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	<title>Valérie Mathis - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 Jan 2013 05:04:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Un monde en château de cartes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/22/un-monde-en-chateau-de-cartes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 05:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre murs et caméras, le sculpteur munichois Thomas Demand investit le DHC/ART.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste, l’exposition Thomas Demand Animations retient ses photographies et animations les plus récentes, projetées dans toutes les salles sur des murs vert sombres.<br>
Des paysages, ou plutôt des aperçus de constructions humaines désertes, y flottent. Ces «représentations de représentations» (car il s’agit de photos de constructions en papier et en carton représentant le réel), d’un réalisme presque troublant, parcourent les murs et bougent parfois sous forme d’animation, accompagnées de sons et de voix, et dépeignent un monde d’une perfection hypocrite, comme si sur le point de s’effondrer comme un château de cartes, ou de s’envoler au moindre coup de vent. Et ce monde s’effondre, en effet: le désordre, bien que subtil, y est: on apprend bien vite que les escaliers roulants vides à Londres (Escalator, 2000), représentés à partir d’une perspective de caméra de surveillance, ont été un lieu de crime par une gang de rue, et que l’ambassade de la République du Niger à Rome (Embassy,&nbsp;2007), d’apparence modeste et épurée, ne présente pas les conséquences monumentales du vol de papeterie, de sceaux et de timbres officiels de l’ambassade en janvier 2001.<br>
Cette dernière oeuvre, explorée en détail sous plusieurs angles, est d’une beauté et d’une simplicité particulières: la fameuse ambassade, que Demand a eu la chance de visiter personnellement, est reproduite dans son intégrité. Les portes et les murs aux couleurs épurées, certaines entr’ouvertes vers des salles désertes, prétendent au réel sans s’y confondre. Une reconstruction d’un bureau de l’ambassade présente des feuilles et des carnets de notes éparpillés partout, un café froid, un paquet de cigarettes, un téléphone raccroché de travers. C’est peut-être aussi le monde sans les hommes, celui où la violence n’existe pas, ou du moins pas dans le moment où la photo est prise. Le désastre est à venir, ou est déjà venu. Il ne reste qu’à observer, d’un oeil froid et détaché, et à travers plusieurs lentilles, les restes du réel.&nbsp;Les couleurs vives des photographies de Demand se retrouvent aussi dans ses animations, projetées dans des salles spacieuses du DHC. Les milliers de photographies individuelles de l’artiste laissent place à une série d’actions, dont les protagonistes sont encore des objets inertes.&nbsp;Pacific Sun&nbsp;(2012), inspiré d’un vidéo du même nom sur YouTube, reproduit le désastre causé par l’assaut de vagues immenses sur un bateau de croisière, capté par une caméra de surveillance placée dans le restaurant.<br>
En omettant les gens dans le vidéo, Demand recrée, toujours sous forme de papier et de carton, les dégâts que deviennent les chaises, les tables, et tout autres objets à bord catapultés d’un côté à l’autre des murs du bateau. Ce qui était au début une belle reconstruction d’un restaurant – que l’on aurait deviné être sur terre – devient la calamité des forces violentes de la nature, qui ne se manifeste pas mais que l’on devine. Le restaurant est représenté jusqu’à son moindre détail, des citrons placés derrière le bar jusqu’aux petites assiettes en morceaux, en passant par des bouts de chaises, de mouchoirs et de débris inclassables. Les bruits de cassages et des annonces brouillées accompagnent l’animation jusqu’à l’image de destruction finale.<br>
Sur le mur adjoint,&nbsp;Camera&nbsp;présente les mouvements robotiques d’une caméra de surveillance, placée dans le coin d’une salle ensoleillée non identifiée. Une fois de plus, ce n’est pas la potentielle scène de crime que l’on regarde, mais bien la caméra elle-même, dont les mouvements planifiés inspirent pourtant une angoisse pesante. À ce mouvement lent et moribond s’ajoute les bruits de panique de la scène d’à côté, si bien que l’on ne peut que penser à la question de perspective: en créant des scènes en papier et en carton, en les prenant en photo et en les détruisant par la suite, Demand ne souhaite-t-il pas aussi garder un seul segment de sa pseudo-réalité, autour duquel des histoires, problématiques ou pas, découlent?<br>
L’animation&nbsp;Recorder&nbsp;est elle aussi mystérieuse; elle dépicte les mouvements rotatoires d’une vieille machine à enregistrement, accompagnés par les sons – et les sons seuls – de la machine. Ce qui est enregistré est si bien omis que l’on n’y pense même pas. La machine tourne d’une grâce froide, se suffisant à elle-même, existant par elle-même.<br>
L’exposition se termine, ou commence, avec&nbsp;Rain&nbsp;(2008), une séquence animée brisant l’ambiance des oeuvres précédentes – un plancher sombre de béton reçoit des milliers de gouttes d’eau représentées avec des emballages transparents de bonbons – de la pluie, selon le titre – tombant du ciel. La danse des gouttes d’eau est loin de la monotonie des sujets initiaux – l’eau éclabousse, éclate, s’écrase contre la surface solide, émet un son dont la familiarité rassure et s’étend à l’infini. Le monde de&nbsp;Rain&nbsp;est le même que le réel, bien qu’il soit une simple représentation, et on s’y retrouve enfin, à l’abri des caméras, des machines et des endroits clos.</p>
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		<title>Québec, I remember</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/quebec-i-remember/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 13:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[french immersion]]></category>
		<category><![CDATA[karine vanasse]]></category>
		<category><![CDATA[kevin tierney]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[ontario]]></category>
		<category><![CDATA[pascale bussière]]></category>
		<category><![CDATA[robert charlebois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film French Immersion de Kevin Tierney souligne l’opposition francophone-anglophone à coup de rires.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans un petit village québécois du nom de St-Isidore-du-Cœur-de-Jésus, peuplé à 97% de québécois «pure laine», qu’un groupe d’étudiants anglophones s’établit pour un certain temps, à la recherche de la langue de Molière. Cette langue, elle est partout: dans les petits cahiers rouges de l’école de langues, dans les yeux de Julie (Karine Vanasse), la belle institutrice, dans la nourriture baignée de sirop d’érable, sur les petits macarons jaunes indiquant «en français». Ce sont par de petits gestes que francophones et anglophones se côtoient, toujours avec précaution. Et dans un franglais parsemé de rires, des liens se tissent malgré tout, malgré l’Histoire, malgré la différence.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 208px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/C-french-immersion.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8879" title="C -french immersion" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/C-french-immersion-208x300.jpg" alt width="208" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de TVA Films</span>		</figcaption>
	</figure>
Dans cette lutte amère que l’on connaît trop bien, où chaque parti avoue détester l’autre tout en s’appelant frères, le film ne semble pas, heureusement, prendre parti. Car les situations ridicules se déroulent aussi bien chez les bleus que les rouges, si bien que francophones et anglophones se renvoient la balle jusqu’à la fin. Le rire arrive donc à temps pour relâcher la tension, et parmi des quiproquos et autres barrières culturelles, un terrain d’entente se fait sentir: cette fierté d’être canadien.
