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	<title>Florent Conti - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sun, 14 Oct 2012 04:38:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>De gauche à droite</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/de-gauche-a-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 13:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[conservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[mesrq]]></category>
		<category><![CDATA[modérés]]></category>
		<category><![CDATA[Modsquad]]></category>
		<category><![CDATA[The Prince Arthur Herald]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MÉSRQ, Prince Arthur Herald, ModSquad… les nouveaux visages de la droite étudiante.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/de-gauche-a-droite/" data-wpel-link="internal">De gauche à droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De nouvelles voix ont émergé ces derniers mois pour représenter une sensibilité politique autrefois moins dominante sur le campus. Être conservateur et étudiant ne semble plus un complexe à avoir. Entre les plus modérés et ceux ouvertement «bleus», la ligne de démarcation demeure parfois floue.</p>
<p><strong>Toi et ton carré blanc</strong></p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 295px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/a-modpac.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-12583" title="a-modpac" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/a-modpac-295x300.jpg" alt width="295" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
L’occupation du 6ème étage et la «fête à Mendelson» ont provoqué bon nombre de débats autour du campus. C’est là que certains ont commencé à vouloir politiser l’idée de la «majorité silencieuse» au sein de l’activisme étudiant.
<p>L’événement Facebook «The 6th floor occupiers do NOT represent me», avec plus de 2 000 participants virtuels, a mis au premier plan cette «majorité silencieuse» et l’a savamment instrumentalisée avec la création de ModSquad (Moderate Political Action Committee).</p>
<p>La majorité silencieuse peut-elle vraiment avoir une voix? C’est un défi de regrouper toutes les sensibilités politiques dans une seule et même entité, et cela peut même devenir un paradoxe que de parler au nom d’une majorité qui est par définition supposée demeurer «silencieuse».</p>
<p>Selon Brendan Steven, les défenseurs des étudiants non-impliqués critiquent la rhétorique de la politique étudiante à McGill «trop biaisée en faveur d’une minorité bruyante», ce qui a contribué à la création de ModSquad et de l’idée des carrés blancs. C’est, au bout du compte, la volonté de «restaurer la voix de l’étudiant moyen et de vouloir rendre l’AÉUM plus collaborative avec l’administration» qui anime ModPAC.</p>
<p>«Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas consacrer six heures de son temps à une AG à la veille d’un examen ou qu’on travaille à temps partiel que notre voix ne devrait pas être entendue», affirme Brendan Steven.</p>
<p><strong>Toi et ton carré rouge</strong><br>
«Ce qu’il faut, c’est dépolitiser l’AÉUM», assure Jean-François Trudelle, rédacteur en chef de la section francophone du Prince Arthur Herald. «Si les associations étudiantes continuent à se politiser et à ne pas représenter l’ensemble des étudiants, alors il devrait être possible d’opter out de l’AÉUM! Quand une motion est de mettre un portrait de Karl Marx dans le bâtiment Shatner , cela devient déconnecté de ce que devrait faire une association étudiante, soit fournir de l’aide aux études et des activités agréables pour tous.»</p>
<p>En fait, l’émergence de nouvelles voix conservatrices décomplexées à McGill a surtout eu un impact sur des questions précises tel que le financement de l’organisme politisé GRIPQ.</p>
<p>«La campagne opt-out avait commencé avant que j’arrive à McGill mais nous avons vraiment bien réussi à faire passer le message qu’on ne pouvait pas financer une organisation comme celle-là avec l’argent des étudiants», déclare Brendan Steven, donnant en exemple le nombre de gens de plus en plus important qui se désengage de la redevance étudiante.</p>
<p>Début février, l’affaire s’est d’autant plus judiciarisée avec l’ouverture du J‑Board (l’organe judiciaire de l’AÉUM), pendant laquelle Brendan Steven, accompagné de l’ancien président de l’association Zach Newburgh, ont reproché à Élections McGill d’avoir validé la question référendaire de GRIPQ alors qu’elle était supposément anticonstitutionnelle.</p>
<p>C’est en réalité sur des points très spécifiques et partisans que la critique de GRIPQ s’est établie. «On ne devrait pas imposer la participation à des causes qui ne représentent pas tous les étudiants», assure Steven faisant notamment allusion à la Semaine contre l’apartheid israélien organisée par le groupe Tadamon! supporté par GRIPQ.</p>
<p><strong>Toi et ton journal</strong><br>
Aujourd’hui, Le Prince Arthur Herald, c’est plus de 3 000 abonnés sur Twitter, près de 1 000 fans sur Facebook, et des articles mis en ligne chaque jour. Le jeune journal est devenu en l’espace d’un an une plate-forme incontournable pour les étudiants voulant exprimer un point de vue qu’ils considèrent ostracisés par ceux qui «ont le pouvoir de parole à McGill».</p>
<p>«Je suis arrivé sur le campus et, dès ma première année, en écrivant des chroniques pour le Tribune, j’ai vu que c’était évident que les orientations conservatrices n’étaient pas représentées dans les médias étudiants». En remarquant le manque à combler, Brendan Steven, étudiant en science politique, en est arrivé à co-fonder un journal étudiant ouvertement conservateur.</p>
<p>«Ce n’est pas que la politique étudiante soit trop radicalement à gauche, précise Brendan, mais simplement qu’il n’y a pas de réponse aux positions de nombreux étudiants», en présentant par exemple la politique d’équité ou la position de l’Association des Étudiants de l’Université McGill à propos de la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>«On s’est dits qu’il ne fallait pas laisser les choses comme elles l’étaient,» précise Jean-François Trudelle, rédacteur en chef francophone. «Le McGill Daily est le jornal le plus lu et, en créant le Prince Arthur, on voulait rappeler que ça pouvait exister d’être étudiant et de droite».</p>
<p>Vouloir jouer la veine conservatrice n’est toutefois pas sans risques. Tout au long de l’année, Le Prince Arthur Herald a publié certains articles qui ont eu des répercussions notables. Le journal conservateur, aujourd’hui pan-canadien, a par exemple publié un article contre l’adoption par les parents homosexuels, le texte étant signé par un personnage plutôt controversé du mouvement créationniste américain. De façon similaire, le journal a publié un article dénonçant le «lobby francophone» à Ottawa et une lettre ouverte ostensiblement offensante pour les communautés francophones du Canada. « Ce sont des incidents qui ont aidé Le Prince Arthur Herald à acquérir de l’expérience, mais, en tant que journal, on doit être libre de publier ce que l’on veut», commente Brendan Steven, qui tient à préciser qu’il n’était plus rédacteur en chef à cette époque-là.</p>
<p><strong>Toi et ton carré vert</strong><br>
Hors de McGill, on a également vu l’émergence de groupes dans l’activisme étudiant. Par exemple, le Mouvement des Étudiants Socialement Responsables du Québec peut être caractérisé comme ouvertement penchant à droite et fortement lié au gouvernement en place.</p>
<p>Jean-François Trudelle a très vite été sollicité par les médias pour incarner ce discours sur la question de la hausse des frais de scolarité. Il pense que l’idée du carré vert n’était cependant pas brillante. «C’est une discussion trop compliquée pour déclarer sa position. C’est absurde de réduire le débat, comme le font les médias, à ceux qui sont pour et ceux qui sont contre la hausse.»</p>
<p>Jean-François explique qu’il a toujours refusé de porter un carré vert, sauf une fois où quelqu’un du MÉSRQ l’a obligé lors d’une intervention télévisée.</p>
<p>Néanmoins, peu de carrés verts sont présents à McGill. Le Mouvement des Étudiants Socialement Responsables du Québec très québéco-québécois ne semble pas avoir interpellé plus profondément la population mcgilloise..</p>
<p>Malgré tout, Jean-François Trudelle affirme que toutes les tribunes d’expression à l’instar du Prince Arthur Herald demeurent un moyen de rappeler qu’il y a toutes les couleurs sur le campus. «Il n’y a pas forcément que des étudiants contestataires et radicaux, ce sont peut-être les étudiants de droite qui sont les vrais révolutionnaires…»</p>
<p>Avec les événements qui ont bouleversé McGill cette année, et cet activisme organisé par la dénommée «vocal minority», les conservateurs ont pris la position de «modérés» sur le campus. Le Prince Arthur Herald est, quant à lui, devenu un médium qui a acquis beaucoup d’espace; nul ne peut dorénavant affirmer que les conservateurs n’ont pas leur mot à dire sur le campus.</p>
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		<title>Un souper plus qu’imparfait</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/un-souper-plus-quimparfait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[le national]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Nathalie Lacoursière]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[opéra]]></category>
		<category><![CDATA[opéra de montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rossini et ses muses – Le grand dîner, de l'Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, occupe le Monument National et assassine l’opéra.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne savait à quoi s’attendre et l’Atelier Lyrique de &nbsp;l’Opéra de Montréal nous a surpris. Mais ce n’était pas une belle surprise, pas comme lorsqu’on se rend à un spectacle et que toutes nos attentes prennent une belle leçon d’humilité devant le génie artistique du créateur.</p>
<p>Avec <em>Rossini et ses muses</em>, on se demande plutôt ce qui est en train de se passer pendant les deux longues heures et demies de représentation pendant lesquelles même le Monument National a l’impression de perdre son temps.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/Rossini.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-11879" title="Rossini" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/Rossini-740x456.jpg" alt width="740" height="456"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de l’Opéra de Montréal</span>		</figcaption>
	</figure>
Marie-Nathalie Lacoursière qui signe le scénario «original» du spectacle n’est pas exempte de tout reproche. Supposément un pot-pourri des œuvres de Rossini regroupées en un souper où des convives inattendus chantent des airs allant du <em>Barbier de Séville</em> à <em>Guillaume Tell</em>. Le tout est si mal dirigé qu’il donne le sentiment d’un travail bâclé et dommageable pour la réputation de l’opéra.
