucisse-en-bouche/" data-wpel-link="internal">Saucisse&nbsp;en&nbsp;bouche</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Peut-être bien que nous serions encore tous dans un monde merveilleux si Ève et Adam n’avaient pas consommé le fameux fruit défendu du jardin d’Éden. Après avoir soulagé leurs chaleurs insoutenables, le couple fondateur se couvre les parties génitales avec des feuilles de vigne. Et voici que depuis la Genèse, nous bouffons, nous buvons et nous baisons. La langue française compte de nombreuses expressions idiomatiques gastronomiques qui servent de métaphores aux sujets tabous ou interdits. Ce besoin de codifier des termes sexuels ou des insultes vient d’abord de la régulation des institutions comme l’État, l’Académie ou l’Église, ce que Michel Foucault appelle une « mise en discours » quasi officielle. De là s’opère un phénomène d’épuration du vocabulaire qui mène non seulement à des restrictions, mais aussi à des codifications comme l’apparition de nombreux idiotismes ou d’autres métaphores.</p>



<p>Alors que certains idiotismes gastronomiques n’ont aucune connotation sexuelle, comme le remplacement du mot « putain » par « purée », beaucoup d’entre eux jouent sur la taille, la forme ou l’emploi de certains aliments pour euphémiser des situations sexuelles. Par exemple, l’expression « tremper son biscuit », qui fait référence à la pénétration, est une métaphore ou euphémisme assez évident. Le pénis se substitue au biscuit, venant de leur forme similaire dans certains cas, qui est trempé dans la tasse de lait matinale, représentant l’éjaculation dans le sexe de la femme.</p>



<p>Cette codification a lieu notamment entre des locuteurs où le rapport social n’autorise pas d’aborder certains sujets. Les idiotismes gastronomiques se créent soit par une similarité visuelle, soit par les liens entre les rapports sociaux du couple et l’équilibre de pouvoir des ustensiles, aliments ou animaux. Pour illustrer, les aubergines ou les asperges se rapprochent visiblement du sexe masculin, tout comme les bonbons qui, historiquement sphériques, s’apparentent à des testicules. L’utilisation de lexique de charcuterie peut désigner le pénis ou la pénétration (saucisse, lard, os à moelle,&nbsp;<em>Weenie&nbsp;</em>ou&nbsp;<em>meat&nbsp;</em>en anglais) contre celui du coquillage ou animal à coquille pour indiquer celui de la femme (con, schnecke, moule) est une claire projection du rapport de forces prédatrices-proies.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;Le lien entre l’alimentaire et le sexuel se fait presque inconsciemment, (…) en construisant un rapport similaire entre le mangeur et le mangé&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p>Ainsi, l’homme et son pénis sont souvent représentés par des animaux forts, grands, larges et dangereux, alors que le vagin féminin est plutôt associé à des petits animaux, impuissants et sans défense. Le lien entre l’alimentaire et le sexuel se fait presque inconsciemment, d’abord puisqu’il mime la relation hétéronormée entre l’homme et la femme en construisant un rapport similaire entre le mangeur et le mangé, mais aussi à travers une série de points communs. En plus d’être deux domaines qui touchent à l’intime, l’instinct de survie mêle également nourriture et copulation : l’un pour survivre dans l’immédiat et l’autre pour faire perdurer notre espèce.</p>



<p>Les idiotismes gastronomiques ne servent pas uniquement à « protéger » les jeunes des sujets sexuels. Ils contribuent également à faire de la sexualité un sujet tabou. L’emploi de ces euphémismes hétérénormés sont le symptôme d’une société pudique et sexiste, toujours prête à réprimer n’importe quelle expression de libération sexuelle.&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un premier festival afro-végane à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/28/un-premier-festival-afro-vegane-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Genest]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[festival afro-végane]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[véganisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49043</guid>