<p>Si le thème a déjà été travaillé au cinéma –pensons au fameux Bon Cop Bad Cop (2006)– le décor est nouveau: c’est dans un petit village québécois que l’antagonisme se poursuit, où des familles bienveillantes accueillent les naufragés anglophones. De la même manière que dans la production française Bienvenue chez les Cht’is, les étudiants font nerveusement leurs premiers pas à travers un temps morose, de la neige en juillet, et de biens grands malentendus, examinés de près par leurs hôtes.</p>
<p>Le film joue à la fois sur l’Histoire et sur la politique actuelle, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une comédie. Il est donc difficile de critiquer l’irréalisme des personnages, présentés parfois sur des tons un peu ridicules, si celui-ci est fondé. Cependant, le jeu peut sembler un peu trop évident, et mène à une fin hollywoodienne loufoque et décevante.</p>
<p>French Immersion est un regard quelque peu simplet sur les deux cultures canadiennes, mais fera rire tout de même, en amenant peut-être l’espoir d’une meilleure coexistence – l’idée d’un «Québec indépendant dans un Canada uni» est maintes fois suggérée au cours du film. C’est peut-être le meilleur moyen, finalement, de traiter un thème aussi délicat; d’en rire, et puis de remettre la réflexion à plus tard.</p>
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		<item>
		<title>Le temps des cigares</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/le-temps-des-cigares/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 13:47:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Anna sous les tropiques]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Leclerc]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Rideau Vert]]></category>
		<category><![CDATA[Tolstoï]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean Leclerc met en scène le monde oublié des fabriques de tabac cubaines habitées par la littérature.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi Tolstoï? Parce que c’est celui qui comprend le mieux l’humanité.» Au milieu d’une usine de cigares, entre deux essoufflements et jusque par-dessus les ventilateurs en bois, l’histoire de la grande Anna Karénine prend place. Nous sommes dans la Floride de 1929, à la veille du krach boursier, où les rêves des immigrants du Sud se heurtent à leur nostalgie. Dans la fabrique de Santiago, les cigares sont roulés manuellement, l’entreprise se contente d’un petit nombre d’employés, et les lecteurs –ces grands hommes habillés de blanc qui viennent de loin et repartent avec le destin dans la poche– amènent la magie des livres, et de leurs histoires, pour conserver les rêves.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Anna-sous-les-tropiques.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-8570" title="Anna sous les tropiques" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Anna-sous-les-tropiques-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Théâtre du Rideau vert</span>		</figcaption>
	</figure>
L’auteur cubain Nilo Cruz, qui a reçu pour cette pièce le prix Pulitzer en 2003, nous emmène dans un monde où la banalité du quotidien ne fait qu’accentuer la grandeur de ce qui est invisible, de ce qui flotte entre les sourires et les mouvements brusques de ces admirables travailleurs de tabac. Car si le grand rêve américain les a conduits jusqu’ici, il a aussi renforcé l’attachement à la culture et aux odeurs de leur terre natale.
