<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Alexandre Jutras - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/alexandre-jutras/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/author/alexandre-jutras/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 29 Oct 2019 16:21:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>La mort autrement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/29/la-mort-autrement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2019 16:20:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34835</guid>

					<description><![CDATA[<p>Apapacho, une caresse pour l’âme : un récit intime signé Marquise Lepage.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/29/la-mort-autrement/" data-wpel-link="internal">La mort autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s2">onnue principalement pour ses documentaires, Marquise Lepage réalise aussi à l’occasion des œuvres de fiction. Ceux et celles qui ne sont pas familier·ère·s avec son travail se doivent de visionner <i>Martha qui vient du froid</i>, un long-métrage poignant sur la déportation de familles inuites dans l’extrême Arctique par le gouvernement canadien — une page sombre et méconnue de l’histoire du pays. Son plus récent film est lui aussi empreint de cette sensibilité qui caractérise son œuvre. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Sous le signe de la douceur</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><i>Apapacho, une caresse pour l’âme</i> raconte le voyage au Mexique de deux sœurs, Karine (Laurence Leboeuf) et Estelle (Fanny Mallette). Elles entreprennent ce voyage pour poursuivre une tradition familiale bouleversée par le suicide de leur autre sœur, Lili (Eugénie Beaudry). L’action se déroule surtout durant le Jour des morts (<i>Día de muertos</i>, en espagnol), une fête caractérisée par les autels dédiés aux mort·e·s couverts d’offrandes. Cette immersion dans la culture mexicaine permet aux deux sœurs de traverser leur deuil et de solidifier leur relation ébranlée, mais surtout de voir la mort autrement qu’en tant qu’expérience exclusivement malheureuse. Le film présente des paysages magnifiques en plus de permettre une incursion respectueuse au cœur d’une des célébrations les plus importantes du pays. Les personnages incarnés par Sofía Espinosa et Arturo Ríos insufflent un dynamisme ainsi qu’une belle dose de sincérité au récit.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Un amour perdu</b></span></p>
<div class="mceMediaCreditOuterTemp left" style="width: 330px;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-34838 alignleft" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/C-apapacho2-330x186.jpg" alt width="330" height="186" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/C-apapacho2-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/C-apapacho2-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/C-apapacho2-1000x563.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/C-apapacho2-850x478.jpg 850w" sizes="(max-width: 330px) 100vw, 330px"></div>
<p class="p5">Si le personnage d’Estelle frôle parfois le cliché en raison de dialogues un peu fades, une discussion touchante et délicate entre Karine et elle vient toutefois faire oublier ce début maladroit. Malgré quelques moments moins forts, le film est ponctué de scènes profondément émouvantes. On n’a qu’à penser aux rencontres que fait Karine lorsqu’elle visite plusieurs maisons dans le cadre d’un concours de décoration, ou à cette mère qui parle de son fils, qui s’est lui aussi suicidé. Pendant quelques instants, il est difficile de ne pas oublier que l’on se trouve dans une salle de cinéma tellement la tension est palpable.</p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Tristesse et allégresse</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Marquise Lepage nous bouleverse par la façon dont elle traite l’épineuse question de la mort. Même s’il comporte des moments tristes et plus difficiles, le long-métrage s’avère avant tout lumineux. La mort implique pour certain·e·s la rupture et le manque. Il peut toutefois en être autrement. La mort évoque aussi le passage, la traversée plutôt que la disparition. </span><span class="s1">D’une certaine façon, il est possible de garder contact avec les défunts et peut-être devrions-nous prendre soin de cette relation qui nous lie à nos disparus. Encore une fois, la réalisatrice parvient à faire œuvre utile. Pour la réflexion pertinente qu’il suscite, le film vaut le déplacement.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/29/la-mort-autrement/" data-wpel-link="internal">La mort autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Boulette et baiser</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/22/boulette-et-baiser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 15:18:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34721</guid>

					<description><![CDATA[<p>Matthias et Maxime, ou de l’amour ambigu.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/22/boulette-et-baiser/" data-wpel-link="internal">Boulette et baiser</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">X</span><span class="s1">avier Dolan nous présente son premier film québécois depuis <i>Mommy</i>. Son dernier projet, <i>The Death and Life of John F. Donovan (Ma vie avec John F. Donovan </i>pour la version française), a fait couler beaucoup d’encre, mais ne s’avère pas aussi raté que les rumeurs ne le laissaient entendre, si l’on se fie à Marc Cassivi et Marc-André Lussier dans <i>La Presse</i>. <i>Matthias et Maxime</i>, s’il se présente mieux, n’est toutefois pas le film le plus abouti du réalisateur.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Les meilleurs amis du monde</b></span></p>