<p>On ne peut en effet réduire des airs créés pour être grandioses à un duo piano et voix qui détruit complètement la mélodie des œuvres majeures de l’opéra de Rossini. On ne peut faire apprécier ces œuvres par une sorte de répétition d’opérette costumée. Sans parler de la prestation de la pianiste qui n’avait rien d’une virtuose lors de la première.</p>
<p>En plus d’un premier acte complètement inutile et ostensiblement là pour meubler les minutes, le concept de Marie-Nathalie Lacoursière n’est pas sans risque. Non seulement ces risques semblaient trop gros pour les capacités des protagonistes sur scène, mais ils étaient simplement inappropriés.</p>
<p>Ce ne sont pas les fausses notes ni la narration maladroite qui causent du tort à la pièce –bien qu’elles y contribuent. L’idée était intéressante: regrouper dans une création originale des airs de Rossini et retracer les œuvres du maestro part d’un honnête sentiment.Ce n’est pas non plus le travail ni le talent qui manquent. On ne doute pas que tous ces ténors, sopranos ou barytons, et surtout alto en ont. Simplement, il était peut-être trop tôt pour affirmer que ce sont les plus grands talents de demain. De plus, rien ne leur permettait d’exprimer leurs aptitudes, tenus par un encadrement artistique peu serein.</p>
<p>Les efforts sont passablement notables, mais on ne vient pas à l’opéra pour admirer l’effort ou l’intention du créateur: c’est plutôt ce que l’on voit et entend qui compte. Supposément accessible à un plus large public, Le grand dîner n’aura pour but que de faire s’éloigner les curieux et confirmer aux cyniques que l’opéra n’a plus rien à offrir et reste d’une ringardise sans égale. Une fois le rideau tombé, on fait semblant d’applaudir car on n’ose d’ailleurs plus siffler comme au temps de Rossini.</p>
<p>Le souper s’avère donc aussi vide que les assiettes dans lesquelles les plats fictifs sont servis. On ne croit pas une seule seconde à ces jeunes bons élèves qui récitent leurs leçons de chant trop bien apprises. En fait, peut-être pas assez. Le projet était présomptueux et les chanteurs se perdent dans un labyrinthe amateur mal dirigé et mal interprété. Personne ne sauve la mise si bien qu’aucun artiste ne ressort vainqueur de sa prestation.</p>
<p>La leçon de la soirée est qu’il faut bien plus qu’une institution réputée telle que l’Opéra de Montréal pour créer quelque chose d’ingénieux avec des vieux classiques. En fait, on ferait mieux de se tenir à ces bons vieux classiques qui proviennent d’un réel travail artistique et qui ont une raison d’exister. Il est préférable de s’ennuyer pendant le <em>Barbier de Séville</em> ou <em>Cendrillon</em> de Rossini, plutôt que de subir cette torture contemporaine qui fait mal à l’opéra. <em>Rossini et ses muses</em> est de ces spectacles qui n’entrent pas dans l’histoire et auraient du laisser la place à d’autres projets plus audacieux. Ne désespérons pas, ces projets existent.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’entreprise risquée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/lentreprise-risquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 14:53:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[brian topp]]></category>
		<category><![CDATA[chefferie]]></category>
		<category><![CDATA[jack layton]]></category>
		<category><![CDATA[matthew dube]]></category>
		<category><![CDATA[npd]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Mulcair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les néodémocrates ont rendez-vous au printemps pour décider qui sera leur chef parmi les huit candidats en course.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq mois après le décès de Jack Layton, le Nouveau Parti démocratique se trouve dans une phase de reconstruction qui pourra se révéler critique après le départ d’un chef si charismatique et surtout après un succès électoral comme l’a été celui du 2 mai 2011.</p>
<p>Jusqu’au 24 mars, date du congrès néodémocrate qui aura lieu à Toronto, ce n’est rien d’autre qu’un combat des chefs, malgré les tentatives de minimiser un conflit tangible entre les concurrents.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/DSC03495.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10629" title="SONY DSC" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/DSC03495-595x398.jpg" alt width="595" height="398"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Lindsay P. Cameron</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>En tout, ce sont huit candidats qui se lancent dans la course, chacun avec un motif bien distinct. La course à la chefferie, qui a commencé avec une série d’affrontements verbaux entre les deux favoris, Brian Topp et Thomas Mulcair, est l’une des préoccupations principales des communicants du NPD, craignant que la polarisation temporaire ait des effets néfastes dans un futur voulu brillant, majoritaire et… gouvernant.</p>
<p>Thomas Mulcair a voulu commencer sa campagne comme le leader naturel, mais en jouant la carte du Québec, il pourrait voir son soutien hors-Québec réduit à néant. Le fameux député d’Outremont a le plus d’expérience en politique.</p>
<p>Fait lieutenant québécois du NPD par Jack Layton (ce que certains pouvaient percevoir comme une façon d’éloigner une potentielle compétition), il a vu ses ambitions de leader sérieusement menacées par l’émergence d’un personnage assez différent venant également du Québec; Brian Topp.</p>
<p>Né à Longueuil, cet ancien rédacteur en chef du <em>McGill Daily</em> a rejoint le NPD en 1980 et est un des plus ambitieux candidats. Voulant lutter contre l’évasion fiscale et favorable à la taxation progressive, Brian Topp cherche aussi à abolir le Sénat, qui, pour lui, serait une éventuelle barrière si le NPD était amené à former un gouvernement, car celui-ci est seulement constitué de libéraux et de conservateurs.</p>
<p>Il se fait l’avocat d’une réforme électorale en encourageant un système mixte à représentation proportionnelle. Tous ces grands chantiers politiques peuvent d’une part susciter l’attrait de certains sympathisants, mais également lui causer du tort, car dans la conjoncture actuelle les grands projets de réforme antisystème ne sont pas toujours accueillis à bras ouverts.</p>
<p>Début janvier, en entrevue avec le journal <em>Métro</em>, Brian Topp polarisait sa position vis-à-vis de son adversaire de l’heure, Thomas Mulcair, en affirmant que ce dernier avait tort de recentrer le parti vers la droite et de «jouer sur les platebandes du Parti libéral». Vraie divergence idéologique ou désir d’antagonisme électoraliste?</p>
<p>On ne devrait néanmoins pas sous-estimer les six autres candidats, chacun avec une identité bien précise, mais qui ont peu d’opportunités de se dévoiler, éclipsés par le duel des deux Grands.</p>
<p>Niki Ashton est députée de la circonscription de Churchill (Manitoba) depuis 2006. À 30 ans, cette étudiante polyglotte est à l’image de nombreux militants néo-démocrates, jeunes et possédant une riche expérience internationale.</p>
<p>Nathan Cullen, député de Colombie-Britannique, est l’unique voix de l’Ouest, s’assurant d’un soutien principalement dans les zones rurales du nord de la province.</p>
<p>Paul Dewar, Romeo Saganash et Martin Singh ont tous trois un portfolio bien distinct. Le premier est député d’Ottawa-Centre, le second, ancien vice-grand chef du Grand Conseil des Cris, avocat et acteur de la convention de la Baie James, et le troisième basé en Nouvelle-Écosse, très attaché à la fois à la communauté sikhe et aux Forces canadiennes.</p>
<p>Peggy Nash, députée d’Ontario, mise sur son implication avec les syndicats (elle fut assistante de Buzz Hargrove, président du syndicat des travailleurs canadiens de l’automobile) pour attirer les tranches plus travaillistes du parti.</p>
<p>Le NPD a subi une importante polarisation entre les députés qui soutiennent Thomas Mulcair et ceux derrière Brian Topp, le premier incarnant la voie traditionnelle du parti, et l’autre développant une image de dissident et d’alternative au statu quo.</p>
<p>Parmi les élus mcgillois (dont <em>Le Délit</em> a fait le portrait tout au long de l’automne dernier), Charmaine Borg, députée de Terrebonne-Blainville, après avoir travaillé pour la campagne de Thomas Mulcair en 2011, s’est rangée aux côtés de Brian Topp qui, selon elle, «a une vision d’un Canada plus égal», donnant aux «jeunes la possibilité de jouer un rôle».</p>
<p>Matthew Dubé, de Chambly-Borduas, est quant à lui resté derrière Thomas Mulcair, candidat pour lequel il avait également mené campagne lors des dernières élections fédérales.</p>
<p>Brian Topp n’a, en effet, pas été présent lors de la vague orange de mai 2011, contrairement à Mulcair qui compte beaucoup sur son succès québécois pour remporter la chefferie en mars prochain.</p>
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		<item>
		<title>Et elle vit encore!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/elle-vit-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 14:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[dongwon shin]]></category>
		<category><![CDATA[francesco maria colombo]]></category>
		<category><![CDATA[giuseppe verdi]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[opéra de montréal]]></category>
		<category><![CDATA[oriol tomas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première d’Il Trovatore à l’Opéra de Montréal n’était ni exceptionnelle, ni médiocre.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Manrico, fils prétendu de la sorcière Azucena, est un trouvère (il trovatore) bien-aimé de Leonora. Le Comte de Luna en est jaloux. Le seul obstacle est que Manrico et le Comte sont frères, mais, pis, ils l’ignorent.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/ILTROV1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10576" title="ILTROV~1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/ILTROV1-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Yves Renaud</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’Opéra de Montréal s’est transporté dans l’Espagne du 15<sup>e</sup> siècle pour cette œuvre de Verdi datant de 1853. Entre costumes colorés et décors sobres et modernes, Oriol Tomas met en scène un classique de la Trilogie Populaire du compositeur italien avec un souci du détail assez remarquable. Le duo coréen-japonais ténor-soprano lyrique que forment Dongwon Shin et Hiromi Omura fonctionne plutôt bien, même si l’on peut reprocher à l’interprète de Leonarda de délivrer une performance un peu trop académique, bien qu’elle fasse preuve d’une aisance surprenante lors des moments clés en soliste à l’instar d’un air «D’amor sull’ali rosee» parfaitement maîtrisé.</p>
<p>Malgré un début qui peine quelque peu, très vite tout se met en place et l’Orchestre symphonique de Montréal, dirigé par Francesco Maria Colombo, tout comme les Chœurs de l’Opéra de Montréal, livrent une prestation de qualité.</p>
<p>Dongwon Shin, surtout au troisième acte et pendant «Di quella pira, l’orrendo foco», semble avoir charmé une audience sensible à l’émotion de la voix du ténor, même si certains ont entendu des sifflets lorsque le rideau s’est baissé. Les joies de la scène.</p>
<p>Mais le tableau final et le duo baryton-mezzo-soprano entre Gregory Dahl et Laura Brioli (le Comte et Azucena) reste l’un des meilleurs moments. Nous sommes mis devant une scène finale où l’on découvre, si l’on veut bien jouer le rôle innocent conféré au spectateur, que Manrico n’est que l’instrument d’Azucena désirant venger sa mère, brûlée quelques décennies plus tôt. «Sei vendicata, o madre! E vivo ancor!» («tu es vengée ma mère! Et elle vit encore!»)</p>
<p>L’opéra est un art qui se savoure même quand on en connaît la fin. Il trovatore est sûrement l’un des plus grands classiques du romantisme, même si on peut lui préférer Nabucco ou encore Rigoletto. Les interprètes contemporains se sont fortement appropriés la façon de présenter l’œuvre, si bien que cette dernière a beaucoup changé durant les vingt dernières années.</p>
<p>Tant musicalement que sur scène, à l’instar du décor simpliste, parfois aux limites de l’épurement, cette appropriation d’une œuvre aux exigences très spécifiques peut devenir problématique. En d’autres termes, manque-t-il quelque chose à Il Trovatore, tel que présenté à l’Opéra de Montréal? Objectivement, non. Tout semble au rendez-vous.</p>
