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	<title>Chloe Roset - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 01 Apr 2014 07:39:47 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Combattre la culture du viol</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/combattre-la-culture-du-viol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 07:39:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>SACOMSS cherche des solutions aux problèmes d’agressions sexuelles.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la Semaine de sensibilisation sur les agressions sexuelles qui a eu lieu la semaine dernière à McGill, de nombreuses activités étaient organisées par le Centre des agressions sexuelles [<i>Sexual Assault Centre of the McGill Students’ Society </i>(SACOMSS), <i>ndlr</i>] afin de sensibiliser les étudiants aux violences sexuelles. Cette mobilisation avait pour but d’ouvrir le débat afin de construire ensemble un campus plus sécuritaire, tout en laissant place à l’expression artistique comme réponse aux agressions sexuelles.</p>
<p>C’est dans ce cadre-là que, jeudi 27 mars, plusieurs étudiants sont venus présenter une proposition de politique sur laquelle de nombreux organismes de McGill travaillent depuis plusieurs mois. Pas moins de sept collectifs différents se sont regroupés afin de produire ensemble une ébauche de projet visant à assurer que les promesses d’Ollivier Dyens, vice-recteur exécutif adjoint aux études et à la vie étudiante de l’Université Concordia,&nbsp; dans son courriel du 21 novembre 2013 intitulé «message concernant les agressions sexuelles», ne soient pas des paroles en l’air. Les cadres de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), son comité d’équité, SACOMSS, l’Union pour la responsabilisation des genres, le groupe de recherche en intérêt public de McGill (GRIP-McGill), le collectif féministe de la Faculté de droit et enfin Femmes et Droit Criminel&nbsp; ont&nbsp; participé à l’élaboration du document.</p>
<p>Le comité cherche à palier l’absence d’une politique concernant les agressions sexuelles. En effet, aucun document officiel n’a établi jusqu’alors la position de l’Université sur le sujet (ce qui a mené aux scandales des années précédentes). Le document souligne l’importance d’adopter une politique active, plutôt que réactive, aux problèmes d’agressions sexuelles au sein de l’institution dans le but de combattre la culture du viol.</p>
<p><b>Une approche plus juste du problème&nbsp;</b></p>
<p>La proposition a pour but d’offrir des solutions efficaces pour agir en amont et en aval contre les agressions sexuelles. En amont, le groupe aimerait voir s’implanter au sein de l’Université une campagne de sensibilisation obligatoire pour tout nouvel étudiant ou nouvel employé afin de progressivement créer un environnement plus sûr et d’éliminer toute culture du viol au sein du campus. En aval, le groupe cherche à implanter une politique «pro-survivant» afin d’offrir une procédure simple et accessible pour que les victimes puissent se reconstruire. À l’heure actuelle, McGill propose uniquement des réponses impliquant inévitablement une procédure juridique; cette proposition de politique expose d’autres recours auxquels devraient avoir accès les victimes. De plus, les étudiants n’ont aucune idée des personnes à qui ils peuvent s’adresser et des recours qui existent déjà. Ainsi, dans l’éventualité où ce projet de politique serait adopté par l’administration de McGill, cela permettrait d’offrir des lignes directrices auquel chacun pourrait se référer pour mieux gérer les cas d’agressions sexuelles, notamment grâce à l’utilisation d’un site Internet clair.</p>
<p><b>L’innovation par les étudiants</b></p>
<p>Cette campagne soulève d’importantes questions concernant la place d’un système démocratique comme base fondatrice de notre société. En effet, accepter que cette politique soit adoptée au sein de l’institution, c’est nous rappeler que les étudiants sont le corps de cette université et les esprits novateurs sur lesquels elle est basée. Anaïs et Kai, les deux étudiantes venues présenter ce projet de politique avait un message clair: McGill est bien souvent considérée comme une université d’élite d’un point de vue académique. Il ne tient qu’à nous, étudiants de McGill, d’en faire un lieu tout aussi innovant d’un point de vue social.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’heure de vérité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/lheure-de-verite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 05:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des commissions pour un devoir de mémoire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Institut d’étude du développement international de l’Université McGill (IEDI) a organisé, les 13 et 14 mars derniers, un ensemble de conférences visant à discuter l’importance des commissions de vérité et de réconciliation (CVR) dans le processus d’acceptation des «atrocités du passé». Pendant ces deux jours, de nombreux intervenants internationaux étaient présents pour partager leur histoire. Pas moins d’une dizaine de nationalités étaient représentées dans le but de comparer l’approche de chacun des pays dans la création des CVR.</p>
<p>Comment tourner la page après une dictature, un génocide ou un massacre? C’est en Argentine que la première commission est née en 1983. Cette année marque la fin d’une dictature sanglante pour le pays. La junte militaire au pouvoir depuis 1976 avait progressivement installé un climat de terreur. En effet, la violation constante des droits humains régnait en maître, et le nombre de «disparus» augmentait au fil de la durée de la répression. La création de la commission CONADEP permet d’assouvir un désir de justice pour les nombreuses familles des victimes.&nbsp; Le slogan «<i>Nunca Mas</i>» [plus jamais, <i>ndlr</i>] témoigne de la volonté de tourner la page afin de créer de nouvelles bases saines pour la démocratie instaurée suite au régime autoritaire. La commission avait comme but d’ouvrir une enquête sur les actions de l’État pendant la dictature afin de rendre tout cela public. Depuis le début des années 1980, les CVR se sont multipliées dans de nombreux pays du monde. On estime que plus d’une trentaine ont été créées ces trente dernières années.</p>
<p>Les compte-rendus de ces commissions jouent un rôle clef dans le processus d’acceptation du passé. En entretien avec <i>Le Délit</i>, Maximiliano Gomez, étudiant argentin en sciences politiques à l’Université catholique de La Plata (UCALP), dans la province de Buenos Aires, explique que «le rapport CONADEP occupe une place très importante dans nos vies, nous l’étudions dès le lycée et c’est d’ailleurs le premier livre que m’a offert mon père». Selon lui, le pays serait aujourd’hui très différent si ce rapport n’avait pas existé, car il a permis d’officialiser la disparition de milliers de jeunes. Le fait d’être au courant de ce qui s’est passé a aidé à reconstruire le pays sans reproduire les erreurs du passé. «Aujourd’hui une nouvelle dictature semble inenvisageable. L’Argentine est un pays jeune, qui a fait des erreurs, mais notre politique actuelle cherche à donner une voix à tous les citoyens, pour que personne ne soit laissé de côté comme dans le passé», affirme Maximiliano.</p>
