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	<title>Pablo-Vladimir De La Batut - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Langue française bien pendue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pablo-Vladimir De La Batut]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 16:25:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[francofête 2015]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La CAF organise un débat sur le français entre jeunes leaders provinciaux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/02/03/langue-francaise-bien-pendue/" data-wpel-link="internal">Langue française bien pendue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a Commission des affaires francophones (CAF) de McGill a organisé lundi midi une table ronde au sujet de la place de la langue française au Québec, dans le cadre de la Francofête, une série annuelle d’événements autour de la francophonie. On attendait l’avocat Frédéric Bérard, qui devait initialement remplir le rôle de modérateur du débat. Retenu pour une entrevue avec la chaine de télévision TVA au sujet de l’imam Chaoui, il n’a finalement pas pu venir. La rencontre n’a pas eu à souffrir de cette absence, puisque Martin Crevier, commissaire de la CAF, a pu, au pied levé, le remplacer. Dans la salle Madeleine Parent du bâtiment de l’AÉUM devant une quinzaine de personnes, les représentants des quatre principaux partis politiques québécois ont pu échanger entre 12h et 13h30. Étaient présents: Alexandre Leduc pour Québec Solidaire, David Raynaud pour Coalition Avenir Québec, Stéfanie Tougas pour le Parti Québécois et enfin Stéphane Stril pour le Parti Libéral du Québec McGill. Le thème de la réunion: «Parlons français.» Il s’agissait de parler <i>en</i> français pour parler <i>du</i> français.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La langue française est-elle aujourd’hui menacée? Est-ce encore un enjeu politique majeur, ou seulement un «épouvantail» agité par certains leaders politiques? C’est par cette première série de questions que le débat a commencé. Ouvrant la discussion, Stéphane Stril (PLQ) a reconnu que la question de la langue française au Québec est toujours d’actualité en 2015. «Il faut rester vigilant», dit-il. Cependant, il convient, selon lui, de «dédramatiser et sortir de l’émotif». La langue française est loin d’être en crise. Ceux qui défendent l’inverse ne font, d’après lui, que «nourrir des peurs». Stéfanie Tougas reconnaissait elle aussi que le mot «crise» est bien trop fort. La vice-présidente de l’aile jeunesse du Parti Québécois (CNJPQ), étudiante à l’Université de Montréal, tenait en même temps à souligner que la moitié des immigrants arrivant à Montréal n’a pas de connaissance du français. C’est là pour elle un enjeu important. Alexandre Leduc abondait dans ce sens: «La clé de la francisation se joue dans le travail.» C’est alors, tout naturellement, que la question de la loi 101 est venue s’intégrer à la discussion. Pour Québec Solidaire, les entreprises ne respectant pas la loi 101 devraient se voir infliger de véritables «malus», et pas seulement un blâme. De même, il devrait y avoir un système de bonus pour soutenir les investissements culturels qui permettent la promotion de la langue française.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Si tous semblaient s’accorder à dire qu’une certaine vigilance doit être maintenue, les enjeux de la loi 101 ont permis de voir de véritables divergences entre les quatre jeunes leaders. Le ton s’est fait plus polémique. David Raynaud plaidait pour une «modernisation de la loi 101». Alexandre Leduc a pu lui faire remarquer que la CAQ n’a pas aidé à la réussite des récentes tentatives de modernisation. Le PLQ a lui aussi été visé. Stéphane Stril et Alexandre Leduc se sont tout de même retrouvés sur un sujet: l’évolution de la loi 101 dans le domaine des entreprises. La loi 101 ne s’applique aujourd’hui qu’aux entreprises de 50 salariés et plus. Québec Solidaire veut abaisser ce seuil, pour élargir l’application de la Charte de la langue française. Stéphane Stril s’est dit personnellement favorable à cette mesure. Même consensus enfin sur la question du bilinguisme des juges de la Cour suprême: «une évidence» pour Alexandre Leduc, «pure logique» pour David Raynaud.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La table ronde s’est conclue sur une courte période de questions, durant laquelle les membres de l’assistance pouvaient interroger les conférenciers pour plus de détails sur les positions des partis sur la question du français au Québec.</span></p>