<p>Il faut se pencher sur l’alchimie entre les interprètes pour comprendre le potentiel problème. L’alchimie qui manque à la troupe nous pousse en effet à trop percevoir la représentation comme un enchainement de morceaux séparés les uns des autres, alors qu’on préférerait témoigner d’un «ensemble», comme l’opéra devrait toujours créer.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/ILTROV2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10578" title="ILTROV~2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/ILTROV2-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Yves Renaud</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le professionnalisme <em>by the book</em> serait-il aujourd’hui tel qu’on en viendrait à un excès de perfectionnisme déteignant grandement sur l’émotion qui peine à ressortir au bout des quatre actes?</p>
<p>Entre les «brava» intempestifs d’un spectateur, souhaitant visiblement interrompre les scènes pour encourager le reste de la salle Wilfrid-Pelletier à applaudir à outrance, peu était laissé à l’OSM pour faire briller les dernières mesures de ces airs mondialement connus mais désormais oubliés. D’autant plus que les surtitres ont l’admirable effet de rendre dépendant le spectateur à ce qui se déroule hors de la scène afin de la comprendre. Voyez l’ironie.</p>
<p>L’opéra se vit donc presque comme un concert au Centre Bell. Pourtant, l’Opéra de Montréal nous a surpris et continuera de nous surprendre. Il Trovatore demeure une prestation éminemment construite et fidèlement donnée qui sait définitivement attirer le grand public montréalais avec sa très belle programmation.</p>
<p>On a beau dire que l’Opéra de Montréal ne surprend pas, l’expérience lyrique est si rare et tout de même d’une qualité si remarquable qu’elle s’apprécie davantage, même si l’institution montréalaise a encore du chemin à faire pour rivaliser sur la scène internationale.</p>
<p>Enrico Caruso avait un proverbe: «Les Français sont faits pour composer de la musique d’opéra, les Italiens pour la chanter, les Allemands pour la jouer, les Anglais pour l’entendre, et les Américains pour la payer.» Il serait temps de faire mentir ce cher Enrico.</p>
<p><em>Il Trovatore</em><strong><br>
Où:</strong> Salle Wilfrid-Pelletier – Place des Arts<strong><br>
Quand:</strong> du 24 au 28 janvier</p>
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		<title>Entre adultes consentants</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/17/entre-adultes-consentants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[christoph waltz]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[dieu du carnage]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[intimidation]]></category>
		<category><![CDATA[kate winslet]]></category>
		<category><![CDATA[roman polanski]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[yasmina reza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Roman Polanski réunit une distribution de premier choix dans une adaptation de Carnage.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Passer de la pièce de théâtre au cinéma est un exercice difficile, même pour un réalisateur de la trempe de Roman Polanski. Son dernier film, Carnage, est l’adaptation de la pièce de 2007 acclamée partout dans le monde, Le Dieu du carnage, de Yasmina Reza. Transposée à New York, l’histoire expose la rencontre de deux couples dont les enfants ont eu une dispute, se persuadant qu’ils régleront ce différend de façon calme et civilisée.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/carnage.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10402" title="carnage" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/carnage-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Sony Pictures Classics</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Très vite, Christoph Waltz (bon comme d’habitude) et Kate Winslet (correcte), s’irritent des manières de l’autre couple qui les a convoqués. Ces derniers, incarnés par Jodie Foster et John C. Reilly, sont à leur tour plongés dans un conflit qui, comme on peut s’y attendre, ne fera que s’envenimer. Mais jusqu’à quelle limite?</p>
<p>Entre gag et bonne réplique, Polanski mène un scénario aux scènes prévisibles toutefois divertissantes, ainsi que des acteurs, eux aussi, sans surprise. Le film demeure bien ficelé, peut-être trop, et les personnages sont ainsi cloîtrés dans des rôles aux caractères excessivement délimités, ce que le scénario original impose.</p>
<p>Le genre est en tous cas assez peu évident pour une production de cette envergure, et on ne peut qu’apprécier la prise de risque des quatre acteurs.</p>
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		<title>L’école et la mort</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/l%e2%80%99ecole-et-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[bashir lazhar]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Évelyne de la Chenelière]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[film québécois]]></category>
		<category><![CDATA[monsieur lazar]]></category>
		<category><![CDATA[oscars]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Falardeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monsieur Lazhar met en scène un système d’éducation aux nombreuses failles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>M</em><em>onsieur Lazhar</em> s’en ira aux Oscars l’hiver prochain dans la sélection officielle pour la catégorie meilleur film international. Réussira-t-il là où <em>Incendies</em> a échoué? Peu importe, car le film est une réussite en lui-même.</p>
<p>Que faire face à la mort à l’école primaire? Voici l’une des questions que pose le dernier film de Philippe Falardeau, adapté d’une pièce écrite par Evelyne de la Chenelière en 2002. Et il y répond à merveille.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-Monsieur-Lazhar.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9613" title="&quot;BACHIR LAZHAR&quot;" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-Monsieur-Lazhar-595x299.jpg" alt width="595" height="299"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Seville Media</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Quand une enseignante s’enlève la vie aux yeux d’enfants de sixième année, même les plus spécialisés des psychologues ne peuvent rien y faire. Leur deuil et exutoire, les enfants le chercheront avec Bashir Lazhar, un immigré algérien qui remplace l’enseignante, évitant le sujet quand on lui pose des questions sur son propre passé. Cette rencontre sera alors décisive dans la reconstruction psychologique et humaine de tous les protagonistes.</p>
<p>Voilà probablement le meilleur film francophone de l’année. Enlevez «francophone».</p>
<p>Philippe Falardeau réussit à exposer la vie d’une école de façon juste et poétique sans jamais tomber dans les clichés habituels et fréquents dans les films sur les enfants. De plus, la musique originale ne fait que conforter l’idée que ce film est splendide dans sa délicatesse. En outre, les nombreux thèmes abordés (deuil, immigration, interculturalisme, exil, enfance, passion de l’enseignement, littérature, etc.) auraient pu devenir un poids pour le réalisateur, mais ce dernier, fidèle à la pièce d’Evelyne de la Chenelière, ne se perd pas dans un étalage de bon sentiments et nous met face à une réalité humaine brutale et douce à la fois.</p>
<p>Fellag, le très talentueux humoriste algérien qui interprète Bashir Lazhar, parvient à mener l’ensemble des personnages en évitant un pathos inutile, que l’on aurait retrouvé dans beaucoup d’autres films du genre.</p>
<p>Mais que dire des deux élèves principaux autour desquels le film gravite? Leur jeu est sans aucune erreur, même dans les scènes les moins évidentes, et leur présence est tout simplement épatante. Simon, le garçon un peu turbulent, formidablement interprété par Émilien Néron, ainsi qu’Alice, petite fille très mature pour son âge, jouée par Sophie Nélisse, illustrent une société dans laquelle un grand malaise règne dans les relations adultes-enfants, dictées par d’affligeants codes de conduites contre lesquels l’ensemble des enseignants s’indignent.</p>
<p>Parents absents ou peu préoccupés, le film nous démontre combien l’école n’est pas qu’un lieu d’enseignement mais bel et bien une place décisive autant dans l’approche au monde que pour le développent des enfants et leur appréhension des étapes de la vie.</p>
<p>Toujours de façon très pudique et discrète, le film surprend par sa constante qualité avec des pointes d’émotion bluffante. À l’opposé de l’éducation très traditionnelle (mais fondamentale) prônée par Bashir Lazhar, le spectateur voit l’état délabré du système éducatif d’aujourd’hui, plus concentré à régir la forme des relations à l’école que le fond de la transmission du savoir, ne fournissant aux élèves que le strict minimum et ne se risquant jamais à les contraindre.</p>
<p>Le film expose une violence intime et profonde et réussit d’un bout à l’autre à nous amener avec lui dans la recherche de solutions au trouble existentiel vécu par cette microsociété qu’est l’école.</p>
<p>Plus qu’une ode à l’école idéale, <em>Monsieur Lazhar</em> est un projet de société universel et authentique voulant s’éloigner du modèle individualiste et impersonnel dans lequel nous plongeons. Ce film, même s’il ne gagne pas sa reconnaissance aux Oscars, devrait déjà gagner l’ensemble de la société québécoise. Et cela vaut bien plus que d’être reconnu par Hollywood.</p>
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		<title>Enfoncer des portes ouvertes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/enfoncer-des-portes-ouvertes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 12:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[christian vanasse]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise David]]></category>
		<category><![CDATA[guy rocher]]></category>
		<category><![CDATA[hugo latulippe]]></category>
		<category><![CDATA[indépendantisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>République: un abécédaire populaire: un documentaire à saveur d’utopie bourgeoise pour un Québec «le plus meilleur pays du monde».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>R</em><em>épublique: un abécédaire populaire</em>, la dernière production du réalisateur Hugo Latulippe, se fait très vite rattraper par les rouages du système qu’il décrie.</p>
<p>Pourtant, le projet est louable: envisager un monde alternatif, meilleur, et appréhendable. Une planète idéale sur laquelle les inégalités auraient disparu, un retour à l’essence même de l’humanité, à l’encontre du monde productiviste et consumériste d’aujourd’hui. Comment ne pas céder à ces idéaux populaires si attrayants?</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-4.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9569" title="c - republique 4" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-4-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d’Esperamos</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le documentaire est, en lui-même, plus une succession d’entrevues avec un grand nombre d’invités, certains plus essentiels et inspirants que d’autres. La mode est aux spécialistes. Symptomatique d’une société qui n’écoute seulement ce qu’elle veut entendre, seulement par des gens dont c’est le métier, afin de nous prouver à quel point nous avons tout faux dans ce système socioéconomique où l’on se complait à se révolter pour se donner bonne conscience. Voilà <em>République</em>. Plutôt un abécédaire populiste que populaire. Au moins, le film des productions Esperamos films<em> </em>a le mérite de remettre en question le système. Ceci aurait pu s’intituler «<em>révolution</em>». Une révolution quotidienne admirable diront certains, mais au paroxysme de la contradiction selon d’autres. On confond souvent république et anarchie, et cette république sociale-démocrate du troisième millénaire, que le réalisateur promeut, n’a d’apanage que de grandes et vides prétentions. De plus, la social-démocratie n’a dans son essence même aucun élément de désordre comme le film le sous-entend.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9571" title="c - republique 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-1-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d’Esperamos</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Pris un à un, les invités du documentaire sont presque tous des personnages passionnants. Qu’ils soient Guy Rocher, fameux sociologue québécois et protagoniste de la révolution tranquille, Serge Bouchard, passionnant anthropologue, Amir Khadir, le médecin député, Françoise David en politicienne frustrée, Christian Vanasse, sans grand contenu, ou autres chefs et ex-chefs de divers innombrables syndicats nationaux, tous les intervenants sont néanmoins orchestrés dans le montage d’Hugo Latulippe dans un concert d’approximations dans les faits exposés, tels des arguments d’autorité. Le résultat est un mélange d’utopies farfelues d’un univers aux valeurs nombreuses mais peu certaines.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9573" title="c - republique 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-2-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d’Esperamos</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>À l’instar de ce monde doucement cacophonique, les images sont froides et le noir et blanc des entrevues dénote un esthétisme maladroit. Comme si le désir incessant de lyrisme tant par les mots que par l’image parvenait paradoxalement à un résultat apoétique et dénué de toute richesse artistique, finalement assez proche de notre société.</p>