					<description><![CDATA[<p>Récit en photos.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/28/un-premier-festival-afro-vegane-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Un premier festival afro-végane à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le dimanche 18 septembre dernier avait lieu la première édition du Festival afro-végane de Montréal. Malgré la pluie battante, les festivalier·ère·s étaient au rendez-vous au Pavillon de la Jamaïque sur l’île Notre- Dame, où avait lieu l’événement.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p><strong>Sous la pluie</strong></p>



<p>L’événement devait commencer à 13h selon l’horaire diffusé sur les réseaux sociaux du festival. Or, les festivalier·ère·s ont été contraint·e·s d’attendre à l’extérieur du Pavillon de la Jamaïque pendant plus de trente minutes après l’heure d’ouverture annoncée.</p>



<p>Malgré ce départ retardé, c’est une foule enthousiaste et peu découragée par la pluie qui a fait son entrée dans le Pavillon à partir de 13h35. La musique, assurée par une succession de DJ au cours de la journée, battait son plein, et le bruit de discussions animées et de rires s’est rapidement fait entendre.</p>



<p><strong>Des marchand·e·s éclectiques</strong></p>



<p>Selon Luce-Yole Toussaint, l’une des cofondatrices du festival, l’afro-véganisme est un mélange de mets africains et caribéens dépourvus de produits animaux. Durant son entretien avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, elle a souligné les aspects bénéfiques pour l’environnement et la santé de ce mode de vie, qui constituerait aussi un « retour aux sources » grâce à la mise en valeur d’aliments naturels.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-1000x667.jpg" alt class="wp-image-49120" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-3-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/gabriellegenest/?media=1" data-wpel-link="internal">Gabrielle Genest</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Malgré cette définition de l’afro-véganisme centrée sur l’alimentation, les marchand·e·s présent·e·s exhibaient une grande variété de produits, et tous·tes n’étaient pas associé·e·s à la cuisine ou à la nourriture afro-véganes. Romans à suspense, vêtements&nbsp;<em>vintage&nbsp;</em>des années 2000, impressions artistiques et produits capillaires ne sont que quelques exemples de l’éclectisme des entreprises mises en vedette durant le festival.</p>



<p>Interrogée à ce sujet, Luce-Yole Toussaint explique que le festival souhaitait offrir aux marchand·e·s de descendance africaine ou caribéenne une visibilité et une opportunité pour démontrer leurs produits, en parallèle de la démonstration de mets végétaliens de ces cultures. Ainsi, bien que les repas et produits alimentaires vendus lors du festival ne pouvaient être d’origine animale, les autres marchand·e·s n’étaient pas contraint·e·s par cette exigence, selon les propos de la cofondatrice.</p>



<p><strong>Pourquoi un festival afro-végane?</strong></p>



<p>Pour Luce-Yole Toussaint, le festival avait pour but de « montrer que le véganisme n’est pas […] que pour les blancs», soulignant que l’image du véganisme dans les médias est loin de montrer toute sa diversité. En ce sens, le Festival afro-végane de Montréal peut être vu comme participant à une lutte contre les idées reçues et le véganisme blanc (<em>white veganism</em>) – ce véganisme qui ne tient pas compte de la variété des expériences humaines qui existent au-delà des perspectives blanches et privilégiées.</p>



<p>Pour Spaicy Bazile, coach de transition végane, le festival était l’occasion de faire rayonner le véganisme comme étant « synonyme de plaisir » et en harmonie avec les traditions culinaires de chacun·e. C’est en replongeant dans ses racines haïtiennes qu’elle a entamé son exploration du véganisme, et c’est ce cheminement qu’elle encourage chez ses client·e·s: « Quand on fait une transition, on commence par ce qu’on aime déjà. On retourne vers les recettes qu’on apprécie…et on revisite, tout simplement! »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-1000x667.jpg" alt class="wp-image-49045" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/09/festival-4-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/gabriellegenest/?media=1" data-wpel-link="internal">Gabrielle Genest</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Pour Hamidou Maiga, fondateur de Hamidou Horticulture, il est important de souligner qu’en Afrique, «contrairement à ce que l’on pense, il y a énormément de plats à base de végétaux, car la viande coûte cher ». Ce producteur de légumes africains et tropicaux, basé à Montréal, a indiqué au&nbsp;<em>Délit&nbsp;</em>qu’un festival qui fait la promotion de l’afro-véganisme – et par le fait même « des végétaux afro », selon lui – permet de montrer la culture africaine à travers les plats et les plantes originaires du continent.</p>



