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	<title>Scarlett Remlinger - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Horloge théatrâle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2015 18:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Quat sous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Théâtre de Quat’Sous remet à neuf la pièce Variations sur un temps.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">À&nbsp;</span><span style="line-height: 1.5;">l’occasion des soixante ans du Théâtre des Quat’Sous, le directeur artistique général Eric Jean ambitionne de faire revivre les temps fort de cette institution du théâtre québécois en revisitant une pièce montée par Pierre Bernard en 1996. </span><i style="line-height: 1.5;">Variations sur un temps</i><span style="line-height: 1.5;"> doit son texte d’origine à David Ives dont la traduction de l’anglais est exceptionnelle. On assistera à cinq tableaux, ou variations, rythmés par des répliques pointues qui s’enchainent les unes derrières les autres jusqu’à ce que la pression tombe et mette fin à la pièce.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le premier tableau s’ouvre sur ce qui semble être un vestiaire sportif. De gauche à droite, des casiers habillent le décor. En haut à gauche, une horloge, un chrono, un compte à rebours. Les mots de présentation se hâtent d’être prononcés avant que la machine ne se mette en marche et que le temps se mette à fuir sous les yeux des spectateurs. Nul besoin de coups de théâtre, le coup de départ est lancé. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1620px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-23791" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps.jpg" alt width="1620" height="1652" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps.jpg 1620w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-330x337.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-768x783.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-981x1000.jpg 981w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-850x867.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-50x50.jpg 50w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-VariationTemps-64x64.jpg 64w" sizes="(max-width: 1620px) 100vw, 1620px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Un homme et une femme entrent en scène, ouvrent un des casiers pour en sortir deux clubs de golf. Nous sommes en<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>date</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>au mini-putt. Saviez-vous qu’avant l’ère humaine la terre était peuplée par des nains et que la seule chose qui nous reste de leur civilisation est le mini-putt? Swing lancé, balle rentrée, fin du jeu. Un homme et une femme entrent sur scène, ouvrent un casier, en sortent deux clubs de golf. Deux couples sur scène, deux <i>dates</i>, deux swings lancés, deux balles rentrées, fin du jeu. Un troisième couple entre en scène pourra se livrer à la même partie de mini-putt, pendant que les deux autres — sont-ce les mêmes d’ailleurs? — continuent de jouer et de se tourner autour. Jeux de dédoublement, répétitions, renvois de balle, le premier tableau est une délicieuse polyphonie.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une femme assise dans un café est en pleine lecture de la <i>Recherche</i> de Proust. Un homme l’aborde et dans le style d’un jeu vidéo tente de franchir les obstacles qui mèneront à sa conquête, avec des <i>checkpoints</i>, ou sauvegardes automatiques, pour l’aider dans sa partie de séduction. Niveau un: tenter de briser la glace. Première tentative échouée, retour à la case départ. Niveau deux: il arrive à s’asseoir. Essayer d’engager une conversation. Échec, il se relève. Niveau trois: lui plaire. Parler de Proust comme d’un vieux snob? Échec. Dire qu’il trouve ses phrases longues et épuisantes? Échec. Partager avec cette belle demoiselle comment Proust a changé sa vie? Bonne réponse. Derrière la drôlerie de la scène, David Ives pose la question du hasard de la rencontre amoureuse, et la terreur qu’inspire le caractère irrémédiable du temps.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Avez-vous déjà été coincé dans un Drummondville? Un Drummondville (un Philadelphie dans la version originale américaine), c’est un espace-temps où rien ne va pour vous. Commandez un sandwich à la viande fumée dans un <i>delicatessen</i>, c’est une poutine qui vous sera servie. Essayez de prendre un taxi pour vous rendre en centre-ville, le chauffeur ne se rend qu’à Brossard. C’est ce qui arrive au personnage du troisième tableau. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Et si vous saviez la date et les conditions dans lesquelles vous alliez mourir mais pas l’heure exacte, comment réagiriez-vous? Si vous aviez l’occasion de revivre votre dernier moment encore et encore et encore, que diriez-vous? C’est ce qui arrive à Trotsky, une hache plantée dans le crâne, lisant dans une encyclopédie sa notice biographique.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le compte à rebours défile encore sous les rires des spectateurs ébahis par la maitrise du <i>timing </i>comique des acteurs qui ne cessent de courir dans tous les sens. Plus que quelques minutes avant la fin et des nuages de farine voltigent dans la face des personnages. Enfin, si cette pièce a mis tout le monde d’accord il y a vingt ans, le consensus reste le même: à mourir de rire et à voir absolument!</span></p>
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		<title>Nobel de l’identittérature</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/nobel-de-lidentitterature/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 23:09:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question identitaire au cœur de l’œuvre de Modiano.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Il nous arrive souvent de penser à des souvenirs morcelés ou à des bouts de rêves que l’on n’arrive pas à remettre en place. Comme lorsqu’on se lève le matin au sortir d’un rêve tumultueux et qu’on essaye de se le remémorer. Qui était cet homme avec qui je conversais? Pourquoi est-ce que j’étais rendu à un certain endroit au lieu d’un autre? Comment se fait-il que mon ami de maintenant ressurgisse en plein milieu d’un souvenir lointain? Et puis qui étais-je à ce moment-là? Il ne nous reste plus que des tableaux de cet ensemble dissolu.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Il y a quelques années, je me posais ces mêmes questions par rapport à une histoire que je n’arrivais plus à situer. Est-ce que je l’avais vraiment vécu? Était-ce un rêve que j’avais fait qui m’a marqué? Le plus j’y pensais, le plus j’avais du mal à expliquer d’où me venait cette histoire, jusqu’à ce que je me décide à faire le tour de ma bibliothèque. J’avais certainement dû l’avoir lu, cette histoire. En effet, après une soirée de recherche, je mis le doigt dessus, il s’agissait du récit de <i>L’Horizon</i> de Patrick Modiano. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Je m’étais fait prendre par son univers. Cet univers dans lequel rôdent tellement de mystères et de secrets. Le temps est fuyant, l’atmosphère pesante. Ses personnages n’ont pas de passé, ils n’ont qu’un présent. On assiste donc à une recherche existentielle. On veut pouvoir coller les morceaux du casse-tête. Impossible de poser le livre jusqu’à ce qu’on ait des réponses. Modiano travaille notre intrigue, notre curiosité. Rien n’est certain. Il fait planer ce sentiment de lourdeur et de malaise qu’on peut retrouver chez Kundera par exemple. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans son dernier roman <i>Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier</i>, sorti une semaine avant l’attribution du prix Nobel de littérature 2014 à cet auteur exceptionnel (qui récompense l’ensemble de l’œuvre), Modiano nous replonge dans un de ses rêves. Un téléphone qui sonne, un inconnu au bout du fil, un carnet d’adresses trouvé dans le bistrot d’une gare parisienne, une rencontre puis toute une aventure. Qu’a fait Jean Daragane à part noter dans son carnet l’information d’un vieil ami de sa mère? Qui est cette personne? S’en souvient-il? Pourquoi ces inconnus sont-ils à la recherche de ces informations? Lui en veulent-ils à lui? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Petit à petit, le récit le renvoie dans son passé. À travers cette enquête, il renoue avec certaines personnes, mais qui sont-ils? Avec certains souvenirs, mais d’où lui viennent-ils? Avec certains lieux, mais où sommes-nous? Au bout d’un moment le lecteur tout comme le narrateur se retrouve complètement mêlé. Tiraillé entre le passé et le présent, entre l’imagination et la réalité, plus rien ne fait sens. Tout semble si familier mais rien ne se suit. Aucun enchaînement de faits ne tient la route mais une histoire arrive à se tisser malgré tout. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Comme après un rêve, en fermant le livre, nous n’en savons pas tant davantage. Les quelques indices que nous avons réussi à amasser ne font qu’alimenter notre confusion. Mais on aime ça, rester sur notre faim. Il n’y aura pas de deuxième tome qui viendra donner la clef du mystère au premier. Tout ce que l’on pourra dire c’est que </span>c’était beau, et est-il nécessaire de <span class="s1">comprendre ce qui est beau?</span></p>