<p>Anna sous les tropiques, traduit en français par Maryse Warda, rend honneur aux accents dramatiques et chantants de Cuba. C’est en nous laissant une larme à l’œil que la petite Marela (Geneviève Schmidt) emplit la salle de ses rires, et puis de son silence. Ofelia (Carole Chatel), fière et digne mais vulnérable dans son refus de se mesurer à l’ampleur des événements, se joint à son mari dans un jeu d’enfants à la fois terrible et magnifique. Et même le lecteur Juan Julian (Benoît Gouin), le pilier des idées et des rêves, souffre de son intrusion incertaine dans un monde que la civilisation condamne à disparaître.</p>
<p>C’est la lutte entre le rythme étouffant de la modernité et les pratiques d’autrefois, où les machines menacent de mettre fin à une culture. C’est la volonté de tisser avec l’invisible ces toiles de rêves que personne n’ose défaire, et dont la force miraculeuse empêche le reste de s’écrouler. Dans ce monde en pleine expansion où même les cigares n’ont plus leur place, l’humanité se livre à un triste combat, s’accroche aux mots de la saga russe comme le seul moyen de partir, d’oublier le travail, de se sentir en vie.</p>
<p>Ce sont alors des sentiments, des rêves et des illusions qui colorent les murs du décor austère. Ce sont des lumières pendues au plafond, éteintes par un simple souffle, des fêtes, des amours, des danses dans de grands costumes du Nord… C’est l’ode au grand art de toujours, la littérature, qui emporte tout sur son passage: l’amour, l’innocence, la vie. Et malgré la misère, malgré l’incertitude du destin, c’est le livre qu’il faut finir, parce que cette histoire, au moins, a une fin.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La connexion latine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/la-connexion-latine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 18:36:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[alejandro jodorowsky]]></category>
		<category><![CDATA[Asalto al cine]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma du parc]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Igualita a mi]]></category>
		<category><![CDATA[La montaña sagrada]]></category>
		<category><![CDATA[Santa Sangre]]></category>
		<category><![CDATA[Todos tus muertos]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival du cinéma latino-américain de Montréal, une sélection des meilleurs films d’Amérique latine au Cinéma du Parc jusqu’au 25 avril.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'; min-height: 11.0px} p.p5 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.1px} --><strong>C</strong><strong>’est une occasion unique de découvrir les films acclamés dans le monde hispanophone et dans les plus grands festivals de cinéma autour du monde, ainsi que dans les moins connus: certains films, à plus petit budget, ne passeront qu’une fois sur les écrans.</strong></p>
<p><strong>Mise à part sa sélection officielle de films, le festival présente aussi des documentaires, courts-métrages et œuvres de réalisateurs émergents d’Amérique latine. La collection présentée incorpore aussi des films espagnols. En hommage au réalisateur chilien Alejandro Jodorowsky, le festival s’est ouvert sur la projection de deux de ses films cultes: </strong><em>La montaña sagrada </em><strong>et </strong><em>Santa Sangre</em><strong>.</strong></p>
<p><em>Pour plus d’information sur le festival, veuillez consulter : <a href="http://www.cinemaduparc.com/prochainement.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.cinemaduparc.com/prochainement.php</a></em></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Festival-Latino-Culture-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-7970" title="Festival Latino (Culture) 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Festival-Latino-Culture-2-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Festival du cinéma latino-américain de Montréal</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Gamineries illégales</strong></p>
<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.2px} span.s2 {font: 9.0px Webdings} --><em>Asalto al cine</em> raconte la réalité d’une bande de quatre adolescents mexicains qui ont délaissé l’école pour côtoyer les mondes du graffiti, du rap et de la drogue. L’accent est mis sur le contexte de leurs vies individuelles et de groupe, décrit par une caméra qui sacrifie les effets esthétiques pour céder à une histoire imprégnée d’un réalisme contextuel: ils rêvent chacun d’amour, de luxe ou de notoriété, et cherchent un moyen de sortir leur famille de la pauvreté qu’engendrent chômage et dettes de loyer.</p>
<p>Leurs courage, confiance entre amis et solidarité de groupe sont mis à l’épreuve lorsque, motivés par des aspirations très humaines, ils décident de voler les caisses du cinéma local. Malgré un succès in-extremis, les adolescents ne parviennent pas à réaliser leurs rêves et retombent dans leur situation initiale. Tout en permettant une approche empathique au comportement des personnages, le film laisse le spectateur sur l’impression amère que leur misère et drames quotidiens ne possèdent pas de porte de sortie.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Festival-Latino-Culture-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7972" title="Festival Latino (Culture) 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Festival-Latino-Culture-3-595x398.jpg" alt width="595" height="398"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Festival du cinéma latino-américain de Montréal</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 57.0px; font: 20.0px 'Univers LT Std'} span.s1 {letter-spacing: -0.4px} --><strong>L’amour métropolitain à 40 ans</strong></p>
<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {font: 9.0px Webdings} --><em>Igualita a mi</em> est une comédie sur le thème des relations amoureuses et familiales dans la mégalopole moderne de Buenos Aires. Freddy, homme d’affaires célibataire, utilise depuis plus de vingt-cinq ans le club de danse Tequila comme terrain de drague. À quarante-et-un ans, sa vie est bouleversée lorsqu’il apprend que sa dernière recrue du club, Aylín, est en fait née d’une aventure avec une femme de ce même club, vingt-trois ans plus tôt. Il redouble de stupeur lorsque des tests médicaux annoncent qu’elle attend un enfant.</p>
<p>À mesure que la sensibilité de la jeune Aylín dérange le confort qu’il s’était trouvé autour de sa vie obstinément gamine, Freddy découvre les beautés de la vie de famille que lui avaient longtemps cachées ses phobies du mariage, des responsabilités parentales et du vieillissement. Malgré une intrigue et une formule cinématographique prévisibles, le film ne manque pas de divertir par ses nombreux quiproquos et réparties, pour lesquels certains, toutefois, auront à s’accrocher aux défilés de sous-titres pour capter l’humour vif des discussions.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Festival-Latino-Culture-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7974" title="Festival Latino (Culture) 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Festival-Latino-Culture-1-595x394.jpg" alt width="595" height="394"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Festival du cinéma latino-américain de Montréal</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 57.0px; font: 20.0px 'Univers LT Std'} --><strong>Dénoncer le silence</strong></p>
