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	<title>Marie-Hélène Perron - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Enivrés, déjantés, désenchantés</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/09/24/enivres-dejantes-desenchantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 13:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Théâtre Prospero reprend Les enivrés pour débuter sa saison.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">T</span><span class="s1">roisième texte d’Ivan Viripaev présenté au Prospero depuis 2013, <i>Les enivrés</i> témoigne de l’enthousiasme grandissant qu’éprouve la scène internationale pour cet auteur contemporain russe. Sous la mise en scène de Florent Siaud, la pièce présente les dérapages d’une quinzaine de personnages ivres dans une variété de courtes scènes — indépendantes, mais toujours entrelacées. Soirée entre ami·e·s qui dégénère, enterrement de vie de garçon dans un restaurant végétarien, nuit de noces qui ne parvient pas à se passer dans l’intimité ; toutes les situations mènent inévitablement au déchirement des relations humaines, et parfois à leur reconstitution inespérée dans un mouvement burlesque.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Distribution de roc</b></span></p>
<p class="p5">Composée d’une distribution solide de dix acteur·rice·s, <i>Les enivrés</i> repose presque entièrement sur la performance de ceux·celles-ci. Leur faire jouer l’état d’ébriété ininterrompu durant l’entièreté d’une pièce d’une heure et demie est un pari risqué, mais néanmoins un pari que les acteurs et actrices relèvent avec un brio étonnant. Discours incohérents, paroles pâteuses et démarches chancelantes s’accumulent et se succèdent à divers degrés : l’illusion reste complète. Du côté comique des personnages, comme pour celui joué par Dany Boudreault (Gabriel) —&nbsp;s’échinant à faire reconnaître à ses amis l’existence de son frère prêtre catholique —&nbsp;<span class="s3">à la contrebalance plus tragique des personnages, tels </span><span class="s4">que ceux qui sont interprétés par David Boutin (Mark et Karl), tout ce que le texte peut offrir est mis en juste valeur par une performance égale et maîtrisée de la part de toute la troupe. Cela se fait malgré le glissement entre les accents, du français international au québécois, en passant par le français de la France hexagonale, qui semble s’opérer d’une drôle de façon alors que d’autres personnages comme celui de la prostituée Rosa, sont les seul·e·s à s’exprimer avec un fort accent québécois. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Réflexions relationnelles</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le décor — constitué de bandelettes de tulle sur lesquelles sont visibles des projections difformes, d’artefacts de patio, et d’une variété de ballons de plastique — est d’une matérialité dérangeante dans son style bon marché. </span>Pourtant, le plastique non soigné de l’environnement semble être en accord avec le grotesque de la majorité des situations.</p>
<p class="p2"><span class="s5">Dans ces situations, le·a spectateur·rice cherche parfois la profondeur promise dans la brochure de la pièce. </span><span class="s3">Il est difficile de prendre au sérieux les complaintes relationnelles des enivré·e·s, lorsque la plupart d’entre elles sonnent remâchées et creuses. L’alcool fait ressortir le vrai chez l’humain — ce vrai parfois laid, égoïste, vain ou stupide&nbsp;—&nbsp;et tout effort de connexion sincère à l’autre est ainsi nécessairement voué à l’échec. Malheureusement, le texte laisse un peu le public sur sa faim, surtout après une pièce comme <i>Oxygène</i>, aussi de Viripaev et mise en scène par Christian Lapointe en 2013. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">S’il n’est pas toujours clair s’il faudrait rire avec les enivré·e·s ou bien rire d’eux·elles, il reste qu’au cours de la pièce, les rires se font très souvent entendre. C’est ce vers quoi porte l’absurde&nbsp;: amuser dans une confusion effrayante. Ainsi, <i>Les enivrés</i> font cette promesse et la tiennent sans contredit. </span></p>
<p class="p8"><span class="s3">Présentée au Théâtre Prospero jusqu’au 28 septembre. </span></p>
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		<title>Envoûtant Coriolan</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/01/29/envoutant-coriolan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 14:51:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[alexandre goyette]]></category>
		<category><![CDATA[anne-marie cadieux]]></category>