<p>Le problème de fond de ce modèle de petit soldat néo-zapatiste en mal d’idéal est qu’il est le produit de cette société, ce qui engendre d’immenses contradictions. Finalement, y a‑t-il vraiment urgence? Le documentaire nous donne l’impression d’un malaise existentiel, comme si nous vivions dans un système répressif où les libertés fondamentales étaient bafouées et le désir de souveraineté sous-jacent. À voir les contradictions dans lesquelles Hugo Latulippe s’embourbe, le temps serait sans doute plus à la réflexion qu’à ce fantasme bourgeois et bruyant aux desseins&nbsp; politiques parfois vaseux.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9575" title="c - republique 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-republique-3-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d’Esperamos</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le film répond plutôt bien à ce que la société désire: dénoncer ses vices tout en poursuivant sa dérive consumériste, ou quand la petite bourgeoisie montréalaise s’adonne à repenser le monde à coups d’enfilage de lieux communs et d’enfonçage de portes ouvertes…</p>
<p>Au fond, ce qu’Hugo Latulippe nous propose est une sorte de repli sur nous-mêmes, niant la réalité du contexte global dans lequel nous vivons, aujourd’hui inhérent à notre condition humaine moderne, à notre mode de pensée. Le repli sur soi, l’humanité l’a connu dans des temps plus obscurs, et cela nous a souvent amenés à prendre des décisions aux conséquences dramatiques et sanglantes. Voulons-nous vraiment nous orienter dans cette direction?</p>
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		<title>Lars Von Trier, ou la mélancolie d’un génie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/lars-von-trier-ou-la-melancolie-d%e2%80%99un-genie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 19:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[kristen dunst]]></category>
		<category><![CDATA[lars von trier]]></category>
		<category><![CDATA[melancholia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Melancholia est l’exposé céleste d’une société qui court à sa perte.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/lars-von-trier-ou-la-melancolie-d%e2%80%99un-genie/" data-wpel-link="internal">Lars Von Trier, ou la mélancolie d’un génie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À voir la récente production cinématographique de ces génies (auto) proclamés du septième art ressort un drôle de constat. La tendance semble bel et bien être aux films avec des vues astrales et des histoires de familles. Alors que Terrence Malick livrait un paysage américain d’après-guerre où enfance et création du monde se mêlaient dans un concert d’images célestes presque trop parfaites, Lars Von Trier dans un tout autre style aborde ses sujets fétiches: l’apocalypse en écho à une nature humaine troublée et en déclin.</p>
<p>En fait, vouloir analyser les films de Lars Von Trier, c’est essayer d’expliquer l’inexplicable. Ceux qui tentent d’interpréter (et ils sont nombreux) les multiples métaphores qu’ils croient comprendre dans l’œuvre du cinéaste tombent dans le piège que le réalisateur danois leur a tendu.</p>
<p><em></em></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 220px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-Melancholia.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9406" title="Mise en page 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-Melancholia-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Brigitte Chabot Communications</span>		</figcaption>
	</figure>
Melancholia (du nom de la planète qui risque d’entrer en collision avec la Terre dans le film) est l’exposition déstructurée d’une famille, elle aussi en manque de repères. Le film nous fait voyager entre plusieurs univers tant psychologiques que cosmiques. D’une part, il y a le mariage, voué à l’échec, et la dépression de Kirsten Dunst, qui s’est mérité une Palme d’Or d’interprétation à Cannes sans doute plus pour la mise à nue de ses certes, très belles formes que pour le rôle de fille dérangée et malade qu’elle interprète. En seconde partie, la sœur de cette dernière, jouée par Charlotte Gainsbourg, devient la deuxième héroïne sur qui le film se focalise. L’actrice française sauve d’une certaine manière le film avec une performance quelque peu académique mais comme toujours très authentique et d’une grande vérité.
<p><em>Melancholia</em> progresse graduellement vers une fin que l’on sait fatale étant donné le caractère autodestructeur de chaque protagoniste et l’imminente collision planétaire que les personnages, impuissants, voient arriver.</p>
<p>Kiefer Sutherland est, quant à lui, à l’instar des seconds rôles de ce film, effacé. On ne lui a pas réellement donné l’occasion d’exprimer en totalité la complexité de son personnage. En outre, l’incessant placement de produits mine un peu l’appréciation du film avec la fréquente mise en avant de grandes marques. On aurait pu croire Lars Von Trier plus anticonformiste.</p>
<p>Au fond, la problématique Von Trier est la suivante: le réalisateur a, par sa pensée indépendante et son caractère gênant, réussi à tromper les critiques cinématographiques et à les tourner sur elles-mêmes. Lors de la promotion de ses films, il a enchainé en conférences de presse ce que le public croit être des maladresses ou des polémiques. Celui qui se réclame génial cultive son univers personnel choquant et perfectionniste.</p>
<p>Lars Von Trier demeure donc un incompris dont le cinéma est unique, distinct et certainement pas tout public. Finalement, l’œuvre vontrierienne <em>Melancholia</em> ne parvient pas vraiment à nous plonger dans la folie apocalyptique de la société exposée, même si cet exercice de style est toutefois mis en scène avec grande précision et esthétisme.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/lars-von-trier-ou-la-melancolie-d%e2%80%99un-genie/" data-wpel-link="internal">Lars Von Trier, ou la mélancolie d’un génie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Derrière le rideau présidentiel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/derriere-le-rideau-presidentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 11:59:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[beau willimon]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[george clooney]]></category>
		<category><![CDATA[ides of march]]></category>
		<category><![CDATA[politique américaine]]></category>
		<category><![CDATA[ryan gosling]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9183</guid>

					<description><![CDATA[<p>George Clooney, candidat à la présidentielle aux États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/derriere-le-rideau-presidentiel/" data-wpel-link="internal">Derrière le rideau présidentiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>George Clooney nous a habitué à des films politiques et continue à s’aventurer sur les sujets autrefois tabous des dessous du pouvoir. <em>The Ides of March</em> est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Beau Willimon écrite en 2008 et qui s’inspirait librement des primaires démocrates de 2004.</p>
<p>George Clooney signe la réalisation de ce film politique mais y incarne également l’un des candidats, un homme en apparence très droit, tant dans ses convictions que dans sa vie privée. Toutefois, le film s’attarde plus sur les chefs de campagne des différents prétendants au titre de <em>Commander in chief</em> et la guerre de communication sans merci que se livrent ces derniers. Pas de pitié en politique.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-ides-of-march.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9231" title="Philip Seymour Hoffman;George Clooney" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-ides-of-march-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Alliance Film</span>		</figcaption>
	</figure>
Le héros de l’histoire, interprété par Ryan Gosling, est un fringant conseiller de campagne, prêt à tout pour faire gagner son favori, Mike Morris (George Clooney). Il brille dans sa jeune carrière aux côtés de Philip Seymour Hoffman qui joue un directeur de campagne désabusé mais très à cheval sur ses principes. Evan Rachel Wood, de son côté, adopte le rôle d’une stagiaire au parcours un peu obscur qui devient très vite intimement liée au jeune responsable.
<p>Le scénario se moque des apparences de chacun et révèle le cynisme et les vices de chaque protagoniste pour nous donner une image plutôt sombre et alarmante de ces élites qui nous dirigent.</p>
<p>Finalement, ce film devient une analyse plus psychologique que politique et se concentre sur de nombreux sujets de société, à outrance parfois, ce qui donne peu de profondeur aux personnages. En effet, le scénario ne nous surprend qu’à peine et les actions se succèdent de façon trop prévisible, sans laisser le spectateur s’interroger sur les thématiques essentielles que le film ne pénètre qu’en surface.</p>
<p>Néanmoins, on peut noter une réalisation très soignée et une transition de la pièce de théâtre au film agréablement réussie tout comme une atmosphère de la vie politique habilement retranscrite. Ryan Gosling, pour sa part, caricature un peu trop son personnage de jeune carriériste utopiste sans lui donner de profondeur et Evan Rachel Wood ne semble pas prête, elle non plus, à se dégager de sa performance souvent trop structurée et sans relief.</p>
<p>Le film parvient cependant à se reposer sur la présence du charismatique duo (même s’ils n’ont aucune scène ensemble) que forment Philip Seymour Hoffman et Paul Giamatti, toujours excellents et qui exploitent efficacement les rôles qu’on leur a attribués.</p>
<p>George Clooney nous propose un cinéma très différent des productions de l’époque, même si les morales systématiques des films de l’acteur engagé ne sont pas toujours très pertinentes à la critique de nos contemporains.</p>
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		<title>Préparez-vous aux élections!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/preparez-vous-aux-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[dalton mcguinty]]></category>
		<category><![CDATA[danny williams]]></category>
		<category><![CDATA[élection provinciale]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[npd]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8503</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les élections provinciales nous permettent d’observer ce qui se passe chez nos voisins.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Non, nous ne vous parlons pas d’élections dans un pays lointain mais bien d’élections au Canada. En réalité, on fait bien de garder le mot au pluriel car on parle de cinq séries d’élections provinciales qui vont peut-être (au moins dans certaines provinces) bouleverser l’échiquier et le statu quo politique provincial et sans doute fédéral.</p>
<p>Le mois d’octobre ne sera donc pas le mois des examens ou des premières dissertations, mais celui des élections. L’Île-du-Prince-Édouard votera le 3 octobre, le Manitoba le 4, l’Ontario le 6, Terre-Neuve-et-Labrador le 11, et la Saskatchewan le 7 novembre.<br>
