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	<title>Astrid Aprahamian - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Recherche chef de parti – temps plein</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Astrid Aprahamian]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 20:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Actualité de la course à la chefferie au Parti québécois.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/04/recherche-chef-de-parti-temps-plein/" data-wpel-link="internal">Recherche chef de parti – temps plein</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Les membres du Parti québécois (PQ) seront invités à voter en mai 2015 pour l’élection d’un nouveau chef, l’ex-première ministre Pauline Marois ayant démissionné de son poste après sa défaite dans la circonscription de Charlevoix le 7 avril dernier. La période de mise en candidature a débuté le 14 octobre. Il faut récolter 20 000 dollars et 2000 signatures de 50 circonscriptions (sur 125) pour être candidat officiel au premier tour. Retour sur les parcours et idées des candidats et potentiels candidats.</p>
<p class="p3">La défaite du PQ aux élections générales de 2014 était son pire résultat depuis 1970. Le parti n’a réussi qu’à récolter 25,38% des voix et a perdu son gouvernement face au Parti libéral du Québec (PLQ) de Philippe Couillard. On a souvent plaidé, autant à l’intérieur du PQ que parmi ses adversaires, que la Charte des valeurs québécoises, proposée par le ministre des Institutions démocratiques du temps, Bernard Drainville, était la cause de cette défaite, de même que le manque de cohérence et l’instabilité au sein du parti.</p>
<p class="p3">Pour l’instant, il y a cinq personnes qui ont officialisé leur intérêt dans la course à la chefferie en allant chercher leur billet de candidature. La députée de Vachon et ex-ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, promet, si elle est élue à la tête du parti, un référendum dès le premier mandat d’un futur gouvernement péquiste.</p>
<p class="p3">Bernard Drainville, député de Marie-Victorin au cœur de la controverse de la Charte lors des dernières élections, pense qu’une fissure s’est créée entre les Québécois et son propre parti. Selon lui, le PQ doit se réconcilier avec ses électeurs afin de gagner la bataille du souverainisme au Québec.</p>
<p class="p3">Enfin, Jean-François Lisée, député de Rosemont, a publiquement annoncé sa candidature hier, à l’émission <i>Tout le monde en parle</i>. Il ira chercher son bulletin de candidature aujourd’hui même. Dans son nouveau livre <i>Le Journal de Lisée</i>, il propose sa vision de l’indépendance: une transition en partenariat avec le fédéral, plutôt qu’en opposition, une monnaie propre, une politique de défense autonome et le maintien du Québec dans la plupart des organisations militaires dont le Canada est membre aujourd’hui.</p>
<p class="p3">Les autres candidats en voie de devenir officiels sont Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses, et Alexandre Cloutier, député du Lac-Saint-Jean. Le premier, candidat dans la circonscription Laurier-Doiron aux élections provinciales de 2014, veut mettre l’accent sur la justice sociale et les droits sociaux, écrivant sur le site de sa campagne, <i>pierrecere.org</i>: «Il est hors de question de laisser l’actuel gouvernement libéral de M. Couillard et associés disloquer ce que nous avons construit avec autant d’efforts.»</p>
<p class="p3">Cloutier, de son côté, affirme que le PQ a besoin de sang neuf. «Le Parti québécois ne peut se contenter d’être, dans huit mois, une copie carbone de ce qu’il est aujourd’hui», lance-t-il au quotidien <i>Le Devoir</i>. Il veut également que le PQ cesse la politique sectorielle afin de rejoindre toute la population québécoise.</p>
<p class="p4">
</p><p class="p2"><b>Atypique</b></p>
<p class="p4">
</p><p class="p3">D’autres candidats ont exprimé leur intérêt dans la chefferie, sans encore avoir été cherché de billet de candidature. Le plus populaire d’entre eux, récoltant 53 % des appuis parmi les sympathisants péquistes d’après un sondage de <i>Léger Marketing</i>, est Pierre Karl Péladeau, ancien président et chef de la direction de Québecor et député de Saint-Jérôme. Tout nouveau au PQ, il n’y a fait son entrée qu’au début des élections provinciales de 2014 et sa candidature n’a pas été sans controverse , notamment à cause de ses positions sur les <i>lockout</i> durant sa direction à Québecor. D’autre part, certains membres de l’Assemblée nationale, dont le premier ministre Philippe Couillard, se demandent si ses actifs et son influence médiatique au Québec ne poseront pas de problèmes d’éthique ou de conflits d’intérêts quant à ses interventions en politique, allégations que M. Péladeau&nbsp; a qualifié de «ridicules» en conférence de presse. Ses idéologies politiques, toutefois, restent obscures, même pour ses propres collègues au PQ: «On connaît peu M. Péladeau d’un point de vue politique, on le connait mieux comme dirigeant de Québecor», admet la députée Martine Ouellet.</p>