		<category><![CDATA[coriolan]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[merveilleux]]></category>
		<category><![CDATA[michel garneau]]></category>
		<category><![CDATA[robert lepage]]></category>
		<category><![CDATA[rome antique]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nouveau Monde (TNM)]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dernière production de Robert Lepage nous arrive sur les planches du TNM. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Ju</span><span class="s1">squ’au 17 février prochain, le Théâtre du Nouveau Monde présente <i>Coriolan</i>, pièce de Shakespeare traduite par Michel Garneau et mise en scène pour la 7<i>e</i> fois par Robert Lepage. Dans cette tragédie présentant les intrigues politiques modernisées de la Rome antique, Coriolan, personnage aussi perturbant que captivant, donne à voir l’étendue dangereuse de la puissance qu’un seul être peut exercer sur le destin d’un empire tout entier. La production, qui regroupe près de 18 acteur·rice·s, est l’une des plus acclamées de la saison théâtrale.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Magie et merveilleux</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Ceux et celles qui connaissent le travail de Lepage ne seront pas surpris·es par l’encensement critique que sa mise en scène reçoit, et ceux et celles pour qui <i>Coriolan</i> tiendra lieu d’introduction à son univers esthétique ne manqueront pas d’être enchanté·e·s. Les changements de scènes, nombreux et compliqués, s’exécutent avec une prouesse technique qu’on a souvent comparée, avec raison, à de la magie. L’émerveillement provoqué par ces transitions est sans cesse renouvelé : le spectateur ou la spectatrice retient son souffle en attendant chaque nouvelle scène qui ne manquera pas de l’éblouir encore plus que la précédente. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">Outre son esthétisme sans faille, ce qui transparaît surtout dans la mise en scène est l’intelligence et l’érudition avec lesquelles celle-ci est effectuée. La muraille de mosaïque à Coriole criblée de balles de mitraillette est une image d’une force telle qu’elle frappe l’esprit au point d’y rester gravée longtemps après la représentation. </span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Valeurs sûres</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">S’il n’y a bien sûr pas grand chose à redire de l’oeuvre de Shakespeare, on peut cependant s’interroger sur l’accessibilité de la pièce. Par son caractère politique dense, par son personnage principal antipathique, et par la multitude de figurants, pions dont l’intériorité n’est pas aisément donnée par le texte, <i>Coriolan</i> n’est pas l’œuvre la plus jouée de Shakespeare. Il est facile de comprendre pourquoi. Malgré ce défi, la mise en scène est certainement parvenue à magnifier tout le beau et l’émotion que Shakespeare avait à offrir. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’ambiance y est lourde, certes, comme chargée d’une sorte d’énergie statique – avec ces acteur·rice·s confiné·es dans des cadres serrés, cernés de noir – presque télévisuelle. Elle va de pair avec le thème central de la pièce : cette impossibilité pour le guerrier indomptable qu’est Coriolan de se conformer aux insupportables cadres auxquels on tente de l’astreindre. Sous la sensibilité esthétique de Lepage, toutefois, ce qui aurait pu devenir étouffant est plutôt envoûtant. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Le jeu des acteur·rice·s y a évidemment contribué.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Anne-Marie Cadieux est éblouissante dans le rôle tragi-comique de la mère de ce Coriolan plus grand que nature, interprété par Alexandre Goyette. La variété de personnages qui, sur papier, n’ont qu’une fonction technique, reçoit une profondeur inespérée par le jeu nuancé des autres membres de la troupe, dont la diversité rafraîchissante est un atout incontestable. On peut donc en conclure que les deux grandes forces de cette production&nbsp;–&nbsp;sa mise en scène impeccable et sa distribution solide&nbsp;– en font sans contredit une expérience mémorable. </span></p>
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		<title>Monde francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/03/21/monde-francophone-11/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Mar 2018 20:29:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[francophone]]></category>
