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	<title>Thomas Guillaud - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>«Où est-ce donc que nous sommes?»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas Guillaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 18:24:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Franche réussite pour la troupe du Malade imaginaire.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span>’est dans une salle comble et hilare que les comédiens de Franc-Jeu ont pu s’exprimer avec leur première production. <i>Le Malade imaginaire</i>, un choix particulièrement judicieux pour baptiser la seule troupe mcgilloise se revendiquant de la langue de Molière, a su tenir toutes ses promesses: la pièce était drôle et intelligente. Michaël Blais, le metteur en scène, a de surcroît fait preuve de talent et de subtilité pour nous proposer une pièce de grande qualité.</p>
<p class="p3"><span class="s1">En effet, la force de la mise en scène est d’avoir su trouver le bon point d’équilibre entre fidélité «classique» et innovations personnelles, et d’avoir réussi à s’y maintenir pendant deux heures sans tomber dans l’excès ni d’un côté ni de l’autre. Point d’arrogance ni de pitreries pseudo-subversives et pseudo-innovantes comme il se fait régulièrement et qui étaient fort à redouter au regard de la situation de départ qui nous était proposée: acteurs immobiles, fardés, portant des masques, assis sur des chaises éparpillées sur la scène, ne bougeant que leur visage par à‑coups bizarres, alors même que les spectateurs arrivaient les uns après les autres pour s’installer. Au contraire, le texte intégral était secondé de touches personnelles intelligentes, agréablement distillées au fil des scènes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ainsi, l’ouverture et le final de la pièce se font échos à travers deux crescendos tout à fait maîtrisés et authentiquement drôles, certaines scènes de chant viennent nous surprendre et nous divertir tout en renouant avec l’aspect «comédie-ballet» original de la pièce et certains morceaux de musique d’ambiance électronique associés à un bon jeu de lumière donnent par instants une touche sombre à la pièce. Ce côté terne et angoissant a d’ailleurs été savamment employé par Michaël Blais, notamment en insistant sur le caractère pervers de M. Diafoirus, apportant ainsi une cohérence intéressante entre «le fond et la forme» pour ainsi dire. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Les acteurs ont livré de belles prestations, en particulier François-Xavier Tremblay dans le rôle d’Argan, impayable dans sa manière ébahie et niaise de parler de la «mé-de-cine» et des «mé-de-cins», ainsi que Yoav Hougui, magistral dans la peau de Thomas Diafoirus, tout simplement hilarant du début à la fin.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Cela, ajouté à une disposition scénique habile centrée sur le lit du grand malade et à des costumes simples mais percutants (le masque de M. Diafoirus par exemple, parfaitement en accord avec la silhouette longiligne de Baptiste Rinner et le caractère faux de son personnage, fut un choix des plus judicieux), donnent un résultat impressionnant, et permet à Franc-Jeu de devenir enfin une réalité aux yeux des Montréalais dans le meilleur des contextes: celui d’un vrai succès.</span></p>
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		<title>De l’art en soirée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas Guillaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 22:59:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La revue artistique FKA fait son grand début sur la scène montréalaise.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Plus qu’une revue d’art, le <i>Formerly Known As</i> <i>Magazine</i> entend se tailler une place dans le paysage artistique montréalais.</p>
<p class="p3">Né en octobre 2013, à l’initiative de trois étudiants de notre université, <i>FKA</i> n’a pas l’intention de ménager ses <i>followers</i>. À la croisée des chemins et des influences, c’est dans un univers jeune et pourtant intelligent; contemporain et pourtant élégant, qu’il s’agit de plonger.</p>
<p class="p2">La prouesse de <i>FKA</i> est en effet d’avoir su réunir et remuer la face talentueuse de notre génération autour d’un concept novateur et à l’image de ce que nous savons faire le mieux aujourd’hui: partager du contenu et faire la fête. Oubliez cependant les photos de chatons sur Facebook ou les soirées désespérantes mauvaise musique/mauvaise bière/gens trop joyeux, puisque malgré un style léger et détendu, c’est la qualité qui prime avant tout chez <i>FKA</i>.</p>
<p class="p3">Mais je ne voudrais pas rester trop «vague»: concrètement, il s’agit d’un magazine papier d’une trentaine de pages; à l’intérieur, le lecteur pourra découvrir, au fil des feuillets, un ensemble hétéroclite d’œuvres en tous genres (graphisme, photographie, peinture, design mobilier…) accompagnées de commentaires de l’artiste. Ce qui caractérise ces créateurs, outre leur talent évident, c’est leur jeunesse (entre 20 et 30 ans en général); car comme le dit Natalie Della Valle, cofondatrice de <i>FKA</i>, l’objectif est «de procurer une plateforme aux jeunes artistes, afin qu’ils puissent collaborer et s’exprimer.» Selon elle, le monde de l’art est devenu beaucoup trop fermé, entre médias traditionnels, critiques, spéculateurs et sommes pharamineuses d’argent. <i>FKA</i> permet donc aux jeunes talents de diffuser leur travail honnêtement et à moindre frais, dans le contexte pourtant formel d’un véritable magazine. Les publications sont financées grâce à des évènements organisés par <i>FKA</i> et ses collaborateurs (entrée sur simple donation, en fonction des ressources de chacun). En plus de permettre sa publication, ces fêtes font partie intégrante de l’esprit du magazine puisqu’elles exploitent directement des formes essentielles d’art comme la musique et la vidéo, et ainsi «complètent» le support papier dans une ambiance survoltée. Évidemment, la recette a déjà fait ses preuves dans les milieux étudiants, avec des associations comme <i>Graphite</i> ou <i>Standpoints</i>, mais cela ne nuit pas à l’efficacité de ce mode de financement.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><i>FKA</i> est aussi présent sur internet, mais selon Emma Gaudio, cofondatrice, le support papier demeure essentiel&nbsp;car «les images que nous voyons en ligne sont tellement éphémères que seul un support physique permet de valoriser, de consacrer véritablement une œuvre.» Vous pouvez donc suivre FKA sur la toile («<i>Formerly Known As Magazine</i>» sur Facebook et http://www.fkamag.com) en attendant le prochain numéro fin novembre et la prochaine soirée en janvier 2015. </span></p>
<p class="p3">Le mot de la fin sera pour Julian Trompeter. À ma question: «Que faut-il retenir de <i>FKA</i>?» il me répond, laconique:&nbsp;«<i>Wavy</i>…»</p>
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