<p class="p5">Matthias (Gabriel D’Almeida Freitas) et Maxime (Xavier Dolan) acceptent de jouer dans le court-métrage de la petite sœur de leur ami Rivette (Pier-Luc Funk). Le hic, c’est qu’ils doivent s’embrasser, et ce geste en apparence anodin viendra compromettre leur amitié alors que Maxime s’apprête à partir pour l’Australie. Le réalisateur, aidé d’André Turpin à la photographie, parvient à nous plonger dans le quotidien de ce groupe d’ami·e·s auquel les personnes de la génération millénaire pourront s’associer d’une manière ou d’une autre. Le jeu des acteurs et actrices est sincère, peut-être parce qu’il·elle·s se connaissent bien dans la vie. Les nombreuses scènes où la bande se retrouve donnent lieu à des échanges à la fois tendres et cinglants, déclamés dans une langue riche et colorée.</p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Là où le bât blesse</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Malheureusement, les personnages secondaires, trop nombreux, demeurent des esquisses. On aurait apprécié plus de Rivette et de sa petite sœur au franglais franchement grinçant. Soulignons au passage que les personnages féminins occupent des rôles très accessoires dans la trame narrative. Autrement, la collaboration du réalisateur avec Anne Dorval a donné d’excellents résultats par le passé (<i>J’ai tué ma mère</i>, <i>Les amours imaginaires</i>, et surtout <i>Mommy</i>) ; cette fois, la mise en scène de la relation mère-fils manque de subtilité. La douleur devient pathos. Ainsi, l’œuvre tente d’aborder trop de sujets à la fois et le temps vient à manquer pour les développer suffisamment. Un traitement en profondeur du thème principal, une amitié ambiguë, aurait été amplement suffisant. Le film a d’ailleurs reçu un accueil assez froid en France, notamment en raison de ces faiblesses.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Une recette qui demeure gagnante </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s4">Xavier Dolan vit peut-être une période de doutes, ou peut-être nos attentes sont-elles devenues trop élevées, mais il demeure que ses derniers projets ne parviennent pas à toucher le public — et surtout la critique — de la même manière que l’avaient fait ses premières œuvres. Toutefois, son talent et son intuition artistique créent une atmosphère authentique et sincère : pensons à la scène dans laquelle Matthias traverse le lac au petit matin pour affronter son désarroi, ou à celle de boulette qui permet le plein déploiement de la dynamique qui anime le groupe. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">La musique représentant un point fort du cinéma de Xavier Dolan, <i>Matthias et Maxime</i> ne fait pas exception. Le pianiste Jean-Michel Blais a même raflé un prix au prestigieux Festival de Cannes pour son excellent travail dans ce film. Le public peut s’attendre à de beaux moments d’émotions.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/22/boulette-et-baiser/" data-wpel-link="internal">Boulette et baiser</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sous le signe de la rencontre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/08/sous-le-signe-de-la-rencontre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 13:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34586</guid>

					<description><![CDATA[<p>Myriam Verreault porte à l’écran le recueil de récits de Naomi Fontaine, Kuessipan.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/08/sous-le-signe-de-la-rencontre/" data-wpel-link="internal">Sous le signe de la rencontre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">N</span><span class="s1">aomi Fontaine publiait <i>Kuessipan</i> en 2011, une œuvre que l’on a d’abord placée sous la bannière (maintenant galvaudée) du roman, mais qui évoque davantage une série de tableaux, de portraits, d’images et d’émotions. Le terme « recueil de récits » serait plus juste pour désigner cet objet littéraire touchant. Le livre compte à peine une centaine de pages, mais parvient à dire beaucoup avec peu, à raconter le quotidien innu avec une force poétique qui se construit autour de cette économie de mots. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La réalisatrice Myriam Verreault a rencontré Naomi Fontaine peu après la parution de son premier ouvrage au Salon du livre des Premières Nations à Wendake. Rapidement, elles ont décidé de collaborer afin de porter le livre au grand écran. Paraît donc en 2019, à la suite d’un long travail d’adaptation et de réécriture, l’adaptation cinématographique de <i>Kuessipan</i>. D’emblée, l’on ne peut que constater que le projet est une réussite.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">&nbsp;Le livre […] parvient à dire beaucoup avec peu, à raconter le quotidien innu avec une force poétique</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Deux sœurs</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le film fait le récit de deux jeunes femmes qui grandissent dans une communauté innue, Mikuan (Sharon Fontaine-Ishpatao) et Shaniss (Yamie Grégoire). La première vit dans une famille aimante alors que la deuxième doit composer avec un jeune enfant et un conjoint qui ne tient pas en place. Elles sont néanmoins inséparables.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À l’aube de leur passage à l’âge adulte, leur amitié sera mise à rude épreuve alors que Mikuan a l’ambition d’aller étudier en ville. Shaniss l’accuse de renier sa communauté, mais ce faisant, empêche son amie de réaliser ses rêves. Le scénario du film diffère nettement du texte original — le livre ne contenait pas de dimension proprement narrative — même s’il en conserve l’essence. Dans une généreuse entrevue qu’elle m’a accordée, la réalisatrice explique d’abord que le travail de réécriture s’est déroulé en plusieurs étapes. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Tout d’abord, elle considérait primordial d’accomplir cette étape du projet avec l’écrivaine pour que le film, à l’instar du roman, permette d’entrer en relation avec « l’autre&nbsp;». Naomi a joué le rôle de la « gardienne de la culture et de l’esprit du projet&nbsp;». La perspective innue était essentielle, porteuse d’une légitimité. L’on a qu’à penser au fiasco qu’a causé <i>Kanata</i> (été 2018) pour mesurer l’importance de mener ce genre d’entreprise dans le respect et l’inclusion. Selon Myriam Verreault, Robert Lepage (metteur en scène de la pièce) s’est avant tout privé d’une rencontre. Quand l’on voit le résultat de cette collaboration entre la réalisatrice et l’autrice, l’on ne peut que constater la mesure dans laquelle l’écoute et le partage créent une atmosphère propice à la création.</span></p>
<figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 2400px">
			<img decoding="async" class="wp-image-34589 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/C-Yamie-Grégoire-Sharon-Fontaine-Ishpatao-©-Laurent-Guerin.jpg" alt width="2400" height="3598">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Laurent Guerin</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>De belles amitiés</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Elle explique qu’elle a passé deux mois à Uashat pour tisser des liens avec la communauté. Un été sur les plages, près des feux, à se raconter des histoires. Des liens qui se sont transformés en amitiés, à mesure que les Innu·e·s ont consenti à partager leur quotidien avec elle. Il lui fallait cette proximité, ce « regard intérieur » pour illustrer la vie de ces gens et leurs réalités sans lunettes roses ni préjugés, «&nbsp;pour arriver à faire ressortir le beau dans les petits détails ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">C’est d’ailleurs ce regard sincère sur les personnages et les relations qui les unissent qui fait la force du film. Opposer deux amies qui choisissent des destins distincts met en lumière la puissance de leurs liens avec la communauté. Mikuan s’amourache d’un blanc et projette d’aller étudier à Québec. Shaniss voit ces deux projets d’un mauvais œil. Entre les pleurs et les sourires&nbsp;— le nombre de sourires que le film donne à voir impressionne&nbsp;—, les deux jeunes filles en arrivent à la conclusion qu’elles sont toutes deux attachées à leur communauté (et aussi l’une à l’autre) : elles le manifestent tout simplement de manière différente.</span></p>
<blockquote><p><span class="s1">C’est une œuvre lumineuse qui fait du bien et qui nous convainc de l’importance de la tolérance et de la curiosité</span></p></blockquote>
<p class="p5"><span class="s4"><b>Une première émotive</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Myriam Verreault explique que la première à Sept-Îles demeure une expérience spéciale : une salle bondée, beaucoup d’Innu·e·s, beaucoup de Blanc·he·s, mais surtout beaucoup de rires. L’humour nous unit malgré nos différences, me dit-elle. Tous·tes riaient aux mêmes blagues. Elle était heureuse de voir les Innu·e·s s’approprier le film, eux·elles qui se voyaient à l’écran pour la première fois dans une expérience de cinéma « classique ». </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Ils se voient exister à l’extérieur de la réserve et c’est un sentiment qui leur fait du bien », poursuit la réalisatrice. La période de questions s’est éternisée tellement les spectateurs et les spectatrices avaient envie de partager leurs ressentis. Cette validation a fait tomber la pression. Elle avait hâte de présenter le film à la communauté qui s’est occupée d’elle depuis le début du projet. Le résultat final est très émouvant et donne à voir la vie de gens dont beaucoup d’entre nous ne savent à peu près rien. Il émane du film une rare authenticité et c’est peut-être dû au fait que tous·tes les acteur·rice·s viennent de la région, à l’exception de Francis (Étienne Galloy), le copain de Mikuan. Myriam Verreault m’explique que les acteurs et les actrices ont chéri leur expérience avec l’équipe de tournage et que le sentiment est réciproque. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’adaptation cinématographique réussit à poursuivre le travail de diffusion entamé par Naomi Fontaine avec son recueil de récits. Elle a depuis publié deux autres livres (<i>Manikanetish</i> en 2017 et <i>Shuni</i> en 2019, tous deux chez Mémoire d’encrier) et je vous en recommande fortement la lecture. Le film traite de la quête identitaire et plonge dans le quotidien parfois difficile des Innu·e·s avec une sincérité désarmante. Simplement pour l’expérience et le plaisir de cette rencontre, le film mérite d’être vu. C’est une œuvre lumineuse qui fait du bien et qui nous convainc de l’importance de la tolérance et de la curiosité. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/08/sous-le-signe-de-la-rencontre/" data-wpel-link="internal">Sous le signe de la rencontre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Initiation sous le signe du rétro</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/02/initiation-sous-le-signe-du-retro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 13:39:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34527</guid>

