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	<title>Sara Fossat - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Roxane Gay met tout le monde d’accord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 19:31:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[#metoo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dre Roxane Gay met en évidence des vérités sous-considérées. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/10/30/roxane-gay-met-tout-le-monde-daccord/" data-wpel-link="internal">Roxane Gay met tout le monde d’accord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Lorsqu’on demande ma définition du féminisme, je n’ai plus de réponse à donner : nous sommes en 2018! Soit l’on sait, soit l’on ne sait pas [ce qu’est le féminisme, <em>ndlr</em>.]&nbsp;»</p>
<p>Le jeudi 11 octobre dernier se tenait l’édition 2018 des conférences <em>Beatty Memorial</em>, organisées par l’Université McGill depuis plus de cinquante ans, où était invitée cette année l’auteure, critique culturelle et professeure Roxane Gay. Cette dernière proposait une allocution sur le thème <em>«&nbsp;Difficult Women, Bad Feminists and Unruly Bodies&nbsp;»</em> (Femmes compliquées, mauvaises féministes et corps indisciplinés, <em>ndlr.</em>)</p>
<blockquote><p>(…) exposer (le) point de vue mène inévitablement à renier le statut de la femme qui témoigne et qui met, elle, véritablement sa vie en jeu</p></blockquote>
<p>C’est sur un ton simple et ouvert, qui, à plusieurs reprises, a fait rire aux éclats la salle bondée, que l’auteure a illuminé avec&nbsp;malice des thèmes complexes ayant particulièrement jalonné l’année 2018. Son discours ainsi que la séance de questions-réponses organisée par la <em>MC</em> de l’événement, Nantali Indongo, se sontt développés autour du mouvement #MeToo, et de ses conséquences sur l’importance du corps des femmes dans les espaces publics et privés. La brillante auteure du <em>best-seller</em> mondial et traduit en plusieurs langues<em>&nbsp;Bad Feminist</em> n’a également pas manqué d’en appeler à l’apaisement et à «&nbsp;beaucoup d’amour&nbsp;» à travers ces sujets, tout en considérant les différentes marginalisations et enjeux d’oppressions portées à son attention.</p>
<p><strong>Un an de #MeToo</strong></p>
<p>De manière on ne peut plus directe, l’auteure souleva rapidement le sujet des «&nbsp;vrais problèmes de ce monde&nbsp;» en s’appuyant sur la récente affaire de l’assermentation problématique d’un juge de la Cour suprême des États-Unis, Brett M. Kavanaugh. Ce dernier a été dernièrement sélectionné et assermenté en dépit d’être visé par une enquête pour de multiples accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles, et une retentissante audition du Dre Christine Blasey Ford, l’accusant d’agression sexuelle lorsqu’elle était au lycée.</p>
<p>Malgré l’issue de cette audience, l’auteure souligne l’importance du témoignage du Dre Blasey, calme, clair et précis en contraste avec celui du juge Kavanaugh&nbsp;: selon elle, il n’était que rage, égo, <em>«&nbsp;entitlement&nbsp;»</em>, renforçant le grotesque de son personnage et contribuant à la visibilité du mythe de <em>«&nbsp;Men Who Are Trash&nbsp;».</em> Il s’agit d’hommes qui, visés par des témoignages et accusations, les renient et s’approprient le rôle des victimes, en affichant&nbsp;le fait que leur vie soit ruinée par ces affaires — ce qui entraîne une sorte de compassion, voire de pardon à leur égard. Pour Gay, ces procédés sont souvent menés à bien par la parole donnée à ces hommes dans les médias&nbsp;: des excuses sont impossibles pour ces derniers, et de surcroît, exposer leur point de vue mène inévitablement à renier le statut de la femme qui témoigne et qui met, elle, véritablement sa vie en jeu.</p>
<p>L’auteure continue cette défense du témoignage des survivant·e·s en montrant que la nomination de Brett Kavanaugh révèle une marginalité des changements sociétaux impulsés par #MeToo.</p>
<p>Après tout, il est devenu légitime de se poser la question&nbsp;: à quoi peut bien servir de témoigner et risquer tout ce que cela implique pour un·e survivant·e lorsque qu’on voit les exemples de tant d’hommes blanchis, comme le Juge Kavanaugh, mais aussi le retour de Louis CK sur scène, ou encore certaines accusations abandonnées contre Weinstein?</p>
<blockquote><p>Il est évident que l’oppression et la souffrance ne devraient pas seule être associées au fait d’être une femme</p></blockquote>
<p>Mais pour Gay, il faut redoubler d’attention à l’encontre des témoignages, continuer de croire les survivant·e·s, et réaffirmer les sanctions à l’encontre des agresseurs.<br>
Le changement marginal de #MeToo montre surtout que les structures sociopolitiques ne changent pas, et révèle de manière sous-jacente l’absurde réalité d’être une femme. #MeToo est le marqueur d’une condition féminine, où le <em>womanhood</em> est réduit à la souffrance, la résistance. Il est évident que l’oppression et la souffrance ne devraient pas seule être associées au fait d’être une femme. C’est là où le mouvement #MeToo apporte le plus pour Roxane Gay&nbsp;: au-delà de ce que le mot-dièse révèle de la condition des femmes, il invite à une réflexion en profondeur pour s’assurer que les femmes puissent faire plus que simplement survivre à leur condition de genre.</p>
<p>Il s’agit d’intervenir en créant un changement qui dure au cœur des structures sociopolitiques, qui bénéficie aux minorités, aux plus fragiles&nbsp;: les sans-papiers, les mères monoparentales, et les minorités ethniques, afin de créer une culture au-delà de #MeToo.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 330px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-32300" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/10/S-bad-feminist-330x310.jpg" alt width="330" height="310" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/10/S-bad-feminist-330x310.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/10/S-bad-feminist-768x722.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/10/S-bad-feminist-1000x940.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/10/S-bad-feminist-850x799.jpg 850w" sizes="(max-width: 330px) 100vw, 330px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Évangéline Durand-Allizé</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Marginalisation et oppression</strong></p>
<p>Pour celle qui, à travers son œuvre et son travail, «&nbsp;essa[ie] d’être la voix de ceux qu’on n’entend pas et des marginalisé·e·s&nbsp;», le problème est que lorsqu’il s’agit de ces dernier·ère·s, la société ne fonctionne pas de la bonne manière pour les entendre.</p>
<blockquote><p>(Kavanaugh) n’était que rage, égo, <em>«&nbsp;entitlement&nbsp;»</em>, renforçant le grotesque de son personnage et contribuant à la visibilité du mythe de <em>«&nbsp;Men Who Are Trash&nbsp;»</em></p></blockquote>
<p>Gay explique qu’il est attendu de ces communautés marginalisées et oppressées d’être «&nbsp;parfaites&nbsp;» dans leurs combats. Ce propos trouve une illustration, selon l’auteure, dans l’exemple du standard imposé par les normes de la civilisation occidentale, s’incarnant en la «&nbsp;femme noire sauveuse&nbsp;»&nbsp;qui devrait consacrer sa personne et sa vie à la défense de l’ensemble de la communauté.</p>
<p>L’auteure recommande plutôt à ceux et celles partageant des identités marginalisées multiples la primauté du <em>self-care :</em> se battre pour soi d’abord ne signifie pas abandonner le combat pour sa communauté, mais plutôt prendre soin de soi.</p>
<p>Cela va de pair avec la compassion et l’empathie pour soi-même, son oppression et celle des autres. Entre communautés, il est nécessaire de faire preuve d’empathie envers les autres, en usant notamment de l’expérience personnelle d’une minorisation ou de l’oppression. La clé de lecture de ces oppressions reste l’amour et la compréhension envers toutes les oppressions, car aucun bénéfice ne réside dans la comparaison.</p>
<p><strong>De l’effet des corps indisciplinés</strong></p>
<p>Le statut d’auteure de Roxane Gay l’amène à particulièrement valoriser l’écriture sur ce qu’elle ne connaît pas, et la pousse à une exploration. Ainsi, lorsque son éditrice lui a demandé d’écrire sur le sujet qu’elle aimait le moins, sa réponse était évidente&nbsp;: son corps.<br>
Parler de son corps, des corps marginalisés, c’est le sujet qu’elle aborde dans A Memoir of (My) Body publié en 2017. En lien avec cet ouvrage, l’auteure clôt la conférence en répondant à une question&nbsp;: comment considérer le sujet des corps des femmes surexposés sur les réseaux sociaux en rapport avec l’identification des jeunes filles à ces corps, souvent parfaits, de blogueuses, modèles et célébrités? Pour l’auteure, cette exposition n’est pas un problème en soi lorsqu’elle est choisie, chacun étant libre de considérer ce qui est bon de faire avec son propre corps. Cependant, le problème réside dans le spectre des corps présentés et disponibles, à travers lesquels les jeunes filles tentent de s’identifier : les modèles sont en fait restreints à un idéal, et une représentation plus large des corps et de leurs différences est nécessaire.</p>
<p>Là semble être l’aspect principal du message de Roxane Gay&nbsp;: plus de diversité, plus de tolérance, de communication et de compréhension sont les composantes du façonnement d’une nouvelle culture, ancrée dans une reconstruction des standards à long terme&nbsp;; une culture où #MeToo ne serait pas nécessaire.</p>
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		<title>Entre violence et douceur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/18/entre-violence-et-douceur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 21:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>World Press Photo Montréal 2018: mise en réflexion du quotidien, du brutal et de l’heureux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e marché Bonsecours, situé au cœur du quartier du Vieux-Port, accueille tout au long du mois de septembre la 13e édition du World Press Photo Montréal. Prestigieux concours annuel de photographie professionnelle, l’événement propose une rétrospective des événements internationaux marquants de l’année passée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2018, le World Press Photo Montréal récompense 42 photojournalistes de 22 pays, pour 150 images lauréates. Au long du parcours de l’espace situé au rez-de-chaussée, toutes les images sélectionnées sont distinguées et rassemblées par catégories: enjeux contemporains côtoient environnement, projets à long terme de photographes, sports ou encore portraits.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Tout juste après avoir passé l’entrée du bâtiment, l’on est happé par la première image exposée. Très sombre, en orange et noir, elle jure sensiblement avec l’ambiance claire de la salle: il s’agit de la photographie ayant remporté le prix de la photo de l’année. La récompense a été attribuée au photographe vénézuélien Ronaldo Schemidt de l’AFP (Agence France-Presse), pour l’exploit d’avoir capté l’intense violence de l’instant représentant une silhouette masculine encadrée par la police prenant tout à coup feu. José Victor Salazar Balza, 27 ans, est l’homme représenté sur cette photo prise lors d’une lors d’une manifestation de mai 2017 contre le président Nicolas Maduro à Caracas, au Venezuela. Le choc est d’entrée palpable, mais le soulagement n’en est que plus grand lorsque l’on se déplace à l’envers de la photographie pour découvrir que le jeune homme s’en est tiré malgré ses nombreuses brûlures au second degré. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-31672" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-WPP-3-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-WPP-3-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-WPP-3-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-WPP-3-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-WPP-3-850x567.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-WPP-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Ivor Prickett</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Terreurs et compassions humaines</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Au fur et à mesure que l’on parcourt l’exposition, on note à contrecœur qu’à l’inverse du jeune José Victor Salazar Balza, tous les protagonistes ne s’en sont pas aussi bien sortis.</span></p>
