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	<title>Éléa Larribe - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Légalisation du pot : quoi savoir?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/10/16/legalisation-du-pot-quoi-savoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2018 13:41:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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		<item>
		<title>Réflexions sur la crise des migrant.e.s</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/17/reflexions-sur-la-crise-des-migrant-e-s/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2018/02/17/reflexions-sur-la-crise-des-migrant-e-s/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Feb 2018 21:54:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiant.e.s mcgillois.e.s se mobilisent pour les réfugié.e.s.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/17/reflexions-sur-la-crise-des-migrant-e-s/" data-wpel-link="internal">Réflexions sur la crise des migrant.e.s</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 3 février, les murs de McGill ont accueilli quatre invité·e·s de qualité pour participer au <em>Global Development Forum</em>, une initiative des étudiant·e·s pour recueillir idées et expériences liées à la crise des réfugié·e·s.</p>
<p><strong>Une multitude d’intervenants</strong></p>
<p>Denise Otis, conseillère juridique du Haut Commissariat pour les Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), a ouvert la conversation en rappelant les plus gros problèmes entourant la crise des réfugié·e·s. Plus de la moitié des réfugié·e·s étant des enfants, la question de l’éducation de ces jeunes et de leur intégration sociale sur le long terme est essentielle. La vision positive associée aux terres d’accueil s’est également largement détériorée d’après Otis. En effet, si les Canadien·ne·s étaient extrêmement fiers il y a 31 ans de recevoir la prestigieuse médaille Nansen, remise à ceux qui œuvrent en faveur des réfugié·e·s, les élections en Occident sont, d’après elle, aujourd’hui souvent prétexte à fermer un peu plus ses portes aux populations déplacées. Cependant, elle a souligné l’importance de répondre aux peurs et aux préoccupations de la population, et d’y répondre afin de transformer l’ignorance et les craintes qui en découlent en empathie.</p>
<p>La deuxième intervenante, Nadia Naffi, professeure à Concordia, a expliqué le rôle des jeunes sur les réseaux sociaux. Elle pense que la jeunesse a un véritable pouvoir virtuel pour contrer la propagande et la diffusion de <em>fake news</em> à l’encontre des réfugiés. Ainsi, d’après elle, il suffit de poser les bonnes questions afin de faire évoluer les mentalités. Elle a aussi dénoncé l’utilisation d’images sorties de contextes par certains partis politiques comme UKIP (<em>UK Independence Party</em>, soit le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, <em>ndlr</em>) afin de propager une image péjorative des réfugié·e·s.</p>
<p>Abdulla Daoud, directeur exécutif de Devbloc au Centre des Réfugiés de Montréal, a ensuite proposé aux étudiant·e·s des statistiques et définitions pour mieux comprendre les enjeux liés aux réfugié·e·s. Il a par exemple souligné que le Canada était à la fois un des pays occidentaux les moins endettés et les plus riches, et l’un de ceux qui reçoivent le moins de réfugiés. Il a ensuite présenté le projet d’intelligence artificielle LUNA. Cette dernière fonctionne comme un <em>chat</em>&nbsp;virtuel avec leréfugié·e, mais le logiciel collecte à travers ce dialogue les informations nécessaires pour remplir le dossier de demande d’asile, ce qu’elle remplit automatiquement après les avoir traduites. Cela permet aux réfugié·e·s d’éviter de passer des heures à remplir des formulaires souvent complexes et dans une langue étrangère.</p>
<p>La dernière intervenante n’était autre que Gabriela Ramos, directrice de cabinet et Sherpa de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques,<em>&nbsp;ndlr</em>) au G20. Elle a présenté le fossé entre les mythes liés aux réfugiés et la réalité. Les sondages faits auprès de nombreux citoyens européens ont ainsi démontré que leur perception de la part des migrant·e·s dans la population totale est erronée. De nombreuses statistiques confirment son affirmation: par exemple, d’après une étude du <em>Humanitarian Index</em>&nbsp;faite en 2016, les Allemand·e·s et les Françai·e·s croient avoir accueilli un nombre de réfugié·e·s 5 fois supérieur au nombre réel. Madame Ramos a évoqué d’autres problèmes liés à l’intégration (<em>resettlement, ndlr</em>) des réfugié·e·s dans leur pays d’accueil, comme l’islamophobie: 55% des Anglai·e·s pensent qu’il faut cesser l’immigration de personnes en provenance de pays musulmans. D’après elle, plusieurs solutions pourraient permettre une meilleure intégration des réfugié·e·s: de nouveaux outils éducatifs pour une société plus tolérante, et une implication du secteur privé dans l’insertion professionnelle des réfugiés.</p>
<p><strong>Réalité vécue</strong></p>