					<description><![CDATA[<p>Meilleure chance la prochaine fois.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/02/initiation-sous-le-signe-du-retro/" data-wpel-link="internal">Initiation sous le signe du rétro</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Le réalisateur Louis Bélanger signe, avec </span><i><span style="font-weight: 400;">Vivre à 100 milles à l’heure</span></i><span style="font-weight: 400;">, un long-métrage autofictionnel à saveur d’aventure et d’insouciance. Il vient d’ailleurs tout juste de rafler le prix du public au Festival de cinéma de la ville de Québec. On peut se rappeler que certaines de ses œuvres, </span><i><span style="font-weight: 400;">Gaz Bar Blues</span></i><span style="font-weight: 400;">&nbsp;(2003)</span> <span style="font-weight: 400;">et </span><i><span style="font-weight: 400;">Les mauvaises herbes&nbsp;</span></i><span style="font-weight: 400;">(2016) notamment, avaient aussi reçu un bel accueil critique et populaire. Il nous tardait donc de renouer avec son cinéma touchant et drôle. Son plus récent opus se donne des allures de récit initiatique et surfe habilement la vague rétro sans toutefois se démarquer outre mesure.&nbsp;</span></p>
<p><strong>De petits culs à petits bums</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un duo d’amis qui devient rapidement un trio, trois petits garçons qui grandissent un peu trop vite. On suit Louis, Daniel et Éric dans leurs frasques qui prennent rapidement de l’ampleur ; les premières amours, les premières bières, les premiers joints. Ils passent du commerce de dictionnaires à la vente de drogue. Les affaires vont bien, peut-être trop. C’est le Québec des années&nbsp;1970 : le blues rock, les vinyles, les cheveux longs flottant sur les vestes en jean. Leur amitié sera inévitablement mise à l’épreuve. Ils ont commencé à vendre du pot pour se payer quelques joints, mais ils ont maintenant besoin de protection. Dénicher de nouveaux clients, se déplacer constamment ; des imprévus, des enjeux plus importants.&nbsp;</span></p>
<p><strong>Une originalité en demi-teinte</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le réalisateur réussit habilement à créer une atmosphère enivrante à coup de clins d’œil ludiques qui évoquent le cinéma de Ricardo Trogi (la voix hors champ du narrateur, le récit initiatique de jeunes garçons, les petites flèches politiques bien placées). C’est d’ailleurs ce qui donne aux cinéphiles un sentiment de déjà-vu. Il est vrai cependant que la trame narrative explore plus que la simple quête amoureuse adolescente. C’est plutôt le puissant désir de vivre intensément qui intéresse le réalisateur, qu’il exprime avec justesse dans son œuvre. C’est d’ailleurs le point fort de son film qui, autrement, manquerait un peu de substance. Avec ses amis, Louis se sent vivant ; c’est ce qui le pousse à les suivre dans cette aventure dont il fera lui-même les frais. Même si la première partie du long métrage insiste sur le comique — parfois de manière un peu trop appuyée — nous nous trouvons propulsé</span><span style="font-weight: 400;">·e·</span><span style="font-weight: 400;">s dans ce que le crime a de plus concret&nbsp;: la violence. La transition s’opère en douceur, permettant à l’histoire de respirer et aux personnages de vieillir, même si certains d’entre eux manquent cruellement de profondeur.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le film vaut le détour même s’il manque d’originalité. Les images sont belles, les costumes réussis et la musique contribue à la création d’une atmosphère enfumée. Même si la formule s’avère un peu éculée, la poésie de certaines scènes fait oublier les moments plus ternes. Ce n’est certainement pas le meilleur film du réalisateur, mais son talent lui a permis ici d’éviter le pire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/02/initiation-sous-le-signe-du-retro/" data-wpel-link="internal">Initiation sous le signe du rétro</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Choisir sa vie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/09/10/choisir-sa-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2019 16:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34163</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’adaptation au grand écran du roman de Jocelyne Saucier en salles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/09/10/choisir-sa-vie/" data-wpel-link="internal">Choisir sa vie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">ouise Archambault reprend dans son troisième film — une adaptation du roman de Jocelyne Saucier, <i>Il pleuvait des oiseaux</i> (XYZ, 2011) — une histoire d’amour atypique, comme elle l’avait fait avec brio dans son second long-métrage, <i>Gabrielle</i>, qui nous avait émus en 2013. L’humanité et la sensibilité propres à la réalisatrice se prêtent avec justesse à l’écriture touchante de la romancière.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>« Un mot vaut mille images »</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">L’adaptation au cinéma d’un livre s’avère toujours une tâche de taille, surtout lorsque celui-là a eu autant de succès que <i>Il pleuvait des oiseaux</i>, qui a remporté le prix Ringuet en 2012. Le film, à l’instar du roman du même nom, raconte l’histoire d’un trio de reclus qui cherchent à tout prix à se faire oublier. Rapidement, leur existence paisible se vit bousculée par une série d’événements et de destins insolites. D’emblée, l’aîné des ermites, Ted Boychuk (Kenneth Welsh), s’éteint de belle mort dans sa cabane, laissant derrière lui un nombre incalculable de tableaux, dont on ne sait pratiquement rien, sinon qu’ils représentent de manière abstraite les grands feux qui lui ont volé sa famille. Ce personnage – même s’il disparaît dès les premières scènes du film – représente la pierre angulaire des relations qui se tisseront au fil du récit entre des gens qui paraissent de prime abord tout à fait éloignés.