<p><span class="s1">Une section au fond à gauche de la galerie est réservée aux moins sensibles. On s’en prend rapidement plein les yeux: Toby Melville, photographe anglais raconte à travers <i>Witnessing the Immediate</i> les attentats de Westminster où il s’avérait être présent, de manière crûment figurative.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Des passants aident des victimes immédiates de la voiture-bélier conduite par le terroriste, tuant cinq personnes et faisant plus d’une cinquantaine de blessés. On y voit une de ces blessés, une touriste américaine, ironiquement allongée dans les cartes postales de la capitale anglaise, dispersées par la force du choc. Le contraste entre la panique lisible sur le visage de la blessée et l’environnement du cadre est déroutant, et l’on ne s’en remet pas facilement.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les traumatismes des actes terroristes sont largement représentés à travers ce palmarès.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Un peu plus loin, à l’arrière de la petite section, il faut passer voir <i>Car Attack</i> de Ryan Kelly pour constater toute la fragilité du quotidien. Cette image est celle de la voiture-bélier fonçant en août 2017 dans la foule d’un groupe de manifestants antiracistes rassemblés en opposition à une manifestation d’extrême-droite de suprématistes blancs à Charlottesville, dans l’État de Virginie aux États-Unis. En une image se condense tout le désespoir d’une vie banale arrachée à ces gens: des chaussures, des téléphones, des corps dans tous les sens, projetés en l’air et retombant, malgré leur éclectisme frappant, dans une même faiblesse de chiffon. </span></p>
<p class="p2"><strong><span class="s1">La douceur de l’anodin</span></strong></p>
<p class="p4"><span class="s1">Après tant d’émotions relativement difficiles à supporter, </span><span class="s1">on escompte enfin voir un peu d’espoir. On le trouve en montant à l’Espace Mezzanine, à travers l’exposition <i>L’Après-coup</i>» qui concentre les regards et les rencontres photographiques d’Alexandre Champagne sur l’après-tragédie du Centre culturel islamique de Québec. Sont présentées des histoires intimes, touchantes, qui apportent finalement aux visiteurs un peu d’apaisement face à toute la violence présente au fil de l’exposition, dont il est à peine donné d’imaginer l’impact sur la vie des victimes et survivants d’attaques terroristes.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans un ton bien différent, en redescendant au premier étage et juste avant de quitter l’exposition, on tombe presque sans faire attention sur un îlot de douceur qui semble en décalage discret avec le poids justifié des autres sujets. <i>Ich Bin Waldviertel</i> projet à long terme de Carla Kogelman mené depuis 2012, présente une sélection touchante de clichés retraçant l’évolution d’Alena et Hannah, deux jeunes filles que la photographe suit dans leurs étés, au fur et à mesure des années.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Un portrait tout en douceur et en intimité de l’enfance et des débuts de l’adolescence dans ce petit village bioénergétique de Merkenbrechts. Les portraits des deux fillettes et leurs frères et amis jouant dehors, nageant dans ce village d’Autriche autonome en énergie de la biomasse locale et de sources renouvelables apportent une touche d’espoir nécessaire pour apprécier l’ensemble du World Press Photo à sa juste valeur: un portrait fidèle de l’année 2017. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Jusqu’au 30 septembre au marché Bonsecours.</i></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’identité dans la culture populaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/31/lidentite-dans-la-culture-populaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 17:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
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			</item>
		<item>
		<title>Métissages invisibles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/31/metissages-invisibles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 16:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[métissage]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une identité et des origines plurielles à réconcilier.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Une perspective philosophique</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e droit du sol ou le droit du sang sont dans la plupart des états modernes ce qui qualifie administrativement une nationalité, parmi d’autres variables. Vivre quelque part, c’est y appartenir, mais plus encore, y grandir, c’est être pénétré par la culture de cet endroit. Cependant culture et origine ne sont pas des concepts semblables.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les minorités en savent quelque chose: la question identitaire est omniprésente chez les fils et filles d’immigrés. C’est le cas de la seconde génération d’immigrés maghrébins en France, qui ont grandi dans un contexte particulier, pétris par l’école républicaine française, bien que descendants d’une culture orientale millénaire. La culture semble cependant ne pas pouvoir empiéter sur l’origine, cette dernière se pratiquant dans un cercle familial restreint, tandis que la culture appartient au domaine public. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Néanmoins, que se passe-t-il lorsque la culture publique outrepasse l’origine — passée aux oubliettes — et ne correspond pas à ce que nos parents voulaient pour nous? Que se passe-t-il lorsqu’on ne différencie plus ce qui nous appartient de ce qui nous a été appris? En d’autres termes, comment se construire lorsqu’on vient d’une union métissée passée sous silence?</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une perspective culturelle </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À la question «d’où viens-tu?», la réponse s’avère être un problème pour beaucoup: ceux aux cultures doubles, quadruples, en conflit, en chevauchement, ou même en rejet.Cependant, cette question est particulièrement délicate, pour les autres ou soi-même, lorsqu’elle est rarement posée. L’origine peut être assimilée à l’endroit où l’on est né, où l’on a grandi, d’où viennent nos parents et familles étendues. Souvent on la remarque, ou du moins on pense la remarquer car elle correspond à des codes qui lui sont propres, comme des signes extérieurs: la façon de se vêtir, de parler, ou le physique, avec le fameux «délit de faciès». La couleur de peau ou les attributs physiques différents sont souvent à la source des questionnements liés à l’origine. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Généralement, s’identifier à telle ou telle communauté revient à en porter le fardeau, et/ou à profiter des avantages que cette identité sous-entend. Il est, par exemple, plutôt original d’être d’origine allemande au Chili. On a en effet plus tendance à écouter les témoignages de personnes d’origines différentes, voire parfois hors du commun. Mais il est aussi difficile d’assumer les préjugés et discriminations liés à cette identité.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">« Comment était-il possible pour moi d’intérioriser et de revendiquer une culture qui ne faisait pas partie de mon identité, fût-elle sociale ou physique? »</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Témoignage: s’identifier, est-ce assumer une identité?</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ainsi, l’on se rend compte qu’il est difficile d’assumer socialement une identité dont on n’a ni les avantages, ni les inconvénients. Je pense pouvoir passer pour quelqu’un de «blanc», alors que j’ai deux origines: l’une française, et l’autre arabe, dont une difficile à porter dans le contexte actuel, et ce particulièrement en Occident.On me pose rarement la question de mon origine. La plupart des gens présument que je suis uniquement d’origine française. J’ai en effet physiquement beaucoup pris du côté français depuis des générations, de ma famille. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Toutefois, ma mère est née au Koweït, pays de la péninsule arabe. Elle est par la suite devenue française. Je n’ai ainsi pas vraiment hérité de sa culture sur le plan physique, ni de son identité d’origine dans mon éducation intellectuelle. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Élevée dans la banlieue parisienne et dans le même milieu depuis mon enfance, j’ai longtemps fréquenté le même type de personnes. J’ai également été davantage influencée par les valeurs du milieu où j’ai évolué et par l’établissement privé catholique que j’ai fréquenté durant toute ma scolarité. Beaucoup de personnes dans mon entourage ne se sont jamais posées de question sur mes origines. Pour eux, je ne pouvais être autre chose que française. Cela découle de mon choix d’avoir évité de revendiquer ou d’afficher cette identité. Au delà d’une dissimulation, il s’agissait peut-être aussi d’un certain déni. Personne ne me ressemblait vraiment, bien que j’ai connu une minorité de cas similaires au mien: des personnes métisses, ou ayant grandi autre part. Je n’ai jamais parlé, de façon positive, de la culture de ma mère, ni de sa religion «d’origine». Cela est sûrement du au fait que j’ai été élevée sans suivre aucun standard culturel traditionnel. Ni français, ni arabe: nos parents voulaient leurs enfants «citoyens du monde». </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Une réconciliation philosophique et culturelle de l’identité</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’importance d’une communauté, c’est pourtant aussi cela: donner un fondement à nos croyances, nos opinions, et orientations politiques, fussent-elles bonnes ou non. Du moins, c’est de cela dont nous parlons ici. Dans mon cas, ce fondement n’existait pas, ou n’était que peu stable, dû au fait qu’on ne m’ait jamais familiarisé avec quelque origine que ce soit. Pouvais-je revendiquer les standards français comme étant les miens? Il me semblait toujours manquer de légitimité. Les codes culturels et sociaux orientaux ne me convenaient cependant pas non plus, car je n’en savais, et n’en sait toujours, après tout, rien, à part l’étiquette que lui donnait la société. De fait, comment était-il possible pour moi d’intérioriser et de revendiquer une culture qui ne faisait pas partie de mon identité, fût-elle sociale ou physique?</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le physique et le non-dit comptent beaucoup dans le repérage de pairs. Je ne me suis jamais sentie faire partie d’un groupe communautaire, ou légitime, lorsque j’étais exclusivement entourée de Français appartenant au modèle «chrétien-conservateur» qui avaient tous le même schéma de vie, qui n’était pas le mien. À savoir, des grands-parents en Bretagne, une maison en Normandie, des repas de famille le dimanche, des fêtes et diners chez des amis éloignés de la famille. Je n’avais pas cela, ni de repères valides pour socialiser en leur nom. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Je me souviens que je n’arrivais pas à me classer lorsque j’apprenais le schéma bourdieusien des classes et pratiques sociales, ce en prépa Sciences Po, royaume de ces jeunes de CSP+ franco-françaises, chrétiennes et conservatrices. Être inclassable, inidentifiable, c’est ce que j’ai personnellement ressenti une grande partie de ma vie en France. Cependant, en partant pour le Québec et en rencontrant des personnes d’origines diverses et variées, grâce aux taux de mixité hors du commun à McGill, j’ai remis en perspective ma situation. J’ai compris que beaucoup de gens de mon âge avaient souvent des situations plus complexes. Certains vivaient au quotidien le fait d’être une minorité visible dans leur pays d’origine, à souffrir du racisme latent. Je me suis dit que j’avais de la chance. De la chance parce que je n’ai jamais eu à faire face à des discriminations pour une identité que je n’ai toutefois jamais réclamée. On ne choisit pas sa famille dit-on, mais j’ai découvert que l’on pouvait décider de qui l’on voulait être. </span></p>