<p>Malheureusement, ces commissions ne sont pas pour autant une solution miracle. Lors de l’une des conférences sur la société civile, Leah Armstrong, présidente de l’organisation non gouvernementale «<i>Reconciliation Australia</i>» a expliqué que, dans le cas de l’Australie, l’existence d’une commission de ce type n’est pas suffisante. Une vraie réconciliation entre le peuple autochtone et l’État est loin d’être acquise. Elle n’est pas envisageable tant que les minorités ethniques n’ont pas accès à une égalité des chances totale dans un contexte où la culture et la spécificité de chaque peuple est reconnue et comprise par tous. La réconciliation est donc impossible tant qu’une relation de domination basée sur des dynamiques colonialistes persiste.</p>
<p><b>État canadien et autochtones</b></p>
<p>La Commission de vérité et réconciliation du Canada, créée en octobre 2008, enquête sur la violation des droits de l’homme dans les pensionnats autochtones (dont le dernier a été fermé en 1996). Le but est de lever le voile sur les atrocités commises pendant plusieurs siècles loin du regard de tous. Encore une fois, comme c’est le cas en Australie, la création de la commission ne permet en aucun cas de tourner la page complètement. En entretien avec <i>Le Délit</i>, Sydney, étudiante de McGill en développement international, explique qu’«ici, au Québec, nous avons beaucoup d’histoire avec les Premières nations. La commission existe, certes, mais on n’en entend jamais parler dans les nouvelles ou en cours. Ce serait vraiment important qu’on en parle beaucoup plus, surtout dans un contexte universitaire comme celui-ci».</p>
<p>Ce qu’ont montré ces deux jours de conférences, c’est qu’il est très difficile de tourner la page sur un passé difficile. Les commissions de vérité et de réconciliation, bien qu’imparfaites, ont permis à de nombreux pays de se reconstruire dans une démarche de justice et d’acceptation de la responsabilité de l’État. Cependant, dans des pays comme le Canada ou l’Australie où la colonisation a établi des rapports de domination encore très présents aujourd’hui, ces commissions ne sont qu’un maillon de la chaîne, et ne sont en aucun cas suffisantes pour changer à elles seules la réalité du présent.</p>
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		<item>
		<title>I‑week à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/i-week-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 17:41:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle organisation mcgilloise pour un Tibet libre.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la semaine: «I‑week 2014: McGill without borders», la nouvelle organisation étudiante de <i>McGill Students for a free Tibet</i> a offert à la communauté mcgilloise un moment de cohésion culturelle et de partage. Le jeudi 20 février dernier a eu lieu la conférence «Discover Tibet», ayant pour but de faire partager la culture tibétaine et d’éveiller les esprits aux enjeux politiques et socioculturels qui menacent la région actuellement.</p>
<p>La soirée était organisée autour de témoignages et de performances artistiques: des chants traditionnels tibétains et des démonstrations de danse Bharatanatyam. Malgré cet aspect festif et ce partage culturel, l’organisation <i>Students for Free Tibet</i> a souhaité aborder d’importantes questions concernant l’oppression actuelle du peuple tibétain par le gouvernement chinois. Ugen Wangchuk, jeune canadien d’origine tibétaine a pris la parole afin de rappeler aux personnes présentes que le Tibet est encore aujourd’hui sous la domination chinoise malgré un fort désir d’indépendance. Cela a comme résultat de créer d’importantes inégalités entre le peuple chinois et le peuple tibétain dont la culture est vouée à disparaître si on n’agit pas. Face à cette situation, la résistance n’est pas évidente, mais elle est tout de même existante. Lors de sa présentation, Ugen explique que cette résistance est axée autour de quatre variables clefs: l’implication de la jeunesse tibétaine, l’engagement avec la communauté internationale, la collaboration des divers gouvernements et la mise en place d’actions stratégiques concrètes.</p>
<p>En entretien avec <i>Le Délit</i>, Max, vice-président aux affaires externes de <i>Students for a Free Tibet</i>, explique que la culture tibétaine est non seulement d’une profonde richesse, mais elle est également l’une des plus anciennes et elle a su, jusqu’à présent, résister au développement mondial. Malheureusement, elle est fortement menacée par l’oppression exercée par le gouvernement chinois. C’est pour cette raison qu’il est primordial que les gouvernements internationaux exercent les pressions nécessaires à la sauvegarde de cette culture.</p>
<p><b>Responsabilité canadienne</b></p>
<p>De nombreux conflits d’intérêts sont bien souvent à l’origine de l’inactivité des gouvernements dans les causes humanitaires. Robert et Anne, deux membres d’Amnistie Internationale présents à l’événement, dénoncent l’hypocrisie du Canada face à la situation au Tibet à cause des accords économiques passés avec la Chine. Ainsi, Robert explique que le gouvernement canadien donne la priorité aux investissements chinois dans le but de développer l’exploitation de sables bitumineux. «On prend conscience que, bien que le Canada n’est pas idéologiquement en accord avec la Chine, la priorité pour le gouvernement aujourd’hui ce ne sont pas les droits de la personne mais les intérêts économiques», renchérit Anne.</p>
<p>Souvent, dans la sphère politique, il est difficile, voire impossible, de concilier valeurs sociales et économiques, comme en témoigne la rencontre controversée de Barack Obama avec le Dalaï-Lama le vendredi 21 février dernier. En effet, malgré la demande formelle de Beijing de renoncer à cette entrevue jugée de «grossière ingérence» dans les affaires intérieures chinoises, le président américain a décidé de maintenir sa rencontre avec le chef spirituel tibétain et en a profité pour exprimer son soutien concernant la protection des droits de l’homme au Tibet, risquant ainsi d’ébranler les relations bilatérales entre les États-Unis et la Chine.</p>
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		<item>
		<title>Journées de la justice sociale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/17/journees-de-la-justice-sociale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 04:43:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chacun a le droit à sa vision du bonheur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les journées de la justice sociale ont eu lieu du 9 au 14 février à McGill: une occasion pour sensibiliser les étudiants aux enjeux globaux et locaux de notre société. Le thème de cette année: «Des amoureux et des combattants» (<i>Lovers and Fighters</i>). Les journées de la justice sociale sont un événement annuel organisé et fondé par le Groupe de recherche en intérêt public de McGill (GRIP-McGill) ainsi que par l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM). Pour cette neuvième édition, de nombreux organismes locaux se sont associés au projet, tels que <i>Aids Community Care Montreal</i> (ACCM), <i>Inclusive Mental Health</i>, le collectif des immigrants hispaniques à Montréal, Cinema Politica, Arc-en-Ciel d’Afrique, Art Contre la Charte et bien d’autres. Une dizaine de conférences étaient organisées, abordant des sujets aussi variés que la neurodiversité, les stigmas associés au VIH ou encore le quotidien des femmes musulmanes.</p>