		<category><![CDATA[guinee]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>AFRIQUE&#160;FRANCOPHONE&#160; SÉNÉGAL –&#160;Vendredi 9 mars La déclaration de vendredi du chroniqueur Songué Diouf à l’émission Jakaarlo Bi a soulevé l’indignation. Interrogé sur la question de la recrudescence des viols au Sénégal, Diouf a mis le blâme sur les femmes et leurs vêtements «obscènes», qui font «tout» pour être violées. Les réactions se sont faites abondantes&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2018/03/21/monde-francophone-11/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Monde francophone</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>AFRIQUE&nbsp;</b><b>FRANCOPHONE&nbsp;</b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SÉNÉGAL –&nbsp;</b></span><span class="s1"><i>Vendredi 9 mars</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La déclaration de vendredi du chroniqueur Songué Diouf à l’émission <i>Jakaarlo Bi </i>a soulevé l’indignation. Interrogé sur la question de la recrudescence des viols au Sénégal, Diouf a mis le blâme sur les femmes et leurs vêtements «obscènes», qui font «tout» pour être violées. Les réactions se sont faites abondantes et critiques de ce discours qui s’inscrit dans une culture sénégalaise du <i> sutura</i> et du <i>muugn</i>, soit du silence et de l’endurance stoïque, notamment des femmes, et qui contribue à la construction d’une «société où être femme est un supplice», pour reprendre les paroles d’une chroniqueuse du <i>Monde</i> Afrique.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>GUINÉE –&nbsp;</b></span><span class="s1"><i>Mercredi 15 mars</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À Conakry, mercredi dernier, trois personnes ont été tuées lors d’une manifestation du parti de l’opposition réfutant les résultats des élections du 4 février ayant permis à Alpha Condé de devenir président. Depuis son arrivée au pouvoir, le bilan des morts lors de manifestations politiques ou sociales s’élève à 93 personnes. Jeudi, plus d’un millier de femmes manifestaient dans la rue pour protester, entre autres, contre la violence policière récurrente au pays.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>MALI –&nbsp;</b></span><span class="s1"><i>Vendredi 17 mars</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Canada a annoncé sa participation à la force de l’ONU de maintien de la paix au Mali, la Minusma. Créée en 2013, cette mission lors de laquelle plus de 160 Casques Bleus ont péri est actuellement la plus dangereuse dans le monde. Le retour des Casques Bleus canadiens en Afrique, prévu pour avant l’automne, sera le premier depuis la mission avortée au Rwanda lors du génocide de 1994.<i> </i></span></p>
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		<title>Redonnez-moi Shakespeare</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/redonnez-moi-shakespeare/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 18:42:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Edith Patenaude]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre prospero]]></category>
		<category><![CDATA[Titus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Titus Andronicus, la pièce la plus violente de Shakespeare est repensée au Prospero. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Si l</span><span class="s1">es Écornifleuses présentent à Montréal leur adaptation du classique Shakespearien <i>Titus, </i>déjà acclamée à Québec en novembre. Sous la mise en scène d’Édith Patenaude, les dix acteur·rice·s de la troupe (8 femmes, 2 hommes) offrent une fraîcheur et un renouveau au texte, le rendant surprenamment accessible au public. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Réflexion et innovation </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Tragédie masculine par excellence, où, dans le cadre d’une Rome Antique imaginaire, s’enchaînent en crescendo les violences les plus ignobles, <i>Titus Andronicus</i> et sa matrice de vengeance écrasante ont en apparence bien peu à voir avec notre sensibilité contemporaine. En effet, le texte original est fait pour être joué par une dizaine d’hommes et seulement deux femmes, par une dizaine de Blancs et un seul Noir. Son essence, soit la recherche de ce qui nous rend fondamentalement humain, se perd aisément sous tous les préjugés racistes, lieux communs offensants, et scènes de violence systématique à l’encontre des femmes qui l’obstruent.