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		<title>Rap: des consciences bipolaires ?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/03/rap-consciences-bipolaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2017 15:41:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[crime]]></category>
		<category><![CDATA[misogynie]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on consciemment tout pardonner au rap?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Au mois de septembre dernier, le genre le plus écouté des américains, toutes individualités confondues, n’était plus le rock. Le favori sur le territoire des États-Unis est maintenant le rap, et plus largement le hip-hop. Deux genres et leurs sous-genres qui se sont mondialement démocratisés c</span><span class="s1">es dernières décennies. La tendance est en effet à l’agrandissement du spectre de ce qu’est au coeur du rap. Ce dernier touche de nouveaux publics,&nbsp;</span>et des nouvelles personnalités de rappeurs séduisent avec de nouveaux styles.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Les sons gagnent en sonorités diverses. Les instrumentales sont plus électro, ou plus<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span><i>pop, </i>plus ou moins subjectivement davantage faciles à écouter. Cependant, les œuvres et images des rappeurs n’en restent pas moins chargés de connotations toutes particulières au genre. Les préjugés les associent (trop) souvent à la violence, et aux vices de notoriété clichés comme l’argent, la drogue et le sexe.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Depuis l’émergence du genre, le rap a toujours été à contre-courant des opinions <i>mainstream</i>, un moyen de s’exprimer, controversé, en tout cas porteur de débat.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les artistes de la fin des années 1990 puis 2000, ont accentué ces penchants potentiellement risqués. Toutefois, il est objectivement constatable que le spectre des thèmes du rap s’est ouvert. Le genre baigne-de moins en moins uniquement- dans des thèmes de violence, d’argent, de misogynie, de drogue et de règlement de comptes. Ceci dépend bien sûr des environnements, des milieux et des centres d’intérêts des artistes, la plupart du temps particulièrement complexes. Le cliché demeure qu’ils sont issus de la pauvreté, s’en sont sorti de façons plus ou moins légales et ont réussi à changer de classe sociale grâce à leur musique.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">«Mais alors, écouter des artistes relève-t-il d’approuver et de donner du crédit à de telles idées ou postures?»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Plus que dans d’autres genres musicaux, certains artistes du genre ont porté et continuent à porter aussi des charges légales ou criminelles contre eux. Ceci les distingue des excès de rockeurs ou des déboires de chanteurs de pop. Leurs problèmes avec la loi se différencient des histoires narrées de manière fictive dans leurs titres. Ce fut notamment le cas des légendes des années 1990, comme Notorious Big et Tupac, à travers des querelles de labels rivaux et de personnalités. Il demeure qu’encore de nos jours, certains rappeurs restent au cœur d’affaires de mœurs ou de violence, et ceci aux Etats-Unis comme en France. Pour ne citer qu’eux, on trouve R. Kelly, et ses abus sur des (trop) jeunes femmes, Seth Gueko pour sa belligérance bien connue, ou encore l’américain Kodak Black, en conflit avec la justice depuis l’âge de 10 ans.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Alors, est-ce de la responsabilité de l’auditeur de se positionner ou non? Ne fait-il simplement qu’entendre ou cautionne-t-il en <i>écoutant</i>? Qui est le plus bipolaire dans le rap: les artistes tordus ou les auditeurs qui aiment les morceaux de manière contrastée sans pour autant approuver le message des paroles?</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 695px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-29407" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/C-xxx.jpg" alt width="695" height="665" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/C-xxx.jpg 695w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/C-xxx-330x316.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/10/C-xxx-32x32.jpg 32w" sizes="(max-width: 695px) 100vw, 695px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/capucinelorber/?media=1" data-wpel-link="internal">Capucine Lorber</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Le cas Xxxtentacíon</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un exemple récent, et assez explicite, illustre bien ce problème qui ne date pas d’hier. Le rappeur américain Xxxtentacion, de son vrai nom Jahseh Dwayne Onfroy, déjà controversé et condamné pour violences conjugales sur sa compagne enceinte, parmi d’autres allégations. Il possède depuis son adolescence un lourd casier judiciaire – il est d’ailleurs fraichement sorti de prison en mars dernier. En ce mois de septembre dernier, il a sorti le clip de son titre «<i>Look at me!</i>». Écrit et dirigé par le rappeur lui-même, ce clip dénonce les violences policières et interraciales et pose la question de l’avenir de la jeunesse. Au cœur du mélange des genres via l’utilisation de ces 3 sections, une scène choc attire particulièrement l’attention.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette scène assez perturbante, où l’on voit le rappeur pendu, se suit d’une véritable mise en scène de la pendaison d’un enfant blanc en face d’un enfant noir. Ces scènes choquantes sont ensuite mêlées à des scènes d’archives et de reproductions de crimes raciaux commis aux Etats-Unis. Le clip se conclut finalement par un discours sur l’égalité et la remise en question de toutes les idéologies suprématistes – toutes couleurs confondues, des violences de blancs sur noirs et de noirs sur noirs. C’est en quelque sorte un monologue introspectif et pacifiste sur l’état du monde actuel et le futur de la jeunesse qui doit être apaisée. Le problème est que, somme toute, ce discours est assez surprenant de la part de Onfroy. Ce clip est visuellement prenant et psychologiquement difficile à analyser au premier abord, de par la rapidité des scènes. Il demeure qu’il produit un contraste saisissant dans la tête de l’auditeur et du spectateur, potentiellement connaisseur du passé de l’artiste. Entre les faits divers et les récentes accusations de lourdes violences visant ce dernier, comment ce discours relativement louable peut-il être accepté de sa part? Onfroy se permet de pointer du doigt les problèmes de crimes raciaux aux Etats-Unis, de parler de paix et d’espoir pour la jeunesse, tout en étant lui-même encore en probation pour son séjour en prison. Le contexte actuel de problèmes aussi graves et choquants que ces crimes raciaux nécessite de prendre une position de condamnation claire. Ainsi l’auditeur se voit presque obligé d’accepter cette tentative (assez étrange) de l’artiste de commenter l’état du monde en produisant un message plus ou moins positif, en contraste avec ses actions commises dans sa vie privée.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Il s’agit de percevoir la fine limite entre art rapologique ou prose lyricale et subversion potentielle.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Peut-on tout entendre? </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une des pistes de réflexion qui se présente au premier abord peut être de se questionner sur le but d’un tel message pour l’artiste en tant que créateur. Il semble premièrement essentiel de différencier et séparer les actions de la personne réelle de la société civile, de celles de l’artiste. Cependant, cet effort de réflexion est plus difficile à faire dans les cas graves (meurtre, violence), ou lorsque de tels faits, ayant réellement existé sont relatés dans des chansons, comme Xxxtentacion qui aborde les accusations le concernant dans le titre <i>Roll in Peace</i> «L<i>ast time I wifed a bitch she told the world I beat her</i>» (La dernière fois que j’ai épousé une garce, elle a dit au monde entier que je la battais, <i>ndlr</i>).</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Faire la part entre des évocations d’actes fictionnels, bien qu’imagés et la réelle volonté de passer à l’acte, ainsi que la défense de tels propos est la prochaine étape la plus complexe et exigeante pour des auditeurs de rap. Il s’agit de percevoir la fine limite entre art rapologique ou prose lyricale et subversion potentielle. Il y a certes eu des meurtres chez les fans de Chief Keef ou Tupac, mais les statistiques restent les mêmes pour les autres genres. Par exemple, le serial Killer Richard Ramirez était un fanatique du groupe de rock ACDC qui pensait même que des chansons du groupe lui étaient dédiées.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Le contexte actuel de problèmes aussi graves et choquants que ces crimes raciaux nécessite de prendre une position de condamnation claire.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Mais alors, écouter des artistes relève-t-il d’approuver et de donner du crédit à de telles idées ou postures? Se positionne en parallèle à cette réflexion conséquente, la problématique en apparence plus légère du vocabulaire utilisé. Au cœur du lexique du rap se trouvent souvent des propos haineux, misogynes ou violents. Est-ce qu’écouter par exemple <i>Sale Pute</i> d’Orelsan, qui a provoqué un tollé à sa sortie, jusqu’au procès par des associations féministes, veut dire que l’on<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>cautionne cette façon de parler? Il est </span>certes plus léger de</p>
<p class="p3">se défendre pour des associations d’idées que pour des incitations au meurtre ou à la haine. L’idée est qu’il y a une contradiction et un paradoxe intrinsèquement humaine au genre du rap: tant pour les artistes que pour les auditeurs. La fascination pour la musique et l’artiste peut en fait passer au premier plan particulièrement dans le rap, de manière plus exacerbée que dans d’autres genres musicaux.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Musicophiles, ou psychopathes?</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Mardi 26 septembre dernier sortait cette information du <i>Guardian</i>, reprise par le journal français conservateur <i>Valeurs Actuelles</i>, qui donnait en tête d’article «Les psychopathes préfèrent le rap à la musique classique». Le résultat d’une étude sur le lien entre musique et psychopathie réalisée par des chercheurs de l’Université de New York (NYU) semblait être la principale source pour avancer cette thèse. Il semblerait qu’encore maintenant une partie de l’opinion publique, française et aussi mondiale, voit les auditeurs de rap comme des marginaux et les pointe du doigt pour leur faiblesse de conscience presque tendancieuse. Cependant cette étude a pu être remise en question par les décodeurs, affiliés au site web du journal <i>Le Monde</i>, montrant que, finalement, le hiphop n’est plus un mouvement marginal. L’étude (préliminaire) en question s’est en effet faite sur un échantillon de seulement 200 personnes, en leur demandant leur préférence en terme de goût à l’écoute entre «<i>My Sharona</i>» de The Knack, du rock datant de 1979, par rapport à «<i>No Diggity</i>» de Blackstreet et «<i>Lose Yourself</i>» d’Eminem, des années 1990 et 2000. Sans grand étonnement, ceux qui préféraient «<i>My Sharona</i>» (mais aussi «<i>Titanium</i>» de David Guetta) étaient les moins psychopathes. Ces statistiques se basent sur des morceaux considérés comme moins controversés et violents, et partent du principe que les morceaux de rap le sont dans leur ensemble. Cependant, les morceaux choisis d’Eminem et Blackstreet sont actuellement légèrement dépassés et plus tout à fait représentatifs du genre dans son spectrum actuel, à mon avis.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«C’est simplement qu’il est en fait important de s’intéresser à l’environnement, au contexte et aux variables socio-économiques et politiques d’un artiste»</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s2">C’est simplement qu’il est en fait important de s’intéresser à l’environnement, au contexte et aux variables socio-économiques et politiques d’un artiste (de rap ou d’autre genre musical) avant de juger ses propos comme respectables ou non. Qui dit que les morceaux de The Knack ne cachent pas des propos haineux et peuvent choquer certaines personnes? Même le rappeur Kendrick Lamar, jugé par l’ensemble de l’industrie comme le plus «tolérant» et progressiste, a vu les derniers titres de ses premiers albums accusés de contenir des propos homophobes. Il est évident et parfaitement respectable – et à respecter – que certaines personnes se sentent visées ou touchées par des propos. Toutefois, on peut penser qu’on trouvera toujours à redire, finalement, au rap.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Le hiphop n’est plus un mouvement marginal»</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s2">Bande son d’une société en évolution constante dans toute sa dimension expressive et poétique, le genre est intrinsèquement exposé aux critiques. La décision de cas de conscience revient avant tout à l’auditeur, qui doit accepter ou refuser de se disposer à écouter, et entendre ce que l’artiste souhaite communiquer. Cela ne signifie pas forcément qu’il cautionne le fond ou la forme des propos. Simplement qu’il respecte le statut de l’artiste rap et qu’il prenne conscience que la liberté d’expression sous toutes ses facettes est clé du genre.</span></p>