<p>Pour Luce-Yole Toussaint, l’événement était un succès et une source de fierté; tant les festivalier·ère·s que les marchand·e·s ont manifesté leur intérêt pour une édition de plus grande envergure l’année prochaine. La seconde édition s’avère déjà certaine pour la cofondatrice, qui affirme qu’une rencontre est déjà en cours de planification pour prévoir le déroulement de l’édition 2023. « La population de Montréal est ouverte et prête pour une [diversité dans le véganisme]. »</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/28/un-premier-festival-afro-vegane-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Un premier festival afro-végane à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le Délit et la bouffe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/le-delit-et-la-bouffe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Bourry-Shalabi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[recettes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=48287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Recommandations de la rédaction : recettes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Myriam Bourry-Shalabi – <em>Éditrice Actualités</em></strong></p>



<p><em>Les feuilles de vigne farcies de Baba</em></p>



<p>Depuis mon plus jeune âge, j’ai des souvenirs de ma grand-mère et de mon père assis·es à la table de la cuisine pendant des heures, en train de méticuleusement farcir et rouler des feuilles de vigne. Tout commence avec la farce. Pour les carnivores, on mélange du riz avec du bœuf haché et des épices de son choix (persil, poudre d’oignon et d’ail). Pour les paresseux·ses, je suggère d’errer dans un marché moyen-oriental afin d’acheter du <em>kofta</em>, un mélange déjà préparé. Des lentilles vertes avec des épices <em>zaatar</em> peuvent substituer la farce traditionnelle. Ensuite, on coupe les tiges de la feuille de vigne, on farcit le centre de la feuille avec le mélange de son choix et on s’assure de bien rouler le tout « comme une couche pour bébé bien serrée », comme dirait mon père. Finalement, on ajoute de la sauce tomate par dessus et on met au four pour une heure afin de laisser cuire la feuille farcie dans la sauce. À déguster avec ses doigts!&nbsp;</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list"><li>3/4 de tasse de riz</li><li>250 g de bœuf haché</li><li>Persil&nbsp;</li><li>2 c. à soupe de poudre d’oignon</li><li>2 c. à soupe de poudre d’ail</li><li>1 pot de feuilles de vigne</li><li>2 tasses de sauce tomate</li></ul>
</div></div>
</div></div>



<p></p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ol class="wp-block-list"><li>Mélanger le riz avec la viande, le persil, la poudre d’oignon et d’ail.</li><li>Couper les tiges de la feuille de vigne.</li><li>Farcir le centre de la feuille avec le mélange et rouler le tout.</li><li>Ajouter de la sauce tomate par-dessus.</li><li>Faire cuire 45 minutes à une heure à 375°F.</li></ol>



<p></p>
</div></div>
</div></div>



<p><strong>Marco Antonio Hauwert Rueda – <em>Éditeur Philosophie</em></strong></p>