<p><b>Le GRIP-McGill</b></p>
<p>Le GRIP, à l’origine du projet, a été fondé au début des années 1970, en pleine guerre du Vietnam. À l’époque, le créateur, Ralph Nader, cherchait à encourager la population étudiante à œuvrer pour le changement au sein du système. Il croyait fermement que certains moyens d’action établis (tel que la recherche, le fait d’adopter des lois ou de porter une cause devant la cour) étaient plus efficaces que les manifestations. Ce sont ces valeurs-là qui l’ont poussé à introduire ce type de résistance dans la vie quotidienne de l’université. Depuis 2001, GRIP-McGill a mis un point d’honneur à s’opposer à toute forme d’oppression vécue à travers la société.</p>
<p><b>Le bonheur, une idée imposée</b></p>
<p>Dans le cadre des Journées de la justice sociale, la conférence&nbsp; «<i>Self Care: Critical </i><i>Perspectives on Oprah, Capitalism, and Happiness</i>» a eu lieu le vendredi 14 février dernier. Andrea Figueroa et Kira Page ont mené une discussion de groupe visant à réfléchir à l’idée de développent personnel et de la prise en charge de soi. Les deux intervenantes ont apporté un point de vue critique concernant l’idée de bonheur qui nous est imposée par la société. Comme l’a expliqué Kira Page, l’idée de bonheur est bien souvent intrinsèquement liée à une certaine notion de réussite professionnelle et familiale, ainsi qu’à une certaine norme concernant notre santé physique et mentale. Ainsi, lorsque l’on sort de cette norme, il est difficile d’envisager avoir accès au bonheur, ce concept si abstrait auquel chacun de nous se doit d’aspirer.</p>
<p>Andrea Figueroa et Kira Page ont également cherché à mettre en lumière l’idée selon laquelle le bonheur est un concept indissociable des valeurs capitalistes sur lesquelles repose notre société. En effet, l’idée selon laquelle des individus épanouis sont plus productifs et capables de créer plus de richesses est extrêmement répandue dans la littérature récente sur le sujet. De plus, sans forcément en avoir conscience, nous nous inscrivons dans une histoire linéaire où la société nous pousse à prendre soin de nous afin de rester productif sur une longue période de temps. Ainsi, Andrea Figueroa explique que nous sommes constamment poussés à nous améliorer dans le but d’avoir toujours plus accès au bonheur.</p>
<p>Cela pousse chacun à croire que cet accès au bonheur doit être vécu comme une quête personnelle et que chacun est capable d’y arriver. À l’inverse, le fait de ne pas être heureux est vécu comme un échec personnel, et non comme un échec du système dans lequel nous vivons. La conférence avait pour but de permettre à chacun d’exprimer son point de vue sur ces idées rarement remises en cause par le courant de pensée dominant.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À la porte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/a-la-porte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 07:58:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manifestation pour le droit au logement à Saint-Henri.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Exprimer son désaccord concernant les choix de Montréal sur l’accessibilité aux logements sociaux. Voici le mot d’ordre de la centaine de personnes présentes pour manifester le samedi 1<i>er</i> février, station Place-Saint-Henri. Ce rassemblement s’inscrit dans une série d’actions locales du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Alors que les annonces de condominiums à vendre ou à louer continuent de se multiplier dans l’arrondissement du Sud-Ouest, le nombre de logements sociaux varie peu.</p>
<p>Dans un premier temps, les manifestants revendiquent la construction immédiate de 2800 unités de logement sociaux à Côte Saint-Paul, Ville-Émard, Petite-Bourgogne et Saint-Henri. Le but est de venir en aide aux 2800 ménages consacrant plus de 50 % de leurs revenus mensuels au loyer.</p>
<p>Dans un second temps, le FRAPRU aimerait qu’au lieu d’accorder 3 000 unités de logements sociaux par année, le gouvernement construise au moins 50 000 logements sociaux neufs dans les cinq prochaines années pour répondre aux besoins minimums des locataires de ces quartiers. De plus, les organisateurs cherchent à dénoncer le phénomène de gentrification, qui pousse les familles aux revenus modestes à s’installer en banlieue de Montréal, compte tenu des nouveaux loyers.</p>
<p>Patricia Viannay, employée du Projet Organisation Populaire Information et Regroupement (POPIR)-Comité logement et organisatrice de l’événement, dénonce la transformation de ces quartiers historiquement populaires. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, elle dit que «les gens qui habitent ici ont toute leur histoire dans ces quartiers. Ils sont expulsés après 30 ans de leur appartement car Montréal a décidé [de l’utiliser] pour en faire un condo. Ils sont ensuite relogés dans des logements sociaux à Lachine ou Laval, et c’est un déchirement parce que ces quartiers, c’est leur identité. De plus, beaucoup n’ont pas d’auto et le fait de les excentrer à un impact important sur leur quotidien».</p>
<p>Les organisateurs de la manifestation souhaitent redonner la parole à cette partie de la population, trop souvent oubliée par le système. Malheureusement, il est souvent difficile de se faire entendre par le gouvernement et c’est pour cette raison que le FRAPRU et POPIR-Comité logement multiplient les actions. Patricia explique ainsi: «l’année dernière, on a squatté un terrain pendant une semaine pour avoir 2000 logements sociaux en réserve, donc on est entendu à condition de faire beaucoup de bruit et de se mobiliser beaucoup.»</p>
<p><b>Des priorités mal placées</b></p>
<p>Le message que souhaitait faire passer le FRAPRU est que l’argent nécessaire existe, mais qu’il est mal utilisé. «Il y a un problème au niveau du Québec et encore plus au niveau fédéral. Au fédéral, ils ont annoncé 3,5 milliards de surplus [dans leur budget], puis ils continuent de refuser de financer du logement social. Au niveau du gouvernement du Québec, on nous parle d’austérité, mais on voit bien avec tout l’argent investi dans le quartier que l’argent est là. Après, la question, c’est où on le dépense et à quelle fin», constate Patricia Viannay.</p>
<p><b>Un débat socio-politique de fond</b></p>
<p>Richard, un manifestant, explique en entrevue avec <i>Le Délit</i> qu’il est très difficile pour bon nombre de gens de s’adapter à l’augmentation du coût du logement. «Pour quelqu’un qui a un budget limité et un travail pas trop payant, c’est pas facile. Ça pose la question de la responsabilité de l’État. Ils sont à l’écoute, mais ce qu’il manque, c’est les actions. Notre objectif, c’est celui de réserver des terrains pour les gens qui n’ont pas les moyens de pouvoir s’acheter quelque chose dans le privé.»</p>