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		<title>«Je tente de représenter l’individualité»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/je-tente-de-representer-lindividualite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 16:02:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Lafrance]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Salvandal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré Salvandal, de son vrai nom Olivier Lafrance, artiste montréalais. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le Délit (LD): <i>Votre vernissage a eu lieu le 1<sup>er</sup> septembre dernier sous la forme d’une exposition collective. Pourriez-vous rapidement vous présenter, ainsi que le principe de votre vernissage, pour nos lecteurs qui ne connaissent pas votre travail?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Olivier Lafrance (OL): Mon nom est Olivier Lafrance. Je me considère créatif depuis mon jeune âge, et j’ai, par ce fait, adopté la vie d’artiste peintre il y a deux ans de cela. Ce vernissage était pour moi la meilleure manière de m’exprimer, de montrer aux gens mon moi intérieur par le biais d’un support visuel. La signification de mes tableaux, lorsqu’elle n’est pas décidée d’avance, m’est, à moi aussi, tout à fait inconnue. C’est donc en exprimant mon idéal esthétique que je me dévoile, non seulement aux autres, mais aussi à moi-même.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Était-ce la première présentation de votre travail au public? Qu’a apporté, selon vous, cette dimension collective à la présentation de vos œuvres, en parallèle avec le travail de Catherine Héie-Harvey, une artiste au style relativement différent du vôtre? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">OL: Oui, c’était la première présentation de mon travail au public, et j’en suis si fier ! En fait, sans cette dimension collective, l’exposition n’aurait pas été aussi dynamique. Le simple fait de pouvoir passer d’un·e artiste à un·e autre donne au spectateur la liberté de choisir et de changer d’univers. Une exposition centrée sur le moi, montrant le travail d’un·e seul·e artiste, est une exposition très lourde. Comme nous vivons en société, en constante relation les un·e·s par rapport aux autres, exposer seul, peu importe le médium, c’est exposer une seule pièce du casse-tête. J’ai donc adoré exposer en compagnie de Catherine Hélie-Harvey, qui se trouve être une excellente artiste, mais aussi une très bonne personne avec qui je m’entends bien.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Comment définiriez-vous l’orientation de votre travail? Quelles sont vos influences?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">OL: Mes influences sont en fait tout ce qui me fascine dans cette perception que j’ai du monde. En période de création, je n’essaie pas de réinventer la roue, mais bien de laisser parler mon subconscient, où toutes ces influences sont enfouies. C’est pour cette raison que je ne peux citer mes influences, comme je serais dans l’impossibilité de les identifier toutes. L’orientation de mon travail m’est alors inconnue, je laisse parler cette voix, je la laisse manipuler mon pinceau et me guider dans mon aventure artistique.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">« <span class="s1">Je laisse parler cette voix, je la laisse manipuler mon pinceau </span>»</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Vos sujets sont assez souvent figuratifs, des portraits, des animaux. Qu’apporte votre vision à la représentation de ces sujets et quel est votre message?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">OL: Ma vision m’est alors trop vague pour répondre correctement à la question. Cependant, en examinant et en essayant de comprendre mes propres tableaux, je crois pouvoir affirmer que je tente, à travers la peinture, de représenter l’individualité. En fait, je pense offrir au spectateur une observation sans gêne de ma personnalité et de mon monde caché.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>En tant qu’artiste montréalais, quelle scène vous est accessible? Est-il compliqué de se faire une place sur le marché de l’art québécois?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">OL: Comme je ne fais qu’entreprendre mon parcours artistique il me sera difficile de répondre à cette question, mais je suis content d’affirmer qu’au Québec, j’ai rencontré plusieurs galeristes véritables sachant reconnaitre l’art. Par cette affirmation, je lance une remarque aux autres galeristes, les galeristes purement commerciaux, ceux qui tentent de vendre un art mort, déjà fait, uniquement destiné à la vente au détail. En effet, en encourageant l’art commercial, dit «New-Yorkais», ces galeristes tuent le mouvement artistique et encouragent les <i>Mickey Mouse</i>, en laissant une place très limitée à la créativité. Nous devons, dans les années à venir, détacher le mouvement artistique du capitalisme, de la vente d’art populaire. Il est temps d’encourager le changement, le renouveau.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Quelles sont vos techniques favorites? Qu’apporte, pour vous, un usage mixte et diverse des techniques versus une unique façon de peindre? En matière possibilités d’expression et de l’expérience du public.</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">OL: L’expérience du public ne m’importe guère. Celui-ci aime, ou n’aime pas, je n’y peux rien. C’est donc en lien avec cette façon de penser que je me permets d’explorer l’imaginaire en me détachant du «style artistique» tant convoité. Oui j’ai trouvé mon style, mais je ne le force pas. C’est ce style qui m’est venu de lui-même, en étant authentique à moi-même. Un·e artiste qui se force à suivre un certain style se tire une balle dans le pied.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Au Délit, seul journal francophone de l’Université McGill, nous choisissions d’exposer la culture et la création au travers d’un thème hebdomadaire. La semaine passée, nous avons choisi le thème (Re)Commencer. En parallèle à votre vernissage, qu’est-ce que ce thème induit en rapport à vos projets artistiques personnels et professionnels? Quels sont vos projets?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">OL: (Re)Commencer. Ce mot m’est venu à l’esprit lorsque, le vernissage terminé, je suis retourné dans mon atelier dans l’intention de créer. Créer, pour moi, est un constant renouvellement. Comme la pensée, ainsi que la vision du monde, est changeante chez tout individu, un art qui est étroitement lié à la vision du monde de son artiste se voit voué à (Re)Commencer, encore et encore. Le changement fait la force si vous voulez mon avis ! Dans l’avenir, je tenterai d’intégrer la scène artiste montréalaise tout en restant fidèle à mes convictions. Cette entrée de scène se fera donc à ma manière, en tentant de regrouper des artistes de différentes disciplines et ainsi de créer un collectif authentique et puissant.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calendrier Culturel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/calendrier-culturel-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 15:53:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[jardin botanique]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=29239</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les meilleurs événements culturels des semaines à venir</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/calendrier-culturel-2/" data-wpel-link="internal">Calendrier Culturel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calendrier Culturel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/12/calendrier-culturel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2017 19:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[mois de la photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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			</item>
		<item>
		<title>Bruxelles à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/06/18/bruxelles-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 15:16:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[belgique]]></category>
		<category><![CDATA[belmont]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
		<category><![CDATA[rap francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle génération de rappeurs belges débarque dans la métropole québécoise.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">On le sait déjà, Montréal est le carrefour des artistes francophones en Amérique du Nord. À l’occasion des nombreux festivals qui ont lieu à Montréal au mois de juin, comme le Festival Mural et les Francofolies, ce sont nos compatriotes belges qui sont de passage au Québec. Tout juste un an après leur première performance au Québec en juin 2016, ces artistes représentatifs de cette nouvelle vague du rap belge affirment ainsi leur influence au-delà des frontières de leur royaume.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La venue de plusieurs d’entre eux a été rendue possible grâce à la coordination de la maison de production Smoking Camel, et de l’émission Hip Hop Café radio.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On y retrouve notamment le duo Caballero et JeanJass, après la sortie de leur dernier projet Double Hélice 2</span><i><span style="font-weight: 400;">,</span></i><span style="font-weight: 400;"> mais aussi Roméo Elvis et le Motel, ou encore le plus belge des parisiens, Lomepal.</span></p>
<h3><strong>La Poutine, meilleure avec des frites belges?</strong></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Tout d’abord, le 9 juin dernier, l’événement «&nbsp;Bruxelles arrive&nbsp;» présentait le duo Caballero et JeanJass partageant la tête d’affiche avec Lomepal. Ces derniers étaient précédés par le rappeur québécois La Hes et le groupe Clay and Friends. Une première partie agréable, bien que tirant relativement sur le long qui a donné naissance à une impatience latente du public. Dès la demie-heure se rapprochant de l’arrivée sur scène de Lomepal, la foule s’est faite plus compacte. L’énergie de celui qu’on peut désigner comme un <em>performer</em>&nbsp;s’est dès lors transmise à la fosse, ne la quittant plus jusqu’à la fermeture de l’établissement. Jean Jass et Caballero ont donc fait leur arrivée devant un public chauffé à blanc, et en ont bien bénéficié. Le public semblait être connaisseur des morceaux du premier et second volet de leur projet «&nbsp;Double Hélice&nbsp;». Un accueil plaisant et étonnant pour ces derniers, qui ne se produisent que très peu outre atlantique et peuvent aujourd’hui se targuer d’y avoir des <em>fans</em>&nbsp;fidèles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce soir, c’est Roméo Elvis et Le Motel, ainsi que l’Or du Commun qui se produiront dans la même salle. La frite sera t‑elle de qualité? </span></p>