<p>Les étudiant·e·s ont ensuite été invité·e·s à participer à une activité de simulation de crise. Divisés en trois groupes, ils ont dû résoudre les défis d’une guerre civile fictive en Turquie qui complexifierait et empirerait l’actuelle crise des réfugié·e·s en l’espace d’une heure seulement, sous l’œil avisé de Mme Ramos. Les réponses proposées par les étudiant·e·s traduisaient souvent le besoin d’une Europe plus unie politiquement, de résolution de crises prises directement à la source du problème dans les pays en guerre, et soulignaient le potentiel des nouvelles technologies pour rendre le processus de migration forcée plus efficace et organisé —et donc plus humain.</p>
<p>Une foire des OGN a ensuite eu lieu autour de dégustations de fromages et de vins. 6 organisations étaient représentées: Opération Evac, dédiée à l’amélioration des conditions de vie des réfugiés Syriens à Montréal; <em>Say Ça&nbsp;!</em>, &nbsp;qui accompagne les réfugié·e·s et les migrant·e·s dans des programmes d’apprentissage leur permettant de développer des relations humaines et un rapport plus serein à leur nouvel environnement; <em>Alternatives Action and Communication Network for International Development</em>, qui promeut les droits de l’Homme, la démocratie, la justice sociale et environnementale et la solidarité internationale; <em>WUSC</em>, ou <em>McGill Students for World University Service of Canada</em>,&nbsp;qui connecte les étudiants avec des leaders et des initiatives sur les campus universitaires à travers le pays; <em>McGill Students for Amnesty International</em>, qui dénonce les violations aux droits de l’Homme, et<em> McGill Students for UNICEF</em>, qui collecte des fonds et travaille en étroite collaboration avec UNICEF Canada.</p>
<p><strong>Sujet novateur?</strong></p>
<p>Sarah Herlaut, une des étudiant·e·s en charge de l’organisation de l’événement, explique le choix du thème du forum de cette année: «on trouvait qu’il manquait des évènements qui abordaient la question des réfugiés avec un angle plus orienté vers l’action&nbsp;[…] et la perception projetée par les médias». Les sujets plus souvent évoqués, comme les conditions de vie dans les camps, ne permettent pas «[de] comprendre comment mieux aider». Le forum a ainsi permis de créer un espace pour tenter de comprendre les différentes facettes de la médiatisation de la crise des réfugié·e·s et du soutien aux réfugié·e·s dans un contexte familier aux étudiant·e·s —les réseaux sociaux et la ville de Montréal.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’avenir du jeu vidéo</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/lavenir-du-jeu-video/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 17:05:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[réalité virtuelle]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit rencontre deux étudiants d’ISART Digital, École de jeux vidéos à Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b><i>Le Délit (LD):</i></b></span><span class="s2"><b><i> </i></b><i>Martin Carrier disait le mois dernier sur Radio Canada que Montréal est en quelque sorte le Hollywood des jeux vidéo. Qu’est-ce qui rend Montréal si spéciale dans le domaine? Pourquoi avez-vous choisi de venir étudier ici en particulier?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas Grillet (Artiste 3D)</b></span><span class="s2">: Ici, l’industrie du jeu vidéo et du film est vraiment bien plus implantée qu’en France. Depuis l’arrivée d’Ubisoft, il y a quelques années, le gouvernement québécois et les banques ont pris le pas en versant des subventions ou en accordant des emprunts à de nouveaux studios prometteurs et indépendants. Beaucoup de spécialistes et d’écoles se sont concentrés à Montréal autour d’Ubisoft. C’est maintenant une ville incontournable pour débuter sa carrière. C’est la raison de ma venue ici, pour apprendre et travailler avec les meilleurs.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément Cairon (Concepteur de jeux vidéo)</b></span><span class="s2"><b>:</b> Montréal est considérée comme un véritable Eldorado pour les développeurs de jeux. Montréal a compris l’importance du média, ce qui a attiré de nombreux studios à s’y installer, rendant le marché du travail plus développé et accessible qu’ailleurs. C’est pourquoi j’ai décidé d’y apprendre mon métier afin de pouvoir par la suite me donner la chance de travailler dans l’un des rares endroits où pionniers de l’industrie et nouveaux arrivants se côtoient autour de la même passion.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b></span><span class="s2"> <i>Vous nous avez fait essayer la VR (réalité virtuelle). Est-ce que vous pensez que la VR est le futur du jeu vidéo? Quels sont ses bons et ses mauvais côtés par rapport à d’autres supports?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément:</b></span><span class="s2"><b> </b>Le futur du jeu vidéo est flou, même pour les professionnels de l’industrie. Il est compliqué de s’imaginer de façon précise comment nous jouerons d’ici quelques années. Avec l’arrivée de la VR, on est à même de proposer et de créer des expériences nouvelles et différentes des jeux «classiques». Pour l’instant, même les créateurs expérimentent encore avec l’outil, bien qu’il soit prometteur autant pour les utilisateurs que pour les développeurs, qui peuvent désormais inventer de nouvelles façon d’interagir avec un produit technologique de la sorte. La VR n’étant pas exclusive au jeu vidéo, il est possible qu’elle se démocratise dans beaucoup d’autres domaines, en médecine notamment. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas:</b></span><span class="s2"><b> </b>Pour l’instant, il y a beaucoup de contraintes: principalement le prix, l’infrastructure nécessaire, et la puissance de la machine qui limitent beaucoup le développement de jeu VR; mais après avoir mis le casque sur la tête, on comprend vite les enjeux et les possibilités de la technologie.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>« </b>Montréal est considérée comme un véritable Eldorado pour les développeurs de jeux<b> »</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b></span><span class="s2"><b> </b><i>On parle beaucoup de jeunes qui s’engagent dans des études sans débouchés ou qui ont peur de ne pas trouver de travail à la sortie de leurs études. Le jeu vidéo est un marché en plein essor, est-ce que vous êtes confiants pour la suite?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas:</b> </span><span class="s2">C’est un marché avec énormément de débouchés et de possibilités de carrières. Par exemple, le pont entre le jeu vidéo et le monde du cinéma (cinéma d’animation ou en prise de vue réelle avec CG) est toujours possible dans le monde de la 3D. Ce sont des études où le travail est intense et dense mais vraiment gratifiant. La marge de progression est rapide mais implique quelques concessions dans le rythme de vie. Au cours de nos études, on doit effectuer des stages, et après avoir passé beaucoup d’heures de travail, entendre un professionnel dire que «c’est du bon boulot» ou encore «c’est prometteur» sonne comme le plus doux des compliments. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2">L’industrie est en plein essor, et au vue de la technologie qui se développe à vitesse grand V, et des nouveaux outils, mécaniques et automatismes qui voient le jour chaque année, je suis convaincu que c’est un médium qui va continuer à croître et s’étoffer avec le temps.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément:</b></span><span class="s2"> Non seulement l’industrie du jeu est en expansion, mais plus globalement nos façons de vivre évoluent. On retrouve de plus en plus le phénomène de <i>gamification</i> dans des domaines initialement nullement reliés au jeu. Il y a des débouchés tant dans la création pure et dure de jeux vidéos que dans l’adaptation de certains mécanismes du medium pour notre vie quotidienne. Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre routine et il est clair que la demande pour des personnes formées pour et capables d’imaginer ces ponts entre jeu vidéo et vie de tous les jours, est grandissante.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>« </b>L’interactivité permise par les jeux ouvre de nouvelles perspectives qui ne sont pas à la portée des médias classiques <b>»</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD: </b></span><span class="s2"><i>Cette année, les politiques ont adopté les jeux vidéo pour séduire les jeunes. Par exemple, les soutiens de Jean-Luc Mélenchon (candidat à la présidentielle française, ndlr) ont créé le jeu Fiscal Kombat, et une version de Flappy Bird avec Donald Trump et Hillary Clinton avait été créée pendant la dernière campagne présidentielle aux États-Unis. Que pensez-vous de cette utilisation du jeu vidéo? Est-ce que le jeu vidéo doit seulement servir à divertir, ou peut-il ou doit-il avoir d’autres usages?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas: </b></span><span class="s2">Beaucoup de studios ou d’entreprises n’utilisent pas nécessairement le jeu vidéo que pour le divertissement, bien que ce soit la fonction principale du médium. De nombreux jeux servent à faire de la prévention, à apprendre des langues (comme <i>Influent</i>), ou à aider les personnes en dépression (comme SPARX). D’ailleurs, il y a quelques semaines, notre classe a reçu une offre de stage pour faire des jeux destinés aux enfants des hôpitaux canadiens, et ce n’est pas la seule opportunité de ce genre que l’on a reçu. Donc, le fait que des partis politiques, par exemple, utilisent le jeu vidéo pour faire passer un message ou pour de la communication, ne m’étonne pas. C’est un média comme le cinéma, la musique, ou la photo, il ne se limite pas juste à plaire à l’œil ou divertir.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément:</b> </span><span class="s2">Il est important que le jeu vidéo ne reste pas cantonné à son rôle de divertissement. Comme n’importe quel autre média, il est un support qui permet la transmission d’émotions et de messages; on peut apprendre en jouant, se divertir, et bien sûr également forger son esprit critique. Un jeu vidéo reste un produit créatif avant tout dont le but de l’expérience incombe à ses créateurs. L’idée qu’un jeu puisse changer des mentalités peut sembler incongrue mais est loin d’être un conte de fées. L’approche ludique du média permet d’aborder des sujets bien réels sous de nouveaux angles par rapport à d’autre supports.