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		<title>L’attrape-cœur d’Oona</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/29/lattrape-coeur-doona/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 04:44:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frédéric Beigbeder et son nouvel opus: Oona et Salinger.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span>h l’amour, l’amour, il nous écrira toujours des histoires d’amour, le Frédéric! Et puis pas n’importe laquelle. Fidèle à son sujet de prédilection, Frédéric Beigbeder ne raconte plus les amours ratées d’Octave, ni d’Oscar, ni de Marc, mais de J.D. Salinger et d’Oona O’Neill. Nous quittons enfin Paris pour nous retrouver à New York en 1940.</p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est dans un vieux bar de la 3<i>e</i> et de la 53<i>e</i> rue que Salinger fera la rencontre de Mlle Oona. Cette gamine est à peine âgée de 16 ans, a les cheveux noirs, les ongles rouges et une cigarette à la bouche. Elle est assise aux côtés de la jeunesse dorée new-yorkaise: dans les voisins de tablée, on retrouve Truman Capote et Orson Welles. Salinger tombe immédiatement sous le charme de la fille d’Eugène O’Neill, prix Nobel de littérature. Fasciné par cette orpheline au nom mythique, il la désire sans oser la toucher. Parti à sa recherche, il la retrouve sur la promenade du Jersey Shore, lui sert à boire, l’embrasse et fait d’elle sa petite amie. Malheureusement, cela ne durera pas longtemps. En 1941, les États-Unis entrent enfin en guerre contre l’Allemagne et se préparent à libérer la France. Salinger, assoiffé d’héroïsme et d’idéalisme, se porte volontaire et connaîtra quatre ans d’enfer.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Oona, quant à elle, décide de suivre sa mère partie pour Los Angeles. C’est donc à 17 ans qu’elle refait sa vie et qu’elle rencontre celui qu’elle ne tardera pas à épouser: Charlie Chaplin. Elle vivra à ses côtés jusqu’à sa mort en 1977. Mère de huit enfants, elle se retrouvera alors seule, déprimée et alcoolique dans son manoir suisse. Salinger, lui, s’enfermera dans sa cabane à Cornish dans le New Hampshire.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Jusqu’ici, ce roman peut s’apparenter à un récit historique, mais ce n’est pas le cas. Beigbeder présente son texte comme étant de la «faction», c’est à dire «une forme narrative qui utilise toutes les techniques de l’art de la fiction, tout en restant on ne peut plus proche des faits». Beigbeder s’est donc amusé à chercher le plus de détails possible sur la vie de ces deux fantômes du passé pour réécrire leur histoire. Il s’agit donc du couple Salinger/O’Neill revu et corrigé par l’imagination de l’auteur. L’idée rappelle celle de Woody Allen dans son <i>Midnight in Paris</i>, lorsqu’il recrée les amitiés de Hemingway et de Fitzgerald. Bref, «si cette histoire n’est pas vraie, dit-il, je serai extrêmement déçu».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">On reconnaît la signature Beigbeder. Il fallait bien qu’il trouve deux êtres névrosés, blasés, alcooliques, puant le tabac froid, à la recherche de sens, perdus dans un nihilisme total, avec la littérature comme seule ligne de fuite. Enfin comme il est d’usage chez cet écrivain de faire de sa propre personne le fil rouge du roman, on retrouvera la trace d’un homme qui ne cesse d’être fasciné par la relation malsaine de l’homme et de la femme et par ce que la littérature arriverait à en dire.&nbsp;</span></p>
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		<title>City, ou raconter des histoires pour s’en sortir.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/city-ou-raconter-des-histoires-pour-sen-sortir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 14:46:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est avec l’adaptation du roman City d’Alessandro Baricco que le théâtre Prospero ouvre sa programmation de la saison. Une pièce dans laquelle on témoigne de la vie de Gould (Paul Ahmarani), un enfant de 13 ans, génie de son époque, déjà élève dans une université prestigieuse et abandonné par ses parents. Il fera la rencontre&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/city-ou-raconter-des-histoires-pour-sen-sortir/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">City, ou raconter des histoires pour s’en sortir.</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">C’est avec l’adaptation du roman <i>City</i> d’Alessandro Baricco que le théâtre Prospero ouvre sa programmation de la saison. Une pièce dans laquelle on témoigne de la vie de Gould (Paul Ahmarani), un enfant de 13 ans, génie de son époque, déjà élève dans une université prestigieuse et abandonné par ses parents. Il fera la rencontre de Shatzy (Geneviève Beaudet), une jeune femme pleine de rêves d’enfants, lorsqu’un soir il décide d’appeler le service d’assistance téléphonique d’une entreprise de sondage où elle travaille pour prévenir la standardiste qu’un dénommé Diesel (Gabriel Doré) et son ami Poomerang (Paul-Patrick Hébert) pourraient venir l’étrangler avec le fil du téléphone. Attention: ils ont l’air méchant, mais ils sont gentils! Comprenant bien qu’il doit s’agir de deux personnages issus tout droit de l’imagination de l’enfant au bout du fil, la belle Shatzy décide de converser longuement avec cet être dont la créativité l’émeut.</p>