<p>D’un point de vue plus analytique, Richard souligne une valeur en filigrane du débat: la place que notre société souhaite accorder à l’État. En effet, face à ces familles démunies, il est de la responsabilité de chacun de décider, à travers le processus démocratique, des valeurs sur lesquelles nous souhaitons bâtir notre société. Patricia dit que «notre problème, ce n’est pas les gens qui achètent les condos, eux aussi ils sont endettés. Notre problème, c’est ce système qui favorise le logement comme marchandise plutôt que le logement comme droit».</p>
<p>La mobilisation continue: une nouvelle action aura lieu le 25 février, dans le quartier de Saint-Henri, (afin d’interpeler le gouvernement fédéral&nbsp; qui, depuis 1994, réduit progressivement ses subventions allouées aux logements sociaux). Autre fait important à noter, de 2011 à 2020, c’est 31% des conventions avec le fédéral qui vont arriver à terme, et leur renouvellement est plus qu’incertain.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Panique en Arctique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/panique-en-arctique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 05:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisation d’un colloque à McGill sur les enjeux juridiques en région Arctique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui a droit aux ressources maritimes en Arctique? Quels sont les régimes juridiques qui règlementent ou devraient règlementer leur extraction? Quels défis le développement des ressources maritimes présente-t-il pour l’environnement des régions arctiques? De quelle manière la loi aborde-t-elle ou non ces défis? C’est ce à quoi de nombreux spécialistes ont tenté de répondre le samedi 25 janvier lors d’un colloque sur la législation en Arctique organisé par la Revue internationale de droit et de politique du développement durable de l’Université McGill. Le sujet est très discuté à l’heure actuelle.</p>
<p>Avec la fonte des calottes glaciaires, les ressources naturelles et la route maritime de l’Arctique deviennent de plus en plus accessibles et soulèvent de nouvelles questions juridiques. Les frontières de l’Arctique deviennent donc plus légales que géographiques, et de ce fait apparaissent de nouvelles questions touchant à la gouvernance et au contrôle des ressources. L’objectif du colloque était de créer un dialogue entre avocats praticiens, représentants gouvernementaux et étudiants participants.</p>
<p>Jessica Magonet, étudiante en droit à McGill, a participé à l’organisation de ce colloque. Son intérêt pour la question s’est développé lors de son voyage en Arctique avec le programme «Students on Ice» regroupant sur un bateau des étudiants et des experts de la région. Elle explique au Délit: «j’aimerais beaucoup travailler dans le domaine du droit environnemental en Arctique. Je trouve que les enjeux en Arctique sont vraiment importants, très complexes, ça touche au droit international, au droit des peuples autochtones, à la géopolitique [et] aux changements climatiques.» D’après elle, le colloque joue un rôle clé dans la diffusion de l’information.</p>
<p>En effet, bien que le thème de l’Arctique soit couvert dans les médias, Jessica explique qu’il n’est pas forcément couvert correctement, qu’il y a beaucoup de mythes qui circulent à ce sujet. Chris Debicki, un des conférenciers, avocat et responsable de campagnes pour Oceans North Canada, explique que la notion de «ressources offshore en Arctique» est vraiment vague, compte tenu du fait qu’il n’y a pas de définition exacte de ces termes. Les ressources sont variées (pêche, pétrole, commerce), et la région n’est pas composée d’un seul écosystème. Ainsi, les enjeux juridiques n’en sont que plus vastes, complexes et importants à déterminer.</p>
<p>Michael Byers, professeur à l’Université de Colombie-Britannique, insiste sur le fait que c’est une question complexe, qui ne doit pas être simplifiée. Les défis principaux quant à la juridiction en Arctique sont le fait que le trafic maritime y est important, mais très dangereux. Il génère en effet des risques environnementaux en raison du transport de charbon et d’hydrocarbures. Ainsi, il est nécessaire d’instaurer des régulations, des quotas, et une coopération entre les pays frontaliers à l’Arctique; l’Islande, la Norvège, la Russie, la Finlande, les États-Unis, le Danemark et le Canada. L’Arctique possède l’équivalent d’un trillion de dollars de ressources en gaz, mais les conditions sont actuellement trop mauvaises pour que ces ressources puissent être extraites facilement. Ainsi, Michael Byers insiste sur le fait qu’il faille arrêter de construire le Canada comme un État pétrolier. Pour conclure, Peter Pamel, spécialiste de la loi maritime, exprime ce qu’il souhaite voir dans le futur: une organisation réactive pour résoudre la question du pétrole et de la circulation maritime, ainsi qu’une régulation des déchets et de la pollution de l’air causée par le trafic des bateaux.</p>
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		<title>L’oiseau fait son nid</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/loiseau-fait-son-nid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 07:16:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grande ouverture du café géré par les étudiants: The Nest.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des repas abordables faits avec des ingrédients de qualité, le tout dans une ambiance conviviale. Voilà l’objectif que s’est fixé l’équipe du Nid ou <i>The Nest</i>, le nouveau café entièrement géré par des étudiants de McGill qui a ouvert ses portes le 6 janvier dernier au deuxième étage du bâtiment Shatner.</p>
<p><b>Place aux étudiants</b></p>
<p>Depuis la fermeture du café Architecture en 2010, communément appelé le <i>Arch café</i>, cela faisait maintenant trois ans que la population de McGill attendait l’ouverture d’un nouvel espace, dirigé par les étudiants, pour les étudiants. Les manifestations importantes qui avaient eu lieu sur le campus à l’époque n’avaient pas empêché le café Architecture de fermer ses portes pour des raisons financières (motif officiel donné par l’administration), laissant les étudiants de McGill déçus et sans autre alternative que de s’en remettre aux commerces environnants, dont la nourriture est souvent jugée trop dispendieuse et inadaptée à la population estudiantine.</p>
<p><b>Une alternative appréciée</b></p>
<p>Le Nid, qui est venu prendre la place de Lola Rosa au deuxième étage du bâtiment Shatner, apporte une solution aux étudiants à la recherche d’une nourriture équilibrée à un coût raisonnable. Le menu propose des options fixes: les petits déjeuners et les burritos (avec viande, végétariens ou végétaliens) ne changent pas d’un jour à l’autre. Cependant, le plat principal varie tous les jours, proposant systématiquement une option végétarienne, une option végétalienne, ainsi qu’une option sans gluten. De la soupe de carottes et gingembre le mardi au sandwich grillé à l’halloumi le mercredi, les options sont variées. Marie, étudiante de troisième année, se dit très satisfaite par la nourriture proposée: «Avec les années, j’ai pris l’habitude de ne pas manger souvent sur le campus, je trouve que ce qui est proposé est souvent cher, et puis c’est difficile de manger équilibré. La nourriture du Nid me plait parce que c’est une bonne alternative, c’est vraiment cool de pouvoir avoir accès à ça sur le campus!»</p>