</span><span class="s1">L’interactivité permise par les jeux ouvre de nouvelles perspectives qui ne sont pas à la portée des médias classiques, devant lesquels on se retrouve finalement plus spectateur que moteur d’une action. Il est certain que l’on ressent les choses différemment lorsqu’on les accomplit, même virtuellement, que lorsqu’on les lit ou voit, et qu’un jeu engagé peut avoir au moins autant, si ce n’est plus d’effet sur une personne qu’un article pertinent. Pour ce qui est du cas de <i>Fiscal Kombat</i> par exemple, on peut plus parler d’un coup de communication que d’un jeu engagé et destiné à faire réfléchir, mais il est certain que le média va de plus en plus être exploité à des fins politiques et critiques, pour le meilleur comme pour le pire. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comprendre «l’autre»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/comprendre-lautre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 13:40:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le sommet des réfugiés, par HANY.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>L</i></span><span class="s1"><i>e Délit</i> vous a déjà parlé de HANY, cet&nbsp;organisme de bienfaisance mcgillois qui a vocation à offrir des cours de français et d’anglais aux réfugiés syriens. Dimanche 5 février, HANY organisait une discussion sur le sujet de la crise des réfugiés.</span></p>
<p class="p1"><b>La théorie et la pratique</b></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le premier intervenant était Arash Abizadeh, professeur de sciences politiques à McGill. S’appuyant sur une perspective morale, philosophique et théorique, le professeur Abizadeh a expliqué quels étaient les devoirs de l’état par rapport aux réfugiés. Parce que les citoyens sont soumis à l’autorité des institutions de leur pays, eux seuls ont le pouvoir démocratique de les changer, à travers le vote. Du point de vue des institutions politiques, limiter le nombre de citoyens, c’est donc limiter le nombre d’individus à qui rendre des comptes. Cependant, ne pas donner le droit de s’exprimer à une partie des habitants alors même qu’ils sont soumis aux lois, n’est-ce pas discutable? Faire passer d’abord sa propre population est logique, mais ne justifie pas de tourner le dos aux non-citoyens; car moralement parlant, chaque être humain a la même valeur. S’exprimait en parallèle M. Paul Clarke, un ancien banquier, désormais directeur d’Action réfugiés Montréal, qui pour sa part décrivait son expérience personnelle dans son travail avec les réfugiés. Il a rappelé que sous cette appellation se trouvent des personnes persécutées en raison de leur appartenance ethnique, religieuse ou de leur nationalité — à différencier donc des immigrés économiques. Il a aussi souligné les problèmes administratifs auxquels se heurtent souvent les réfugiés, qui attendent parfois des années au péril de leur vie les visas nécessaires à leur départ.</span></p>
<blockquote>
<p class="p6">Du point de vue des institutions politiques, limiter le nombre de citoyens, c’est donc limiter le nombre d’individus à qui rendre des comptes.</p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Politiques islamophobes </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Frédéric Bérard, co-directeur de l’Observatoire national en matière de droits linguistiques, est ensuite intervenu; son franc-parler et ses expressions imagées ont rapidement fait fuser les éclats de rire dans la salle. Un véritable one-man show, mais pour une accusation forte contre les politiques québécois. Revenant sur l’attentat tragique à la mosquée de Québec, il explique que malgré les conclusions hâtives répandues sur les réseaux sociaux, Donald Trump n’avait probablement que très peu influencé ce crime de haine. En effet, l’acharnement contre les musulmans — et plus spécifiquement contre la femme musulmane voilée,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>est au centre de multiples controverses. Il les juge souvent dérisoires et ultra-médiatisées et explique qu’elles existent depuis plusieurs années dans la province canadienne. Peignant un portrait peu élogieux des médias et politiques québécois, il a ajouté que les manifestations massives de recueillement organisées en réponse à cet attentat étaient chargées d’espoir. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Enfin, M. Taillefer, homme d’affaires, détenteur d’une grande part de l’industrie du taxi à Montréal et du magazine l’<i>Actualité</i>, a donné son avis sur la question. Il a présenté l’immigration comme «le principal remède» aux problèmes économiques auxquels fait face la province québécoise, et auxquels elle fera face dans le futur, avec une population vieillissante et un besoin de main d’œuvre croissant.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Pour lui, «il faut doubler l’immigration au Québec». De plus, il est important selon lui de reconnaître les diplômes étrangers et permettre à ces migrants de travailler dans le secteur qu’ils connaissent.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ces différents points de vue ont permis de répondre aux critiques souvent données par les voix anti-immigration, en explorant le rôle de l’<i>outsider</i> dans la vie politique, sociale et économique du pays dans lequel il s’installe. HANY nous a donc proposé, à travers ce sommet, une image des réfugiés plus humaine que celle souvent offerte par les médias, et une réflexion sérieuse sur ce sujet qui reste au cœur de l’actualité.