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La question est légitime: est-il possible d’apprécier le texte malgré ces barrières considérables? Comme beaucoup qui s’interrogent sur la possible censure des œuvres du passé ne correspondant plus aux valeurs progressistes modernes, les Écornifleuses ont réfléchi. C’est cette réflexion-même qui transparait, celle qui nous poursuit lorsqu’on quitte la salle, et celle qui fait assurément toute la qualité de leur adaptation. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La troupe entre en dialogue avec le texte. Au travers des siècles empoussiérés, Shakespeare nous parle toujours<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>et les voilà qui lui répondent, qui l’interrogent, qui le mettent au défi. Tout cela sans prétention, d’un naturel désarmant. Car effectivement, ce qui sauve <i>Titus</i> d’être une énième tentative mièvre de désacralisation du théâtre classique, c’est non seulement l’intelligence de sa subversion, mais aussi (et surtout) la quantité de respect et d’amour qu’elle démontre pour le texte.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le beau et le tragique de Shakespeare, les Écornifleuses l’ont trouvé, et elles le mettent au jour comme jamais. En quelque sorte, au travers de leur critique, elles nous le redonnent. En revisitant cette pièce obstruée par les barrières de l’évolution culturelle, linguistique et esthétique, en la dépouillant de façon assumée et honnête de tout ce qui la rendrait moins digestible, Patenaude et sa troupe rendent à Shakespeare la plus belle justice à laquelle il pourrait aspirer: un retour à l’essence de ce qui rend ses pièces universelles et éternelles.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 575px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-30656" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-TITUS-5-créphoto-Charles-Fleury-1000x667.jpg" alt width="575" height="384">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Charles Fleury</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Qualité dans la sobriété</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Cette critique réflective se fait avec aisance et humour, sans qu’on ait l’impression à aucun moment qu’un quelconque agenda politique ne nous soit imposé. L’inversement des genres et des rôles est un choix risqué, mais si bien exécuté que l’hésitation première du spectateur se transforme rapidement en un plaisir fasciné. Ce <i>contre-casting</i> absolu offre aux acteur·rice·s la possibilité d’explorer des champs d’interprétation psychologique autrement inaccessibles. Le grand et solide Anglesh Major est terriblement touchant dans son rôle de douce victime Lavinia. La jeune et petite Joanie Lehoux, est elle magnifique dans la prestance et le tragique du héros Titus.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Costumes colorés mais étrangement sobres, jeux de lumières minimalistes mais ingénieux, et musique produite en direct, voilà presque les seuls accessoires dont s’équipe la troupe. Le reste repose sur les acteur·rice·s et sur leur interprétation du texte, et c’est largement suffisant.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Monde francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/monde-francophone-9/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 16:54:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>AFRIQUE&#160;FRANCOPHONE Vendredi 16 février&#160; BURUNDI –&#160;Au Burundi, l’inscription des électeur·trice·s au référendum constitutionnel de mai prochain, qui permettrait au président actuel, Pierre Nkurunziza, de demeurer au pouvoir jusqu’en 2034, fait controverse. Des témoignages recueillis par l’opposition, l’Agence France-Presse et de nombreux médias indépendants rapportent la pression&#160; à&#160; laquelle faisaient face les citoyen·ne·s: intimidation, menaces et&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/monde-francophone-9/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Monde francophone</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>AFRIQUE&nbsp;</b><b>FRANCOPHONE</b></p>
<p class="p1"><b><i>Vendredi 16 f</i></b><span class="s1"><b><i>é</i></b></span><b><i>vrier&nbsp;</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>BURUNDI –&nbsp;</b></span><span class="s1">Au Burundi, l’inscription des électeur·trice·s au référendum constitutionnel de mai prochain, qui permettrait au président actuel, Pierre Nkurunziza, de demeurer au pouvoir jusqu’en 2034, fait controverse. Des témoignages recueillis par l’opposition, l’Agence France-Presse et de nombreux médias indépendants rapportent la pression<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>à<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>laquelle faisaient face les citoyen·ne·s: intimidation, menaces et sanctions contribueraient à un «enrôlement de force» qui, d’après TV5 Monde, brimerait le droit civique de refus d’inscription aux listes électorales. </span></p>