<p class="p3">Licenciée par son supérieur pour avoir été trop bavarde (Le temps, c’est de l’argent), Shatzy retrouvera Gould pour son goûter d’anniversaire au restaurant du coin, où cette nouvelle amitié prendra enfin forme. C’est là que Gould, qui faisait croire à son père que sa nourrice était muette pour expliquer l’absence d’une deuxième voix au téléphone, demande à Shatzy&nbsp; de devenir sa nourrice.</p>
<p class="p3">&nbsp;C’est un monde d’amour, d’amitié, de partage et de rire qui s’ouvre à ces deux nouveaux amis. Shatzy, l’adulte enfant et Gould, l’enfant adulte, sont pleins de rêve et d’imagination. Ils nous ouvrent les portes de leur monde pour nous raconter leurs fantasmes. Plusieurs niveaux de narration apparaissent alors. Nous sommes projetés dans un western mystérieux, histoire racontée par Shatzy, dont c’est le rêve de faire un western. Le temps s’est arrêté dans un village du <i>Far Far West</i> suite à une malédiction qui s’est abattue sur la région il y a 34 ans, 11 jours et 6 heures. Tout à coup Poomerang et Diesel deviennent de vielles sœurs qui passent leurs journées à tricoter en espérant que le temps leur revienne. En attendant, dans la salle de bain, ces deux personnages se transforment en champions de boxe internationaux qui jouent leur prochaine victoire dans la tête de Gould, assis sur les toilettes. Mais ce n’est pas toujours évident d’être Diesel qui, trop grand pour prendre le bus, la voiture, le train ou même l’avion ne peut pas partir à l’aventure comme il le voudrait. Et puis il n’y a pas que lui qui aimerait partir à la découverte du monde! Diesel pourrait peut-être rentrer dans une roulotte! Oui, une roulotte ferait l’affaire pour ce grand homme imaginaire et ces deux âmes errantes. Shatzy achète donc une roulotte. Une roulotte jaune, pourquoi pas.</p>
<p class="p3">Ces niveaux de narration enchevêtrés sont fidèles à l’œuvre de Baricco et témoignent de la nécessité chez les personnages de se raconter des histoires pour s’en sortir. En ressort une grande histoire de tendresse entre Gould et Shatzy,&nbsp; chacun brisé à leur manière, qui trouvent dans leur relation un réconfort et un autre à qui se livrer dans toute leur vérité.</p>
<p class="p3">On applaudira Paul Ahmarani pour sa fabuleuse interprétation d’un petit gars pas comme les autres qui vit dans un monde bien à lui. Mention spéciale aux trois autres acteurs, le duo Gabriel Doré et Paul-Patrick Hébert qui font état de leur palette de jeu en interprétant de multiples personnages, enchaînant mimiques et gags burlesques; sans oublier la ravissante Geneviève Beaudet qui habite la pièce par sa présence et sa générosité. Un spectacle splendide, comme dirait Shatzy. À aller voir absolument, jusqu’au 27 septembre!</p>
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		<title>Ne forcez pas trop le trait</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/ne-forcez-pas-trop-le-trait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 05:53:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le poids d’un portrait de famille pesé au Rideau Vert.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était la première attendue de La Grande Sortie de Jonathan Racine et Mélanie Maynard au théâtre du Rideau vert, jeudi dernier. Les flashs des photographes illuminaient les visages enthousiastes des personnalités venues pour l’occasion en attendant les trois coups de bâton. Puis, c’est au lever de ce fameux rideau vert que&nbsp;Marthe Brouillette apparaît dans l’intimité de sa cuisine, occupée à peler des pommes de terre.</p>
<p>Cette mère de famille maintenant âgée, atteinte d’un cancer et sur le point de mourir, retrouve, avec le retour de ses enfants, la dynamique familiale de son jeune âge, un rêve complètement inespéré. Le fils «Tanguy», (joué par Sébastien Gauthier), et la fille rendue obèse, (jouée par Sonia Vachon), se voient obligés de s’occuper de leur vieille mère jusqu’à ce que l’arrivée inattendue de Charlène (jouée par Mélanie St-Laurent) après douze ans d’absence vienne tout bouleverser. Partie du village après l’accident de son père à la recherche d’une autre et meilleure vie, le rejeton de la famille rentre au nid en dernier recourt après une embrouille sévère avec son compagnon. Son mal correspond à celui de sa mère, qui elle, pense que sa fille est enfin revenue pour l’entourer.</p>
