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	<title>Ninon Savostianoff - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 08 Oct 2019 18:47:36 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Divest McGill se présente</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/08/divest-mcgill-se-presente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ninon Savostianoff]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 18:47:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De la marche pour le climat à l’activisme au sein de McGill : il n’y a qu’un pas.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a marche pour le climat vendredi dernier a rassemblé de nombreux·ses étudiant·e·s, mais pas seulement, puisque 500 000 personnes étaient présentes, soit l’équivalent d’un tiers de la population de Montréal. Cet engouement pour le climat s’est d’ailleurs traduit par une présence importante d’étudiant·e·s à la réunion d’information de <i>Divest McGill</i> le vendredi 4 octobre. Les organisateur·rice·s ont commencé la réunion en soulignant que cette forte présence témoignait d’un réel désir d’action et d’un sentiment d’urgence partagé. Cette réunion a eu lieu afin de présenter la campagne de <i>Divest McGill</i> et d’exposer les différentes façons de s’engager avec le groupe.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Historique de la campagne </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ce groupe, formé en 2013, fait partie d’un mouvement mondial qui se donne la mission de mettre de la pression sur les institutions qui investissent dans l’industrie des énergies fossiles. Les membres de campagnes de désinvestissement militent pour que leurs institutions respectives cèdent leurs actions en énergies fossiles et investissent dans des secteurs plus durables, tels que les énergies renouvelables. La campagne se mobilise aussi en soutien aux populations autochtones qui sont parmi les plus affectées par les changements climatiques. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">McGill fait partie de cesdites institutions avec autour de 55 millions de dollars investis (en fonds visibles uniquement, sûrement plus au total, selon <i>Divest McGill</i>) dans les énergies fossiles. C’est là ou l’activisme étudiant de <i>Divest McGill</i> entre en jeu, puisque les étudiant·e·s bénéficient d’un accès direct à l’exécutif de McGill et peuvent donc agir concrètement. À la réunion, les organisateur·rice·s ont souligné qu’il est en effet beaucoup plus facile d’interrompre un conseil d’administration et de faire pression sur celui-ci que d’essayer d’influencer le premier ministre sur un problème global. Cette stratégie a fait ses preuves puisque <i>Divest McGill</i> a par deux fois déjà été capable de soumettre une demande pour que McGill retire ses actions des 200 plus grandes compagnies d’énergies fossiles du monde en 2013 et 2015. À deux reprises, McGill a rejeté la demande sous prétexte que les conséquences environnementales et sociales de l’industrie des énergies fossiles n’étaient pas « <i>suffisamment graves</i>&nbsp;». </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La campagne aujourd’hui</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le combat ne s’est pas arrêté là pour autant, car le Sénat de McGill, chargé de la supervision de l’éducation, a réussi à utiliser son pouvoir pour forcer le Conseil des gouverneurs à revisiter leur décision, en votant en septembre 2018 de recommander le désinvestissement au Conseil. Un processus de révision de la décision de 2015 est en cours, pris en charge par le Comité de recommandations en matière de responsabilité sociale, qui présentera son rapport au Conseil des gouverneurs en décembre.</span></p>
<p class="p2">C’est pour cela que, selon l’une des présentatrices, <i>Divest McGill</i> a besoin de tout le soutien possible dans les prochains mois afin d’augmenter la pression au maximum. Deux points sensibles sont particulièrement visés : la réputation de McGill à travers les campagnes de sensibilisation ainsi que l’aspect monétaire au travers d’une campagne pour stopper toutes donations à McGill jusqu’à que ce la décision soit rendue.</p>
<p class="p2"><span class="s3">Pour finir, il est important de souligner qu’il existe des précédents&nbsp;: McGill a déjà cédé ses actions dans le passé, notamment dans l’industrie du tabac. De plus, de nombreuses universités et importantes institutions et pays tels que la Banque mondiale, l’Université de Californie et l’Irlande ont déjà abandonné leurs actions dans l’industrie des énergies fossiles&nbsp;: ce changement est donc possible. La réunion s’est conclue dans une atmosphère optimiste avec les organisateur·rice·s rappelant aux étudiant·e·s présent·e·s qu’il·elle·s possèdent un réel pouvoir de changer les choses.</span></p>
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		<item>
		<title>Soirée au Festival de films féministes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/08/soiree-au-festival-de-films-feministes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ninon Savostianoff]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 13:28:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34599</guid>