<p class="p1"><b><i>Samedi 17 f</i></b><span class="s1"><b><i>é</i></b></span><b><i>vrier</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>MALI –&nbsp;</b></span><span class="s1">La lutte contre le terrorisme se poursuit au Mali, alors que le G5 Sahel annonce avoir fait des progrès dans le Nord-Est du pays. Cette organisation régionale regroupant cinq pays avoisinant le Mali est soutenue, entre autres, par la force française Barkhane (opération de l’armée française contre les groupes salafistes djihadistes, <i>ndlr</i>). L’État-Major français s’est félicitée vendredi d’un raid ayant éliminé vingt-trois membres du groupe djihadiste Ansar Dine. Les attaques de ce groupe associé à Al-Qaïda s’étaient récemment montrées de plus en plus fréquentes, dans le but de contrecarrer la montée en puissance du G5 Sahel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><b>EUROPE&nbsp;</b><b>FRANCOPHONE</b></p>
<p class="p1"><b><i>Vendredi 16 f</i></b><span class="s1"><b><i>é</i></b></span><b><i>vrier</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>BELGIQUE –&nbsp;</b></span><span class="s1">La justice belge a ordonné à Facebook d’arrêter le pistage des internautes de Belgique sans leur consentement, sous peine d’une amende pouvant atteindre les 100 millions d’euros. Facebook, qui répète que l’utilisation des <i>cookies</i> est un mécanisme de sécurité visant d’abord à différencier les vrai·e·s utilisateur·trice·s de leur site des robots, a déjà annoncé sa décision de faire appel. Le dossier, qui oppose la Commission de la protection de la vie privée belge (CPVP) et le réseau social, est en marche depuis 2015.<i> </i></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Monde francophone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 19:22:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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		<category><![CDATA[Oxfam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; AMÉRIQUES&#160;FRANCOPHONES Jeudi 8 février HAITI –&#160;Des membres de la confédération des organisations humanitaires Oxfam sont accusés d’avoir fait appel à des prostituées haïtiennes, aux frais de l’ONG, lors d’une mission humanitaire en Haïti suivant le séisme de 2010. La justice haïtienne n’avait pas été mise au courant de la première enquête tenue par l’ONG&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/13/monde-francophone-8/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Monde francophone</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><b>AMÉRIQUES&nbsp;</b><b>FRANCOPHONES</b></p>
<p class="p1"><b><i>Jeudi 8 f</i></b><span class="s1"><b><i>é</i></b></span><b><i>vrier</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>HAITI –&nbsp;</b></span><span class="s1">Des membres de la confédération des organisations humanitaires Oxfam sont accusés d’avoir fait appel à des prostituées haïtiennes, aux frais de l’ONG, lors d’une mission humanitaire en Haïti suivant le séisme de 2010. La justice haïtienne n’avait pas été mise au courant de la première enquête tenue par l’ONG sur le sujet en 2011. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><b>AFRIQUE&nbsp;</b><b>FRANCOPHONE</b></p>
<p class="p1"><b><i>Mardi 6 f</i></b><span class="s1"><b><i>é</i></b></span><b><i>vrier</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO –&nbsp;</b></span>Suite aux reproches faits par la Belgique à la République Démocratique du Congo sur le non-respect de l’accord sur l’organisation de la prochaine élection présidentielle congolaise, et sur la répression policière des manifestations contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, la RDC sanctionne son ancien colonisateur en fermant notamment son consulat à Anvers et en diminuant les fréquences de vol de&nbsp;<i>Brussels Airlines</i>&nbsp;vers Kinshasa.</p>
<p class="p1"><b><i>Vendredi 9 f</i></b><span class="s1"><b><i>é</i></b></span><b><i>vrier</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>MAURITANIE&nbsp;</b></span><span class="s1"><b>ET SÉNÉGAL –&nbsp;</b></span><span class="s1">Vendredi dernier, un accord de coopération intergouvernemental a été signé entre le Sénégal et la Mauritanie concernant l’exploitation du gisement de Grande Tortue Ahmeyin. Découvert en janvier 2016 et situé sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, ce gisement de gaz serait le plus important d’Afrique de l’Ouest. Les tensions entre les deux pays, ravivées par la mort d’un pêcheur sénégalais sur cette même frontière il y a quelques jours, pourraient être conciliées par cette entente économique.</span></p>
