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	<title>Siham Besnier - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Une messe avec Monsieur Cohen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Siham Besnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 14:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>You want it darker vient s’ajouter à la longue discographie de Leonard Cohen.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/une-messe-avec-monsieur-cohen/" data-wpel-link="internal">Une messe avec Monsieur Cohen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">S</span><span class="s1">i vous avez besoin de calme et d’inspiration, ou juste d’un moment de recueillement, <i>You Want it Darker</i>, le dernier album de Leonard Cohen, sorti le 21 octobre dernier, est de loin ce que<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>vos oreilles attendent après la tempête des examens de mi-session. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">On y retrouve les signatures classiques de M. Cohen: l’organe rock, les chœurs féminins et les paroles métaphoriques dont il ne s’est jamais séparés depuis les années 60, et bien sûr sa voix grave et chaleureuse, caractéristique de son œuvre depuis les années 80. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Cohen innove </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De ses œuvres précédentes, on y retrouve des thèmes souvent abordés: la rédemption, la fatalité, l’humilité, les adieux, les effets du temps sur l’Homme, sur l’amour, et sur la vie. On y retrouve aussi la progression lisse des morceaux, l’atmosphère modeste et nostalgique, ainsi que l’humble empreinte réconfortante du chanteur. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant, avec cet album, Leonard Cohen innove: presque tous les morceaux incluent un élément électronique (ou électrique pour certains effets de guitare). En effet, certaines composantes rythmiques, très certainement produites par un <i>dj pad</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>(basse ou batterie en générale), s’associent prodigieusement avec les notes orientales, les mélancoliques accords de piano et les cordes larmoyantes des violons et violoncelles. Sa voix, de son authenticité touchante et de sa puissance profonde, vient couronner la richesse instrumentale, délivrant ainsi ce genre d’ouvrage qui vous dérobe quelques larmes. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Morceaux choisis&nbsp;</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Parmi tant de morceaux si raffinés, il est difficile de prédire lesquels seront les préférés du public. <i>You Want it Darker</i> et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>It Seemed the Better Way</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>créent une atmosphère religieuse à la fois inquiétante et envoûtante. <i>Treaty</i>, <i>Leaving the Table</i>, et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>If </i></span><span class="s3"><i>I Didn’t Have Your Love</i> continuent d’ancrer l’album dans la thématique du sacré et de la résignation, tout en créant l’immuable intimité que l’univers de Cohen a toujours suscitée. L’excellent<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>On the Level</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>est le morceau qui se rapproche le plus de ce que l’on a pu entendre dans ses travaux les plus récents: <i>Popular Problems</i> (2014) et <i>Old Ideas</i> (2012). <i>Traveling Light </i>évoque ses titres mythiques des années 80: <i>Everybody Knows</i> (1988) ou encore <i>Dance me to the End of Love</i> (1983). De tout l’album, c’est aussi le morceau qui pousserait les profanes qui ne l’avaient pas encore fait à enfin sortir leurs paires d’écouteurs pour apprécier pleinement le <i>panning</i> (répartition des instruments dans le champ auditif), ainsi que la profondeur et les vibrations de chaque élément de la composition. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Le magnifique <i>String Reprise/Treaty</i> clôt l’album sur une note particulièrement brumeuse, cependant illuminé par le morceau précédent, <i>Steer Your Way</i>, empreint d’une insouciance et d’un optimisme plutôt rare</span><span class="s1"> dans l’album. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une fois encore, Leonard Cohen nous offre un album exceptionnel, qui associe l’héritage propre de l’artiste avec son infatigable capacité à contribuer à la musique actuelle. Bien que le poète affirme «&nbsp;I’m ready my Lord&nbsp;», l’espoir d’entendre toujours plus de Cohen est décuplé.</span></p>
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