<p>C’est la gaieté et le caractère nonchalant de cette famille qui rend supportable la douleur de ces phases terminales de cancer. Ces trois adultes rient, se taquinent et se chamaillent comme les enfants que leur mère a vu grandir. Mais cette fois-ci, les choses sont rendues plus tendues qu’avant. Les blessures du passé, à‑demi cicatrisées, refont surface et sous les sourires complices se glissent des insultes profondes.<br>
Jusqu’ici la pièce s’inscrit dans une tradition québécoise que nous connaissons déjà très bien. Un village au fin fond du Québec, une famille col-bleu simple d’esprit et modeste, un père absent, une mère traditionnel pieuse et maniérée. Voilà une bonne base pour une bonne pièce appréciée par d’honnêtes gens. Face à un bon public, le texte fait effet. Pensé de manière à combler ses spectateurs en maniant l’humour, il use et abuse de calembours, de jeux de mots et de références populaires. Certes, les comédiens sont remarquables, mais encore faut-il se prêter au jeu et se laisser absorber dans l’éternel univers du Québec profond pour pouvoir les apprécier réellement.</p>
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		<title>La Bête du temps de Molière</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/la-bete-du-temps-de-moliere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 17:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le Nouveau Théâtre Urbain livre une représentation intense.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est au Théâtre Denis-Pelletier que le Nouveau Théâtre Urbain présente <i>La Bête</i>. Cette pièce de David Hirson ne date que de 1991 mais nous transporte quelques siècles en arrière, au temps de Molière. Nous sommes donc en 1654, et la troupe d’Elomire va mal. Depuis quelques temps, celui-ci n’écrit que des pièces trop sérieuses et ennuyeuses. Le prince de Conti, grand défenseur des arts, tente d’égayer le tout en introduisant dans la troupe, malgré les sentiments d’Elomire, un artiste de rue. Un homme, à première vue dépourvu de toute raison, insupportable et grotesque, un certain Valère.</p>
<p>S’en suit une tragédie en vers pour nous faire rire, voilà le propos de ce délire théâtral.</p>
<p>Le premier acte est simplement époustouflant. Valère entre en scène avec les allures d’un Jacques Sparrow en postillonnant et en crachant ce qui aux yeux du public dégouté apparaît comme des litres de salives. Il court à droite et à gauche en racontant des absurdités monstres dissimulées dans une tirade qui n’en finit pas. Un quasi monologue qui pousse le public à être aussi frustré qu’Elomire, lequel ne peut pas se débarrasser de l’énergumène à cause des ordres du prince. Valère est en plein délire, il crie, court, pisse au fond de la scène, renverse son verre plein puis se ressert, transperce un fauteuil et arrache les pages du cahier d’Elomire avant d’enfoncer son mouchoir dans sa bouche pour enfin se taire. Pensez à la personne qui provoque chez vous un agacement des plus irritant et vous comprendrez ce qu’il faut endurer pendant plus d’une heure.</p>
<p>Le deuxième acte arrive à changer la mise. Valère, accablé par les insistances du seigneur, doit lui jouer sa dernière pièce en collaboration avec la troupe d’Elomire qui se montre bien réticente. Au malheur d’Elomire, la pièce gagne le cœur de sa troupe qui retourne sa chemise pour se ranger dans le camp de Valère.</p>
<p>L’inévitable dispute éclate. Pouvons-nous briser les règles de bienséance? Que diront les critiques? Et puis avons-nous tort de les écouter? Devons-nous satisfaire notre esprit intellectuel ou les attentes du public? Une dispute qui s’apparente à celle des anciens et des modernes. Valère est en effet un homme brillant, qui a le malheur de ne pas savoir tenir son excentricité en société. Devrions-nous tous reconnaître que le mot «mot» est en effet plat et qu’on devrait le remplacer par «verbobo»? Et puis le verbobo «chaise», ce n’est pas joli non plus, comme sonorité. Valère a raison, nous devrions tous nous asseoir sur des «francesca». C’est une pièce qui témoigne des vrais problèmes de communication que nous pouvons avoir. Un problème qui s’étend même jusqu’au personnage de Dorine, cette adolescente qui ne prononce qu’une seule syllabe dans l’espoir de se faire comprendre et qui hurle à se briser les cordes vocales lorsque son interlocuteur interprète correctement ses propos.</p>
<p>Enfin, malgré les thèmes sérieux qui donnent un certain sens à la pièce, celle-ci vous fera rire à en pleurer. Un spectacle à ne pas manquer.</p>