Francis en est à sa dernière année en sciences politiques à McGill et lorsqu’on lui pose la question «que penses-tu des élections?» il répond d’un air plein d’interrogation: «quelles élections?».</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-CART2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8609" title="A-CART~2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-CART2-595x357.jpg" alt width="595" height="357"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Florent Conti</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Mais pourquoi donc s’intéresser aux élections provinciales? Nous ignorons pas mal de choses les uns des autres. Chacun, certes, connaît parfaitement sa province. Les Albertins seront (ou ne seront pas) fiers de crier «Ed Stelmach», les étudiants de Colombie-Britannique diront sans hésitation le nom de leur première ministre non-élue, Christy Clark. En outre, il est vrai qu’au patronyme de Jean Charest, tout le monde est plutôt sûr où ce dernier gouverne. Pourtant, quand vient le temps d’étaler ses connaissances sur les provinces au sujet desquelles les mcgillois aiment plaisanter (Saskatchewan et Maritimes pour ne pas les citer), le silence règne et fait même douter les beaux parleurs qui ont d’habitude leur mot à dire sur tout.</p>
<p>Pour Marie-Lise, qui a pour mineure le Programme d’Études sur le Québec proposé par McGill, «les élections nous permettront de savoir quels sont les sujets «chauds» dans différents endroits du Canada. Et étant donné que tout cela se déroule dans une période de temps très rapprochée, nous pourrons comparer et analyser les besoins et demandes des citoyens des différentes provinces». Elle poursuit en avouant que ce qui l’intéresse est aussi de voir quelles sont les similarités ou différences avec les enjeux du Québec.<br>
D’Est en Ouest, il est en effet possible de voir que les provinces ont toutes leur caractère distinct. Certaines, comme l’Île-du-Prince-Édouard, ne semblent pas vraiment disposées au changement car les Libéraux ont la mainmise sur la province maritime. Au contraire, le Manitoba et l’Ontario sont les lieux de débats très passionnés entre des chefs d’opposition aux ambitions fringantes et des premiers ministres sortant qui sentent le vent tourner.</p>
<p>Ce qui se passe au niveau fédéral peut largement affecter le niveau provincial et vice-versa. Au Manitoba, où le NPD règne en maître, il est question d’assurer la victoire. Quant à l’Ontario du Libéral Dalton McGuinty, comme le dénote Marie-Lise, «l’élection nous en dira plus sur la «réelle» orientation politique de la province suite au soutien de la majorité des Ontariens pour le Parti Conservateur le 2 mai dernier».</p>
<p>«Ces élections nous permettront d’examiner l’hypothèse que le Canada vire à droite», renchérit David, étudiant en sciences politiques qui vient de l’Alberta. «Il reste à voir si les Libéraux bénéficieront de la présence du gouvernement majoritaire de Stephen Harper au Parlement.» Pour David, «dans notre système gouvernemental, où la plupart des pouvoirs à chaque niveau est concentrée dans les mains du premier ministre, les premiers ministres provinciaux forment la réelle opposition au gouvernement fédéral. Souvenons-nous de la campagne «Anything But Conservative» montée par Danny Williams en 2007; suite à cela aucun conservateur ne fut élu à Terre-Neuve».</p>
<p>Anca, étudiante en sciences politiques, pense de son côté que ce sera un test pour le NPD: «soit le parti sera vu comme une option sérieuse et gagnera des sièges dans les provinces, ou bien on pourrait voir que la vague orange du 2 mai n’était qu’un phénomène québécois. De plus, il sera intéressant de comparer le niveau de participation provinciale comparé à celui des élections fédérales».<br>
Les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que de la Saskatchewan ne semblent, pour leur part, pas prêtes à voir leur gouvernement changer. Cependant, la présence de Danny Williams au pouvoir pendant presque dix ans a fortement fait changer la donne partisane. En effet, le charismatique premier ministre bouleversa les lignes politiques de Terre-Neuve avant de démissionner en 2010 et son successeur de facto Kathy Dunderdale peut faire face à un problème de légitimité pour les électeurs terre-neuviens.</p>
<p>En Saskatchewan, ce problème ne se pose pas. Le Parti saskatchewanais a, depuis la fin des années 90, réussi à détourner vers lui le vote populaire traditionnel au NPD. Mélange de libéraux et de conservateurs, le parti peut néanmoins craindre les retombées de la vague orange à Ottawa.</p>
<p>Plus généralement, ces élections sont l’occasion de se poser certaines questions concernant l’état des relations interprovinciales. Devrait-il y avoir plus de relations entre les provinces? «Les provinces ont-elles besoin du gouvernement fédéral pour gérer leur relations?», se demande Marie-Lise. «En tous cas, plus de partenariats pourraient mener à des résultats gagnant-gagnant sur de nombreux enjeux.»</p>
<p>«La plupart de dépenses gouvernementales au Canada sont faites par les provinces, dit David, mais à cause du système tributaire donné par la Constitution, les revenus sont perçus par le gouvernement fédéral. Alors qu’on entre dans l’ère de l’austérité, il y aura beaucoup de conflits entre les deux niveaux du gouvernement. Il conviendrait à Stephen Harper d’avoir le plus grand nombre de gouvernements amicaux dans les capitales provinciales.»</p>
<p>Un récent article du magazine Macleans démontrait à quel point les chefs politiques engagés dans les cinq élections courtisent les étudiants. De Terre-Neuve-et-Labrador au Manitoba, tout est bon pour amadouer la classe étudiante: promesse de gel des frais de scolarité, d’augmentation des bourses, du financement des universités, etc. Pas une province n’est épargnée par cette grande séduction des jeunes Canadiens.</p>
<p>La tendance pour se faire élire au Canada semble être de promettre que les frais de scolarité n’augmenteront pas. Pourtant, les provinces sont toutes face au même constat qu’elles doivent appliquer certaines mesures pour régler leur dette et déficit. Après l’élection fédérale de 2011, il apparaît donc que les différents partis politiques ont réalisé le poids de la jeunesse, à quel point les étudiants sont une force électorale non négligeable. Ceux qui prennent le pari d’ignorer cette tranche de la population font un risque qu’ils pourraient peut-être regretter plus tard.</p>
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		<title>L’élection surprise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/lelection-surprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:10:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[jack layton]]></category>
		<category><![CDATA[Mylene Freeman]]></category>
		<category><![CDATA[npd]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Mulcair]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8516</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Mylène Freeman, députée NPD d’Argenteuil-Papineau-Mirabel</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où Mylène Freeman termine son baccalauréat en philosophie et sciences politiques à McGill, elle apprend en ce 2 mai 2011 qu’elle sera députée NPD. Le Délit poursuit sa rencontre avec les nouvelles voix de la vague orange qui ont bouleversé l’échiquier politique lors des dernières élections fédérales.</p>
<p><strong><em>Le Délit:</em> Croyais-tu pouvoir être élue et obtenir cette immense responsabilité lorsque tu t’es présentée pour le NPD?</strong><br>
<strong>Mylène Freeman:</strong> Absolument, il ne faut pas prendre à la légère ce genre de choses! D’ailleurs, je savais que les députés étaient des gens normaux, donc la possibilité que je sois élue était bien là. De plus, c’est une position que j’ai toujours voulu occuper.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment analyses-tu la vague orange du 2 mai 2011, ce plébiscite massif essentiellement au Québec pour le NPD?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Ça fait très longtemps que le NPD veut faire des percées au Québec. Dans les années soixante, ce fut plus difficile, car la social-démocratie était associée au mouvement souverainiste, mais cette année avec le message de Jack, nous avons été capables de rejoindre les électeurs avec un message plus positif que celui des souverainistes.</p>
<p><strong><em>LD:</em> On a beaucoup critiqué les candidats du NPD pour leur absence durant la campagne électorale, quelle explication donnerais-tu?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Depuis 2007, je suis impliquée à Outremont avec Thomas Mulcair; au début de la campagne, on m’a demandé de rester là-bas car nous avions peur de perdre face à Martin Cauchon. J’ai donc mis mes efforts à cet endroit, car la victoire dans ma circonscription n’était vraiment pas assurée et il fallait mieux concentrer nos efforts là où nous pouvions gagner.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Tu étudiais en sciences politiques; y a‑t-il une différence entre ce que tu as étudié et ce que tu fais aujourd’hui?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Il est évident que les façons d’étudier et de faire de la politique sont très différentes. Mais quand on prend du recul, mes études m’ont été très utiles afin de comprendre d’où nous venons, où nous voulons aller…</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est l’un de tes dossiers phares du mois de septembre?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Je travaille au comité sur la condition féminine. Je veux donc être très impliquée dans ce domaine-là, et ce sera le travail de tout un mandat, voire plus. Je crois que nous n’avons pas fait beaucoup d’avance et qu’il y a beaucoup à faire, par exemple dans les maisons de la famille, les centres communautaires. Il faut se rendre sur le terrain pour comprendre où l’on en est.</p>
<p><strong><em> LD:</em> On évoque aussi la possibilité d’une coalition avec le Parti Libéral. Certains disent que c’est possible, d’autres non. Quel est ton avis sur cette question?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Il n’y a aucune négociation en ce moment. Par le passé, nous l’avions offert aux Libéraux, mais ils ne voulaient pas. Là, nous préparons un éventuel gouvernement dans quatre ans donc je ne pense pas que ce soit une priorité pour nous de nous allier avec les Libéraux.</p>
<p><strong><em>LD:</em> On vient d’apprendre que Brian Topp comptait se présenter pour la chefferie du parti. On parle évidemment aussi beaucoup de Thomas Mulcair. Quel impact tout cela aura-t-il sur l’activité du NPD sur la Colline du Parlement?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Pour un parti qui est très solide et unifié, avoir des gens qui se présentent les uns contre les autres fait que les choses seront différentes et un peu plus difficiles dans les prochains mois… mais c’est le processus! Néanmoins, ce n’est pas une situation qui va s’éterniser et nous allons nous remettre au travail comme une équipe solide très rapidement.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment se déroule une journée en tant que députée?</strong><br>
<strong>MF:</strong> Personnellement, je suis beaucoup dans ma voiture. C’est très différent d’il y a quelques mois quand j’étais à Verdun et où je prenais le métro pour aller à l’école. C’était l’essentiel de mes déplacements! Pour tout le monde, vieux ou plus jeune, rentrer au parlement c’est un mode de vie complètement nouveau dans le sens où il faut toujours s’obliger à être exemplaire et inspirant pour les autres, comme Jack l’était pour nous, démontrer que produire du changement est possible.</p>
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		<item>
		<title>Le «plus meilleur» sport du monde</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/13/le-%c2%abplus-meilleur%c2%bb-sport-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 13:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle-zélande]]></category>