<h3><strong>Du rap français au rap francophone </strong></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Au programme donc, rap belge, rap québécois, et rap français. Est-ce le début d’un réel dialogue entre les différentes scènes de rap francophones? Dans une<a href="http://www.ledevoir.com/culture/musique/501090/caballero-jeanjass-aux-francofolies-l-invasion-hip-hop-franco-belge" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> entrevue avec le Devoir</a>, Caballero précise « Je pense qu’il y a des parallèles à faire entre la scène rap du Québec et celle de la Belgique»&nbsp;»&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le duo qu’il forme avec Jean Jass se distingue en effet des grands pans du rap Francais – au sens national du terme. Plus ou moins proches des thèmes abordés par les rappeurs de l’hexagone ( l’argent, le succès, la marijuana en quantité, et les filles), ces derniers l’abordent tout comme Roméo Elvis avec un certain second degré, apportant ainsi leur touche belge. L’accent est réellement mis sur la musicalité et la dimension divertissante du morceau narratif. La langue française est en effet chez certains rappeurs belges mise au service d’un récit: au-delà de leur simple beauté, les rimes ont aussi ici une réelle utilité. A voir, par exemple, le couplet du rappeur Le Dé dans le Grunt 33, <em>spécial bruxelles</em>&nbsp;élaborant sur une sombre altercation finalement amusante entre poissons humanisés. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette dimension du rap belge rejoint le travail de certains artistes québécois, à l’image de Dead Obies ou de Fouki, qui usent de la même impression narrative tout en utilisant le slang québécois ou même l’anglais.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ici, le géant français ne semble plus faire de l’ombre à des jeunes scènes aux talents en expansion</span><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour creuser le sujet, consultez notre <a href="https://issuu.com/delitfrancais/docs/combinepdf__10_" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">édition spéciale rap du 7 Février 2017</a>, en version papier digitalisée</span><span style="font-weight: 400;">, &nbsp;ou sur notre site internet directement : </span></p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/27543/" data-wpel-link="internal"><span style="font-weight: 400;">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/27543/</span></a></p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/08/la-guerre-des-mots/" data-wpel-link="internal"><span style="font-weight: 400;">https://www.delitfrancais.com/2017/02/08/la-guerre-des-mots/</span></a></p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/le-rap-cetait-mieux-avant/" data-wpel-link="internal"><span style="font-weight: 400;">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/le-rap-cetait-mieux-avant/</span></a></p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/nouvelle-vague-du-rap-montrealais/" data-wpel-link="internal"><span style="font-weight: 400;">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/nouvelle-vague-du-rap-montrealais/</span></a></p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/08/comprendre-notre-monde-par-le-rap/" data-wpel-link="internal"><span style="font-weight: 400;">https://www.delitfrancais.com/2017/02/08/comprendre-notre-monde-par-le-rap/</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">…et beaucoup d’autres! </span></p>
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		<item>
		<title>Grünt, freestyle version francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/21/grunt-freestyle-version-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2017 15:03:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré Jean Morel, fondateur de Grünt, blog de freestyle de rap.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>L</b></span><span class="s2"><b>e Délit</b><i>: 2012 fut votre 1er Grünt, pouvez-vous nous faire une présentation du concept? D’où est venue l’envie du concept des </i>freestyles<i>?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Jean Morel</b>: J’ai toujours eu un peu de mal à définir exactement le projet de Grünt. Je le définis souvent comme une nébuleuse culturelle parce qu’on n’a pas cette barrière dans les formats. Après notre format de prédilection reste le <i>freestyle</i>. C’était à mon sens quelque chose qui n’était plus suffisamment représenté dans la culture rap en France. Tout d’abord dans la qualité sonore des Planète Rap, et puis y’avait pas assez de micros ouverts pour les <i>MCs</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">J’avais vraiment envie que ce soit une performance, ça dure longtemps, ça laisse la place à l’expression, tout en misant sur la qualité lyricale qui a toujours été dans l’ambition de Grünt. C’est dans ce registre là qu’on s’est lancés, tout en sachant pertinemment qu’on inventait absolument rien, parce que la culture du <i>freestyle</i> existait 30 ans avant que Grünt ne se lance.L’idée de base pour résumer Grünt, c’est de penser à un porte-voix. On met les moyens d’un média musical au service des gens qui ont envie de défendre la musique, et on le fait de manière complètement indépendante, on n’a jamais touché le moindre centime avec ça.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD</b>: <i>Tu dis que vous ne partez de rien, vous avez quand même repensé le concept de toutes les productions très travaillées et dans un nouveau style?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JM</b>: Même si on l’a fait de façon très amateur au tout début, on avait le souci de la qualité et du respect de l’artiste qu’on invite. Beaucoup cherchent à inviter des gens parce que ça permet de faire du clic, du <i>buzz</i> etc. Parfois l’effort n’est pas fait pour que ce soit au niveau en terme de qualité. On a mis du temps à se mettre au niveau en terme d’image, mais on a réussi. Il a fallu des moyens et du temps pour réussir à obtenir du matériel, en vendant notre <i>merchandising</i>. Il y avait la volonté sur le son, dès le début, d’enregistrer, de retravailler beaucoup, de faire en sorte que ça ne sonne pas super <i>rough</i>, mais qu’on voit qu’il y a eu du boulot et que ça puisse s’écouter comme un morceau. Évidemment il reste quelque chose de brut de décoffrage. C’est quand même une performance artistique qui dure longtemps, une demie heure, il y a une prise de risque.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">J’espère qu’un jour passer dans un <i>freestyle </i>de Grünt aura un impact sur la carrière des jeunes rappeurs</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD</b>: <i>Par rapport au choix des nouveaux artistes, vous en avez quand même accompagné, par exemple, Georgio qui est passé de débuter au Grünt 8 à lancer son E.P. avec le Grünt 11. Comment vous décidez de lancer ces jeunes talents-ci et de les accompagner vers ce qu’ils veulent faire dans le rap?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JM</b>: Alors d’abord j’espère qu’on a réussi à les accompagner et à avoir un petit rôle dans la carrière de ces personnes. Georgio, on est hyper heureux, c’est vraiment devenu un ami. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Ensuite sur le développement des artistes, on écoute des textes qui nous parlent, et on se dit, ce mec il est méritant, cette fille elle est méritante, il ou elle a sorti une <i>mixtape</i> qui est <i>chanmée</i>. À partir de là, on lui offre quelque chose qui peut le mettre en avant mais aussi qu’il doit prendre au sérieux. Dans la nouvelle génération de rappeurs, beaucoup nous disent, c’est ouf qu’on soit invités, nous on a écouté des Grünt, et on se retrouve là.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Le passage de génération est drôle, mais aussi il y a une relation de confiance qui s’est installée au fur et à mesure. On a aujourd’hui une certaine forme de légitimité à le faire, quand les gens viennent ils savent que c’est bien fait. La nouvelle génération parfois rentre dans nos radars, mais je suis sur qu’on passe à côté de pleins de choses. J’espère qu’un jour passer dans un <i>freestyle </i>de Grünt aura un impact sur la carrière des jeunes rappeurs, c’est vraiment ce qu’on voulait faire à l’origine.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD</b>: <i>Vous avez commencé par faire un Grünt en Angleterre avec les amis de King Krule: comment s’est passée cette diversification et cet intérêt pour le rap anglophone?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JM</b>: J’arriverais même pas à l’expliquer, on s’est dit pourquoi pas essayer d’aller plus loin.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">La définition même de notre envie de bosser c’était une ouverture d’esprit. On a fait ça à Londres avec Rejjie Snow etc. Même pour moi ça a été très important qu’on fasse ce voyage à Montréal, pour essayer aussi de confronter aux Français la scène aujourd’hui de rap montréalais.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">On a essayé de réunir un maximum de <i>MCs</i> de la ville et on a enfin le Grünt de Bruxelles avec la plupart de la scène. On s’est réunis pour un freestyle de 50mn, pour le Grünt 33</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2">Elle est intéressante dans son approche au travail sur la langue, le fait que les artistes soient bilingues leur permet d’expérimenter au niveau du flow. Je sais qu’en plus ça suscite un débat au Québec: artistiquement c’est hyper important de défendre ça. Le public français n’est pas du tout au fait de la créativité de Montréal en terme de rap. Ca fait exactement partie de notre démarche artistique: l’idée qu’on va pas donner au public ce qu’il attend. On pourrait faire des Grünt avec des gens qui sont devenus des amis, et faire beaucoup de clics. Je préfère la prise de risque, des <i>freestyles</i> qui n’auront pas forcément la même audience mais ceux qui vont écouter ça vont se retrouver face a quelque chose qu’ils ne connaissent pas, et pour moi c’est le rôle d’un média de manière générale. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD</b>: <i>Vous avez fait donc un voyage à Montréal pour tourner les Grünt 29 et 30, avec les Dead Obies et Loud Larry Adjust, qu’est-ce que vous ca vous a alors apporté, de voir l’impact artistique et technique au niveau de l’utilisation de la langue?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JM</b>: J’ai été animé par la curiosité et confronté à quelque chose que je connaissais pas. J’ai pris du temps à tout capter, le<i> slang</i> de Montréal, l’argot. C’est extrêmement bien écrit pour la plupart, chez les Dead Obies et Loud Larry Adjust. J’écoute ces disques à fond dans mon bus à Paris quand je vais taffer, alors que je suis très loin de tout ça. Après aussi bien artistiquement que techniquement ce sont de très bons <i>MCs</i>, qui rappent de manière extrêmement pointue. J’ai en tête un couplet de Loud Larry: à un moment il fait un jeu de mot avec champagne killers, ce sont des choses qui sont possibles qu’en <i>switchant</i> d’une langue à l’autre. C’est quelque chose que le rap français ne nous apporte pas forcément. Y’a que le rap montréalais et son identité qui me permettent de faire ça.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD</b>: <i>On a aussi le rap belge que vous suivez depuis 2012 et le Grünt 8 avec Lomepal et Caballero, qui monte un peu en puissance. Qu’est-ce que Grünt, qui s’y est intéressé au début, pense maintenant du rap Belge?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>JM</b>: Sur la Belgique on a eu la chance d’être exposé tôt des le Grünt 8, du fait qu’on était déjà en contact avec Lomepal depuis longtemps. On a vu son travail avec Caballero du coup on a été confronté à cette scène, et on a tout de suite trouvé ça pertinent. Le rap belge a une diversité incroyable, Bruxelles c’est une ville rapologique qui est cool. D’ailleurs pour l’exclu: on a essayé de réunir un maximum de <i>MCs</i> de la ville et on a enfin le Grünt de Bruxelles avec la plupart de la scène. On s’est réunis pour un freestyle de 50mn, pour le Grünt 33. On a quelque chose d’assez anthologique qui s’apprête à sortir.