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	<title>Zoe De Geofroy - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Journalisme de guerre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/journalisme-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Zoe De Geofroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 13:51:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du nouveau cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Neige et Cendres, le film de Charles-Olivier Michaud, est un vibrant hommage aux journalistes de guerre indépendants qui rapportent l’information au péril de leur vie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir participé à plus d’une vingtaine de festivals sur la scène internationale, le film Neige et Cendres, lauréat de nombreux prix, prend enfin l’affiche au Québec à l’occasion du Festival du nouveau cinéma. Ce drame de guerre propose une véritable immersion dans un conflit au cœur de l’Europe de l’Est. Il met en vedette Rhys Coiro et David-Alexandre Coiteux dans les rôles de Blaise et David, tous deux correspondants de guerre et amis de longue date. Après avoir vécu l’enfer slave, Blaise rentre seul au Québec. Sorti du coma, il tente, à la demande de la compagne de son ami David, de se remémorer les événements qui ont mené à la disparition tragique de ce dernier. Victime du choc post-traumatique, Blaise va rapidement se heurter à la difficulté de reconstituer ce parcours chaotique.</p>
<p>Malgré le peu de moyens mis à sa disposition, Charles-Olivier Michaud réussit le tour de force de réaliser un film convaincant qui fait voyager le spectateur de la sérénité québécoise à la fureur de l’Europe de l’Est. L’exploitation des paysages enneigés du Québec ainsi que le choix d’acteurs russophones suffisent à transporter l’auditoire et à le faire entrer dans le drame. Au cœur de ce récit, deux réalités se confrontent, celle du passé sur le terrain ravagé par un conflit dont on ne connaît ni les belligérants ni les enjeux, et celle du présent, concernant la convalescence de Blaise dans la paisible ville de Québec. Le récit repose sur ces oppositions narratives, et parvient, en oscillant savamment entre l’atrocité du conflit et l’intimité d’une chambre d’hôpital, à captiver le spectateur.<br>
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Neige-et-cendres.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-8574" title="Neige et cendres" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Neige-et-cendres-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d’AZ Films</span>		</figcaption>
	</figure>
On ne saurait louer le drame de Charles-Olivier Michaud sans saluer le jeu des acteurs et l’authenticité de leurs émotions, capturée par une caméra nerveuse et mobile. Plans larges et filmages resserrés se succèdent, portés par la paisible musique de Louis Côté, laquelle épouse parfaitement le désarroi des protagonistes et l’immensité des paysages enneigés qu’ils parcourent.
<p>Neige et Cendres constitue donc un véritable exercice de style et d’équilibre. Au-delà de sa qualité artistique, le film de Charles-Olivier Michaud aborde des thématiques actuelles trop souvent éludées. Le film insiste notamment sur la vulnérabilité des journalistes de guerre indépendants qui risquent leur vie au nom du droit à l’information. Comme le précise le réalisateur: «L’âge d’or du journalisme de guerre est révolu. Aujourd’hui les journalistes sont ciblés.» Outre le danger vécu sur le terrain, le film traite également des syndromes post-traumatiques dont sont victimes les journalistes, qui parfois ne survivent pas à l’horreur des images dont ils ont été témoins. Hantés, ils demeurent captifs de leur expérience sur le terrain, à tel point que l’authenticité de l’information est alors affectée, puisque leur mémoire parfois surchargée de violence se met à agir comme un filtre.</p>
<p>Ce drame humain et poignant révèle le talent brut d’un jeune cinéaste qui parvient savamment à reproduire l’ampleur d’un conflit et l’exercice du métier de correspondant de guerre. Une chose est sûre: Neige et Cendres, n’a pas usurpé les nombreux prix qu’il a remportés, ni l’engouement des critiques à son égard.</p>
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		<item>
		<title>Les cadeaux du Musée McCord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/les-cadeaux-du-musee-mccord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Zoe De Geofroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 15:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour célébrer ses 90 ans, le Musée McCord expose 90 des plus belles pièces de sa vaste collection. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa fondation, le Musée McCord se veut le gardien du patrimoine québécois, en assurant sa préservation et sa mise en valeur. À l’occasion de ses quatre-vingt-dix bougies, le musée ne reçoit pas de cadeau, mais en offre plutôt quatre-vingt-dix à ses visiteurs. Le McCord remplit ainsi un rôle culturel essentiel en sélectionnant une poignée d’œuvres témoins de l’Histoire du Québec et de son rayonnement international. Ainsi que l’explique Nadia Martineau, relationniste au Musée: «Les conservateurs ont choisi quinze œuvres chacun, au sein de leur collection». Parmi ces œuvres se trouvent des photographies, des costumes, des manuscrits et des objets variés. Afin d’animer les visites, le Musée a fait appel à neuf créateurs montréalais pour qu’ils livrent, au moyen de clips vidéo, leurs coups de cœur parmi les œuvres exposées.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 201px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/M2009.62.1.1-2-P1.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-8221" title="M2009.62.1.1-2-P1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/M2009.62.1.1-2-P1-201x300.jpg" alt width="201" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Musée McCord</span>		</figcaption>
	</figure>
En pénétrant dans la salle d’exposition, le visiteur est plongé dans un univers mystérieux, où la pénombre domine, avant d’être assailli par l’abondance des trésors et des vitrines nimbées de faisceaux lumineux. Les coordonnateurs ont misé sur une scénographie minimaliste qui contraste avec le faste des objets exposés, ainsi que sur les jeux de lumière qui, savamment, les mettent en valeur. Cependant, cette scénographie s’avère déroutante de par son absence d’indication quant au sens de la visite, laissant aux visiteurs une très grande autonomie face à plus de huit siècles d’Histoire: les plus hésitants avancent à tâtons, à l’instar des plus téméraires qui vaquent, au gré de leurs goûts et de leurs envies.