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Naviguer entre les écueils</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le film ne déçoit pas même s’il prend inévitablement de petits raccourcis que permettait d’écarter le temps long du roman. Certains personnages paraissent escamotés, sans toutefois que la faute ne revienne aux acteurs, et quelques éléments de la trame narrative s’effacent partiellement. On se doit d’ailleurs de souligner les performances remarquables de Gilbert Sicotte et Rémy Girard qui incarnent respectivement Charlie et Tom, les deux autres misanthropes du trio. Heureusement, ces imperfections ne suffisent pas à atténuer la force du long-métrage qui exprime l’amour et la liberté avec une acuité saisissante. Louise Archambault illustre avec brio l’amour des laissés-pour-compte et de ceux qui ont choisi de tout abandonner ; son œuvre rend vraiment hommage au texte de Jocelyne Saucier en plus de conférer à ses personnages une beauté tangible. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Brûler en silence</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Autrement, on ne peut passer sous silence la beauté du territoire qui nous est présenté ; filmé dans plusieurs régions différentes, dont l’Abitibi et le lac Supérieur, le long-métrage nous présente la forêt sous son jour le plus majestueux tout en restant humble dans son traitement de la nature. Sobres et subtils, mais prenants ; les paysages sont magnifiques sans pourtant être à couper le souffle, leur caractère transcendant, mais effacé, laisse la trame narrative se déployer dans toute sa sensible lenteur.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><i>Il pleuvait des oiseaux</i> est un film à voir, non seulement parce qu’il est excellent, mais surtout parce qu’il met en lumière des acteurs québécois talentueux, une réalisatrice maintenant sûre de ses moyens et une autrice bien affirmée sur la scène littéraire. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/09/10/choisir-sa-vie/" data-wpel-link="internal">Choisir sa vie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Noirceur enneigée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/noirceur-enneigee/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/noirceur-enneigee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 14:46:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[laurence olivier]]></category>
		<category><![CDATA[locarno]]></category>
		<category><![CDATA[poliquin]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[québecois]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=33727</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le cinéma indépendant québécois, d’Irénée-les-neiges à Berlin.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/noirceur-enneigee/" data-wpel-link="internal">Noirceur enneigée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">enis Côté, fier de ses succès répétés à Locarno et à Berlin, est une figure de proue de ce qu’on a nommé le renouveau du cinéma québécois. Son dernier film, <i>Répertoire des villes disparues</i>, s’inscrit dans la mouvance de cette réactivation du territoire qui touche plusieurs acteurs de la scène culturelle québécoise ; pensons notamment à Christian-Guay Poliquin qui a remporté le prix du Gouverneur Général pour <i>Le poids de la neige</i>. La revue <i>Spirale</i> a d’ailleurs publié un dossier très intéressant à ce sujet ; les représentations régionales occupent plus de place dans le paysage artistique, alors qu’elles avaient été délaissées depuis quelque temps au profit de l’urbanité et de sa modernité. Librement inspiré d’un livre de Laurence Olivier — dont un court-métrage peut être apprécié dans la foulée de la présentation&nbsp;—, le film détonne et ne laisse certainement pas indifférent. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Timide violence</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le film démarre abruptement avec le suicide violent d’un jeune qui n’en pouvait plus de ce village et, rapidement, une atmosphère glauque et inquiétante enveloppe le quotidien de ces habitants abandonnés à eux-mêmes, loin des centres urbains. De ces paysages blancs, désertés et mornes émane une poésie qui porte le film </span><span class="s3">lorsque le rythme s’essouffle. Par moments, la timidité des dialogues et le roulis anxiogène de la caméra s’avèrent un peu lourds, tandis que des scènes qu’on voulait peut-être contemplatives finissent par révéler un certain vide. L’austérité d’Irénée-les-neiges est à l’image d’une trame narrative épurée qui laisse parfois le spectateur sur sa faim, mais qui dépeint à merveille cette vie sans rebondissements auxquels sont attachés certains des personnages. </span></p>
<p class="p3"><span class="s4"><b>De l’ironie </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le réalisateur se joue habilement des codes du film à suspense et du fantastique pour éclairer d’un angle audacieux des problèmes bien contemporains, tels que l’abandon des campagnes. Les morts habitent, littéralement, le récit de ces régions qui peinent à<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>préserver une identité. On nous présente une communauté fière, mais inquiète face au phénomène d’attrition qui la décime peu à peu. Elle est aussi solidaire, mais un peu paradoxalement réticente à l’ouverture. Filmé en 16 mm — ce qui donne un halo particulier et un grain plus présent —, le film n’échappe pas à cet intérêt pour l’esthétique rétro.