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		<title>Standpoints à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/standpoints-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 07:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un projet qui remue les idées.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La «première tribune étudiante nord-américaine» est née après des mois de préparation. En effet, Standpoints est maintenant opérationnelle, ce qui marque la concrétisation d’un projet ambitieux pour Bernard d’Arche, le fondateur du <i>Think Thank</i>, et ses associés. Leur projet a fait ses débuts cet été au moment où Standpoints ne s’appelait encore que «le projet» et où il n’était encore qu’à l’état de PowerPoint. Après beaucoup de temps investi et de nombreuses étapes réalisées, le travail porte enfin ses fruits. Les trois co-fondateurs de Standpoints disent avoir l’impression «que [leur] enfant a enfin vu le jour».</p>
<p>L’objectif de Standpoints est de rassembler un grand groupe de jeunes passionnés afin de discuter, de débattre et de partager leur propre <i>standpoint</i>. Tout commence par l’écriture d’un essai critique de la part d’un étudiant. Le texte est ensuite relu et édité par quatre éditeurs, et éventuellement par un membre exécutif pour paraître sous la forme d’un article sur le site internet. Les articles peuvent porter sur des sujets allant de la politique, à l’art, l’actualité, la religion.</p>
<p>La tribune cherche à susciter l’intérêt des lecteurs et à défier les opinions des professionnels en la matière. Poussant l’idée un peu plus loin, Standpoints compte utiliser ce foisonnement intellectuel pour créer des rencontres où seront invités des professionnels afin de discuter des sujets reliés aux articles. Ces rencontres ne se feront pas sous la forme de conférences traditionnelles, mais prendront plutôt la forme d’interactions, ayant l’aspect de questions-réponses. En premier lieu, un étudiant se chargera de présenter l’invité et le sujet pour enfin laisser place aux interventions de ceux venus assister à la rencontre. «Les thèmes sont sérieux, mais nous voulons que l’échange se fasse dans une ambiance décontractée», précise Bernard d’Arche au <i>Délit</i>. Le point central est donc l’échange, qui permet d’approfondir le sujet grâce à l’interaction entre les invités et le public. Même si les rencontres se feront soit en anglais soit en français, le tout sera rendu très accessible par le fait que Standpoints cherche à être entièrement bilingue, au moins dans ses publications, et à atteindre toutes les universités montréalaises. La participation de tous est la bienvenue.</p>
<p>Concernant le lancement, Bernard d’Arche déclare: «Il nous faut fêter ça!». Les étudiants de Montréal sont donc tous conviés le 16 novembre, à la soirée de lancement officielle de Standpoints, qui aura lieu au Cabaret du Mile End. L’entrée est payante, et plusieurs groupes se succèderont: le duo de jazz/bossa nova «Duo Nouveau» ouvrira la soirée, suivi du DJ Valentin Giniès, puis Rombo, aux platines, sonnera les douze coups de minuits..</p>
<p>Enthousiaste, le directeur Bernard d’Arche lance pour conclure: «si la soirée vous tente, venez nombreux, et si le club vous intéresse, écrivez nous!».</p>
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		<title>Dix femmes en colère</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/dix-femmes-en-colere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 06:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dedans Dehors, du passé au présent au théâtre de la Risée.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Geneviève Tessier-De L’Etoile imagine pour sa pièce, qui s’est jouée au théâtre de la Risée du 23 au 26 octobre, les vies de plusieurs femmes sur trois générations. Au total, trois actrices prêtent leur visage à dix femmes en changeant de costume à même la scène derrière un voile noir. Entre deux répliques, nous sommes transportés d’époque en époque: on voit une enfant qui pleure parce que sa mère lui reproche d’être trop grande et de parler trop fort, on voit cette même fille plus tard se faire renvoyer de son travail pour avoir frappé sa patronne, acte qui ne convient pas à la nature féminine selon l’entremetteur de l’agence, puis on voit une dame qui, face à Dieu et à son curé, refuse d’arrêter de prendre la pilule pour le bien de sa famille. Le but étant de comprendre la progression des conditions de vie des femmes enfants et adultes en passant par celle d‘une femme âgée d’un temps passé.</p>