<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.1px} span.s2 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.1px} --><em>Todos tus muertos</em> utilise une approche tout en symboles pour dénoncer la cruauté et l’hypocrisie, alimentées par la corruption, qui règnent dans les municipalités provinciales de Colombie lors des campagnes électorales. On accompagne Salvador dans ses pérégrinations lorsqu’il découvre un amas de cadavres déposé au fond d’un champ où il se rend pour travailler. Affolé, il tente de placer sa famille en sécurité, puis accourt au village pour signaler le crime à la police et à la radio locale. Cela déclenche, à son insu, les mécanismes de défense des intérêts du maire et d’autres figures politiques, qui, dans une tentative de cacher le massacre, impliquent l’assassinat de l’animateur de radio et des étrangers américains au service d’une organisation pour les droits humains. La famille de Salvador vit cette aventure avec une angoisse grandissante, à mesure qu’elle réalise l’absence de soutien de la part de leur gouvernement pour leur condition vulnérable de paysans de campagne. Du début jusqu’à la fin du film, de multiples résonances symboliques parsèment le discours cinématographique, par le moyen de paroles, d’objets ou de scènes allégoriques. Couplée au souci accordé aux prises de vue, l’esthétique apporte une texture riche au contenu du film qui sera assurément apprécié par l’observateur&nbsp;attentif.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Danse contemporaine et sentiments</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/29/danse-contemporaine-et-sentiments/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 13:34:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[4quART]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[monument-national]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=7509</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est après la première porte à gauche du Monument-National, dans l’espace qui abrite tous les événements médiatiques dans une ambiance de bar branché, que le spectacle 4quART commence. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.1px} span.s2 {letter-spacing: 0.2px} span.s3 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.2px} -->Au fond de la salle, au sein des discussions, entre des cliquetis de verre et une musique d’ambiance, quatre personnes, vêtues de pulls de couleur différente, se prennent en photo, et, à pas d’automates, se fraient un chemin parmi les spectateurs, initiant la marche vers une seconde salle.</p>
<p>C’est alors que sont prononcés les mots: «gaver», «battre», «malaxer», «flamber», «embrocher». Ils sont lancés dans l’air, à partir du sol qui sert de scène, et parviennent aux spectateurs, perchés à l’étage plus haut. Ils prennent la forme de la salle et reviennent vers les danseurs, qui les adoptent avec leurs mouvements, les vivent, essaient tant bien que mal de leur donner un sens.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/4quART-Culture.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7627" title="4quART (Culture)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/4quART-Culture-595x476.jpg" alt width="595" height="476"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Nicolas Ruel</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le dialogue est très bref: petit à petit, les mots disparaissent et se transforment en soupirs, en collisions entre les corps, en états de transe. Des caméras suivent le dialogue, lequel est projeté sur des panneaux blancs qui bougent, qui jouent avec les ombres, qui se plient et se déplient, jusqu’à&nbsp; emprisonner les acteurs.</p>
<p>Au milieu de tout cela, il y a les arachides. Elles parsèment le sol, se retrouvent dans les cheveux, sont brisées, lancées au public, manipulées soigneusement. Elles craquent sous les pas assurés, sous les dents des spectateurs gourmands et traversent plusieurs écrans télé. C’est en marchant parmi ces arachides à la présence énigmatique, en se faisant bousculer accidentellement par les chorégraphes, que le spectateur se joint aux artistes dans leur dégustation silencieuse.</p>
<p>C’est un retour à la primauté du corps, de ses besoins et de ses mouvements, la volonté de sentir ce que l’on nomme, d’extrapoler sur ce qui est simple et de ne se tenir qu’à ce que l’on voit. Dans l’air froid et sombre, le mystère prend place, si bien que le dialogue n’est plus avec la foule, mais avec l’individu qui, se déplaçant dans la salle, montant et descendant les étages, recevant parfois des arachides dans les cheveux, n’observe plus le spectacle mais en fait partie intégrante.</p>
<p>Entre fous rires et interactions charnelles, entre monologues incompréhensibles et batailles devant la caméra, la danse fait usage du corps pour témoigner du présent, et s’insère avec confiance, seule et triomphante. Le dialogue ne suffit pas, semble-t-elle nous dire: il faut tanguer, laisser aller les mouvements, sentir les mots, danser avec son cœur et oublier le reste. La rationalité, le bon sens, l’inhibition sont jetés par la fenêtre, rappelant étrangement l’expression: «It’s peanuts!»</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’odyssée d’une génération</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/22/l%e2%80%99odyssee-d%e2%80%99une-generation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 14:08:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Mélissa Verreault]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage léger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=7366</guid>

					<description><![CDATA[<p>La journaliste Mélissa Verreault entame sa carrière d’écrivaine avec Voyage léger, paru aux éditions La Peuplade le 1er mars dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/22/l%e2%80%99odyssee-d%e2%80%99une-generation/" data-wpel-link="internal">L’odyssée d’une génération</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {font: 9.0px Webdings} -->«Regarder sans chercher reste la seule manière de trouver.» La citation de Mélissa Verreault, placée vers la fin du roman, résume en peu de mots les préoccupations de la génération actuelle, dont les ambitions démesurées ne sont pareilles à rien d’autre que celles de posséder le monde et les choix innombrables que celui-ci lui offre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 187px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Voyage-Léger-Culture.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7389" title="Voyage Léger (Culture)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Voyage-Léger-Culture-187x300.jpg" alt width="187" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté des Éditions La Peuplade</span>		</figcaption>
	</figure>
Dans ce monde de possibilités infinies réside cependant celui des sentiments. C’est celui-là, caché et refoulé, qui a le pouvoir intelligible de détruire tout le reste, toutes les idées, tous les projets, tous les élans créateurs.