		<category><![CDATA[rugby]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8413</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Coupe du Monde de Rugby a lieu cette année en Nouvelle-Zélande et l’équipe du Canada y joue à partir de demain. Délibérément ignoré ou culturellement inintéressant?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Toutes les raisons sont bonnes pour ne pas être au courant de la Coupe du Monde de rugby 2011. Elle se déroule à quinze mille kilomètres d’ici, avec dix sept heures de décalage, dans un pays qui demeure discret (peut-être afin de conserver son paisible train de vie quand il n’y a pas de tremblement de terre), et le rugby est un sport qu’on méconnaît.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-rugby.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8414" title="A-rugby" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-rugby-595x556.jpg" alt width="595" height="556"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Alice Des</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’équipe nationale du Canada se rend en Nouvelle Zélande avec l’objectif de faire des résultats décents, bien qu’il ne faille pas se leurrer: le jeune jeu canadien n’a rien à voir avec les pontes du rugby à quinze, tant ceux du Sud (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande) que ceux du Nord (Angleterre, France, Pays de Galle, Irlande).</p>
<p>En fait, c’est depuis la fin des années 80 que le rugby s’est trouvé une place dans le sport professionnel international, mais l’Amérique du Nord restera hermétique.</p>
<p>Du fait de l’influence anglophone et surtout irlandaise, il existe une petite tradition du rugby à Montréal et dans les Cantons-de‑l’Est mais le sport n’est pas le favori des Canadiens.</p>
<p>De leur côté, les médias étrangers sont tournés vers l’événement et, chose frappante, vous trouverez plus d’articles sur l’équipe du Canada dans les médias néo-zélandais que dans les médias canadiens.</p>
<p>Comment expliquer cette ignorance flagrante de nos médias pour un sport qui mériterait plus d’attention, car il est une réelle école de la vie? D’une certaine manière, peut-être que le rugby n’a pas sa place sur la scène culturelle en Amérique du Nord.<br>
Comme aujourd’hui nous célébrons l’individualisme, et le sport, l’un des reflets de la société, suit la tendance sociale. Au hockey, combien de fois peut-on rager de voir un attaquant (sans citer de nom) qui garde la rondelle et fonce tête baissée, prêt à faire perdre son équipe pour essayer de briller vaguement sur le podium éphémère des sportifs sans talent auxquels s’ajoutent de nombreux footballeurs et autres joueurs de soccer?</p>
<p>Pourtant, c’est quand le sport est construit qu’il accomplit ce pourquoi il a été créé. Dans n’importe quelle discipline collective, dans n’importe quel match de coupe ou de championnat, peu de joueurs et d’entraîneurs ont compris que leur sport atteint sa valeur exutoire quand c’est l’équipe qui fait tourner la rondelle ou le ballon. Malheureusement, cet esprit communautaire n’a pas de place dans une société où l’on ne jure que par la première personne du singulier.</p>
<p>Le rugby est donc cette expression pure et intelligente du sport d’équipe, peut-être violent diront certains, mais avec une énergie bienveillante et une dynamique sans pareille.</p>
<p>Que leurs noms soient Carter, McCaw, Wilkinson, O’Driscoll, Steyn ou Williams (et il y en a bien d’autres), ces joueurs-clés des équipes les plus performantes ne sacrifieront jamais, ou presque, le jeu de leur équipe pour un insignifiant prestige personnel.<br>
Car le rugby est un sport où chacun a sa place et a besoin des autres, et où l’esprit qui règne en dehors du terrain n’a rien à envier à celui de l’antichambre du Centre Bell ou du Stade Camp Nou.</p>
<p>Les lève-tôt pouvaient suivre le match d’ouverture, vendredi dernier à quatre heures du matin. À la fin de la rencontre, comme à la fin de toutes les rencontres dans ce sport, après 80 minutes de mêlées et de plaquages dignes des plus violents combats, alors qu’on aurait pu croire que c’était la guerre, les joueurs au chandail noir et ceux au chandail rouge se sont fait des accolades et se sont souri. Le plus beau sport au monde.</p>
<p><em>La Coupe du Monde de rugby 2011 se déroule du 9 septembre au 23 octobre. En ondes sur TSN, TSN2, RDS, et bien sûr également sur internet.</em></p>
<p><em>Suivez les Redmen de McGill au Stade Molson tout au long de l’automne.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La vie en orange</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/la-vie-en-orange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 15:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Charmaine Borg]]></category>
		<category><![CDATA[Colline Parlementaire]]></category>
		<category><![CDATA[députée]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes politiciens]]></category>
		<category><![CDATA[Ottawa]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[Terrebonne-Blainville]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8141</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Charmaine Borg, députée NPD de Terrebonne-Blainville</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C<em>harmaine Borg fait partie des quatre étudiants mcgillois qui ont été élus aux élections fédérales du 2 mai dernier. À 20 ans, elle est l’une des plus jeunes députées de l’Histoire à siéger à Ottawa. Malgré le nombre important de tâches et de défis qui l’attendent, Charmaine Borg se dit prête à jouer le rôle qu’on lui a confié tant dans son comté que sur la Colline du Parlement.</em></p>
<p><strong><em></em></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 199px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/CHARMAINE-BORG.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8233" title="CHARMAINE BORG" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/CHARMAINE-BORG-199x300.jpg" alt width="199" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Robert Marquis</span>		</figcaption>
	</figure>
Le Délit: Comment se passe l’été d’une députée récemment élue?
<p>Charmaine Borg: C’est sûr qu’une fois qu’on est élu il y a beaucoup de choses à faire. Entre autres, il faut s’approprier les protocoles et habitudes parlementaires. Nous avons donc suivi une période de préparation en juin. Ensuite, une fois retournés dans nos comtés, il fallait rencontrer les gens, se présenter et faire du porte à porte, s’impliquer dans les événements et les festivals d’été, etc. Je crois avoir eu un été très productif!</p>
<p><strong><em>LD: Maintenant que tu es députée, as-tu dû interrompre tes études?</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>CB: En effet, j’ai décidé de prendre un moment pour me concentrer sur cette nouvelle fonction car cela demande beaucoup d’énergie et de concentration. Quand le Nouveau Parti Démocrate m’a approchée pour être candidate, j’ai accepté avec grand plaisir. C’est sûr que dans le comté où je me présentais, je pensais que les chances n’étaient pas les meilleures pour gagner et puis tout a changé.<strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>LD: As-tu un rôle plus précis au sein du parti au Parlement? Comment se déroule une journée de membre du Parlement?</em></strong></p>
<p>CB: Je suis membre du Comité permanent de la justice et des droits de la personne. Il n’y a pas vraiment de journée typique, c’est cela qui caractérise nos journées. Chaque jour diffère selon l’actualité, selon les débats. Quand je suis à Ottawa je commence ma matinée par lire les journaux car je veux être en pleine connaissance de ce qui se passe, puis je me prépare pour la période de questions, même si souvent je trouve qu’il n’y a pas vraiment de réponses. On organise également beaucoup de rencontres, d’études et de discussions pour évaluer les projets de loi. Je quitte le bureau assez tard, quand j’ai le sens du travail accompli.</p>
<p><strong><em>LD: Ton expérience à McGill va-t-elle te servir?</em></strong></p>
<p>CB: Dans mon rôle au sein du syndicat à McGill [AMUSE, <em>Association of McGill University Support Employees</em>, ndlr] en tant qu’agente des relations de travail, j’écoutais les problèmes des travailleurs, je cherchais des solutions et les aidais à connaître leurs droits. Dans un sens c’est ce que je fais à une plus grosse échelle, j’écoute les problèmes des gens et j’en réfère au parlement. Mon temps à McGill m’a aussi aidée à bien communiquer ainsi qu’à développer une capacité d’analyse des problèmes grâce à mes études en sciences politiques.</p>
<p><strong><em>LD: Comment décrirais-tu ta circonscription, Terrebonne-Blainville?</em></strong></p>
<p>CB: Comme la population est constituée de jeunes familles, les enjeux sont l’environnement, le développement de nouvelles entreprises afin d’assurer la croissance économique et une certaine indépendance sur la région de Montréal. La circonscription comprend aussi Lanaudière qui est plus agricole avec moins d’opportunités, elle implique donc aussi des défis importants.</p>
<p><strong><em>LD: Et quels seraient tes défis personnels? En tant que jeune, as-tu parfois peur d’avoir un manque de crédibilité?</em></strong></p>
<p>CB: Au début, c’est vrai que beaucoup d’entre nous ont été attaqués sur leur jeune âge; mais il faut rappeler que nous sommes tous des gens très impliqués et malgré tout ce que disent les mauvaises langues, nous avons une certaine expérience de nos précédents engagements. Je crois qu’on est parvenu à convaincre les gens de notre vision d’un meilleur Canada.</p>
<p><strong><em>LD: Qu’est-ce que les jeunes élus peuvent apporter à la vie politique canadienne?</em></strong></p>
<p>CB: C’est important d’avoir des jeunes au parlement, nous représentons un grand pourcentage des électeurs car nous sommes une population très jeune. Durant mon temps à l’université j’ai d’ailleurs essayé d’être attentive aux attentes des jeunes car il me semble que certains ont perdu espoir en la politique. Nous incarnons un nouveau visage pour une nouvelle politique.</p>
<p><strong><em>LD: Le décès de Jack Layton a été un choc pour tous les Canadiens, les choses vont-elles être différentes maintenant au NPD? Comment vois-tu le futur?</em></strong></p>
<p>CB: Je ne pense pas que les choses seront différentes. Nous avions certes tous foi en la vision de Jack mais sa mémoire et son combat continuent car il demeure une inspiration. Et puis, tout reste à faire. Quand un gouvernement conservateur fait des coupures dans les programmes sociaux et menace tout ce pour quoi le NPD se bat, notre mandat est de nous opposer à ces actions et de poursuivre notre engagement. Nous sommes réunis dans cette vision du Canada et du monde que Jack nous a laissée. ξ</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une vie à voyager</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/une-vie-a-voyager/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 18:49:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[vélo]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La traversée du Canada de Vancouver à Montréal en vélo.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'; min-height: 11.0px} p.p5 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 17.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: -0.1px} span.s2 {letter-spacing: -0.2px} span.s3 {letter-spacing: 0.1px} span.s4 {letter-spacing: 0.2px} span.s5 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: -0.1px} -->L’idée m’est venue un soir enneigé de décembre. Il était 23h et j’ai lancé à mes amis: «Je sais, c’est complètement fou et irréalisable mais… j’ai le goût de traverser le Canada en vélo». Me sauvant du silence de la solitude, Maurice s’est écrié: «Vraiment? Bah, tiens-moi au courant parce que, moi, ça me tente!»</p>
<p>Et c’est ainsi que nous nous trouvons au mois de juin à l’aéroport Trudeau, chargés d’une vingtaine de kilos chacun et de nos vélos achetés peu de temps avant le départ. Le plus bizarre était de n’avoir qu’un seul billet d’avion, un aller sans retour. Traverser le continent en six heures, puis le retraverser en une quarantaine de jours.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-6.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7979" title="Voyage (Société) 6" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-6-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/florent-conti/?media=1" data-wpel-link="internal">Florent Conti</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>L’entrée dans le voyage</strong></p>
<p>Il fallait avant tout se préparer à cette aventure; apprendre à bien répartir le poids entre les sacoches, savoir anticiper le passage des gros semi-remorques, planter la tente, s’habituer à la nourriture de camping, etc. Puis, le rythme s’intègre au voyageur. Pédaler toute la journée devient normal, dormir sur un matelas aussi confortable qu’une planche de bois aussi.</p>