<p>Se croisent et se mêlent des femmes qui n’ont eu que le malheur de naître femmes. Elles sont intelligentes, modestes, mais gare à ceux qui voudraient leur marcher sur les pieds. L’auteur, en créant cette pièce, a voulu&nbsp;«écrire avec cœur sans cynisme ni morale», et c’est ce que l’on ressent. Aucune de ces femmes ne se déclare victime d’une société machiste, ou ne revendique une certaine méthode féministe pour fuir sa condition. Ici, nous restons ancrés dans le réel et faisons face à des situations on ne peut plus contemporaines. N’y a‑t-il pas des moments où les femmes de 2013 font ce que leurs hommes veulent juste pour leurs beaux yeux? Et pourquoi? Parce que «les hommes sont comme des <i>goldens retrievers</i> qui savent quels yeux faire pour pouvoir sortir faire un tour par ‑20 degrés» constate Amélie Bélanger, l’une des actrices. Aujourd’hui, on espère pouvoir rire de celui qui, en voulant alléger notre travail, nous offrirait un lave-vaisselle. Hier, nos grand-mères souriaient en rêvant de pouvoir retourner au travail et quitter les couches sales et l’aspirateur. Face à un mari, victime du qu’en-dira-t-on, Sylvie, jouée par Laurence Perrault, tente de faire valoir son point de vue. Avoir une femme belle et épanouie est plus souhaitable, non? Mais «qui est-ce qui doit rester belle les mains dans la merde?»; elle.</p>
<p>La mise en scène est intime, quelques chaises sont disposées devant l’estrade. Cette intimité invite à&nbsp; découvrir les sentiments de ce qui se passe au fond des cœurs de chacune de ces femmes. Il faut pouvoir identifier les moments importants de leur vie pour comprendre ce qui les blesse. Une femme raconte la difficulté de vivre en étant lesbienne après le départ de son amante. Une autre explique son choix d’avorter même si elle doit affronter les larmes de sa mère. Une autre doit vivre avec le désespoir d’avoir perdu son fils par accident, en subissant les accusations d’être une mère indigne. Comme le titre de la pièce le sous-entend, on fait passer ce qui se passe vraiment en dedans, en dehors. On rend visible l’invisible sans&nbsp;en changer ses composantes. Derrière le voile de la scène, on aperçoit enfin ce qui est sensible, comme si on regardait à travers le voile que nous portons tous pour en faire ressortir nos propres peines. On passe, simplement et honnêtement, du dedans au dehors.</p>
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		<title>Overdose d’œstrogènes à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/22/overdose-doestrogenes-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 18:57:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crêpage de chignon pour un million de coupons au Players’ Theatre.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après la comédie musicale <i>Les Belles-Sœurs </i>au Théâtre d’Aujourd’hui, le Players Theatre de McGill prend le relais avec la version anglaise adaptée du français par John Van Burek et Bill Glassco. Au troisième étage de l’édifice Shatner, dans la petite salle de théâtre au fond du couloir, l’univers de Michel Tremblay s’installe. Retour en 1956 dans la cuisine d’une maison d’un quartier ouvrier québécois. S’y rassemble un groupe de femmes aux personnalités débordantes qui souffrent, rient et vivent dans une même misère, la précarité.</p>
<p>Le contexte de la pièce est rude, les thèmes sérieux, et l’ambiance oscille entre angoisses et crises de fous rires. Il faut suivre le rythme de ces femmes venues aider Mme Germaine Lauzon, leur sœur, voisine et amie à coller dans des livrets le million de timbres qu’elle a gagné à la loterie pour qu’elle puisse recevoir du catalogue les objets divers et variés dont elle compte remplir sa maison. La chance incroyable de Germaine invite bien entendu à une jalousie débordante et à des réglements de comptes ravageurs. L’amitié souvent hypocrite et les insultes amères refont surface lorsqu’il s’agit de saisir l’opportunité qui se présente. Mais, avant de se rabaisser à voler une amie, on papote.</p>
<p>Bien qu’il manque les nuances du français de Michel Tremblay, la mise en scène est remarquable. Un chœur grec récite les temps forts de la pièce et accompagne les Belles Soeurs dans leur excitation et leur amour démesuré pour le bingo. Lorsqu’elles se lèvent et se placent à quelques centimètres des spectateurs du premier rang, on angoisse et on rit en même temps. On comprend combien c’est tragique d’avoir pour seul confort un jeu comme le bingo, avec un cendrier pour gros-lot. En même temps, on ne peut pas s’empêcher de rire face à l’absurdité que représentent ces neuf femmes pleurant de joie, simplement à l’idée de pouvoir participer.</p>