<p class="p3">Compte tenu du nombre de candidats et de leurs divergences d’opinions, une chose est certaine: peu importe le résultat, le parti devra réorganiser ses idées. Tous les candidats, même les moins populaires, ne se sentent pas intimidés par la course à la chefferie. «Le bon dernier peut toujours finir bon premier», affirme Alexandre Cloutier dans <i>Le Devoir</i>.</p>
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		<title>Femmes ou féministes?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/femmes-ou-feministes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Astrid Aprahamian]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 05:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réflexion sur la nature du féminisme.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>D’où vient la peur de s’affirmer comme féministe? Pourquoi trouve-t-on, dans un même mouvement, autant de branches et de différences? En lien avec ces thématiques, un après-midi de réflexion intitulé «Féminisme(s): divisés ou diversifiés?» a eu lieu au bar Notre-Dame-des-Quilles, le 8 mars dernier, lors de la Journée internationale des droits des femmes. Rassemblant douze femmes invitées à se prononcer en table ronde, l’événement a été organisé par deux collectifs cyber-féministes: <i>Et les femmes?</i> et <i>Je suis féministe</i>.</p>
<p>La salle est pleine. Il y a une soixantaine de personnes dont une grande majorité de femmes et on note une forte concentration de jeunes. Invitées à prendre la parole à tour de rôle, Martine Delvaux, Jeanne Reynolds, Anne Migner-Laurin, Camille Tremblay-Fournier, Aurélie Lanctot, Véronique Grenier, Widia Larivière, Marie-Claude Garneau, Anna-Aude Caouette, Tanya St-Jean, Sarah Labarre et Alexa Conradi ont exprimé leurs points de vue, avant tout en tant que femmes.</p>
<p>À la question quelle est la place du féminisme dans votre quotidien?, elles ont eu des réponses variées, reflétant leur situation et le milieu dans lequel elles vivent: à chacune son féminisme et son implication. Sarah Labarre, jeune chroniqueuse du blogue <i>Urbania</i>, assume le qualificatif de féministe hystérique qu’on lui a souvent adressé et déclare fièrement qu’elle est «une ostie d’enragée». Cette enragée fait mention d’un courant, le «masculinisme», un contre-féminisme polémique, qui la laisse perplexe.</p>
<p>Martine Delvaux, professeure au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), déclare qu’elle n’aurait pas choisi d’enseigner à l’université si elle n’avait pas été féministe. «David Gilmour peut aller se faire voir», dit-elle en référence aux commentaires de l’auteur canadien qui affirmait ne pas vouloir présenter des écrivaines dans le cadre de son cours à l’Université de Toronto. Elle déplore le sexisme intellectuel qu’on retrouve souvent dans le milieu académique, ainsi que la culture du viol sur les campus universitaires lorsque des professeurs profitent de la position d’autorité qu’ils maintiennent sur leurs étudiantes. Ses réflexions féministes, en tant que professeure de littérature féministe, se portent sur la place de la femme non seulement dans le milieu académique, mais surtout dans la littérature. «Combien de femmes parlent quand une femme parle?&nbsp; Écrire, c’est résister».</p>
<p>Une enseignante de philosophie au cégep de Sherbrooke, Véronique Grenier, critique le manque de présence féminine dans son domaine et, encore plus, de philosophes féminines enseignées dans des cours. «À l’université, on a vu un peu de Hannah Arendt. Des fois le trio [Simone] Weil, [Simone] de Beauvoir et Arendt, mais c’était pas mal tout. On est cinq femmes sur trente-cinq enseignants dans notre département», dit-elle.</p>
<p>Au cours de la discussion, le manque de présence de minorités ethniques autour de la table ronde est soulevé par Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Par la suite, la question du féminisme homogène, du privilège de la féministe blanche, hétérosexuelle et bourgeoise, est revenue plusieurs fois. Une autre question a remué l’assemblée, celle de la place des travailleuses sexuelles, souvent discriminées au sein du mouvement. D’après Anna-Aude Caouette, une des invitées, il faut laisser aux femmes le droit de s’autodéterminer, de décrier elles-mêmes si elles sont exploitées plutôt que de le faire à leur place sous un étendard féministe. La diversité des points de vue permet une dynamique qui rend possible l’actualisation du mouvement, et cela sans violence.</p>
<p>«Jusqu’à ce que les hommes et les femmes arrivent à l’équité et aux droits sociaux dans les milieux de l’éducation, de l’emploi, du statut familial et de l’accès aux services de santé, il y aura toujours du travail à faire», affirme Sarah Burns, professeure à McGill et coprésidente du <i>Senate Subcommittee on Women</i>. «Personne, homme ou femme, ne doit se complaire dans la situation actuelle», conclut-elle.</p>
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