<p>Ce voyage se résume peut-être à trois choses. Toute personne rencontrée devient très vite votre ami. Nous avons croisé un nombre incalculable de cyclistes comme nous, dans notre direction ou non, à notre rythme ou au leur, faisant le même voyage, mais à la fois complètement différemment, et c’est cela qui passionne le voyageur dans ses pérégrinations. Au moment où il débute son périple, il est empreint d’une sorte de pureté face au monde devant lui. Tout tourne autour de cette obsession qu’est la prochaine destination. Finis les petits tracas de notre société de consommation, le voyage permet de mieux se connaître et de mieux connaître les autres. Comme dit Céline, «voyager, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues».</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/IMG_4927.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7981" title="IMG_4927" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/IMG_4927-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/florent-conti/?media=1" data-wpel-link="internal">Florent Conti</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Colombie-Britannique: <em>born to be wild</em></strong></p>
<p>Première semaine du voyage, nous nous trouvions dans la Vallée du Fraser, partie sauvage et encore indomptée de la Colombie-Britannique malgré les innombrables chercheurs d’or qui se sont perdus dans les canyons escarpés et rocheux. Nous nous installions comme d’habitude jusqu’à ce qu’un bruit se fît entendre. «Check!», me lance Maurice, qui a les yeux fixés sur quelque chose dans la forêt. Et je vois, là, à vingt pieds de nous, une masse noire imposante. Une ourse noire et ses trois oursons qu’elle surveille en nous fixant. Évidemment, j’ai d’abord eu peur de ce gros mammifère imprévisible, incontrôlable et puissant. Mais la peur s’est effacée. Très vite, son regard qui semblait menaçant, devient contemplatif, et puis, d’une démarche paisible et lourde, l’ourse s’est éloignée avec ses petits.</p>
<p>Une seconde chose qui rythme la traversée du Canada à vélo, c’est la nature. Rien n’est apprivoisé, tout reste sauvage dans cette étendue où la Transcanadienne reste le seul sentier battu. Ici, ce n’est pas un zoo, ni un parc forestier, il n’y a pas de grille protectrice qui voudrait hypocritement «protéger la nature». C’est ce genre de rencontres imprévisibles qui permettraient à toute une société de vraiment prendre conscience de l’état de la nature; car il est bien facile de parler d’écologie depuis nos belles métropoles isolées de la réalité sauvage menacée.</p>
<p>Quitter la Colombie-Britannique fut un déchirement. Plus que jamais, nous saisissons pourquoi on l’appelait «Beautiful British Columbia»: une province aux mille reliefs, aux climats si changeants et aux esprits si apaisés. Les Rocheuses réservaient néanmoins elles aussi une expérience extraordinaire.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7983" title="Voyage (Société) 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-3-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/florent-conti/?media=1" data-wpel-link="internal">Florent Conti</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Chapeaux de cow-boys, vaches et pétrole</strong></p>
<p>Nous sommes passés par le Lac Louise pour aller vers l’Alberta. Je pensais faire mes adieux à ces places pleines de beauté et de tranquillité, mais j’avais tort. Je m’attendais à une étendue d’eau préservée, vide de toute population et avais oublié la présence de l’hôtel Fairmont Lake Louise sur les rivages de l’eau turquoise des glaciers. Quoiqu’il arrive, les lieux touristiques malgré leurs noms prestigieux et les images qu’ils suscitent dans notre imaginaire ne comblent pas les attentes du voyageur en quête d’authenticité et d’évasion.</p>
<p>Le choc fut rapide. Les Albertains le savent, les touristes aussi, ils ont tous le même mot à la bouche, qui se répand même au-delà des frontières de l’Alberta: Stampede. L’incarnation de l’Alberta dans tous ses clichés de cow-boy. Chapeau, «pitounes» et gros truck sont au rendez-vous. Personnellement, je n’éprouve pas le même attachement que les Albertains aux cornes et aux sabots, mais rétrospectivement, je trouve cet événement incroyable. Un petit bout d’identité de l’Ouest du Canada qui sent le bovin et l’essence.</p>
<p>Ce sont à présent les longues et venteuses routes des Prairies qui s’ouvrent devant nous. Le vent. Indomptable. Ennemi du cycliste.</p>
<p>Nous étions accueillis comme une foire en ville: nous suscitions de l’intérêt et les gens voulaient nous aider. Une dame nous apporta un petit déjeuner, on nous a offert des pizzas un midi, un autre nous a invité chez lui pour des fish&amp;chips. Nous représentions peut-être pour ces gens une fenêtre vers l’extérieur, l’ailleurs, mais ils savaient surtout que les conditions de notre voyage n’étaient pas faciles.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7985" title="Voyage (Société) 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-2-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/florent-conti/?media=1" data-wpel-link="internal">Florent Conti</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Encore du chemin</strong></p>
<p>Arrivés au Manitoba, nous commencions à nous ennuyer. Nous étions passés par des villes et avions vu du monde! Nous avons constaté que nous aimions peu les villes, excepté la nôtre, et que Montréal nous manquait un peu.</p>
<p>La Saskatchewan fut une réelle surprise. Une province verte et vallonnée, les «cieux vivants». Puis, on nous avait averti: «Le Manitoba c’est dangereux, les camions sont peu soucieux des cyclistes, les routes rétrécissent et l’entrée de l’Ontario, c’est pire». L’Ontario signifiait la fin du voyage. Enfin je le croyais. De beaux paysages, mais très semblables, et des routes sacrément rudes pour les cyclistes. C’est aussi là où les mêmes cyclistes affluent. Chacun avec son propre voyage et sa propre expérience. Nous partagions tous cette liberté qui nous habite.</p>
<p>Quand nous avons vu les frontières du Québec pour la première fois, nous savions que la fin du voyage était à quelques coups de pédale. Le climat de début juillet, plus humide, était familier. Après un petit déjeuner volé par un raton laveur obèse, selon moi, ou une cohorte d’écureuils affamés, selon Maurice, nous continuions notre route.</p>
<p>Tout le long de la rivière des Outaouais, nous apercevions ces forêts denses de l’Abitibi-Témiscamingue, et Ottawa se rapprochait. Finalement, à quelques kilomètres de Montréal, les gens que nous croisions ne savaient pas ce que nous avions parcouru, ignoraient ce que nous avions vu.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7987" title="Voyage (Société) 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-1-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/florent-conti/?media=1" data-wpel-link="internal">Florent Conti</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Dans une contrée lointaine, près de chez vous</strong></p>
<p>Cette traversée à vélo est une parfaite façon de voir la cohésion d’un pays et ses particularités territoriales. Nous avons aussi tous les mêmes préoccupations. Jamais je n’ai été aussi près de ces autres francophones du Canada dont nous parlons beaucoup mais que nous ignorons tant. De Gravelbourg en Saskatchewan à Saint-Boniface plus à l’Est, ils sont pourtant bien là.</p>
<p>Souvent, en tant que francophones à McGill nous avons cette impression que certains anglophones ont des difficultés à accepter l’identité canadienne double, française et anglaise, qui leur incombe. Pourtant «sur le terrain», «en région» –expressions issues de la métropole que j’apprécie peu– le reste du Canada n’a pas le même discours. Comme si à McGill, une sélection naturelle s’effectuait. Une sélection d’étudiants venant à Montréal, y restant quatre ans et ne comprenant toujours pas pourquoi nous y parlons français. Au beau milieu des Prairies ou même dans les parties plus reculées de l’Ontario, être francophone n’est pas un gros mot ni une barrière. Partout dans ce <em>Rest of Canada</em> demeure une tolérance et une ouverture d’esprit parfois absente du campus de l’Université McGill de Montréal, Québec.</p>
<p>Je retiens de ce périple que tout devient possible, rien ne demeure infaisable une fois que l’idée se matérialise. Chacun, à son rythme, chacun avec son itinéraire qu’il soit long ou non, aventureux ou pas. Le voyage est accessible à tous. Et peu importe le voyage. Qu’il soit en terre inconnue ou chez nous, au Québec.</p>
<p>Avant ce voyage, j’avais l’impression que nous connaissions tous une personne qui avait traversé le Canada en bicyclette. Si ce n’est pas votre cas, je veux bien être cette personne.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-7.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7989" title="Voyage (Société) 7" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Voyage-Société-7-595x334.jpg" alt width="595" height="334"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/florent-conti/?media=1" data-wpel-link="internal">Florent Conti</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<item>
		<title>«On veut étudier, on veut pas s’endetter!»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/%c2%abon-veut-etudier-pas-s%e2%80%99endetter%c2%bb/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 00:59:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[FEUQ]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Hausse]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais]]></category>
		<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les fédérations étudiantes manifestent contre la hausse généralisée des frais de scolarité et lancent leur première opération «grilled cheese avec Jean Charest ». </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/%c2%abon-veut-etudier-pas-s%e2%80%99endetter%c2%bb/" data-wpel-link="internal">«On veut étudier, on veut pas s’endetter!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe loading="lazy" src="https://player.vimeo.com/video/15611605" width="500" height="281" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p>Il est 10h30 en ce mercredi pluvieux d’octobre et une centaine d’étudiants s’est rassemblée au coin des rues Sherbrooke et McGill College devant le bureau du Premier ministre Jean Charest, pour distribuer des grilled cheese à la population. «C’est la première action de la campagne de sensibilisation sur la situation actuelle des étudiants, explique Louis-Philippe Savoie, président de Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Les grilled cheese symbolisent les 7$ par jour qu’un étudiant a pour manger.»</p>
<p>En effet, les associations universitaires redoutent une fragilisation de la situation économique déjà très précaire des étudiants, en raison de la hausse des droits de scolarité annoncée par le budget Bachand. Pour Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), «l’augmentation des frais de scolarité de 6% par année constitue un nouvel obstacle pour les finissants collégiens à s’engager dans un cursus universitaire.»</p>
<p>L’Institut de Recherche et d’Informations Socio-économique (IRIS) a publié, à la suite de la présentation du budget présenté en mars 2010, une analyse de l’impact qu’aurait la hausse des frais à l’université sur la population étudiante. Elle conclut que «les frais de scolarité ont une influence sur la fréquentation scolaire. Lorsque ceux-ci augmentent, une réduction de la fréquentation universitaire s’en suit généralement.» Pour l’IRIS, l’endettement étudiant augmente proportionnellement à l’augmentation des frais de scolarité.</p>
<p>Dans un contexte de déficit budgétaire, quelles seraient les alternatives à la hausse des droits de scolarité? Le président de la FEUQ est persuadé qu’une variété de moyens peut être mise en place sur le financement universitaire. «Cela fait plus de dix ans que l’on n’a pas de politique publique claire sur les moyens et mandats des universités et que ces dernières sont laissées à elles-mêmes en terme de financement, soutient Louis-Philippe Savoie. Il faut évaluer et établir leurs besoins et se donner les moyens financiers de les atteindre.»</p>
<p>Pour avoir des services publics de qualité dans le futur et maximiser les revenus de l’État, investir dans l’éducation supérieure semble être un choix pertinent selon la fédération. «C’est très rentable pour un gouvernement d’investir dans une université, assure Louis-Philippe, car chaque dollar investi rapporte 5.30$. De plus, les entreprises au Québec étant les premières bénéficiaires du système universitaire, leur contribution devrait être mise en cause car présentement elle est la plus basse en Amérique du Nord.»</p>