<p><b>Une équipe passionnée</b></p>
<p>En entretien avec <i>Le Délit</i>, Kathleen Bradley (chef-cuisinier) et Josh Redel (administrateur) ont expliqué sur quelles valeurs s’est construit le projet: un café financièrement autonome capable d’offrir des menus à base de produits frais et locaux à un coût raisonnable.</p>
<p>À ce sujet, Kathleen explique l’important travail de recherche sur lequel s’est basée l’élaboration des recettes, le but étant de promouvoir l’économie locale et le développement durable. «Nous travaillons avec plusieurs fournisseurs et chaque recette est élaborée autour de légumes produits au Québec. C’est pour cette raison que nous ne proposons pas de bar à salade ou de smoothies en hiver, car il est impossible de préparer ces produits sans dépendre fortement de l’importation de fruits et légumes provenant des pays plus au sud. Notre carte évolue avec les légumes de saison» explique-t-elle.</p>
<p>L’idée du Nid est de recréer le lien primordial entre la nourriture proposée et le consommateur, ce qui est souvent laissé de coté dans une société où le profit est roi. «C’est ce lien-là, entre une nourriture éthique et de qualité et des cuisiniers passionnés, qui rend les plats délicieux!», souligne Kathleen. Pour cette raison, tous les produits sont faits maisons, comme la mayonnaise, le pesto ou la crème sure à base de noix de cajou pour les burritos végétaliens.</p>
<p>C’est un pari gagné pour l’équipe du Nid (neuf personnes au total), qui a su répondre avec justesse à une demande des étudiants à avoir accès à des repas de qualité sans pour autant y mettre tout leur budget. «Notre but était de prouver qu’il est possible d’offrir de la nourriture délicieuse à un prix abordable. Les repas équilibrés sont souvent perçus comme un privilège, ce qui stigmatise quelque chose qui devrait être totalement normal», conclut Josh au <i>Délit</i>.<span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 650px;"><span class="media-credit-dd"><br>
</span></span></span></p>
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		<title>«Un référendum volé»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/05/un-referendum-vole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 05:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marche pour l’indépendance du Québec.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mercredi 30 octobre dernier marquait le dix-huitième anniversaire du référendum de 1995 sur l’indépendance du Québec. Le Rassemblement des Mouvements Indépendantistes Collégiaux (RMIC) a convié les citoyens à venir manifester à 19h, place Émilie-Gamelin, dans le but de dénoncer «un référendum volé» tout en rappelant que le combat pour l’indépendance du Québec continue. Un nombre important de manifestants était présent, mais moins élevé que les organisateurs ne l’espéraient. La manifestation s’est déroulée sans encombre, et l’ambiance était plutôt bon enfant. Plus que pour témoigner un rejet du Canada anglais, beaucoup étaient là avant tout pour revendiquer leur identité et dénoncer les abus politiques qui ont eu lieu il y a dix-huit ans.</p>
<p>Les manifestants présents, en majorité des étudiants, n’étaient pas nés ou pas en âge de voter lors du référendum. Cependant, beaucoup se disent extrêmement touchés par les événements politiques de 1995, qui auraient pu changer radicalement l’avenir de la province. Éric, 23 ans, explique avoir grandi dans une famille fortement fédéraliste, et dit avoir pris conscience bien plus tard de ce que cela représentait réellement pour l’avenir de ce qu’il considère son pays.</p>
<p>La manifestation témoigne de la présence, encore très forte dans l’inconscient collectif, de l’échec du «oui»&nbsp; au référendum indépendantiste de 1995. Rappellons que le «non» l’avait emporté sur le «oui» avec environ 1 point de pourcentage. Étienne, présent à l’événement, dénonce un trucage des votes et une forte manipulation du gouvernement fédéral dans le but de faire pencher les avis en faveur du «non». Il explique par exemple que le gouvernement fédéral aurait fait en sorte d’ouvrir les frontières à l’immigration quelques mois seulement avant le vote dans le but de faire pencher la balance en faveur du «non». Les sondages témoignent en effet du fait que les populations issues de l’immigration de première génération ont voté en très grande majorité contre l’indépendance de la province.</p>
<p><b>Mécontentement politique</b></p>
<p>La manifestation était l’occasion pour beaucoup d’exprimer leur mécontentement face au système politique de l’époque mais aussi actuel. Deux jeunes filles présentes à la manifestation se disent extrêmement déçues par le gouvernement provincial actuel. L’élection du Parti Québécois en 2012 symbolisait pour elles un nouvel espoir d’indépendance, mais elles disent s’apercevoir aujourd’hui d’un décalage entre les valeurs et priorités du peuple québécois, et les choix du gouvernement.</p>
<p>Au sujet de Pauline Marois, l’une d’elle explique: «Elle nous a menti, on se rend compte qu’elle s’est fait passer pour ce qu’elle n’est pas juste pour se faire élire, mais dans le fond elle n’a pas les mêmes valeurs que nous.» Sur le même sujet, Étienne défend lui un point de vue plus accusateur du système: «Ce n’est pas tellement que Pauline Marois ne fait pas un bon travail, c’est juste que tant que le Parti Québécois est un gouvernement minoritaire, nous n’avons pas d’espoir de changement».</p>
<p>De manière plus générale, la manifestation était une façon de rappeler que le mouvement indépendantiste ne baisse pas les bras. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, deux jeunes manifestantes expliquent: «Ce qu’on veut avant tout, c’est être indépendant, parce nous n’avons pas la même culture, les mêmes valeurs et façons de vivre que les Canadiens anglais». Richard, un autre manifestant, insiste pour sa part sur la viabilité économique d’un tel projet: «Ici, en Amérique du Nord, toutes les importations passent par le Saint-Laurent, le fleuve est indispensable et c’est une vraie richesse que nous avons. Si le Québec était un pays indépendant nous n’aurions pas de problèmes à nous en sortir, économiquement parlant; nous n’avons pas besoin du reste du Canada pour ça».&nbsp;<span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id="1" style="width: 650px;"><br>
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</span></span></span></p>
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		<title>L’acte émotionnel du vote</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/lacte-emotionnel-du-vote/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 05:38:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation à McGill d’une étude sur les attitudes liées au vote.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelles émotions sont présentes lorsqu’un citoyen va voter, et quels sentiments sont associés au geste du vote? C’est ce à quoi Michael Bruter et Sarah Harrison ont répondu le vendredi 25 octobre à McGill, en présentant leurs recherches sur «l’acte émotionnel du vote». La conférence s’est déroulée dans le bâtiment Thomson House dans le cadre d’un dîner organisé par l’université.</p>