</span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mieux vaut en rire qu’en pleurer</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/mieux-vaut-en-rire-quen-pleurer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 14:52:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Navigateur]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les memes: outils culturels de communication ou réel symbole d’un mal-être générationnel?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">I</span><span class="s1">l y a quelques semaines un compte de<i> memes</i> mcgillois «@spicymartletmemes» a fait son apparition sur la plateforme Instagram. Il y diffuse publiquement du contenu original et humoristique via un assemblage d’images et de textes sur la thématique de l’université. On y retrouve par exemple des photographies de Suzanne Fortier tout sourire, avec juste en dessous une mention de la date à laquelle sont publiées les notes des partiels sur <i>MyCourses</i>. Mais il y a aussi d’autres références moins légères soulignant la détresse de certains étudiants. Une de leurs publications reprend le <i>meme</i> assez répandu des «bingo de la dépression», ici sur le thème des examens, alors intitulé «le bingo des finals». Ce type de <i>meme</i> est sur le modèle des cases d’un bingo mais contenant des références à des expériences liées au problème de santé mentale: si on coches toutes les cases, on gagne le bingo. Ici, il inclut des cases comme «pleurer dans un endroit public» ou des références à la détresse: « menacer de <i>dropout</i> ».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le contenu de ce compte est donc essentiellement ce que la génération Y ou Z, les <i>millennials</i> désignent comme des <i>memes</i>. Malgré leur grande variété, l’objet de cet article sera plus précisément ces mèmes que l’on peut désigner comme objectivement tristes.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Des <i>memes </i>qui ne sont pas tous les mêmes </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les <i>memes </i>sont originellement des versions «culturelles» d’un pan de l’ADN. Le biologiste Richard Dawkins institua d’ailleurs ce terme en 1976 comme une idée, un comportement ou un style qui se répand de personne en personne, au sein d’une culture.</span><span class="s1">Toute image peut, à peu près être un <i>meme</i>, puisqu’il s’agit avant tout de créer du contenu sur la base d’une culture, d’un ton, d’un humour ou d’un savoir en particulier.&nbsp;</span><span class="s1">Ils sont plus précisément l’utilisation de tendances célèbres sur Internet dans le but d’exprimer une sorte d’affect, par le bais d’une photo, d’un tweet, ou de nouvelles.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est particulièrement le moyen des dits individus de la génération de ceux entre 18 et 25 ans de se réapproprier les normes et codes de la culture populaire. Ils les adaptent ainsi à leurs formes d’expression sur les différentes plateformes d’Internet.&nbsp;</span><span class="s1">Un peu à la manière d’un journal intime d’un autre temps, les <i>memes</i> laissent une trace des préoccupations de cette génération.&nbsp;</span><span class="s1">Les<i> memes</i> circulent ainsi sur Twitter, Facebook, Instagram, Reddit: partout où cette génération est en contact et peut se permettre l’utilisation de médias visuels.&nbsp;</span><span class="s1">Cependant le principe de la création d’un <i>meme</i> et de son existence est qu’il fera écho aux préoccupations d’amis, de connaissances, de <i>followers</i>, et qu’il sera ainsi partagé: personne ne fait des <i>memes</i> pour soi-même. Par nature, ceux-ci sont en compétition au sein de notre fil d’actualité pour notre attention. On ne retient souvent que ceux qui nous évoque quelquechose de particulier et auxquels l’on peut s’identifier.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">personne ne fait des <i>memes</i> pour soi-même.</p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le stress, sujet de prédilection</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les sujets des <i>memes</i> peuvent donc différer. On voit cependant à travers l’exemple de ce compte mcgillois, ou plus largement des grands comptes de diffusion de contenus possédant des millions d’abonnés sur Facebook, que les sujets du stress, de la dépression et la négativité en général sont devenus des sujets dominants dans les <i>memes</i>. Ils témoignent d’une détresse collective, particulière, personnelle ou impersonnelle — estudiantine par exemple.&nbsp;</span><span class="s1">Nous sommes dans une décennie, et venons de passer une année particulièrement difficile au niveau politique, social, médiatique et culturel, générant un sentiment d’impuissance et d’incertitude. Des nouvelles que l’on ne peut éviter considérant l’hyper connectivité ambiante, et pour cette génération en particulier. </span><span class="s1">Les <i>memes</i> se nourrissent de toutes ces sources: ils produisent donc des sujets qui reflètent le mal-être ambiant. Mais pourquoi tout un chacun peut-il s’y identifier de manière aussi intense et partager, répandre, ainsi, ces <i>memes </i>aussi négatifs et tristes plutôt que d’autres positifs?</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une explication anthropologique</b></span></p>
<p class="p3">Chris Chesher, professeur en cultures digitales à l’Université de Sydney, explique la place de ces mèmes dans la société comme étant une répétition du concept du <i>punctum</i>, au sens du sociologue Roland Barthes. Dans ses propres mots «Le <i>punctum</i> d’une photo est ce hasard qui me <i>point</i> (mais aussi me meurtrit, me poigne)» explique-t-il dans La <i>Chambre Claire</i> en 1980.</p>
<blockquote>
<p class="p3">Les sujets potentiellement à l’origine de ce stress pour chacun sont extériorisés et exprimés sur les réseaux sociaux via les <i>memes</i>.</p>
</blockquote>
<p class="p3">Les <i>memes</i> ne sont évidemment pas tous des photos, mais se rapportent toujours à quelque chose de visuel. C’est cela qui touche le spectateur en son cœur en lui présentant des expériences communes, des situations quotidiennes que la plupart d’entre nous affrontent dépendamment de la communauté à laquelle ils appartiennent. Par exemple, pour des étudiants mcgillois, ce seront les 3 examens finaux en deux jours, ou des exigences de <i>GPA</i> impossibles à atteindre.&nbsp;<span class="s1">Un <i>meme</i> révèle en fait quelque chose que des individus peuvent déjà avoir ressenti sans pouvoir véritablement l’articuler. De c ette manière, ils s’y identifient et cherchent à ce que d’autres fassent de même.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ainsi les sujets potentiellement à l’origine de ce stress pour chacun sont extériorisés et exprimés sur les réseaux sociaux via les <i>memes</i>. Ce processus s’applique à tout un chacun, mais aussi aux célébrités qui assument publiquement d’annuler leurs tournées, ou présences publiques pour raison de santé mentale et non plus simple «fatigue»: c’est en définitive aussi un processus de vulgarisation de ce sujet tabou.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un mode d’expression au bilan finalement positif ou plus mitigé?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">En rapport avec le stress et la dépression, cela peut d’abord être un moyen d’identifier, puis d’exprimer et d’extérioriser pour soi-même ce qui cause ces expériences. Faire sortir au grand jour, publiquement et avec l’aussi grande audience que chacun peut avoir sur les réseaux sociaux, ce qui a besoin de l’être. Pouvoir s’exprimer sur le stress dont on est atteint est une bonne chose. Se reconnaître dans ces <i>memes</i>-là est-il cependant inquiétant et doit-il être un sujet de préoccupation pour sa propre santé mentale?</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Toutes les maladies et problèmes de santé mentale ne peuvent évidemment être analysés aussi simplement que par une réduction à de simples <i>memes</i>. Cependant, il faut considérer avec précaution l’utilisation aussi simpliste et fréquente de ce média: la vulgarisation est positive mais aussi souvent ironique, suivie de <i>lol</i> ou d’émoticônes rieurs.&nbsp;</span><span class="s3">Le ton et le format viennent aussi souvent de la frustration, et cela peut avoir un impact différent selon les personnes visées. </span><span class="s4">Appliquer l’ironie à soi-même, est-ce vraiment au bénéfice de ces troubles? Pourrait-on alors attribuer à Internet en général le titre de catalyseur de soutien social moral via ces <i>memes</i>?&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/mieux-vaut-en-rire-quen-pleurer/" data-wpel-link="internal">Mieux vaut en rire qu’en pleurer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De l’usage de l’infotainment</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/20/de-lusage-de-linfotainment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 13:56:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Navigateur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=25790</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment l’infotainment bénéficie à Donald Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/20/de-lusage-de-linfotainment/" data-wpel-link="internal">De l’usage de l’infotainment</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="s1">L</span><span class="s1">a semaine passée, le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine et puissant homme d’affaires Donald Trump était l’invité de l’émission «<i>The Late Night Show</i>» sur la chaîne américaine <i>NBC</i>. Cette émission populaire existe depuis 2009 et est construite sur le modèle d’un club comédie, mêlant des séquences humoristiques avec d’autres parties d’entretiens plus sérieux. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Elle constitue la version originale de ce qui se développe de plus en plus dans le journalisme, «l’<i>info-tainment</i>», terme anglais décrivant la combinaison entre <i>information</i> et <i>entertainment</i> (<i>divertissement</i>, <i>ndlr</i>). L’animateur et humoriste Jimmy Fallon y accueille souvent tous types d’invités importants dans la culture populaire américaine, parmi eux acteurs, chanteurs et personnalités publiques. Barack Obama fut<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>par exemple l’invité de l’émission, lors de sa campagne présidentielle en 2012.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le fait que Donald Trump, candidat controversé pour ses propos racistes — entre autres — ait été invité pour une quinzaine de minutes dans cette émission, n’est donc pas le problème majeur. Ce qui interpelle est, au-delà de l’émission, la répercussion qu’une séquence extraite a eue: on peut y voir l’animateur Jimmy Fallon demander au candidat républicain, qui culmine à 43%<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>dans les sondages, «<i>est-ce que je peux jouer avec vos cheveux?</i>». S’en suit un acquiescement de Trump, qui voit sa tignasse d’un jaunâtre douteux — dont il n’a de cesse de vouloir prouver l’authenticité — bien ébouriffée. La vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-25791" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Trump-1000x859.jpg" alt="s-trump" width="1000" height="859" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Trump-1000x859.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Trump-330x283.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Trump-768x660.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Trump-850x730.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-Trump.jpg 1763w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s1"><b>Le choix de <i>l’infotainment</i> </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce passage, et le fait qu’il devienne viral, dérangent pour plusieurs raisons.&nbsp;</span><span class="s1">En dehors du fait que Donald Trump ait quinze minutes de temps de libre parole à une heure de grande écoute sur la télévision nationale, la vidéo qui circule sur internet lui donne encore plus de visibilité. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pourquoi? Parce que l’<i>infotainment</i> est la nouvelle manière de consommer de l’information et de rester à l’affut de l’actualité,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; </span>puisque c’est un format qui permet de s’informer et de se divertir en même temps, et ce, sans sentir le poids de l’information sérieuse. Quand nous consommons de l’<i>infotainement</i>, nous sommes plus disposés à écouter et enregistrer le contenu du fait d’une certaine notion de plaisir, à l’inverse de la contrainte.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’<i>infotainment</i> et ses séquences drôles — qui sont génératrices de vidéos virales — font partie de la stratégie de communication de Donald Trump. Son équipe savait probablement qu’il se passerait quelque chose de décalé, qui permettrait de dévoiler une facette sympathique du candidat. Là encore, la diffusion de ses idées est effectuée dans un format qui libère du «temps de cerveau disponible».</span></p>