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les acteurs incarnent avec brio des personnages riches malgré leur peu de mots. Diane Lavallée est tout simplement brillante </span><span class="s5">dans le rôle de la mairesse qui se veut à<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>tout moment disponible pour ses citoyens, mais qui, de ce fait, ne leur rend pas toujours service. Autrement, impossible de ne pas s’attacher à cette jeune femme angoissée, mais ô combien lucide, interprétée par Larissa Corriveau qu’on avait pu voir auparavant dans <i>Polytechnique</i>. Aussi, il y a un couple qui fait de la raquette et qui amène une belle touche d’humour, même si la figure peut paraître maladroite et appuyée.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s6"><b>La pertinence du cinéma québécois</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s5">Si le long-métrage est finalement inégal, il demeure un témoin du génie des artistes québécois ; il souligne toute l’importance d’un cinéma indépendant qui se permet certaines folies et qui vient inévitablement dynamiser l’univers culturel. Les cinéastes québécois font rayonner le Québec à l’international et on ne peut que se réjouir de cet intérêt étranger pour ce qui se fait ici. <i>Répertoire des villes disparues</i> incarne efficacement l’ai</span><span class="s3">r du temps. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/noirceur-enneigee/" data-wpel-link="internal">Noirceur enneigée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/noirceur-enneigee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une douleur froide</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/02/05/une-douleur-froide/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2019/02/05/une-douleur-froide/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 15:09:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma du parc]]></category>
		<category><![CDATA[cold war]]></category>
		<category><![CDATA[guerre froie]]></category>
		<category><![CDATA[pologne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=33149</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cold War : Un film d’une grande beauté et d’une tendresse déchirante.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/02/05/une-douleur-froide/" data-wpel-link="internal">Une douleur froide</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le<span class="s1">&nbsp;</span>réalisateur et scénariste polonais Pawel Pawlikowski, qui nous avait offert le magnifique <i>Ida</i> il y a quelques années déjà, nous présente cette fois une histoire d’amour fiévreuse prenant place dans les années d’après-guerre. Wiktor, pianiste et chef d’orchestre désabusé, ratisse la campagne polonaise dans le but de mettre sur pied un spectacle de danse et de chants folkloriques. Aux auditions se révèle alors Zula, une téméraire et talentueuse jeune femme au passé sombre. Dès lors, une tension s’installe entre ces deux personnages que tout oppose. Ils se poursuivront inlassablement à travers l’Europe dans une cavale qui les poussera inévitablement vers le gouffre.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b> Du plaisir empreint de malheur</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">La forme elliptique convient parfaitement à cet amour plein de promesses sincères, mais pourtant intenables dans le contexte enchevêtré de la Guerre froide. Les prises de vue rapprochées, soutenues par le format carré de l’image, permettent aisément de se glisser dans l’intimité d’une relation noircie par la mélancolie et la douleur. L’esthétique sobrement soignée, toute en subtilité, laisse place à la musique qui reste en tout moment sublime . Les changements de plans alternent entre la douceur et le fracas, à l’instar de cette histoire d’amour pour le moins tumultueuse. </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">D’une grande technicité, le noir et blanc rehausse les contrastes de la bohème des soirées jazz parisiennes tout en peignant habilement la monotonie d’une pauvre ruralité. On comprend sans difficulté pourquoi <i>Cold War</i> a remporté le prix de la mise en scène à Cannes dernièrement, en plus d’être en lice pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. </span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Même si cette structure en ellipses nous permet de côtoyer cet amour de plus près, il n’en demeure pas moins que <i>Cold War</i> paraît par moment précipité. Certains détails demeurent flous, certaines scènes frôlent l’invraisemblable alors qu’elles visaient plutôt le grandiose. La simplicité, le dépouillement, insufflent de magnifiques élans de sincérité au film, mais impliquent parfois un certain vide que l’œuvre n’arrive pas toujours à racheter. De surcroît, on ne peut plonger dans la bohème artistique aussi rapidement sans que ne s’en dégagent quelques clichés : une poète aux mœurs évidemment libérales, les soirées arrosées dans de grands appartements pompeux.</span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Des faiblesses oubliées aisément</b></span></p>
<p class="p7"><span class="s3">La durée du film s’avère un point fort autant qu’une faiblesse ; on évite les longueurs et on soutient un rythme vivant, mais le dénouement est déballé excessivement rapidement dans une succession de scènes nettement moins crédibles que le reste de l’œuvre. Le long-métrage est profondément touchant même si l’on sent parfois qu’il ne plonge pas toujours au cœur des choses, que l’histoire d’amour emphatique met par moment de côté des éléments intéressants. Des pans de la trame narrative demeurent assez pauvrement développés, notamment les personnages secondaires qui ne sont qu’esquissés malgré leur influence sur le déroulement du récit. Ces petits écueils ne sont toutefois pas assez majeurs pour torpiller ce merveilleux film. Cette œuvre visuellement forte s’attaque au sujet maintes fois travaillé qu’est l’amour en le posant dans un cadre historique présenté avec justesse. Un incontournable pour tout cinéphile s’intéressant au cinéma étranger. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/02/05/une-douleur-froide/" data-wpel-link="internal">Une douleur froide</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2019/02/05/une-douleur-froide/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Violences et maladresses</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/01/29/violences-et-maladresses/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2019/01/29/violences-et-maladresses/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 14:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[eva husson]]></category>