&nbsp;</span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La résistance anti-Trump</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/la-resistance-anti-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 14:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>GRIP-Concordia organise un rassemblement pour répondre à l’élection américaine. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/la-resistance-anti-trump/" data-wpel-link="internal">La résistance anti-Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a nouvelle de son élection est à peine tombée, il n’est même pas encore en fonction, mais déjà on s’affole de par le monde entier. Donald Trump sera donc le prochain président du pays le plus puissant au monde. «<i>Vous avez dormi très tard mardi soir, parce que vous attendiez les résultats, vous vous êtes endormis avec confusion, colère et vous êtes levés avec les mêmes sentiments — découragés, peut-être?</i>», comme le décrit Jaggi. Pourquoi ne pas transformer ces sentiments en une énergie positive et créatrice? C’est en tout cas ce que le jeune homme propose. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un vote extrêmement contesté </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le vote populaire semblant donner la victoire à Hillary Clinton, beaucoup de citoyens américains s’insurgent devant les résultats et face à ce type bien particulier de scrutin indirect. C’est en particulier le cas de l’État de la Californie où l’écrasante majorité de Clinton (61.5%) a soulevé la question d’un «Calexit». Plusieurs manifestations anti-Trump ont déjà eu lieu dans plusieurs États américains… Et ici aussi, à Montréal.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En effet, au lendemain des résultats, le jeudi 10 novembre, la communauté de Concordia et le Groupe de recherche d’intérêt public au Québec de l’Université (GRIP-Concordia, ou<i> QPIRG-Concordia </i>en anglais, <i>ndlr</i>) ont organisé une rencontre. Cette «réunion communautaire» avait pour but de former une résistance anti-Trump.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Dans la salle, l’ambiance est chaleureuse et l’on manque de place: pendant la première heure, les gens ne cessent d’affluer. Immédiatement, le ton est donné: l’endroit est un espace sécuritaire, et ressemble à bien des égards aux mouvements ou forums comme Nuit Debout (manifestations organisées en France suite à l’adoption d’une nouvelle loi de réglementation du travail, <i>ndlr</i>): la parole est donnée tour à tour par un modérateur, le créateur de l’événement, et on peut «applaudir» silencieusement en agitant les mains si une idée nous plaît ou nous inspire. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Réactions à chaud</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La réunion consiste en un véritable <i>brainstorming</i> des émotions de chacun face à l’élection de Trump: à travers les mots «terrifié», «motivé», «sans voix», transparaît bien une incrédulité générale, mais surtout un désir de faire bouger les choses.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ainsi, quand on demande à l’assemblée quelles initiatives pourraient améliorer la situation, les idées fusent: se réunir et s’allier à d’autres mouvements en Amérique du Nord; essayer d’analyser les résultats de cette élection pour éviter que le schéma se reproduise en Europe, où des élections seront tenues prochainement (en France et en Allemagne, entre autres); soutenir les minorités et valeurs méprisées par Trump; et pour cela sensibiliser la population au consentement, à la communauté LGBTQ+, aux personnes de couleurs ou aux autochtones. Beaucoup s’inquiètent, non seulement des crimes de haines, de la surveillance de la NSA entre les mains d’un tel homme, et de l’impact sur le changement climatique que ses mesures auront. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Plusieurs sentent une forme d’urgence: il faut (ré)agir vite. C’est par exemple le cas de Talia Ralph et Victoria Woo, deux étudiantes de McGill présentes: «<i>Je recherchais des rassemblements pour un </i>débriefing<i> immédiat, et celui-ci était le premier qui semblait organisé avec un but clair.</i>» </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Affront, affirmation, démocratique ?</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Tocqueville le dénonçait déjà il y a deux siècles: la démocratie, c’est la tyrannie de la majorité. Ainsi, les résultats d’élections démocratiques font toujours des déçus. Nonobstant cette constatation, que penser de cette «majorité», face à un absentéisme colossal: 45.8% des citoyens en âge de voter n’ont pas rempli leur droit civique?