<p class="p7"><span class="s2"><b>Un usage sournois du format</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mêlées à ces séquences drôles, Trump distille encore ses idées racistes, conservatrices populistes et démagogiques.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Deux exemples aident à comprendre cela au fil de l’émission. Le présentateur lui demande d’abord comment il compte aider l’économie, et ce d’une manière que l’on pourrait qualifier d’insolite.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>C’est en effet lors d’une séquence humoristique, présentée comme une entrevue entre le président et lui-même devant un miroir. L’animateur, déguisé tel Donald Trump, est face à ce dernier et s’amuse à le mimer. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Trump débite sans broncher une réponse hallucinante de vide: «<i>je suis vraiment riche vous savez, je sais comment faire marcher un business, notre pays se portera bien mieux avec moi.</i>» Au-delà de la plaisanterie, ses déclarations sensiblement inquiétantes sont alors secondées d’applaudissements et de rires du public.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais allant encore plus loin, lors de la séquence plus sérieuse de l’entrevue, il réitère son idée choquante de ne plus laisser les personnes de confession musulmane entrer dans le pays, et s’auto-justifie par un début d’applaudissement d’une personne du public. Il continue alors son raisonnement, exposant un lien douteux entre la communauté musulmane et les attentats qui se sont produits cette année — sans jamais prononcer le nom de l’organisation terroriste État islamique — qui est pourtant le vrai problème.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-25795" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-DonaldTrump2-1000x709.jpg" alt="s-donaldtrump2" width="1000" height="709" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-DonaldTrump2-1000x709.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/S-DonaldTrump2-768x545.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p7"><span class="s2"><b>Responsabilité journalistique et éthique politique</b></span></p>
<p class="p3">Au-delà de ces propos, le plus choquant est la troublante position de l’hôte et humoriste Fallon, qui le conforte dans ses positions tout au long de l’entretien. Il ne lui envoie que de rares piques, ce qu’il est pourtant censé faire lorsqu’il reçoit un invité, puisqu’il s’agit du format de son émission. Là semble être le vrai problème: l’animateur met Trump au même niveau que les autres candidats, en faisant de lui un candidat normal — alors que tout est sauf normal à propos de Trump. Il s’avoue lui-même être un candidat-surprise, déclarant ce soir-là «<i>oui, je pense qu’Hillary Clinton va sûrement gagner</i>».</p>
<p class="p3">Comment quelqu’un qui tient des propos à la limite de la légalité peut-il être placé au même plan que les autres candidats par un animateur aussi populaire? Se pose donc la question de l’indépendance des médias, qui est sous-jacente à la responsabilité journalistique et l’éthique politique de l’hôte: comment une telle émission peut-elle se permettre de tels écarts quand elle constitue l’un des principaux promoteurs de la culture populaire? Comment l’hôte, étant nécessairement conscient de cette réalité, peut-il être à ce point bienveillant avec le candidat?</p>
<p class="p3">L’<i>infotainment</i> n’est toutefois pas toujours problématique: lorsque bon usage en est fait, il peut permettre d’alerter le grand public sur une situation peu mise en avant par les médias traditionnels. Cependant, Jimmy Fallon, en invitant Trump et en lui permettant cette exposition particulière, confère à ce dernier un consentement général. Même si son passage dans l’émission ne lui a (heureusement) pas permis de bondir dans les sondages, cette décision de Jimmy Fallon marque un pas pour la candidature de Donald Trump et porte un coup à l’éthique journalistique des médias de masse américains.</p>
<p class="p3">Il est aussi intéressant de constater qu’à peu près au même moment en France, un évènement sensiblement similaire s’est produit. Le même type d’émission d’<i>infotainment</i> était à l’œuvre dans <i>Le Petit Journal</i> — émission de Canal Plus à l’image des émissions québécoises telles que <i>Dan Late show</i>, et <i>Tout le monde en parle</i>. Le nouvel animateur Cyrille Eldin, également un humoriste-journaliste-intervieweur, s’est permis de recevoir le numéro deux du parti d’extrême droite le Front National, Florian Philippot. Il a usé de la même complaisance tout en plaisantant avec une personnalité politique qui tient des propos inquiétants à la limite de la tolérance.</p>
<p class="p3">Les humoristes ont-ils donc leur place dans le paysage journalistique? Ils ont la conscience de pouvoir toucher une audience particulière grâce à leur format si distinctif: il serait temps pour eux d’adopter une certaine conscience politique.</p>
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		<title>De la réalité virtuelle au monde réel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/13/de-la-realite-virtuelle-au-monde-reel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 18:06:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Grand Navigateur]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L' «Airspace»: ou comment Kim Kardashian change un peu plus notre mode de vie. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25593 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/KimK-1000x747.jpg" alt="kimk" width="1000" height="747" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/KimK-1000x747.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/KimK-330x246.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/KimK-768x574.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/KimK-850x635.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a semaine passée, Kim Kardashian, une des personnalités de téléréalité les plus influentes de notre ère, publiait une photo parmi tant d’autres sur son compte<b> </b><i>Instagram</i>. On peut la voir dans une de ses poses habituelles, allongée sur un canapé dans un beau <i>penthouse</i> new-yorkais. Le plus important dans cette publication n’est cependant ni la pose, ni la photo. Il s’agit de la légende qui signale:<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>«<i>tout juste arrivés dans notre </i>penthouse<i> à NYC. Merci @airbnb de nous offrir notre maison&nbsp;loin de notre maison.</i>» </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette publication est probablement le fruit d’une collaboration entre la plateforme communautaire de location de logements de particuliers à travers le monde, et la star des réseaux sociaux. Le slogan d’<i>Airbnb</i> <i>«</i>Bienvenue à la maison<i>»</i> prend ici tout son sens. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’entreprise exhibe en effet fièrement dans ses actions publicitaires le caractère authentique que les voyageurs peuvent trouver en utilisant les services de la plateforme plutôt qu’en se rendant dans un hôtel. C’est donc une expérience de voyage complète et dépaysante qui est ici promue, alors que le voyageur est tel un invité chez l’hôte, puisque il peut profiter des mêmes endroits insolites que les riverains, entre cafés et restaurants… Toutefois cette authenticité <i>made in</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span><i>Airbnb</i> peut être remise en question.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Tous et chacun peuvent d’ailleurs en avoir fait l’expérience et constater que dans de nombreux intérieurs d’appartements loués à travers le monde se retrouvent les mêmes designs, les mêmes matières, derrière une façade originale. Des murs clairs, du bois brut, des tapis à motifs, des sols dépouillés, des étagères ouvertes: un style scandinave neutre «industriel et milieu de siècle sans que ça n’ait l’air encombre et vieux» comme le décrit Natacha Folens, décoratrice d’intérieur et consultante pour <i>Airbnb</i>. Du minimalisme dans toutes les facettes de l’aménagement intérieur mais aussi de l’aménagement urbain.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>De la technologie au monde réel</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce phénomène a un nom, et ne s’applique pas uniquement à<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Airbnb</i>: l’<i>Airspace</i>.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un concept expliqué par le journaliste de <i>The Verge</i>, Kyle Chayka dans <i>Welcome to the airspace</i>. L’<i>Airspace</i> est le modelage de l’espace physique par la technologie. Autrement dit, c’est la nouvelle géographie créée par la technologie, ou comment des applications telles qu’<i>Airbnb</i> et <i>Instagram</i> produisent une harmonisation des goûts. Les réseaux sociaux en général et les applications mobiles plus particulièrement, ont depuis quelque temps déjà modifié nos habitudes sur Internet, via plus de services et de ressources. Cependant ils commencent maintenant à avoir une influence sur notre monde physique et nos comportements. Quelques exemples que Kyle Chayka donne dans son article aident à comprendre le concept: <i>Waze</i>, l’application pour éviter les embouteillages, redirige les automobilistes sur de nouvelles routes, dans des quartiers où aucune voiture ne passait alors.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Airbnb</i> envoie des touristes internationaux dans des quartiers on ne peut plus résidentiels, et <i>Instagram</i> convertit de tels comportements en mode de vie. <i>Instagram</i> et <i>Facebook</i> sont en effet les nouveaux panneaux publicitaires de notre mode de vie. Sur <i>Facebook</i>, plus de 1,6 millards de personnes évoluent dans le même espace virtuel constitué de leur fil d’actualité et sont atteintes par les mêmes publications; encore plus avec la grandissante ambition de <i>Facebook</i> et <i>Instagram</i> d’incorporer des publications «sponsorisés» à celles de nos amis virtuels. Le fait que ces applications soient maintenant ce qui nous apporte un lien émotionnel et social leur donne justement tout ce pouvoir de créer et modeler l’A<i>irspace</i>.</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Kim Kardashian partage donc sa belle photo de l’appartement parfait, comme tant d’autres célébrités et blogueurs influents, et touche un large public, plutôt diver. Ses abonnés reçoivent ce flux d’inspiration parmi tant d’autres dans leur fil d’actualité et s’en inspirent évidemment aux quatre coins du monde, reproduisant cet esthétique homogénéisé.</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Les sensibilités changent, dans un mouvement qui s’éloigne de la différence pour se rapprocher de la similitude. Ces nouvelles sensibilités esthétiques et culturelles se développent et touchent de nouvelles cibles à travers les médias sociaux, où tout un chacun agit comme une «Kim Kardashian» à son échelle, et peut prendre la même photo du même cappuccino crémeux sur une table de bois vintage avec la même lumière faussement industrielle.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>L’<i>Airspace</i>, est-ce si grave que ça?