					<description><![CDATA[<p>Six courts métrages, six histoires d’émancipation et de courage.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a dernière soirée du Festival de films féministes de Montréal (FFFM) s’est tenue le 22 septembre dernier et avait pour titre « Points de vue racisés ». Le fait même qu’un tel festival existe mérite un article, surtout lorsqu’on sait qu’il s’agit de sa troisième édition et que celui-ci ne bénéficie toujours pas de subventions. Les organisateur·rice·s sont tous·tes bénévoles, et les profits sont distribués aux réalisateur·rice·s. Dans cet esprit, le moins que l’on puisse faire est de souligner la grande qualité des six courts métrages présentés. Les œuvres étaient d’une grande variété, autant en style qu’en sujets discutés. C’est d’ailleurs la diversité des histoires racontées, dans lesquelles plusieurs identités entraient souvent en jeu, qui a donné à la soirée un caractère profondément intersectionnel et riche en émotions. Il est donc difficile de discuter de l’événement en général et c’est pourquoi chaque court métrage est critiqué séparément, afin d’en préserver l’originalité. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>The Tigress Masque </i></b></span><span class="s1">par Gowri Neelavar</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Ce film très court (seulement 2 minutes et 30 secondes) est saisissant par son rythme et par la beauté qui se dégage des corps en mouvement. En effet, dans des plans très colorés, on voit des hommes se peignant le corps afin de se transformer en tigres. Les plans, très beaux, baignent dans une lumière quasiment magique où les hommes ont disparu et ne sont plus que des animaux sauvages. Le film est aussi empreint d’une grande poésie puisque tout le long, le poème d’une jeune fille qui est en admiration devant ces créatures est récité par-dessus les images. Elle rêve de se transformer en tigre elle aussi et de parvenir à tuer le chasseur, ce qu’aucun tigre n’a jamais réussi jusqu’alors. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b><i>Game</i></b> </span><span class="s2">par Jeannie Donohoe</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Cette fiction de quinze minutes raconte l’histoire d’une étudiante androgyne qui souhaite rejoindre l’équipe masculine de basketball de son école. Le film est extrêmement bien réalisé, car le·a spectateur·rice est tant absorbé·e par l’histoire qu’il·elle a vraiment l’impression d’assister à l’entraînement de basket en même temps que les personnages. Le jeu des acteur·rice·s est remarquable, car en peu de dialogues, les conflits intérieurs des personnages se font ressentir. C’est un film qui illustre magnifiquement le courage nécessaire pour atteindre ses rêves. Il est puissant, tout en y allant avec subtilité.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Brother, Move On </i></b></span><span class="s1">par Antshi von Moos</span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Ce documentaire plonge le·a spectateur·rice dans un New Delhi très animé qui met de l’avant le caractère patriarcal de la société indienne. Le personnage principal est une jeune fille qui est devenue chauffeuse de taxi « pour les femmes et par les femmes ». Elle raconte le harcèlement constant qu’elle subit dans la rue, surtout la nuit où « elle ne peut pas sortir du taxi même si la voiture tombe en panne ». </span><span class="s4">La dure réalité des femmes dans la capitale indienne étant soulignée, le·a spectateur·rice peut pleinement saisir le courage de cette femme. Cette ode à l’émancipation nous prouve, en mettant l’accent sur le côté très patriarcal de la société en question, qu’il est possible de surmonter même les plus grands défis quand il s’agit d’acquérir son indépendance.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Samira </i></b></span><span class="s1">par Lainey Richardson</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Le programme du Festival décrivait ce film comme étant « le portrait d’une femme de 19 ans qui n’a pas froid aux yeux », et l’objectif est habilement accompli.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Ce portrait est certes simple, mais réussi, car il donne une idée claire de qui est Samira. C’est une jeune fille déterminée, consciente de sa propre force et qui cherche constamment à repousser ses propres limites. C’est ainsi qu’elle décide d’être la première fille à intégrer l’équipe de football américain de son université. Ce film donne envie de rencontrer Samira et de conquérir des montagnes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Me Time</i></b> </span><span class="s1">par Iyabo Boyd</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Cette fiction est hilarante de par sa spontanéité et son audace. Le film met en scène une jeune femme en pleine conversation intérieure avec trois facettes de sa personnalité à propos de la masturbation. Les trois facettes sont poussées à l’extrême sans jamais pour autant devenir grotesques. Il était très facile de s’identifier au personnage principal et de se retrouver dans ce conflit intérieur que beaucoup de femmes partagent. Ce film est rafraîchissant dans une époque où être féministe peut parfois s’apparenter à de perpétuelles justifications et explications. Pour finir, l’on peut lever notre chapeau aux actrices pour avoir eu le courage de se dévoiler face à la caméra avec autant de franchise afin de briser le tabou de la masturbation. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Skies Are Not Just Blue </i></b></span><span class="s1">par Lysandre Cosse-Tremblay</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Le dernier film à l’honneur a été réalisé par un Montréalais, qui était présent à la projection. Ce documentaire de 25 minutes est remarquable, car il donne une voix à quatre personnes queer et musulmanes. Cette identité est peu discutée sur la scène publique et, pour une fois, ces personnes étaient au premier rang pour parler de leurs expériences, ce qui a donné au film une poignante sincérité. Le court métrage, en alternant des scènes un peu plus légères et des scènes beaucoup plus dures, réussit à souligner la multitude de façons par lesquelles les protagonistes vivent cette identité. Le documentaire ne cherche pas à apporter de réponse définie ou à établir des généralisations entre chaque personne ; il raconte plutôt la réalité de ces quatre individus tels qu’ils la vivent : en proie à des doutes, des questionnements et surtout sans cesse en changement, comme chacun de nous.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s4">En somme, on ressort de cette soirée avec un désir de changer le monde et surtout incapable d’élire son court métrage préféré! Le FFFM reviendra pour une quatrième édition l’année prochaine. </span></p>
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		<item>
		<title>Le matriarcat et les langues</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/01/le-matriarcat-et-les-langues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ninon Savostianoff]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 16:13:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernier événement de la semaine de sensibilisation aux cultures autochtones.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/01/le-matriarcat-et-les-langues/" data-wpel-link="internal">Le matriarcat et les langues</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">« <i>L</i></span><span class="s1"><i>es femmes tiennent leurs pouvoirs du fait que ce sont elles qui transmettent le savoir de leurs cultures et traditions, et ainsi les préservent.</i> » </span><span class="s2">L</span><span class="s3">’événement clotûrant la semaine de sensibilisation aux cultures autochtones à McGill s’est déroulé vendredi avec comme thèmes le matriarcat et l’enjeu des langues. Cet événement a réuni un petit groupe de personnes dans une atmosphère très intime propice au partage. L’événement était animé par Janelle Kasperski, une femme autochtone issue de la nation Nisga’a en Colombie-Britannique, qui a partagé plusieurs anecdotes personnelles avec le groupe. </span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>La question des langues</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les langues autochtones ont subi un processus d’éradication, puisqu’il était interdit de les parler au Canada pendant des décennies. Janelle a discuté de l’œuvre de Lisa Jackson, une célèbre artiste Anishinaabe, et son œuvre<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Biidaaban</i>, laquelle est une expérience de réalité virtuelle qui plonge le spectateur dans un futur complètement différent. Cette œuvre pousse le·la spectateur·rice à questionner son rôle dans l’histoire et souligne l’importance de préserver les langues, puisque tout au long de l’expérience virtuelle, le·la spectateur·rice entend seulement des langues autochtones.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les participant·e·s ont ainsi reconnu que très peu d’entre eux·elles étaient capables d’identifier une langue autochtone s’ils l’entendaient dans la rue, et encore moins d’en parler une. À la place, les gens préfèreraient apprendre la langue de l’un des peuples colonisateurs, soit l’anglais ou le français.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>De plus, même si le Canada reconnaît officiellement 60 langues autochtones, Janelle a avancé qu’il en existe sûrement beaucoup plus, car de nombreuses langues se ressemblent sans pour autant être les mêmes. Janelle souligne que ceci est un exemple de la manière par laquelle la culture autochtone est encore aujourd’hui victime du colonialisme, puisqu’en faisant de telles généralisations, la complexité et la diversité des cultures autochtones est effacée. Les langues servent à transmettre le savoir et en s’attaquant à elles, les cultures et traditions qui lui sont liées sont effacées. </span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Le matriarcat</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">De nombreuses communautés autochtones étaient et sont toujours régies par les femmes, ce qui est fondamentalement différent des sociétés occidentales. Janelle a discuté du fait que si les matriarches existent encore dans sa communauté, leur rôle est limité à la sphère culturelle plutôt qu’à la sphère politique. En effet, le patriarcat occidental s’est infiltré dans les communautés autochtones et, aujourd’hui, les hommes prennent la majorité des décisions par rapport à l’organisation de la vie quotidienne. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Après un tour de table, plusieurs questions ont émergé, telles que la place du système binaire de genre dans les cultures autochtones, ou encore l’importance du rôle des mères. Une personne du groupe a souligné qu’il est très compliqué </span><span class="s3">de répondre à ces questions, car chacun·e est enfermé·e dans sa propre subjectivité. C’est d’ailleurs pourquoi la question des langues est si importante puisque parfois, le vocabulaire à notre disposition ne suffit pas à exprimer certaines idées. Pour Janelle, la question du genre en est un bon exemple. Pour finir, certaines personnes du groupe ont souligné que le système matriarcal existait dans d’autres cultures comme dans certaines communautés soudanaises. Si le matriarcat n’est pas universel, toutes les personnes présentes ont témoigné de l’influence des femmes dans leurs vies. </span></p>
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