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		<title>Solitudes et similitudes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/01/31/solitudes-et-similitudes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Hélène Perron]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 17:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Koltès]]></category>
		<category><![CDATA[relations humaines]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur l’œuvre de Koltès et son analyse des relations humaines.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">près<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>La nuit juste avant les forêts</i> en 2013, Brigitte Haentjens revient sur la scène montréalaise avec la mise en scène d’un second texte de l’auteur français Bernard-Marie Koltès. <i>Dans la solitude des champs de coton</i> est une pièce étrange au texte dense qui présente, dans une atmosphère lugubre, la rencontre d’un acheteur et d’un <i>dealer</i>. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Confrontation et dualité </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">À son arrivée, le spectateur voit devant ses yeux se lever la cage qui clôture les gradins où il s’assiéra. Le dispositif bi-frontal donne à la scène une allure de ring, et ce choix scénique est immédiatement révélateur de la ligne directrice selon laquelle sera abordé le texte. Tout dans la pièce est placé sous l’angle de la dualité et de l’opposition. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Deux personnages, aux motivations contraires et complémentaires, se confrontent à travers des tirades équilibrées, de durée presque toujours égale, dans une langue soutenue qui n’est pas sans rappeler celle du théâtre classique. On qualifie l’œuvre de Koltès de «théâtre littéraire», et si nous éprouvons d’abord une certaine difficulté à pénétrer dans cet univers porté par les mots, rapidement le rythme du discours se fait familier. Ainsi est offerte la possibilité de comprendre le sens quasi-hermétique de toutes les métaphores et subtilités du texte. Cependant, même si la performance de Sébastien Picard reste louable, son élocution empêche la bonne compréhension du texte à certains moments. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">À toutes les fioritures du discours s’oppose la scène, vide, dépouillée de tout élément de décor et sobre dans les costumes. La langue que partagent les deux personnages, signe de leur humanité commune, s’affronte à des mouvements presque bestiaux déconcertants, qui mettent en relief l’animalité de la rencontre avec l’autre. Les tentatives de familiarité se heurtent au désir de solitude, comme l’offre à la demande et le désir au rejet lorsque l’altérité se fait trop grande pour permettre la compréhension. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ces oppositions tâchent durement de se maintenir en équilibre. Celui-ci est sans surprise précaire, instable, et renferme à lui-seul toute la tension qui sous-tend la pièce. Tension qui ne se relâche jamais, surtout pas chez les deux acteurs, et qui insuffle à l’atmosphère une énergie lourde, étouffante et réussie. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le problème du désir</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">C’est sans mise en contexte que la pièce débute. Si en lisant préalablement la présentation fournie, on comprend aisément que la drogue est l’objet du marchandage entre le vendeur et l’acheteur, c’est peut-être se limiter dans l’interprétation des enjeux que de s’imposer la matérialité d’une telle marchandise. En effet, le désir d’acquérir ou de fournir des drogues pourrait représenter aussi celui de tisser des liens avec les autres, ou, au fond, représenter n’importe quel désir. Tout le tragique repose alors dans quelque chose de plus universel: réaliser que peu importe ce que l’on cherche ou ce que l’on a à offrir, rien ne peut fondamentalement nous satisfaire.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">S’il y a incontestablement apothéose vers la fin de <i>Dans la solitude des champs de coton</i>, le problème demeure, et les réponses restent insatisfaisantes. L’œuvre nous laisse perplexe: n’y a‑t-il d’autre alternative à la solitude que la violence?</span></p>
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