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Il semble que oui, et pour plusieurs raisons. D’un côté cette uniformité transcendant les distances permet à ceux qui changent d’endroit si souvent de voyager sans frustration ou désagrément, d’être partout dans le monde, dans la même ambiance rassurante, sans avoir à faire l’effort de s’acclimater. Cette situation bénéficie certes à une partie de la population aisée, comme les hommes et femmes d’affaires qui ne voyagent pas dans le but de trouver un certain dépaysement. On ne peut pas en dire autant des voyageurs de classe moyenne: ils se retrouvent avec ce style <i>Airbnb</i> international qui appartient plus à un espace générique, se cachant derrière une façade faussement authentique. Cependant, au delà du problème de l’authenticité et de la recherche de dépaysement avortée, des problèmes psychologiques et sociaux accompagnent le phénomène. La dépersonnalisation dans le sens psychologique du terme est inévitable quand on constate que tous les goûts sont les mêmes, et mènent à une perte du sens de l’identité personnelle: quels seraient véritablement les goûts des personnes qui partagent tous la même photo du même café s’ils avaient accès à des influences diverses et non filtrées? L’<i>Airspace</i>, socialement parlant, est contre la différence: il va à contre-courant de ce phénomène qui permet le contact humain. Être dans la même situation de confort partout nous encourage à rejeter l’échange avec de nouvelles personnes et à ne pas être curieux dans de nouveaux lieux.</span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Ceux qui sont financièrement capables de voyager et de diffuser cette idée de l’esthétique et de la culture sont souvent des personnes privilégiées, issues de différents endroits du monde où la culture occidentale est ancrée. L’<i>Airspace</i> exclut donc tous les pays qui n’ont pas cette culture, en répandant la culture occidentale, bien que de nombreux voyageurs se rendent en fait dans ces pays pour prétendument découvrir ces cultures.</span></p>
<p class="p5"><span class="s5"><b>Au-delà de l’<i>Airspace</i> </b></span></p>
<p class="p3">L’<i>Airspace</i> n’est pas un phénomène nouveau, il s’agit d’un processus commencé dans les années 80 avec les débuts de la mondialisation, et qui s’est par la suite intensifié avec la naissance d’Internet. L’effet que peuvent avoir de telles plateformes virtuelles est intéressant, mais doit-il modifier notre géographie et homogénéiser toutes nos cultures, nous empêchant de nous ouvrir et de partir à la découverte des autres, ailleurs? Il ne nous reste plus qu’à aller à contre-courant de ce phénomène, à continuer de voyager, et de rester curieux, en usant de ces plateformes de la bonne manière.</p>
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		<title>Le Canada dans le monde</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/16/le-canada-dans-le-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2016 07:33:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’image de marque nationale est-elle un outil politique ou économique? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">eudi 11 février dernier a commencé le panel de conférences organisé annuellement par l’Institut d’Études Canadiennes de McGill, l’IÉCM, qui avait cette année pour thématique «Le Canada à l’échelle mondiale». </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’après-midi se déroulait la deuxième conférence du panel intitulée «Une exploration de l’image du Canada et de son rôle dans le monde». Les conférenciers ont ainsi débattu de la réputation du Canada sur la scène internationale, c’est-à-dire de son image de marque. Différents intervenants ont tenté de répondre à ces interrogations, dont Mélissa Aronczyk, professeure assistante à l’École de Communication de l’Université Rutgers et Colin Robertson, conseiller stratégique sénior chez<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Dentons Canada LLP</i>. Enfin, participait également Sharanjeet Parmar, avocate en droit international.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’image de marque nationale est depuis plusieurs années devenue une industrie massive: en quelques mots, elle constitue la façon dont le Canada est perçu aussi bien à l’étranger que par ses citoyens. Cette image de marque nationale fait-elle vendre? Quelle est son importance? Plus l’image du pays est positive, plus il aura d’influence à l’échelle globale, en attirant touristes, travailleurs, étudiants et investisseurs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De plus, les représentations que dégage un pays constituent des ressources utiles dans les affaires internationales; elles influencent la couverture médiatique des affaires du pays, mais aussi le niveau de légitimité de ce dernier lors des grandes réunions diplomatiques internationales.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3976px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24862" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-imagecanada.jpg" alt width="3976" height="3055" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-imagecanada.jpg 3976w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-imagecanada-330x254.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-imagecanada-768x590.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-imagecanada-1000x768.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-imagecanada-850x653.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 3976px) 100vw, 3976px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s3"><b>Construire une image de marque canadienne</b></span></p>
<p class="p3">Différentes réponses sont possibles quand on se demande comment est créée cette image de marque canadienne. Colin Robertson insiste sur le fait que ce ne sont pas ses diverses politiques économiques ou migratoires qui ont entretenu cette image. À l’inverse, elle se construit plutôt dans des événements lors desquels le Canada s’est investi: l’accueil de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations Unies, vendredi dernier, en est un exemple. De même, l’organisation de l’exposition universelle en 1967 à Montréal a augmenté le rayonnement du pays. D’un autre côté, pour Sharanjeet Parmar c’est surtout le gouvernement qui crée l’image de marque canadienne, et ainsi laisse un héritage canadien à l’échelle internationale, plus important que la présence du Canada dans tel ou tel événement. Le Canada a une image de marque au niveau politique établie notamment par son influence dans le secteur de la justice internationale. Aussi, il a la réputation de s’engager intensément et très tôt dans les problèmes internationaux. Par exemple, en initiant la création de l’ONG «Groupe des amis des enfants touchés par les conflits armés», le Canada s’est largement investi dans l’agenda politique des droits des enfants.</p>
<p class="p5"><span class="s4"><b>Certaines limites à cette image de marque nationale</b></span></p>
<p class="p3">L’idée d’origine définissant l’image de marque nationale vient du monde de l’entreprise, très compétitif. Ce n’est pas un concept censé incorporer la diversité culturelle, et n’est donc pas toujours adéquat pour régler des problèmes liés à un agenda politique et diplomatique.</p>
<p class="p3">La réputation internationale du pays est donc généralement façonnée de différentes manières et est plus ou moins représentative des valeurs d’une nation et de ses citoyens. D’autre part, il faut savoir la différencier de l’image de marque politique, car cette image de marque nationale génère souvent un sentiment d’appartenance et de fierté chez les citoyens qui doit être libre de toute appropriation par tel ou tel parti.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hong Kong, îlot anglo-cantonais</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/09/hong-kong-ilot-anglo-cantonais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sara Fossat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2016 20:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découverte d’une ville riche culturellement et socialement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">ette semaine a eu lieu la semaine internationale de McGill, un moyen de découvrir de nouvelles cultures à travers divers événements.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un événement en particulier était proposé vendredi par le <i>HKSN</i>, réseau des étudiants hongkongais, qui réunissait la communauté McGilloise de Hong Kong. L’association organisait une découverte aussi bien historique que culturelle de la ville de Hong Kong.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Différents étudiants originaires de la mégapole aussi bien qu’étrangers ont ainsi présenté les différents quartiers, influences et meilleurs endroits qui constituent la ville.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une ville sino-occidentale </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La région spéciale administrative de Hong Kong, ou «port parfumé» en cantonais, s’est bâtie entre l’influence occidentale et cantonaise. À travers l’organisation de la ville, on<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>retrouve les vestiges de la colonisation anglaise qui a débuté au 19<i>e</i> siècle et qui s’est terminée en 1997, lorsque Hong Kong est rétrocédée à la Chine. Le multiculturalisme de cette région se trouve même jusque dans les assiettes où l’on retrouve aussi bien des boulettes au curry et des gaufres aux œufs — plats typiques de la région — que des macaronis au fromage! Hong Kong a tout de même une culture propre: elle reste l’épicentre des arts martiaux avec Bruce Lee et Jackie Chan, mais également de la Cantopop — style musical reconnu au même titre que sa cousine sud-coréenne, la KPop.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les intervenants ont aussi mentionné la récente révolution des parapluies de 2014 qui tire son nom des parapluies utilisés par les manifestants pour se protéger des gaz à lacrymogènes employés par les forces de l’ordre pour réprimer les manifestants. Les manifestations de 2014 étaient en fait l’initiative du mouvement pro-démocrate <i>Occupy Central</i> initié par le politicien Benny Tai qui s’opposait aux changements que le gouvernement chinois voulait apporter au suffrage universel. En effet, le gouvernement chinois souhaitait que les candidats pour le poste de gouverneur de la région soient désignés par un comité de 1 200 personnes et que seuls ces derniers puissent se présenter aux élections. Les dizaines de milliers de manifestants, principalement des étudiants universitaires pro-démocrates, réussirent néanmoins à faire plier le gouvernement un an plus tard et à attirer l’attention des médias occidentaux aux enjeux politiques de la région. </span></p>
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			<span class="media-credit">Vittorio Pessin</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Les quartiers et autres attractions locales </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Hong Kong contient le plus de gratte ciels au monde<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>—deux fois plus que New York — et est constituée de plus de 200 îles qui possèdent chacune une identité différente. Après renseignements auprès des étudiants locaux, le quartier de Tsim Sha Tsui, au centre de la mégapole, semble être le plus attractif: s’y situent la Tour de l’Horloge d’où l’on peut avoir une vue imprenable sur l’horizon. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La ville se découvre également en faisant un tour dans l’est, plus résidentiel mais aussi plus authentique, ou encore en allant dans le centre plutôt occidentalisé: on y trouve l’université de Hong Kong, ainsi que de nombreux cafés et restaurants occidentaux, même si y vivre est difficile. Parmi les recommandations des interlocutrices, de nombreux quartiers restent à explorer comme Tian Tan Buddha, l’hôtel de ville Maxims, Victoria Peak, lan Kuai Fong, Aberdeen, Caseway, ou enfin le Café de Coral.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En somme, Hong Kong est une ville riche de découvertes qui arrive à harmoniser la culture occidentale avec la culture orientale.</span></p>
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