</span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Donald Trump reste le président élu dans les règles de l’art par le peuple américain: ne pas reconnaître la légitimité de Trump, n’est-ce pas anti-démocratique? Les deux étudiantes de McGill réfutent cette idée: «<i>Ce n’est pas simplement à propos de Trump comme président élu démocratiquement, mais plutôt un problème global, un changement structurel visible de la société. J’aimerais qu’il y ait une manière de parler de ça sans évoquer Trump — il représente ce qui arrive dans la société depuis un long moment</i>», expliquent-elles. Il s’agit, plutôt que de se lever face à un individu, de «<i>résister aux mouvements homophobes et xénophobes à grande échelle</i>». </span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Jaggi, l’organisateur principal de l’événement à travers le GRIP-Concordia, conçoit aussi cette question démocratique à une échelle plus large: «<i>Le fait que quelqu’un vienne d’être élu, ça ne veut pas dire se taire et ne rien faire. La démocratie, ce n’est pas juste quelque chose de bureaucratique et électoral, c’est dans ce que l’on fait tous les jours</i>». Il ajoute, «<i>les manifestants et manifestantes dans à peu près 25 villes aux États-Unis et aussi ici au Canada, ce sont eux les démocrates</i>».</span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Il souligne ici un point essentiel: laisser la parole aux opposants, c’est une liberté permise par la démocratie. En général, le président élu endosse un rôle unificateur; mais l’élection très controversée fait planer le doute: Trump réussira-t-il à réconcilier une Amérique profondément divisée? </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Le découragement, ou le cynisme?</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Les deux étudiantes mcgilloises insistent: «<i>Aujourd’hui, plus que jamais</i>», il est temps d’agir. Lorsqu’on lui demande s’il a un message à faire passer à ceux découragés par les résultats, ou la politique en général, Jaggi répond : «<i>Je respecte toujours toute émotion: chaque personne a son propre trajet pour gérer, tout ça. On n’a pas besoin d’avoir une compétition entre nos émotions. Moi, personnellement, je suis en colère et je suis aussi inspiré pour la lutte, mais je ne demande pas aux autres de ne pas respecter leurs émotions</i>». Être découragé, en colère, heureux, avoir davantage envie de s’impliquer — tout ressenti est donc valable, valide. En revanche, Jaggi dénonce le cynisme politique, une dynamique qu’il juge cependant peu répandue au vu des diverses manifestations qu’a vécu l’Amérique du Nord ces derniers jours.&nbsp;</span></p>
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		<title>«&#160;Se dessiner un futur plus prometteur&#160;»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/30/se-dessiner-un-futur-plus-prometteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Oct 2016 05:36:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bénévolat]]></category>
		<category><![CDATA[HANY]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Courte rencontre avec HANY, l'association mcgilloise de soutien aux réfugiés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">Le </span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">Délit</span><em><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">&nbsp;a pu rencontrer Rachel Vincent-Clarke, directrice des chapitres et co-fondatrice de HANY, la naissante organisation mcgilloise dont nous vous parlions cette semaine dans nos pages cette semaine. HANY commencera dès l’hiver prochain à offrir des séances de tutorat de français et anglais aux réfugiés syriens à Montréal.</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>Le Délit (LD):</b><em>&nbsp;Quand, pour la première fois, avez-vous eu l’idée de créer HANY?</em></span></p>
<p><strong><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">R</span>achel Vincent-Clarke (RVC):&nbsp;</strong><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">Florence&nbsp;et moi ressentions le besoin de nous impliquer dans&nbsp;l’établissement d’un dénouement positif pour les victimes de la crise syrienne. Étant toutes les deux&nbsp;modérément politisées, militantes pour l’éducation et sensibles à la souffrance des autres, HANY est en quelque sorte le fruit lentement murit de plusieurs de nos entretiens portant sur la guerre civile syrienne, les politiques canadiennes d’immigration et les droits des réfugiés.&nbsp;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><strong>LD:&nbsp;</strong><em>Beaucoup de gens peuvent être touchés par l’histoire d’Hany, le jeune syrien qui vous a inspiré cette association. Mais peu iraient jusqu’à créer une association! Quel a été le déclic, comment êtes-vous venues à en discuter entre vous?&nbsp;</em></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><strong>RVC:&nbsp;</strong>Notre découverte des capsules «<em>Looking for Hany</em>», publiées sur le site de <em>UNHCR TRACKS</em>, constitue l’événement clé ayant mené à l’avènement de notre organisme.&nbsp;Ces&nbsp;courts épisodes mettant en scène le périple d’Hany al Moliya, un jeune réfugié Syrien de 22 ans, traduisent le désir le plus cher de tous les réfugiés, soit celui de voir se dessiner un futur plus prometteur.&nbsp;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">Il nous semble évident que le futur des réfugiés est en grande partie influencé par les opportunités qui leurs sont offertes une fois établis dans leur pays d’accueil. C’est pourquoi l’objectif de HANY est de leur offrir le plus grand nombre d’opportunités éducatives et socioculturelles afin qu’ils puissent réaliser leur plein potentiel.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><strong>LD:</strong>&nbsp;<em>Est-ce que Hany est au courant que cette association existe?