<p>Enfermées dans une vie régie par des habitudes strictes, ces femmes tournent en rond. La pitié guette le répertoire sentimental des spectateurs. La vieille femme de 93 ans qui ne peut s’empêcher de mordre ceux qui la touchent est la cerise sur le gâteau. Dès son arrivée sur scène, on est mal à l’aise. Toute recroquevillée, les cheveux poudrés et le maquillage effrayant, elle marmonne des paroles incompréhensibles. De ses mains frêles, elle attrape les coupons et tombe de sa chaise. Sa belle-fille la gifle pour la faire arrêter, ce qui ne l’empêche pas de bouger tant bien que mal. On s’attend à ce qu’elle tombe raide morte, mais non. Elle délire, inconsciente, et c’est là qu’elle dévoile à Mme Lauzon ce que les dames sont vraiment venues faire chez elle. La pièce se termine sur un crêpage de chignon général. Les coupons volent dans tous les sens. Les dames se tirent les cheveux pour les attraper, se sautent dessus, s’insultent et partent en courant. Au premier rang, on relève les genoux pour laisser ces dames se courir après tout en essayant de retenir les fous rires que déclenchent en nous ces femmes transformées en véritables bêtes sauvages.</p>
<p>À la fois tragique et comique, l’adaptation du Players’ Theatre gagne son pari. On sort de la salle en entendant résonner au fond de sa tête le cri de guerre de Mme Brouillette qui, s’adressant à Mme Lauzon s’exclame: «YOU DO NOT DESERVE ALL THESE STAMPS!»</p>
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		<title>Je serai le sang</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/08/je-serai-le-sang/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Scarlett Remlinger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 06:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18720</guid>

					<description><![CDATA[<p>Steve Gagnon revisite Britannicus à la Licorne.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le succès de <i>Ventre</i> l’an dernier, Steve Gagnon réinvestit le théâtre de La Licorne avec une réécriture du <i>Britannicus </i>de Jean Racine. L’histoire originale de Racine est inscrite dans l’histoire romaine; elle raconte la passion de l’empereur Néron pour Junie, la fiancée de son demi-frère – le personnage éponyme. S’ensuit un drame familial où Néron essaye de s’émanciper de sa mère Agrippine et de gagner son rapport de force avec Britannicus.</p>
<p>Dans cette version québécoise, <i>En dessous de vos corps je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas</i>, la prose gagnonesque remplace les alexandrins de l’âge classique et magnifie les thèmes de la tragédie originelle. Les passions amoureuses ne sont pas seulement au cœur de la discorde, mais donnent le <i>la </i>de la pièce d’emblée. Au contraire de Racine, Gagnon, metteur en scène de son propre texte, n’est pas concerné par la bienséance et la bonne morale de sa pièce, quitte à troubler son public, pourtant plus libéré que la cour de Louis XIV.</p>
<p>La représentation s’ouvre brusquement, faisant taire l’assistance. Et pour cause: au lieu des trois coups du brigadier, ce sont les gémissements de Junie sous le corps de Britannicus qui se font entendre. Apparaissant au fond de la scène, dépassant à peine des coulisses, les deux acteurs en nu intégral s’abandonnent dans les bras l’un de l’autre.</p>
<p>Cette importance des corps hante la pièce de tout son long. Les rapports entre les personnages sont régis par des pulsions animales assez brutales, que ce soit la relation entre une mère castratrice et ses deux fils ou l’autre triangle amoureux de la pièce, les frères Néron et Britannicus et Junie, la fiancée de ce dernier. Les liens charnels entre mère et fils se traduisent en dispute physique. Néron, prisonnier de l’environnement hermétique que lui a construit sa mère, est rendu fou par un désir de vengeance. Ce qu’il veut, c’est se venger de son frère, qui arrive à être heureux dans cet espace quasiment clos, et de sa mère, qui inhibe sa folie des grandeurs. Face à sa famille, il se considère en monstre, face à la beauté de son frère, il est le sang. C’est la vengeance d’un corps monstrueux sur le corps des autres. Cette vengeance prend tout son sens lors de la scène de viol, où Néron au bord de la folie, prend Junie de force devant son frère, qui a été drogué.</p>
<p>Le chaos familial est représenté par un décor insalubre et malsain. Il y a un mur défoncé, un frigo par terre et des matelas en vrac. Les personnages errent dans ce milieu, s’y perdent et s’entretuent. Les tirades passionnées dans la version de Gagnon ont plus de force encore que chez Racine, car elles sont directes, le rôle intermédiaire des confidents étant supprimé, pour ne garder que les personnages principaux. Ainsi, chaque personnage se lance tour à tour dans des monologues intenses et violents pour expliciter les relations qui les unissent aux autres protagonistes. Jalousie, amour, haine, toutes les pulsions humaines sont présentes.</p>
<p>On sort du théâtre de La Licorne conscient d’avoir vu une grande pièce, un spectacle violent, troublant comme Steve Gagnon en a l’habitude.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/10/08/je-serai-le-sang/" data-wpel-link="internal">Je serai le sang</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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