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		<title>Pour Charlie, même pas froid</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pablo-Vladimir De La Batut]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 16:31:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des milliers de personnes rendent hommage aux victimes de Charlie Hebdo.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">U</span>n crayon levé. Dans la foule réunie devant le consulat, ils étaient beaucoup à avoir repris ce symbole, comme un moyen d’honorer l’outil de travail des caricaturistes. Comme un moyen de montrer que la lutte pour la liberté de la presse n’est pas à terre mais bien debout. À l’image des rassemblements organisés dans les villes françaises, Montréal s’est mobilisée suite à la tuerie perpétrée dans la rédaction de <i>Charlie Hebdo</i>. Malgré une température de ‑25 degrés centigrades ils étaient nombreux (près de 2500 selon les organisateurs) dès 18h devant le 1501 Avenue McGill College.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le mercredi 7 janvier, aux alentours de 11h30 du matin à Paris, deux hommes cagoulés sont entrés dans les locaux du journal satirique. Ils ont abattu dix des personnes présentes pour le conseil de rédaction, incluant dessinateurs, journalistes, invités ainsi que deux policiers. En France, l’émoi est énorme. À Montréal aussi, puisqu’à peine quelques heures après l’attentat, une page Facebook pour un rassemblement a été créée, et comptait 5000 invités confirmés à 15h le même jour. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Presque toute l’avenue, du Boulevard Maisonneuve à la rue Ste Catherine, était occupée mercredi soir. Majoritairement des Français installés à Montréal, on pouvait cependant voir deux ou trois drapeaux québécois et des pancartes en anglais: «<i>We are all Charlie</i>». À 18h30, des slogans commencent à être entonnés: «Même pas peur», «Charlie», «Liberté de la presse» scande la foule. Puis c’est la «Marseillaise» qui est chantée. Enfin, un homme s’empare d’un micro et sur une butte de neige s’adresse à la foule. Il remercie tous ceux qui sont présents, loue cette force de mobilisation et propose une minute de silence. Celle-ci terminée, les slogans reprennent. La foule brandit ses pancartes de <i>Charlie Hebdo</i>, caricatures, et bien sûr la formule «Je suis Charlie», largement reprise sur les réseaux sociaux et dans les manifestations.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La communauté mcgilloise était présente en masse. Marie, en 1<sup>ère</sup> année en sciences politiques, est venue avec ses amies «montrer sa solidarité» . Prévenue par une alerte info du <i>Monde</i>, elle a passé toute sa journée à suivre heure par heure la situation. «J’ai vraiment été choquée, j’ai reçu la nouvelle comme un coup de marteau.» Jean-Gabriel, en année d’échange à McGill, a découvert la nouvelle sur Facebook, et trouve cette mobilisation&nbsp;très belle: «C’est toujours émouvant et fort de voir qu’à 6000 km de la France, un groupe de quelques personnes peut lancer spontanément la Marseillaise!»<br>
Cependant, parmi tous ces étudiants francophones de McGill, certains n’appréciaient pas beaucoup l’humour du magazine. C’est le cas de Matthieu, citant Voltaire pour expliquer sa venue: «Je combattrai toujours vos idées; mais je me ferais tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer.». Des citations, on en retrouvait aussi sur des pancartes, comme celle-ci: «C’est l’encre qui doit couler, pas le sang». Ces slogans et ces pancartes étaient au même moment repris à d’autres endroits à travers le Canada. À Québec et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>à Toronto, des rassemblements ont également eu lieu. Si la mobilisation du 1501 Avenue McGill College regroupait essentiellement des Français, une autre s’est déroulée en même temps devant l’Hôtel de ville de Montréal, et rassemblait, derrière le maire Coderre, beaucoup de Québécois.&nbsp;</span></p>
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