<p>«Des pétitions continuent à circuler, poursuit-il, nous avons déjà récolté plus de 3000 signatures. Dans les prochaines semaines sera lancée une enquête inédite sur les conditions de vie des étudiants afin d’avoir un portrait clair de leur situation, leur endettement, les motifs d’abandon, etc.»</p>
<p>Laurent Viau, président du Conseil National des Cycles Supérieur de la FEUQ, n’a également pas manqué de souligner qu’une «politique de différentiation des frais aurait également des impacts très graves. On a constaté qu’il était beaucoup plus difficile pour un étudiant venant d’une famille à revenus modestes d’accéder aux études universitaires en médecine dans le reste du Canada où l’endettement et  les frais de scolarité sont plus élevés.»<br>
La FEUQ (dont l’AÉUM ne fait d’ailleurs plus partie depuis 2006) compte également sur les rencontres prochaines avec la Ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, afin de communiquer sa position. Ces rencontres, qui se tiendront plus tard en automne, visent à déterminer la modalité de la hausse des droits de scolarité post-2012. Jusqu’ici, la TaCEQ (table de concertation des étudiants du Québec), à laquelle les étudiants de McGill sont affiliés, n’a pas prévu d’activité ou de réponse face au début des consultations.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/%c2%abon-veut-etudier-pas-s%e2%80%99endetter%c2%bb/" data-wpel-link="internal">«On veut étudier, on veut pas s’endetter!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les grands ballets de l’Univers</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/les-grands-ballets-de-l%e2%80%99univers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 23:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce début de millénaire, la tradition commune est issue du monde scientifique, dans lequel la religion et la mythologie perdent du terrain... jusqu’à être relégué au statut de tabou?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/les-grands-ballets-de-l%e2%80%99univers/" data-wpel-link="internal">Les grands ballets de l’Univers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mythologue Joseph Campbell a passé ses deux derniers étés à discuter avec le journaliste de télévision Bill Moyers à propos de mythologie. Le résultat: un documentaire et un livre d’accompagnement intitulé Joseph Campbell et le pouvoir du mythe, qui tente d’explorer la nature des grands principes, des idées et des mystères dans lesquels l’humain a toujours vécu. Cette œuvre, explique Campbell dans l’entretien, ont trait aux «problèmes internes profonds, les mystères internes, et les seuils internes du passage.»</p>
<p>Campbell décrit la mythologie comme «la chanson de l’univers» au rythme de laquelle nous dansons tous, même si nous ne nous en rendons pas nécessairement compte. Nous faisons tous partie de la mythologie; c’est une manifestation naturelle de l’expérience humaine.</p>
<p>S’il est vrai que la mythologie imprégnait plusieurs facettes du quotidien des anciennes civilisations et cultures, est-elle toujours présente dans les rouages de la société moderne? Le monde change à une vitesse étonnante, et l’innovation technologique est sans répit. Face à ces changements, l’Homme peut-il encore danser? La mythologie est-elle en voie de devenir taboue dans notre société moderne, ou l’est-elle déjà ?</p>
<p>«La mythologie est un puits de réponses, de la même façon que la religion ou la science le sont» rapporte Whiteside, étudiant à McGill et à Concordia. «En même temps, du point de vue de la mythologie en tant qu’histoires, je pense que c’est une manière valide d’y penser et de divorcer avec l’abstrait de la réalité.» À McGill, Whiteside passe ses heures d’études à traduire des œuvres grecques et latines. Il explique également que la mythologie est une source d’inspiration pour ses gravures.</p>
<p>«Je ne crois pas personnellement que les réponses apportées par la technologie entrent en contradiction avec celles issues du monde mythologique» explique Margaret Palczynski, professeur d’études classiques à McGill, dans une entrevue électronique. «Le mythe est une (it)expression naturelle(it) de notre humanité, tandis que la technologie est une conséquence naturelle de notre (it)capacité(it) humaine. Cette première contribue de plusieurs façons à la création, la préservation et la dispersion des mythes, anciens et modernes.» Depuis 15 ans, Madame Palczynski dispense le cours Introduction to Classical Mythology à des étudiants qui viennent de tous département académiques. Madame Palczynski  commence maintenant à intégrer dans son cours une exploration de l’origine des mythes et de leur importance dans certaines sociétés. </p>
<p>«À mon avis, explique Palczynski, la mythologie est un phénomène qui nous permet non seulement de nous exprimer, de comprendre, et d’apprendre beaucoup sur la signification du fait humain à travers les âges et les sociétés.» Le professeur ajoute que la mythologie y est aussi pour nous en apprendre sur le vivre-ensemble. </p>
<p>De cette ère globale, des nouveaux mythes émergeront-ils, demandait Moyers en concluant l’entretien? Campbell répond que, sans doute, si un nouveau mythe avait à naître, il aurait assurément trait à la nouvelle imperméabilité des frontières, et à l’union de toutes les nations. </p>
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		<title>Les invasions barbares II</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/3803/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 23:07:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Histoires de déclin, de civilisation et d’internet: les conséquences symboliques de la mondialisation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Début octobre (cela n’aura pas échappé aux assidus de BBC World News), la Chine envoyait son Premier Ministre Wen Jiabao en Grèce pour un voyage plus économique que diplomatique.</p>
<p>En effet, l’empire du Milieu rachètera bientôt les bons du trésor grec, sauvant ainsi l’économie du pays dévastée par la crise monétaire amorcée en 2009. Si la chose s’avère bénéfique pour la nation grecque et la résolution de sa situation financière catastrophique, il est une question intéressante à soulever quant aux conséquences symboliques et à la métaphore de cette intervention chinoise en Grèce.</p>
<p>Depuis l’antiquité jusqu’aux temps modernes, la civilisation européenne échangeait avec cette imprenable et très avancée civilisation chinoise. des relations de nature méfiante et admiratrice envers l’empire du Milieu devenu alors source de tous les fantasmes sur l’orient.</p>
<p>Après des millénaires de coexistence et d’expansion, l’imposante civilisation chinoise a finalement le dernier mot sur l’antique civilisation grecque, dont la plupart des Européens sont issus. Dans les faits, cette action chinoise en Europe entre dans une logique que nous connaissons: celle de la mondialisation. Rien de choquant à cela. Symboliquement, en revanche, certains pourraient analyser que c’est la fin d’une civilisation souveraine en Europe: la civilisation hellénique.</p>
<p>Qui pourrait faire le rapprochement entre la nature strictement économique de l’événement et son aspect symbolique? Les étudiants en sciences politiques ont tous lu l’engagé Clash of Civilizations de feu Samuel Huntington. Ce texte controversé explique que les interactions de l’ordre international sont inévitablement animées par une violente opposition entre les civilisations. Ces dernières, selon cette théorie, sont vouées à se livrer bataille du fait de leurs inconciliables différences culturelles.</p>
<p>Dans l’imaginaire collectif, le choc des civilisations semble être une évidence lorsqu’on parcourt les débats sur ce sujet. Cette notion y est en fait extrêmement liée à une conviction: l’existence d’une conspiration mondiale. D’une certaine manière, Internet a propulsé cette vision du monde d’une manière unique. C’est par la circulation ultra rapide et facile des idées que l’on constate maintenant une masse d’informations à ce sujet.</p>
<p>La théorie du choc des civilisations est relayée par les paroles d’innombrables professeurs, journalistes, hommes politiques, inconnus ou bannis des débats conventionnels qui ont acquis un statut et une légitimité grâce à la Toile. Sans le côté accessible, et avant-gardiste d’internet, cette minorité qui s’exprime n’aurait jamais pu émerger et diffuser sa simpliste pensée faussement polémique.</p>
<p>Pour les adeptes du «choc des civilisations», la symbolique de l’entente sino-grecque devrait être signifiante. Pour d’autres, il semble que l’événement importe peu dans un système internationalisé où le mot libéralisation tient toute sa place. Dans le contexte de la mondialisation, notre psyché contemporaine paraît moins sensible à tout ce qui touche l’héritage culturel et sa préservation; il est pourtant intéressant de se dire que, il n’y a pas si longtemps, on aurait perçu ces faits comme une véritable catastrophe pour la culture occidentale.</p>
<p>Deux hypothèses pourraient expliquer cette situation. Peut-être n’avons-nous que faire de nos cultures ancestrales et de leur survivance, ou peut-être avons-nous appris, à raison, à passer au-dessus de ces luttes de civilisations, luttes qui ont autrefois mis le monde à feu et à sang.</p>
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		<title>Ça roule pour Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/21/ca-roule-pour-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florent Conti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 18:54:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous en avez entendu parler, ça a peut-être perturbé vos déplacements: le 12 septembre dernier avait lieu le Grand Prix Cycliste de Montréal. Serge Arsenault, présentateur de la soirée du Hockey dans les années 1980, ancien président du Marathon de Montréal et propriétaire du groupe média Serdy, a su convaincre gouvernement, mairies et Union Cycliste Internationale (UCI) d’«importer» les équipes du Tour de France pour deux courses se passant dans la belle province.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«Merci de nous prêter le Mont-Royal!»<br>
‑Charly Mottet, ancien champion cycliste et manager sport du Grand Prix Cycliste de Québec et de Montréal. </p>
<p>Vous en avez entendu parler, ça a peut-être perturbé vos déplacements: le 12 septembre dernier avait lieu le Grand Prix Cycliste de Montréal. Serge Arsenault, présentateur de la soirée du Hockey dans les années 1980, ancien président du Marathon de Montréal et propriétaire du groupe média Serdy, a su convaincre gouvernement, mairies et Union Cycliste Internationale (UCI) d’«importer» les équipes du Tour de France pour deux courses se passant dans la belle province. Pour Pat McQuaid, président de l’UCI «il y a une belle tradition cycliste&nbsp;à Montréal. Le fait d’organiser cette épreuve en Amérique constitue un pas en avant extrêmement important dans le cadre de la mondialisation du cyclisme».<br>
Fermer l’avenue du Parc, le boulevard Édouard-Montpetit, le chemin de la Côte-Ste-Catherine, ainsi que l’accès au mont-Royal ça a un prix: on estime l’investissement à un million de dollars. Mais les retombées économiques pour ce genre d’événement sont d’ordinaire positives. De plus, la diffusion des images d’une ville pendant cinq heures «offrent une plate-forme rarement égalée pour accroître la réputation et le rayonnement international des villes de Québec et de Montréal» selon Denis Lebel, ministre d’état pour l’Agence de Développement Économique.</p>
<p>Les événements sportifs dans la métropole se multiplient: les Canadiens, les Alouettes, l’Impact (qui entrera en ligue majeure de soccer en 2012), la Coupe Rogers de Tennis, le Grand Prix de Formule 1 et la course NASCAR. Montréal compte également un nombre incalculable de rencontres culturelles tels que les très connus Festival International de Jazz et Festival des Films du Monde.</p>
<p>À organiser tant de choses si excitantes, Montréal semble ressentir un besoin de briller  aux yeux du monde. D’où vient ce besoin? Est-ce un moyen pour les Montréalais de maintenir leur caractère distinct, de demeurer une métropole francophone influente en Amérique du Nord? Le monopole économique perdu dans les années 1970 se compenserait-il par un calendrier événementiel qui ne cesse de s’enrichir depuis de nombreuses années maintenant?x</p>
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