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est donc au commencement d’une douce apocalypse que l’on suit la narratrice de <em>Voyage léger</em>, une jeune femme dans la vingtaine victime d’un traumatisme amoureux qui décide de laisser derrière elle les sept dernières années de sa vie, cherchant quelque chose qu’elle peine encore à définir. Cet inconnu, la narratrice le trouve dans un quartier jusqu’alors inexploré de sa propre ville.</p>
<p>Au fil des pages, les bribes d’histoires se succèdent. On a presque affaire à un long poème en prose, parcouru d’un lyrisme amoureux et d’un espoir qui ne se tait jamais tout à fait. Toute l’action, toutes les rencontres, tous les regards échangés dans des rues brumeuses ou dans le couloir glauque d’un hôtel se déroulent à deux pas d’une réalité qui, elle, semble exister à des années-lumière.</p>
<p>Le roman, parsemé de rares dialogues sans caractère, tourne surtout autour des images, reconstituant le monde de l’enfance évacué des problèmes, de la peur de l’Autre, enfin de tout ce que les adultes ne savent plus ou ont oublié. La crudité de l’histoire, son caractère universel, a tout pour peindre le drame du monde actuel, où les problèmes et les moyens de les résoudre se conforment, celui où les mots n’ont que pour fonction de dépersonnaliser, celui où tous sont affairés à chercher dans l’inconnu, dans le futur, ce dont ils sont privés: la force de vivre, la force de combattre, la force de faire preuve de courage, encore si pertinent de nos jours.</p>
<p>Cette ultime échappatoire, la narratrice la retrouve enfin dans sa propre ville, et avec cela cette pensée: est-il vraiment nécessaire, à la fin, d’aller à l’autre bout du monde pour oublier? Ne suffit-il pas de changer simplement d’atmosphère, et, surtout, de prendre conscience de son existence, puisque, au fond, ici comme ailleurs, c’est la seule chose qui importe?</p>
<p>Les questions que soulève l’œuvre de Mélissa Verreault sont en partie répondues dans le roman, et c’est avec délicatesse que la jeune auteure dresse le portrait d’une génération à la fois en détresse, mais désireuse de tout voir, de tout connaître, et de consolider la seule force qui vaille: celle de pouvoir renaître, peu importe les circonstances.</p>
<p>Un roman où l’on boit du thé, où les pensées se perdent dans de miteuses chambres d’hôtels, où les parfums traversent les vitres et où la lumière électrique du dimanche est un hymne à la nécessité des erreurs et à ce qu’elles entraînent comme découvertes, et où la génération de l’auteure y respire à son aise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/22/l%e2%80%99odyssee-d%e2%80%99une-generation/" data-wpel-link="internal">L’odyssée d’une génération</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le spectacle d’un passé qui se répète</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/le-spectacle-dun-passe-qui-se-repete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 16:26:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cochabamba]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Gael García Bernal]]></category>
		<category><![CDATA[guerre de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Icíar Bollmaín]]></category>
		<category><![CDATA[même la pluie]]></category>
		<category><![CDATA[también la lluvia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=7081</guid>

					<description><![CDATA[<p>Icíar Bollmaín réexplore l’histoire de la colonisation dans Même la pluie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/le-spectacle-dun-passe-qui-se-repete/" data-wpel-link="internal">Le spectacle d’un passé qui se répète</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.2px} span.s2 {letter-spacing: -0.1px} span.s3 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: -0.1px} -->Cochabamba, Bolivie, l’an 2000. C’est au début de la «guerre de l’eau», une période de révoltes violentes en réaction à la privatisation de l’eau, que le réalisateur espagnol Sebastián (interprété par Gael García Bernal) entreprend de tourner un film portant sur les premières conquêtes de Christophe Colomb sur le sol sud-américain. Aux prises avec un budget serré et interpellé par l’un de ses extras, un ouvrier aux origines indigènes, Sébastián voit le déroulement de son tournage chamboulé par une histoire qui ressemble étrangement à son propre scénario.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Even-The-Rain-Culture.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7128" title="Even The Rain (Culture)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Even-The-Rain-Culture-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de AXN</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Des montagnes boliviennes en noir et blanc aux rues agitées de Cochabamba, entre des scènes d’exécutions publiques et des discours évangélistes, sont intercalés par des images de soulèvements populaires où l’on réclame le droit universel à l’eau, et des scènes d’arrestations arbitraires. Dans <em>Même la pluie</em> (<em>También la lluvia</em>), le passé et le présent se font face, et entament un dialogue qui est loin d’être terminé. Le parallèle est troublant: entre les exploitations du passé et les injustices du présent, il ne reste que le temps.</p>
<p>Dans cette atmosphère politique tendue et inquiétante, alors que le réalisateur rêve aux bégaiements de lois internationales, une histoire plus actuelle, plus troublante de par sa nouveauté, se déroule devant les yeux de tous. Et c’est autour d’une table, servie par des personnes d’origine indigènes, que l’équipe de tournage espagnole parle d’un temps dominé par une atrocité innommable.</p>
<p>Les restants de la domination européenne se lisent sur les regards, se sentent dans les angoisses des personnages –incluant le réalisateur Sebastián et l’acteur Anton (Karra Elejalde)– et, surtout, donnent à l’Histoire et au présent une part d’humanité.</p>
<p>«La vérité a beaucoup d’ennemis; le mensonge a beaucoup d’amis.» Le film de Bollaín illustre, mais ne prend pas position, et c’est peut-être là que réside sa force. D’un côté, les scènes très dures, les horreurs inexprimables, et les misères sont portées à l’écran, sans retenue (et pourtant sans exagération); et de l’autre, les angoisses perpétuelles, la difficulté de se détacher des <em>a priori</em>. Montrer est assez; la réflexion suivra.</p>