</em></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><strong>RVC:&nbsp;</strong>Oui, bien évidemment. Hany a des projets qui lui sont propres et n’est pas impliqué personnellement dans nos démarches, mais il est au courant de l’existence de notre organisme et est touché que son histoire ait pu inspirer une telle initiative.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><strong>LD:&nbsp;</strong><em>Un dernier mot pour encourager nos lecteurs à venir découvrir HANY?</em></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><strong>RVC:&nbsp;</strong>Nous organiserons une campagne de socio-financement «10 jours pour HANY» du 31 octobre au 9 novembre! Une part des fonds recueillis par le biais de cette campagne sera allouée à l’achat de manuels et de fournitures scolaires pour nos séances de tutorat. Notre programme éducationnel sera organisé en partenariat avec des organismes communautaires montréalais. Une autre partie des fonds recueillis sera&nbsp;investie&nbsp;dans des opportunités sociales et culturelles pour les réfugiés syriens (musées, sorties au théâtre, soirées de poésie, événements musicaux, activités sportives, etc.).</span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">Si vous êtes intéressés à vous impliquer au sein de notre organisation, il y a des positions toujours disponibles dans le sous-comité des opérations, celui des finances et celui des chapitres!&nbsp;Si vous souhaitez appliquer pour devenir un•e tuteur ou tutrice, vous pouvez le faire en ligne, tous les liens sont disponibes sur notre page&nbsp;<em>facebook</em>.</span></p>
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		<title>Pour l’intégration des réfugiés</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/25/pour-lintegration-des-refugies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 13:16:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez HANY, une nouvelle association mcgilloise de tutorat étudiant.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">V</span><span class="s1">ous vous êtes peut-être quelques fois sentis perdus en voyant l’immense liste d’associations proposées par l’Université. Vous avez sûrement supprimés quelques-uns des dizaines de mails hebdomadaires de McGill sans en lire le contenu… Et si vous aviez raté l’occasion de découvrir HANY? <i>Le Délit</i> s’intéresse à cette association mcgilloise qui vient de voir le jour, et qui signale un renouveau de l’engagement étudiant auprès des réfugiés arrivant au Québec.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Au cœur du projet, les réfugiés</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ces dernières années, vous avez forcément entendu parler de la crise des migrants en Europe, entendu les polémiques engendrées par le flux de réfugiés syriens, écouté des politiques plus ou moins bienveillantes à l’égard de ces nouveaux-venus. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’année dernière, le très controversé événement <i>Imitation d’un camp de réfugié à l’intersection Y</i> (<i>Mock Refugee Camp on Campus at the Y Intersection</i>, <i>ndlr</i>) avait soulevé un tollé. La maladresse de cette démarche avait au moins permis un débat entre les étudiants sur le sujet. Aujourd’hui, la création d’HANY apparaît comme une initiative à la réception plus positive.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">C’est l’histoire d’Hany Al Moliya, un jeune homme syrien désormais établi au Canada, qui a inspiré le nom — et la création — de l’association. L’idée est de permettre l’intégration de réfugiés à travers des cours de langues (français et anglais). Au cœur du projet, la conviction que tout le monde mérite une éducation afin de s’épanouir et de développer pleinement son potentiel. Être capable de communiquer est aussi un biais essentiel pour une meilleure intégration dans le pays d’accueil des réfugiés.&nbsp;</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Rappelons que 31 500 réfugiés syriens ont été ou vont être accueillis par le Canada, et que 7 500 d’entre eux ont pour destination le Québec.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un enthousiasme communicatif</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">C’est dans une ambiance très chaleureuse et sympathique que l’équipe d’HANY a accueilli, ce mardi 18 octobre à 19 h à Chancellor Day, un petit groupe de curieux intéressés par l’initiative. Le café était offert, et leur bonne humeur contagieuse. Les deux fondatrices, Florence Chaussé et Rachel Vincent-Clarke étaient entourées de leur équipe. Après une brève présentation du projet, elles ont présenté les postes vacants au sein de l’équipe, et invité chacun à postuler. Un large éventail de compétences pourrait être utile à HANY: entre autres sont recherchés des talents en communication, gestion et comptabilité.