<p>Michael Bruter, très renommé dans sa filière, est professeur en sciences politiques à la London School of Economics and Political Science et dirige le centre ECREP, un centre de recherche sur la psychologie électorale. Sarah Harrison est chercheure en psychologie électorale à la London School of Economics and Political Science également, et co-collaboratrice principale au centre ECREP.</p>
<p>Les deux intervenants sont venus exposer les premiers résultats de leur projet «Dans la tête d’un électeur», qui a pour but de comparer vingt pays à travers une panoplie de méthodes afin d’établir ce qui définit le choix d’un citoyen au moment de voter.</p>
<p>Cette étude s’intéresse à la mémoire électorale des citoyens: de quoi se souviennent les électeurs des élections précédentes, de quelles élections ils se souviennent et comment ces souvenirs peuvent affecter leur participation électorale future ainsi que leurs choix de vote.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Psychologie du vote</b></p>
<p>La présentation a également abordé l’impact des arrangements électoraux sur le vote. Les sondages montrent que 35% des citoyens changent leur choix de vote dans les deux semaines avant l’élection.</p>
<p>La psychologie électorale se base sur quatre facteurs: les niveaux d’émotion, d’excitation, de fierté et d’inquiétude ressentis par les citoyens au moment de l’élection. Selon les conditions du vote, ces critères varient et modulent les choix des électeurs.</p>
<p>L’étude de Michael Bruter et Sarah Harrison analyse aussi le concept «d’ergonomie électorale», et l’idée que la manière dont le vote est organisé a une incidence sur le résultat. L’exemple concret abordé est celui du vote en ligne. L’étude montre que ce procédé génère généralement moins de joie, d’excitation et de fierté que le vote en bureau. Le vote en ligne créerait aussi plus d’inquiétude chez les électeurs. On s’aperçoit également que le vote en ligne résulte en moyenne à 30% de votes en plus pour les partis d’extrême droite.</p>
<p>Un autre facteur à prendre en compte est le type de bureau de vote mis à la disposition des électeurs. Des cabines avec rideau «à la française» aux machines automatiques américaines, le temps de réflexion au moment du vote varie d’une minute pour le système français à vingt secondes pour le système américain. Michael Bruter explique que cette variation peut avoir un impact fort sur le choix final de l’électeur.</p>
<p>Lors de la présentation Sarah Harrison a cherché à mettre en avant l’importance de sensibiliser les gouvernements aux résultats de ces recherches. En effet, ils n’ont généralement pas conscience de tous les éléments, en apparence des détails insignifiants, mais qui influencent le vote des citoyens, et, donc, le processus démocratique sur lequel sont basées nos sociétés.</p>
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		<title>Journée de l’engagement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/07/journee-de-lengagement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 04:24:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quartier de l’innovation et gentrification.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La deuxième édition de la journée de l’engagement communautaire a eu lieu vendredi 4 octobre sur le campus de McGill. Le «<i>Community Engagement Day</i>»(CED) avait pour but de sensibiliser les jeunes étudiants de l’Université aux possibilités d’engagement hors campus au sein de la communauté montréalaise.</p>
<p>Le bureau Social Equity and Diversity Education (SEDE) de McGill, à l’origine du projet, a axé cette journée sur l’échange culturel afin de permettre aux étudiants et au personnel de l’Université de sortir de la sphère McGill pour prendre conscience des enjeux sociaux de la ville. Le CED a mis à la disposition de chacun une vingtaine d’activités afin de faire découvrir les différents projets de l’Université McGill avec des organismes locaux. Les sujets abordés étaient variés et concernaient aussi bien le jardinage urbain que l’accompagnement à la jeunesse, toujours dans le but de sensibiliser les participants à l’importance d’une communauté montréalaise unie et solidaire. Les activités étaient basées sur quatre valeurs piliers: l’équité, la diversité, l’inclusion et la justice sociale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Quartier de l’Innovation</b></p>
<p>Six de ces activités concernaient le Quartier de l’Innovation (QI), portant ainsi l’attention sur le développement des quartiers suivants: Griffintown, Petite-Bourgogne, Saint-Henri&nbsp; et Pointe-Saint-Charles. Le Quartier de l’Innovation est un organisme à but non lucratif se définissant comme «un écosystème d’innovation au cœur de la ville en réponse aux nouvelles réalités du défi de l’innovation à l’échelle mondiale». Le QI regroupe plusieurs projets d’urbanisme visant à développer la ville en incorporant les quatre volets essentiels à une société créative: le volet industriel, formation et recherche, urbain et le volet social et culturel. L’organisme cherche à créer une complicité entre les acteurs économiques et les résidents du quartier, tout en proposant des solutions aux problèmes posés par la gentrification de cette zone, historiquement industrielle. L’idée est de se nourrir de la richesse culturelle, artistique, technologique et économique de la ville pour créer une plateforme d’innovation adaptée au développement socio-économique de demain.</p>
<p><b>Une place pour chacun</b></p>
<p>Dans le cadre du CED, un panel de professionnels est venu présenter les enjeux principaux liés à la gentrification dans les quartiers de Griffintown, Pointe-Saint-Charles et Saint-Henri/Petite-Bourgogne. La discussion était centrée sur le rôle primordial des universités au sein de la communauté et leur responsabilité en tant qu’institution publique. Lors de sa présentation, Will Straw, directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill et professeur de communication à l’Université McGill a insisté sur l’importance devant être accordée à l’art et la culture dans le processus de développement. Il pense également qu’une façon équilibrée d’accompagner la gentrification de la zone consisterait à encourager la vie communautaire et l’implantation de locaux d’institutions publiques. Cela permettrait de lutter contre le pouvoir du marché de l’immobilier et d’éviter que cette zone ne devienne exclusivement résidentielle et réservée à une élite financière et économique. Nik Luka, professeur en urbanisme et architecture à l’Université McGill a tenu à rappeler la nécessité de l’embourgeoisement de ces zones. En effet, la loi québécoise stipule que seules les taxes sur la propriété peuvent être utilisées afin de financer les services. En d’autres termes, une classe sociale élevée, qui paye proportionnellement plus de taxes, permet de financer les dépenses nécessaires au développement socio-culturel du quartier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Des quartiers égalitaires</b></p>