<p>Malgré quelques scènes calquées des films américains à grand public, l’originalité du scénario, la mise en abyme bien orchestrée et les prises de vue parfois spectaculaires ne peuvent que ramener à la vie une histoire connue de tous qui vaut la peine d’être repensée.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pot-pourri du cinéma asiatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/08/pot-pourri-du-cinema-asiatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 14:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[a brand new life]]></category>
		<category><![CDATA[Amérasia]]></category>
		<category><![CDATA[barking dogs never bite]]></category>
		<category><![CDATA[bong joon-ho]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné-Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinémathèque québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[Concordia]]></category>
		<category><![CDATA[hae-sun]]></category>
		<category><![CDATA[J.A. de Sève]]></category>
		<category><![CDATA[kim soo-young]]></category>
		<category><![CDATA[ounie lecomte]]></category>
		<category><![CDATA[seashore village]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La deuxième édition du festival Amérasia a été lancée le 3 mars dernier par l’institut cinématographique Ciné-Asie. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La programmation de vingt-deux films, répartie entre la salle J.A. de Sève de Concordia et la Cinémathèque québécoise, comprend un choix éclectique de productions asiatiques et canadiennes de toutes les époques.</p>
<p>D’anciens films en noir et blanc à des productions asiatiques actuelles, en passant par des films d’animation étudiants, le jeune festival sait prendre des risques avec une programmation unique, pour ne pas dire décousue.</p>
<p>Heureusement, la qualité de la sélection vaut le déplacement, malgré les bourrasques de neige et de pluie: parmi les nombreuses productions, <em>Le Délit</em> en retient trois.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 570px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-7007" title="photo1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo1.jpg" alt width="570" height="380" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo1.jpg 570w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo1-330x220.jpg 330w" sizes="auto, (max-width: 570px) 100vw, 570px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Festival Amérasia</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Séoul revisité</strong></p>
<p><em>Barking Dogs Never Bite</em>, du célèbre réalisateur coréen Bong Joon-ho, rappelle étrangement la post-Nouvelle Vague française. Sur fond de musique classique, il nous dévoile un Séoul délicat, des quartiers vivants, une vie sociale sans rien d’impersonnel ni d’étouffant. C’est avec pitié et amusement que l’on suit l’anti-héros, un gradué en sciences humaines légèrement dépressif, convoitant un poste de professeur à l’université. Déchiré entre son amour envers la nature, ses dettes et sa femme qui consomme une quantité impressionnante de noix, l’intellectuel développe une irritation compulsive envers les aboiements de chiens dans son immeuble. À travers des péripéties inutiles, il rencontre des personnages attachants (notamment, une jeune secrétaire dans un bureau de comptabilité) avec qui il parcourt un Séoul dont les grandeurs ne sont plus un obstacle pour les relations humaines, où les arbres continuent à peupler les rues et où les chiens deviennent le troisième membre des jeunes couples. Une comédie originale et attachante, aux plans parfois spectaculaires, dans laquelle Séoul séduit et fait sourire.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7009" title="photo2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo2-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Festival Amérasia</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Une vie toute neuve</strong></p>
<p>«Tu ne sauras jamais combien je t’ai aimé, et tu le regretteras plus tard, mais il sera trop tard», chante doucement une petite fille coréenne âgée d’environ 9 ans, accrochée au dos de son papa qui parcourt une ville coréenne à vélo. C’est dans ces souvenirs limpides que commence l’autobiographie d’Ounie Lecomte, intitulée<em> A Brand New Life</em>. Ces souvenirs si furtifs vaudront à cette petite fille de nombreuses années de frustrations et de questionnements.</p>
<p>Dans l’orphelinat campagnard où son père l’abandonne, la petite Jinhee refuse de faire face à l’abandon, repense la vie, apprend que les promesses peuvent être brisées. Dans des séquences lentes et grises déferlent l’absurdité des arrivées et des départs, la répugnance et la fascination de l’inconnu, et la vie quotidienne dans l’orphelinat: une vie d’attente, de solitude et d’espoirs brisés. Puis, après toutes ces crises, tous ces efforts pour donner raison à l’amour et à l’espoir, des voitures peuplées d’étrangers arrivent, et l’espoir renaît, certes, mais il n’est plus imprégné de la candeur d’autrefois.</p>
<p>L’histoire de Jinhee est d’un réalisme troublant, à la fois dans le jeu très juste des enfants et des sœurs de l’orphelinat, mais également dans la description de cette poignée d’angoisses, de déceptions et d’attente que les jeunes enfants retiennent de leur expérience, bien après leur entrée dans une nouvelle vie.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 500px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-7011" title="photo3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo3.jpg" alt width="500" height="393" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo3.jpg 500w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/photo3-400x315.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Festival Amérasia</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Amantes de la mer</strong></p>
<p><em>Seashore Village</em> compte parmi les 109 films réalisés par le maître du cinéma coréen Kim Soo-yong. L’action se déroule dans un village indéterminé situé en bord de mer, où les vagues et les tempêtes tumultueuses décident du destin des gens. Celui de Hae-Sun est tragique: dix jours après son mariage, la tempête emporte son mari, et avec lui toute joie, tout espoir. L’aide que lui apportent les femmes du village, dont plusieurs sont veuves ou vieilles filles, n’est pas suffisante: un remariage s’impose et permet à Hae-Sun d’oublier sa peine dans des contrées lointaines, aux côtés de son nouvel époux.</p>