<p><em>Pinchos espagnols à la Marco</em></p>



<p>En honneur à mon pays d’origine, l’Espagne, dont les odeurs et les saveurs me manquent tellement dans le climat glacial de Montréal, j’ai choisi de présenter ma version personnelle des traditionnels <em>pinchos</em> espagnols. Les <em>pinchos</em> contiennent généralement autour de trois ingrédients principaux que l’on traverse d’un pique. L’on sert habituellement plusieurs plats de <em>pinchos</em> différents lors d’un repas pour pouvoir les partager avec ses proches. Les recettes peuvent être extrêmement variées et personnalisables. L’on peut avoir un <em>pincho</em> « méditerranéen », avec un cube d’avocat, un cube de fromage feta et une tomate cerise (à aligner avec de l’huile d’olive et du sel). L’on peut avoir un <em>pincho</em> au poulet, avec du poivron rouge, de l’oignon et un peu de citron. L’on peut avoir un <em>pincho</em> plus traditionnel, avec un anchois, un morceau de fromage de chèvre et une olive, le tout sur un morceau de pain. Les possibilités sont infinies!</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list"><li>1 cuisse de poulet</li><li>1 poivron rouge</li><li>1 oignon</li><li>3 ou 4 gousses d’ail</li><li>Vos épices de poulet préférées</li><li>Une baguette</li></ul>



<p></p>
</div></div>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ol class="wp-block-list"><li>Couper l’oignon, le poivron rouge et les gousses en&nbsp;tout petits morceaux.</li><li>Cuire l’oignon, le poivron rouge et les gousses d’ail&nbsp;dans une poêle avec de l’huile d’olive.</li><li>Couper la cuisse de poulet en cubes.</li><li>Ajouter les cubes de poulet à la poêle.</li><li>Ajouter les épices.</li><li>Couper la baguette en tranches, couper les tranches en deux.</li><li>Mettre un morceau de poulet recouvert de légumes sur&nbsp;chaque demi-tranche de baguette.</li><li>Traverser d’un pique!</li></ol>



<p></p>
</div></div>
</div></div>



<p><strong>Philippe Bédard-Gagnon – <em>Rédacteur en chef</em></strong></p>



<p><em>Les galettes aux bananes de Mme Saint-Pierre</em></p>



<p>Ce n’est pas le genre de recette qui rallongera votre espérance de vie, mais c’est celle qui la rendra digne d’être vécue. Ma grand-mère la tient d’une certaine Mme Saint-Pierre, la mère d’une de ses amies d’enfance. À ce jour, nous n’avons pas trouvé mieux! Il s’agit d’une recette toute simple de galettes aux bananes pour laquelle j’ai seulement remplacé l’œuf par une alternative végétale, soit un mélange de graines de lin et d’eau. Ces galettes permettent de valoriser des bananes très mûres ou congelées. Simples et abordables, elles requièrent peu de temps de préparation et de cuisson ; Mme Saint-Pierre était une enseignante qui devait nourrir ses sept enfants. Conserver les galettes dans un endroit frais et sec, les réfrigérer pour plus de longévité. Elles resteront moelleuses et bien grasses!</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list"><li>1 tasse de bananes pilées</li><li>3/4 de tasse de graisse végétale fondue</li><li>1 1/2 tasse de farine</li><li>1 tasse de sucre</li><li>1 3/4 tasse de gruau ou de gruau rapide</li><li>1/4 c. à thé de muscade</li><li>1 c. à thé de poudre à pâte</li><li>3/4 c. à thé de cannelle moulue</li><li>1 c. à thé de sel</li><li>Œuf végétal : 1 c. à soupe de graines de lin moulues et 3 c. à soupe d’eau</li></ul>



<p></p>
</div></div>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ol class="wp-block-list"><li>Dans un petit bol, mélanger les graines de lin moulues avec l’eau.&nbsp;</li><li>Laisser reposer pendant 5 minutes en mélangeant de temps à autre.</li><li>Dans un grand bol, combiner les ingrédients secs.</li><li>Incorporer les ingrédients mouillés et l’œuf végétal dans le grand bol à l’aide d’un mélangeur électrique.</li><li>Sur une plaque de cuisson non graissée, transférer l’entièreté du mélange en formant de petits disques espacés.&nbsp;</li><li>Mettre au four pendant au moins 20 minutes à 350°F.</li><li>Sortir du four et laisser refroidir pendant 5 minutes avant de se servir.&nbsp;</li><li>Les manger telles quelles ou avec un verre de lait végétal.</li></ol>
</div></div>
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