<p>Vincente Perez, coordinateur de la coalition de la Petite-Bourgogne explique que, dans la région du Sud-Ouest, 40% de habitants utilisent plus de 40% de leurs revenus pour payer leur loyer. Dans la région de la Petite-Bourgogne, 30% des habitants vivent dans des Habitations à Loyer Modique (HLM) et 10% dans des logements coopératifs. Pour ces raisons, il faut accompagner le développement de ces quartiers afin que ces populations ne se retrouvent pas en difficultés financières dans le cas où le prix de l’immobilier augmenterait fortement. Pour les mêmes raisons, il est également important de s’assurer qu’une partie des commerces restent abordables, ce qui n’est pas toujours évident. L’idée est alors de garder une mixité sociale au sein de ces communautés et d’éviter la ghettoïsation de Montréal.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Non aux tarifs en hausse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/01/non-aux-tarifs-en-hausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 05:56:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Québécois manifestent contre les hausses annoncées par le gouvernement.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une manifestation contre la hausse des tarifs d’électricité, proposée par le gouvernement de Pauline Marois, s’est déroulée le 28 septembre. L’événement était organisé par la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics. Les participants se sont donnés rendez-vous à 13h00 au Square Phillips à Montréal afin de porter haut et fort leur message de résistance face à des réformes qu’ils jugent injustes et qui renforcent des inégalités déjà existantes au sein de la société québécoise.&nbsp; Le message était clair: «budget d’austérité. Ce sont toujours les même qui paient».</p>
<p>Le groupe d’organisateurs avait mis en place des transports permettant à une grande partie de la population de la banlieue de Montréal et des villes environnantes de participer à l’événement. L’idée était de montrer au gouvernement un peuple québécois uni et solidaire près à se battre pour une province plus égalitaire. Cet événement symbolisait pour beaucoup la fin de l’espoir accordé au Parti Québécois (PQ) suite aux élections de septembre dernier.&nbsp; En entrevue avec le <i>Délit</i>, de nombreux manifestants se sont dits désillusionnés car ils pensaient que la fin du mandat de Jean Charest symboliserait un nouvel élan de reformes sociales au Québec. Cynthia, étudiante à l’UQAM, dénonce ce qu’elle juge être de l’hypocrisie de la part de Pauline Marois: «le Parti Québécois a été élu en disant qu’il allait écouter le peuple, Pauline Marois a porté le carré rouge et disait qu’elle était pour la gratuité scolaire, mais c’était juste une façon de se faire élire et non pas des valeurs qu’elle avait en elle».</p>
<p>Carole Landrie, militante pour Québec Solidaire, appelle à l’union du peuple québécois dans le but de faire changer d’avis le gouvernement quant à l’augmentation des frais d’Hydro-Québec. Selon elle, ce type de décision ne correspond pas aux attentes d’une partie des québécois qui ont accordé leur confiance au PQ lors des dernières élections: «il y a beaucoup de gens qui ont voté pour le PQ avec un grand espoir de changement, ils ont fait beaucoup de promesses mais nous on considère que notre province n’avance pas; au contraire, elle recule.» Selon Carole Landrie, ce sont les programmes sociaux et les organismes communautaires qui pâtissent de l’objectif du «déficit zéro» annoncé par le gouvernement. Elle dénonce également le monopole d’Hydro-Québec dans le domaine de l’électricité. En effet, les usagers ne pouvant pas faire appel à une autre société privée, il est du devoir de la compagnie de proposer un service juste, en accord avec les droits des québécois, et ne favorisant pas les inégalités entre les riches et les pauvres.</p>
<p>Cette manifestation s’inscrit dans un contexte de revendications du peuple québécois dans le but de créer une société plus égalitaire. Geneviève, étudiante au CEGEP de St Jérôme explique: «on va manifester souvent, autant pour la grève étudiante que pour les hausses de tarifs, pour plein de choses qui font que les pauvres restent pauvres et que les riches deviennent de plus en plus riches. Hydro-Québec vient juste s’ajouter à tout ça et prouve une fois de plus que l’on ne taxe pas selon le revenu des gens, mais qu’on taxe de la même façon pour tout le monde.» La manifestation s’est déroulée dans le calme, mais la colère des manifestants ne semble pas prête à diminuer.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’urbanisme au féminin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/17/lurbanisme-au-feminin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 05:37:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18289</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’urbanisme se doit de prendre en compte les obstacles quotidiens des femmes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des Montréalaises s’est réuni au Café-Bar de la Cinémathèque québécoise le 12 septembre afin de promouvoir la sortie de leur nouvelle vidéo «Demain, Montréal pour tous et toutes». Cette vidéo illustre comment le concept de l’Analyse Différenciée selon les Sexes (ADS) doit être appliqué au plan d’urbanisme de Montréal. L’ADS s’est progressivement développée dans plusieurs grandes villes du monde et a notamment guidé le développement de Berlin depuis plusieurs décennies. C’est un processus d’analyse visant l’égalité entre les sexes et qui cherche à discerner de quelle manière les projets urbains peuvent avoir des conséquences différentes sur les femmes et les hommes. L’idée est que chaque individu ne vit pas la ville de la même façon et que certains projets, sans conséquences pour les hommes, peuvent affecter de manière négative la vie des femmes. La sortie de cette vidéo accompagne le mémoire déposé à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) mardi le 10 septembre,&nbsp; à propos du Plan de développement de Montréal.</p>
<p>Le Conseil des Montréalaises, qui célèbrera ses dix ans en janvier prochain ‚est une instance consultative composée de quinze membres bénévoles choisis parmi la population féminine montréalaise.</p>
<p>Le Conseil travaille avec l’administration municipale sur toute question liée à l’égalité entre les sexes ou à la condition féminine afin de «créer des espaces qui vont répondre aux besoins spécifiques des femmes», comme l’explique la présidente Cathy Wong. L’organisation est, par exemple, à l’origine du projet de la Société des Transports de Montréal (STM) permettant aux femmes de s’arrêter où elles le souhaitent entre deux arrêts de bus lorsqu’il fait nuit. Ce projet permet une plus grande sécurité et évite des situations jugées «à risque».</p>
<p>Les quinze membres se définissent comme des «Ambassadrices de l’égalité», leur devoir étant de s’assurer que Montréal est une ville adaptée à la réalité des femmes et à leur mode de vie, souvent différent de celui des hommes.</p>
<p><b>La domination sexuelle au travail</b></p>
<p>Marie-Pier Gingras, membre du Conseil depuis un an, dit avoir pris conscience de l’importance de ce combat lors de son entrée dans le monde du<br>