<p>Instinctivement, certains se dirigent vers le mur couleur vermeille et y découvrent une véritable prouesse technique et artistique du 19e siècle, intitulée Portrait de Mme Andrew Robertson de Montréal en format carte de visite. Cette dernière constitue un très bel exemple de colorisation de portrait, pratique courante à l’aube de ce siècle, combinant l’art de la photographie et de la peinture à l’aquarelle. Rien ne semble cependant voler la vedette à la Parka imperméable à capuchon yu’pik en membrane d’intestin de mammifère marin, œuvre du début du 20e siècle, qui trône dans sa vitrine individuelle, et devant laquelle petits et grands demeurent béats. Cet objet que les chamanes arboraient lors de rituels divers, témoigne d’une habileté, d’un savoir-faire et d’une connaissance des matériaux surprenants.</p>
<p>Un peu étourdis par la quantité de trésors, les visiteurs déambulent le long des tables centrales tandis que se dévoilent quelques innovations technologiques qui, bien que témoins d’une époque révolue, sont similaires à certains objets contemporains, tels que des sous-vêtements féminins d’hiver ou un poêle provenant des Forges du Saint-Maurice, près de Trois-Rivières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/M2002.56.1-P1.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8212" title="M2002.56.1-P1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/M2002.56.1-P1-595x387.jpg" alt width="595" height="387"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Musée McCord</span>		</figcaption>
	</figure>
Les passionnés du sport national n’omettent pas quant à eux de remarquer le chandail de hockey, porté par le numéro 9, Maurice Richard, surnommé le «Rocket», en raison du record qu’il a établi lors de la saison 1944–1945, en marquant cinquante buts en autant de parties. Néanmoins, les plus coquettes sont elles aussi comblées, puisque l’exposition rend hommage au vêtement sous toutes ses coutures: paires de chaussures en brocart de soie du 18e siècle, robe en mousseline de laine, ou costume tailleur de John James Milloy.
<p>Dans ce coffre aux trésors, il y en pour tous les goûts. Les férus d’Histoire ne sont évidemment pas laissés pour compte puisque, pendant que certains sont absorbés par la lecture du Journal tenu par le major-général James Wolfe lors du Siège de Québec, d’autres ricanent face à la caricature éditoriale de René Lévesque, réalisée par Aislin au lendemain de la victoire du Parti Québécois en 1976. Enfin, les visiteurs ne sauraient quitter la salle d’exposition sans un arrêt face à l’impressionnant panorama illustrant la prise de Québec de 1759–1760, qui couvre un mur entier de la salle. Cette œuvre unique, frappante de véracité, enseigne et illustre un épisode décisif de l’Histoire de la Nouvelle-France.</p>
<p>Le Musée McCord, en dévoilant pour la première fois ce large éventail d’œuvres au grand public, parvient avec brio à véhiculer la singularité de la culture Québécoise et à rendre hommage à la nation canadienne-française. Le choix des œuvres exposées ravira donc les visiteurs issus de toutes les générations, qu’ils soient de simples curieux, des amateurs d’art ou des mordus d’Histoire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/les-cadeaux-du-musee-mccord/" data-wpel-link="internal">Les cadeaux du Musée McCord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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