<p>Toutefois, les bains dans l’eau agitée, les potins entre femmes du village, le son incessant des vagues, les tempêtes, et toutes les tragédies et les pertes qu’ils ont causées, rattrapent Hae-Sun au dernier moment: la mer lui revient, en songe, puis en réalité, tel un amour dont elle ne peut se séparer. Et c’est dans une mélancolie heureuse qu’elle se joint aux veuves qui, malgré la perte de leurs maris, continuent à aimer la mer, leur amant par excellence, celui qui les écoute, leur parle et les garde près de lui.</p>
<p>Malgré un scénario apocalyptique au possible (frôlant parfois le ridicule), le film demeure un classique du cinéma coréen, et souligne à juste titre la période des «films littéraires» des années 60 que Soo-Young a admirablement maîtrisés au cours de sa carrière.</p>
<p>Jusqu’au 13 mars à la salle J.A. de Sève de Concordia et à la Cinémathèque québécoise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/08/pot-pourri-du-cinema-asiatique/" data-wpel-link="internal">Pot-pourri du cinéma asiatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Dears: Le retour de l’apocalypse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/02/01/the-dears-le-retour-de-lapocalypse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 19:04:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[No Cities left]]></category>
		<category><![CDATA[The Dears]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=5813</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le groupe montréalais chéri The Dears entame la nouvelle année avec la sortie de son cinquième album, Degeneration Street. Entrevue avec le guitariste Patrick Krief.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/02/01/the-dears-le-retour-de-lapocalypse/" data-wpel-link="internal">The Dears: Le retour de l’apocalypse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Leurs chansons mélodieuses et dramatiques ont peuplé les premiers iPods des adolescents que nous étions, voilà déjà huit ans, à l’époque de la sortie de l’album No Cities Left (2003). Les années ont passé, Steve Jobs s’est enrichi et The Dears a fait le tour du monde. Qu’est-ce qui a changé en huit ans? Peut-être simplement une accumulation d’expériences, et les éternelles et tumultueuses vagues d’émotions qui vont et qui viennent, comme celles qui sont représentées sur la pochette du très acclamé No Cities Left, un album qui avait happé les mélomanes montréalais et internationaux par ses «emportements sonores apocalyptiques» (selon Eric Parazelli du journal Voir), ses montées d’émotions virulentes et un son orchestral pop inattendu.</p>
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			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-Dears06.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5901" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-Dears06.jpg" alt width="550" height="309" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-Dears06.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-Dears06-640x360.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Bonsound</span>		</figcaption>
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<p>Après Gang of Losers (2006) et Missiles (2008), voici Degeneration Street: un album que certains pourraient qualifier de point d’apogée de l’œuvre des Dears, à la fois grâce à la maîtrise de leur style suave et dramatique, et aux mélodies rock orchestrales sophistiquées. Quatorze nouvelles chansons qui rappellent le passé et se tournent vers le présent, dans cette fraîcheur de l’inconnu qui angoisse parfois et calme souvent.</p>
<p>C’est par une de ces soirées d’hiver frigorifiantes, où chacun semble avoir oublié la désinvolture de l’été, que Le Délit s’est entretenu avec Patrick Krief, guitariste de The Dears depuis 2003. C’est avec un charisme enviable, visiblement indifférent à la température, qu’il a partagé avec nous sa vision de la musique et de la vie.</p>
<p>«Je suis compositeur avant tout, déclare Krief. L’important pour moi, c’est d’exprimer ma propre réalité.» La création, assure-t-il, peut pourtant se faire en groupe: «il y a une raison pour laquelle nous jouons ensemble: nous sommes tous sur la même longueur d’ondes.» La musique qui en résulte est le produit d’une même personnalité qui transcende. C’est peut-être même cette personnalité, que Krief qualifie de dramatique, qui l’aurait poussé à réintégrer le groupe après l’avoir quitté en 2007 pour entreprendre une carrière avec Black Diamond Bay. «Quand j’étais en tournée pour promouvoir mon EP Take it or Leave, [Murray Lightburn] et moi étions toujours en contact. Il m’a parlé d’une opportunité de jouer un rôle différent dans le groupe, et j’ai décidé de revenir.» Résultat: Degeneration Street, composé par les six membres du groupe et que Lightburn, le chanteur principal, qualifiait du «meilleur des Dears» lors d’une entrevue avec La Presse en septembre dernier.</p>
<p>Serait-ce cette émotion dramatique, si bien véhiculée par leur musique, qui aurait valu au groupe une renommée internationale? «Aucune idée», affirme franchement Krief. En mai dernier, le groupe s’est rendu à Mexico pour y jouer des chansons de leur nouvel album: «L’accueil a été spectaculaire, pendant quelques instants on s’est sentis comme les Beatles.» Cette capacité d’atteindre un public international, Krief s’en réjouit et y rajoute même ceci: «Partout où on va, c’est la même chose. Il y a les mêmes types de personnalité, ou pour reprendre les paroles d’Iggy Pop: “it’s the same assholes with a different t‑shirt”.»</p>
<p><strong>Le son de Montréal</strong><br>
Montréal, ville natale des Dears, est à l’image de sa scène musicale: un mélange unique de styles, de mentalités, et particulièrement, de goûts. «Je n’arrive toujours pas à attribuer un son à Montréal», s’enthousiasme Krief, conscient de l’avantage d’échapper aux catégorisations. En 2005, lorsqu’ils étaient en tournée au Royaume-Uni, le groupe est tombé avec surprise sur un article intitulé Montreal Music Scene: «On a éclaté de rire. Pour nous, la scène musicale de Montréal est impossible à catégoriser.» C’est peut-être grâce à son influence musicale éclectique que The Dears réussit à surprendre, mais les généralisations demeurent: «Il y a cette grande tendance, au niveau international, à nous associer à Arcade Fire, même si notre musique est très différente.»</p>