</span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Le conseil exécutif de HANY parle aussi bien le français que l’anglais, mais quelle que soit la langue dans laquelle vous êtes le plus à l’aise, vos aptitudes linguistiques pourront aussi faire de vous un bon tuteur pour l’association, et vous permettre dèenseigner une des deux langues directement aux réfugiés. </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Pour d’éventuelles questions, l’équipe de HANY invite toute personne intéressée à les contacter directement en ligne ou à visiter leur site déjà disponible en français, en anglais et en arabe. </span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Bénévolat à grande échelle</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si pour l’instant, HANY est une association étudiante de McGill, leur but à long terme est d’étendre leur projet de Montréal à d’autres villes de la province, voire même à l’extérieur du Québec. Bien qu’ambitieux, ce projet ne semble pas irréalisable: en quelques semaines d’existence seulement, l’association a déjà plusieurs centaines de <i>followers</i> sur Facebook et semble générer un réel engouement. Cela marque un changement d’ambiance net sur le campus et signale que l’engagement et le bénévolat social étudiants sont aujourd’hui dynamiques à McGill.</span><span class="s5">&nbsp;</span></p>
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		<title>Dénoncer le changement climatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/denoncer-le-changement-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 12:40:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26054</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un événement qui allie engagement politique et rap, incongru? Concordia l’a fait! </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">ercredi soir, 20h00. Des centaines d’étudiants quittent Concordia, mais un groupe d’irréductibles guerriers reste sur les lieux. En effet, dans le <i>Reggies Bar</i> (le <i>Gerts</i> local), une petite foule hétéroclite se rassemble. On y voit aussi bien des chemises que des <i>sweats</i>, et plusieurs casquettes à l’envers donnent un avant-goût de l’événement à venir. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une heure plus tard, les lieux étant bien remplis, commence alors cette «<i>rap battle</i> pour la justice climatique», qui a lieu pour la quatrième année consécutive. Dès le début, Meryem Saci, une des organisatrices, met les choses au clair: si on a l’habitude d’associer le rap à des paroles sexistes, discriminatoires ou insultes en tout genre, ici, ce sera un «<i>safe space</i>» (espace sécuritaire, <i>ndlr</i>). Le seul sujet à aborder, et dans le respect de tout un chacun, c’est le débat autour du changement climatique. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Divertissement et argumentation</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Avant même la première chanson, un jeune homme bien coiffé et à la cravate ajustée me donne un (faux) billet de 100 dollars à son effigie. «<i>Je compte sur toi pour me soutenir pendant la bataille</i>», me déclare-t-il. Il fait un petit tour parmi les invités en distribuant les mêmes billets. </span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Je comprends mieux quand il s’installe sur scène. Il représente le lobby pour pétrolier — aux côtés de son ami, le représentant du lobby des banques — et a peu de succès face au représentant des activistes pour l’environnement. La <i>rap battle</i> commence, les mots s’enchaînent. Leur f<i>low</i> époustouflant ne permet pas de comprendre toutes les phrases, mais se dessinent rapidement, entre quelques blagues et une véritable mise en scène comique, de véritables arguments. Un chanteur nous rappelle la manière la plus directe d’agir: changer notre manière de consommer: «<i>Acheter, c’est voter</i>».</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Car les chansons suivantes, qui mélangent anglais, français, et même portugais, nous invitent toutes à réfléchir sur la situation actuelle. «<i>Nous savons que vous êtes venus avec un certain état d’esprit, mais soyez objectifs et écoutez les arguments</i>», nous propose avec enthousiasme l’animatrice de la soirée. </span></p>
<p class="p3"><span class="s4">McGill fait même quelques brèves apparitions, avec le groupe <i>Divest McGill</i> , qui rappe et rappelle à notre université que tant qu’elle conservera ses investissements dans l’industrie fossile, «<i>nous brûlerons nos diplômes</i>». </span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Justice climatique sous </b></span><span class="s5"><b>tensions</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais derrière ce concert où l’ambiance est au rendez-vous, l’organisateur principal, Dan Parker, nous rappelle qu’il s’agit de faire prendre conscience de la gravité de la situation environnementale, notamment au Canada, où il juge que les communautés autochtones sont directement menacées. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il invite le public à faire des dons, et une heure et demi plus tard, plus de 600 dollars étaient récoltés. Vanessa Gray, une activiste des Premières Nations, déjà intervenante dans une conférence pour <i>Divest Week</i>, témoigne; estimant subir les conséquences d’un système raciste, néocolonialiste et injuste: sa communauté vit près de la vallée de la chimie (voir l’article ci-dessus), mettant en danger la santé de ses habitants.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le défi est gagné: celui de mobiliser les jeunes autour de la lutte pour la justice climatique et la défense des minorités.&nbsp;</span></p>
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