travail : «On se rend compte progressivement que les hommes et les femmes, dans des situations totalement similaires, n’abordent pas le monde du travail de la même façon et ne sont pas perçus par les gens avec qui ils travaillent de la même façon. Tout ceci s’appuie sur une construction sociale qu’il est difficile de faire évoluer». Elle prend pour exemple l’étude réalisée dans des conseils d’administration au cours desquels on a demandé à un homme et à une femme de ne pas parler. Le silence de la femme est perçu par ses collègues comme un manque d’idées pertinentes à partager alors que le silence de l’homme est plus souvent interprété comme le fait qu’il attende le moment idéal pour s’exprimer.</p>
<p><b>Sensibilisation pour les jeunes femmes</b></p>
<p>En entrevue avec <i>Le Délit</i>, la présidente Cathy Wong rappelle l’importance de sensibiliser les jeunes femmes aux questions d’égalité entre les sexes afin de lutter contre des dynamiques socialement ancrées et souvent inconscientes qui participent à la discrimination quotidienne des femmes. Elle a réalisé son baccalauréat en sciences politiques à l’Université McGill dans les années 2000. Le magazine <i>Playboy</i> avait recruté des étudiantes de McGill pour faire une séance de photo en 2005. Elle explique : «Je voyais toutes ces filles très éduquées en cours avec moi se présenter à ces auditions et je ne comprenais pas pourquoi, malgré tout leur accomplissement scolaire et intellectuel, elles ressentaient le besoin de se sentir valorisées à travers ‘’le regard masculin’’ pour exister».</p>
<p>Cependant, ces dynamiques évoluent. En effet, Montréal témoigne d’une volonté de changement plus accrue sur ces questions que la plupart des grandes villes européennes (notamment en France, Italie et Espagne), comme l’explique Gregory Kamanda, présent à l’événement, qui effectue en ce moment un travail de recherche sur la dynamique des genres et la justice sociale.</p>
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		<title>Des idées sur les murs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/10/des-idees-sur-les-murs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloe Roset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 06:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 4 septembre au 4 novembre, les Montréalais se réapproprient l’espace public. En plein cœur du quartier des spectacles, l’installation «Mégaphone» offre aux citoyens une expérience multisensorielle où chacun est invité à prendre la parole pour mieux penser ensemble au Montréal de demain. Du mercredi au samedi, la Promenade des Artistes se transforme en un&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/09/10/des-idees-sur-les-murs/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Des idées sur les murs</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 4 septembre au 4 novembre, les Montréalais se réapproprient l’espace public. En plein cœur du quartier des spectacles, l’installation «Mégaphone» offre aux citoyens une expérience multisensorielle où chacun est invité à prendre la parole pour mieux penser ensemble au Montréal de demain. Du mercredi au samedi, la Promenade des Artistes se transforme en un espace de démocratie participative, s’inscrivant ainsi dans la continuité des «assemblés populaires» qui se tenaient à Montréal dans la première moitié du 20eme siècle.</p>
<p>Grâce à une technologie basée sur la reconnaissance vocale, le mégaphone ne fait pas qu’amplifier la voix des orateurs, mais identifie également les mots prononcés et les projette sur la façade du pavillon Président-Kennedy de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Au fil de la soirée, alors que les interventions s’accumulent, les mots les plus utilisés apparaissent plus gros et les couleurs des murs varient selon les sujets abordés. Chacun des spectateurs est invité à participer à cette œuvre collective et, ainsi, éclaire la Promenade des Artistes d’idées nouvelles pour améliorer le paysage culturel, politique et urbain de demain. Chaque soirée couvre plusieurs thèmes sur des sujets aussi divers que la place des femmes en politique ou les élections municipales du 3 novembre. Le but étant toujours de remettre la démocratie participative au goût du jour et permettre aux citoyens de s’impliquer dans la vie de la ville en dehors du bureau de vote.</p>
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<p><b>L’école Urbania imagine Montréal</b></p>
<p>L’Université du Québec à Montréal s’associe au projet et donne la parole, chaque jeudi soir, aux étudiants de l’école Urbania pour présenter, sur l’ensemble des deux mois, une centaine de propositions afin d’améliorer la vie urbaine montréalaise. Le projet nommé «Imaginer Montréal» a germé pendant l’été. Dix étudiants de l’UQAM issus de dix programmes différents ont travaillé afin de recueillir de nombreuses idées créatives et réalistes. Chaque semaine, le thème varie et le groupe d’étudiants présente une dizaine d’idées sous forme de manifeste afin d’engager le débat sur des thématiques en lien avec l’avenir de la ville. Ils espèrent ainsi que, à l’approche de l’élection des futurs élus municipaux, toutes ces idées novatrices ne tombent pas dans l’oubli. Ces rencontres sont l’occasion pour tous de prendre la parole et de réfléchir à la fonction sociale de la ville à travers dix grands thèmes, dont le design, le développement économique, l’environnement et le développement durable.<b><br>
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<p><b>Un flot d’idées</b></p>
<p>La première rencontre «Imaginer Montréal» s’est déroulée le jeudi 5 septembre. Le thème abordé portait sur les transports. Après l’intervention des élèves d’Urbania, les spectateurs ont spontanément pris la parole et partagé leurs idées. Anny Schneider, strasbourgeoise immigrée au Québec depuis plus de trente ans, se demande pourquoi nous n’avons toujours pas mis en place un système de tramway qui permettrait de pallier les lacunes du métro et, ainsi, avoir accès plus facilement aux zones encore mal desservies. À la question d’une ville sans voiture, les étudiants d’Urbania expliquent que c’est encore un projet trop irréaliste. Ils offrent cependant deux propositions permettant de limiter l’accès des véhicules au centre-ville. Premièrement, faire de la rue Sainte-Catherine une rue piétonne toute l’année et pas uniquement de manière occasionnelle l’été. Deuxièmement, installer des<br>
«péages dynamiques» à l’entrée de la ville afin de dissuader le va-et-vient constant de voitures entre le centre et la banlieue.</p>
<p>Le but de ce mégaphone est de réanimer l’intelligence collective, de réinventer «la ville» pour lutter contre l’aliénation et améliorer le quotidien montréalais. Des Bixis d’hiver aux jeux collectifs dans les abribus pour créer du lien social comme proposent les élèves d’Urbania, toutes les idées sont les bienvenues. Christopher M. Gutierrez, professeur en&nbsp;Communication à l’Université McGill explique l’importance de s’impliquer dans la vie quotidienne de nos villes. Il dit qu’il est difficile pour un citoyen d’influencer de manière concrète les choix faits au niveau provincial ou national alors qu’il est plus facile pour celui-ci d’exprimer sa voix au niveau urbain. Pour cette raison il explique qu’«améliorer nos villes est ce qui fera du monde un monde meilleur».</p>
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