<p>Y a‑t-il un message, finalement, à retenir des Dears? Après s’être familiarisé avec leur style très inattendu, à la fois dû à des fluctuations au sein du groupe et à des vagues d’émotions grandioses, il est tout naturel de vouloir connaître la réflexion qui se cache derrière l’œuvre. Pour Krief, cependant, les intentions initiales importent peu: «On exprime ce qu’on ressent, mais pas du tout avec la prétention de dicter une manière de vivre. C’est une chose assez ingrate, finalement. Les émotions viennent de nous, et l’interprétation de notre musique revient à chaque individu.»</p>
<p>Interrogé sur le succès du groupe, Krief ne sait que dire: «Les émotions qu’on exprime sont vraies. Si elles peuvent atteindre des gens partout dans le monde, tant mieux: on se sent moins seuls.» «Nous ne sommes que des témoins de ce qui se passe», ajoute-t-il. Et rendre compte de ce qui se passe, c’est peut-être ce que The Dears fait de mieux: cacher, derrière ces sonorités dissonantes et ces mots brumeux teintés de mélancolie, des milliers de secrets, de découvertes qui feront de chaque écoute une expérience différente. «Les imbéciles heureux, on les envie tous un peu», dit-il, amusé. Ce n’est évidemment pas le cas des Dears, pour lesquels la profondeur des angoisses et des désespoirs est transcendante dans leur musique et dans leur popularité. Et tout cela, finalement, se fait bien simplement: des instruments, la voix forte et profonde de Murray Lightburn, des musiciens sur la même longueur d’ondes, et des paroles qui permettent à tout un chacun de voyager à sa manière.</p>
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			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Culture-Dears07.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-5903" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Culture-Dears07-738x1024.jpg" alt width="550" height="763"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Bonsound</span>		</figcaption>
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<p>Le très attendu Degeneration Street –produit par Pheromone Recordings–, dont la sortie est prévue le 15 février prochain, est donc prêt à séduire les publics montréalais et internationaux. Peut-être même que cette année, The Dears voleront la vedette à Arcade Fire? À suivre…</p>
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		<title>Goupil à la montréalaise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/goupil-a-la-montrealaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valérie Mathis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 02:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=4686</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelques planches de bois clair empilées, des rires derrière les rideaux sombres, les éternels sièges verts qui se remplissent. Le théâtre Mainline se dresse dans toute sa splendeur avec la pièce Dark Owl.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est dans une atmosphère de début d’hiver, où les dos se courbent et où les cernes s’agrandissent sous l’effet terne de la lumière, que la pièce <em>Dark Owl</em> commence. À l’intérieur de petites maisons de bois au cœur du Nouveau-Brunswick, on nous chuchote de grands secrets.</p>
<p style="text-align: justify;">«J’suis pu dans’ game.» Les paroles pesantes d’Utrope, vieux père de famille, résonnent du fond de la salle. Le dos courbé, une pipe aux lèvres et son shack comme seul havre de paix. La famille est morte, les personnages s’enterrent. Enrobée dans des sentiments refoulés et des non-dits camouflés par des disputes infantiles, l’histoire de <em>Dark Owl </em>soulève aussi des questions de communication, seule capable de sortir les personnages de l’isolement dans lequel ils sont plongés. Le mystère de la malédiction jetée sur la famille d’Utrope s’éclaircit petit à petit, au milieu des engueulades, des chansons et des cris de désespoir. Dans cette ville inconnue où quelques étrangers portant malheur «arrivent de nulle part et repartent vers nulle part», le temps semble figé à jamais, les habitudes de chacun se cristallisent dans un quotidien insupportable fait de querelles, de conditions de travail intolérables et de malheur.</p>
<p style="text-align: justify;">«Tout ça, c’est la faute au Djibou.» Le texte du néo-brunswickois Laval Goupil, traduit par Glen Nichols, est retravaillé dans une langue à part, où des morceaux volés au français s’introduisent timidement au cœur d’une phrase à la sonorité anglo-saxonne. De cela résulte une pièce bilingue, ou plutôt «franglaise», où deux cultures sont fusionnées pour raconter une histoire à peine narrable.</p>
<figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 580px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4772" title="Dark Owl" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/darkowl.png" alt width="580" height="385">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Jaclyn Turner</span>		</figcaption>
	</figure>

<p style="text-align: justify;">«<em>Oh, please release me let me go</em>.» Les dialogues sont poignants et très bien interprétés. L’histoire mystérieuse et pesante de <em>Dark Owl </em>s’extirpe de sa petite cage dorée par le dialogue et l’écoute. Si les paroles ne trouvent pas bonne réception chez les personnages, le public suffit à les absorber, un mot à la fois. Le ton de la pièce ne vire tout de même pas au désespoir, mais c’est un peu déboussolé que l’on quitte la salle et l’univers de cette famille particulière.</p>
<p style="text-align: justify;">«En tant que société, nous devons briser notre isolation volontaire et reconnecter», précise Jessica Abdallah, la metteure en scène, comme on peut le lire dans le programme. En transposant le discours de Goupil à la réalité montréalaise, où deux cultures hésitent encore à se mélanger, elle propose une réflexion intéressante sur l’identité, que celle-ci&nbsp; se définisse par une langue, une origine ou même une passion. Mike Payette, Mathieu Perron et Brian Imperial, du Théâtre Table d’Hôte, écrivent également dans le programme que «le théâtre se bat pour l’ouverture d’esprit, pour le partage».</p>
<p>Une pièce imposante à laquelle les paroles porteuses de vérité donnent une raison d’être et d’être vue.</p>
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