		<category><![CDATA[filles du soleil]]></category>
		<category><![CDATA[Golshifteh Farahni]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=33033</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Filles du Soleil ne frôle que la surface d’un sujet qui aurait mérité plus d’application.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/01/29/violences-et-maladresses/" data-wpel-link="internal">Violences et maladresses</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>L</i></span><span class="s2"><i>es Filles du Soleil</i>, le deuxième long métrage d’Eva Husson, met en scène un bataillon uniquement composé de femmes qui luttent pour libérer la ville de Gordyène des mains des extrémistes de Daech. Rapidement, on est plongé dans le drame de la guerre de la région du Kurdistan avec toutes les violences qu’elle implique. Le point de vue adopté, soit celui de ces soldates n’ayant plus rien à perdre, demeure une force du film malgré le fait qu’on n’entre qu’assez superficiellement dans leur quotidien.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Un manque de profondeur</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Malheureusement, le mélodrame occupe une place prépondérante et on ne fait finalement que survoler plusieurs sujets qui auraient gagné à être développés davantage, notamment la situation des Kurdes, de leur histoire et de leur avenir, sans oublier celle de la violence faite aux femmes en temps de guerre. Le pathos, qui enveloppe le film de son extravagante robe noire, ne vient que souligner la lourdeur thématique qui se juxtapose paradoxalement à un criant manque de fond. Il est évident que les questionnements soulevés par l’œuvre sont à la fois délicats et complexes ; il demeure néanmoins qu’une analyse plus poussée aurait insufflé de la pertinence à un film qui aurait pu être bien plus percutant.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Dialogues maladroits</b></span></p>
<p class="p2"><span class="s4">Bahar, la commandante du bataillon Les Filles du Soleil, incarnée par l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahni, réalise une brillante performance, mais ne parvient pas à se défaire du caractère stéréotypé de son personnage qui occulte systématiquement son brio. Idem pour Emmanuelle Bercot qui tient le rôle de la journaliste française voulant rendre compte de la réalité du conflit en sachant pertinemment que les gens, sans y être insensibles, préfèrent regarder ailleurs. La complicité qui se tisse entre ces deux femmes offre tout de même des moments intenses et sincères. Malheureusement, ceux-ci sont constamment court-circuités par des dialogues qui manquent de matière et par des scènes de guerre qui laissent le·la spectateur·rice sur sa faim. </span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Un visuel compensateur</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Les images sont cependant extraordinaires ; elles transmettent toute la beauté de cette région tristement ravagée par la guerre. Les paysages à couper le souffle et les lueurs brillantes de l’aurore permettent d’entrevoir ce à quoi pourraient ressembler ces pays si la paix décidait finalement de s’y installer. Les rubans colorés couronnant les cheveux des nombreuses combattantes, symbolisant en quelque sorte la richesse de leur culture, viennent relever l’austérité de leur tenue ; ils leur communiquent un peu d’espoir. </span></p>
<p class="p2"><span class="s6">Ainsi, le film souffre cruellement de sa contextualisation évasive et de la surenchère émotive. Évidemment, la réalité que l’on cherche à dépeindre est horrible, mais l’emphase déployée est contreproductive. Il est dommage qu’un film mettant de l’avant des personnages féminins si forts s’avère tout compte fait un peu terne, que toute la puissance de leur résistance s’essouffle à cause de dialogues bancals et d’analepses qui rompent le rythme. Peut-être est-il encore trop tôt pour que la fiction s’approprie pleinement un sujet qui baigne&nbsp;</span>toujours dans l’atrocité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/01/29/violences-et-maladresses/" data-wpel-link="internal">Violences et maladresses</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2019/01/29/violences-et-maladresses/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Modernité désordonnée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/modernite-desordonnee/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/modernite-desordonnee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 17:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=23909</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand on se marche sur les pieds au Musée des beaux-arts de Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/modernite-desordonnee/" data-wpel-link="internal">Modernité désordonnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">algré des œuvres hautement colorées et la présence de musique jazz particulièrement entraînante, la soirée <i>Les Années Folles au Musée des beaux-arts</i> du 28 octobre s’est avérée plutôt décevante. L’événement tentait d’encourager une faune peu habituée à fréquenter les musées à s’y rendre pour profiter d’une exposition rendant hommage à un collectif d’artistes qui a bouleversé la scène culturelle des années 1920 à Montréal. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Beaver Hall, le fameux</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Beaver Hall est un regroupement éclectique de peintres qui tirent leur nom de l’emplacement où ils ont établi leur studio, au centre-ville non loin de la rue Sainte-Catherine. Le groupe comptait autant d’hommes que de femmes, ce qui s’avérait être une première pour l’époque, tant au Québec qu’au Canada. C’est l’une des raisons pour lesquelles on considère le collectif comme un pionnier de la modernité artistique. Son histoire reste encore à ce jour assez mystérieuse; on ne connaît même pas l’identité de tous ses membres et c’est pourquoi le musée réussit un tour de force en réunissant autant d’objets reliés à leurs vies et à leur travail. La diversité présentée est impressionnante: des toiles de toutes les tailles, des portraits de personnalités relativement connues mais aussi d’individus ordinaires, des paysages témoignant du lien intime qu’ont développé les artistes avec une ville en pleine effervescence depuis l’apparition des premiers gratte-ciel. Le style mêle moderne et post-impressionnisme et l’on sent le désir d’expérimentation de jeunes artistes à travers des coloris fauves et une géométrie simple. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 2170px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-23911" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-annesfolles.jpg" alt width="2170" height="3040" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-annesfolles.jpg 2170w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-annesfolles-330x462.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-annesfolles-768x1076.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-annesfolles-714x1000.jpg 714w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/C-annesfolles-850x1191.jpg 850w" sizes="(max-width: 2170px) 100vw, 2170px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Esther Perrin Tabarly</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Conclusion décevante</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’exposition en elle-même est intéressante et très agréablement disposée, mais on ne peut en dire autant de la soirée jazz. Le personnel du musée semblait dépassé par la popularité de l’événement. Le vestiaire et la billetterie, situés dans l’ancien pavillon ne sont tout simplement pas conçus pour une telle foule. On se marchait sur les pieds dans le hall d’entrée où tous se demandaient dans quelle ligne se ranger. Plusieurs personnes ont accepté l’invitation que leur avait lancée le musée et ont revêtu bretelles et boas, mais tous ces beaux costumes n’ont pas suffi à faire oublier l’atmosphère un peu étouffante. C’est dommage, non seulement parce que tout laissait entendre que l’événement serait un succès, mais surtout parce que l’exposition est très enrichissante si on s’intéresse à l’art québécois et à son rayonnement sur la scène internationale.</span><span class="s3">&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/modernite-desordonnee/" data-wpel-link="internal">Modernité désordonnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/modernite-desordonnee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’insouciance de Marilyn</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/09/29/linsouciance-de-marilyn/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2015/09/29/linsouciance-de-marilyn/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jutras]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2015 16:28:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=23189</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le meilleur des années 50 selon Zimbel au Musée des Beaux-Arts de Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/09/29/linsouciance-de-marilyn/" data-wpel-link="internal">L’insouciance de Marilyn</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">usqu’au 3 janvier, l’exposition <i>Un photographe humaniste</i> de George S. Zimbel nous est présentée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal. Le visiteur a accès gratuitement à une cinquantaine de photographies argentiques ainsi qu’à un court documentaire portrayant l’homme derrière cette œuvre fondamentalement humaine. Exposé à Valence, Tokyo et New-York, le travail de cet artiste est déjà bien connu et il est agréable de pouvoir en profiter dans la ville où il habite désormais. La<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>durée de présentation de l’exposition ainsi que sa gratuité devraient convaincre tous les méfiants que les œuvres du photographe américain valent le détour.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 800px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23195" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/09/C-Zimbel2-800x484.jpg" alt width="800" height="484" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/09/C-Zimbel2-800x484.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/09/C-Zimbel2-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">François Legras</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">C’est équipé de son fidèle appareil <i>Leica</i> que<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>l’artiste, natif du Massachussetts, a photographié des icônes de son époque. Son cliché de Marilyn Monroe, jupe au vent, est particulièrement célèbre, même s’il n’a été développé que vingt ans après sa capture. Passionné de politique depuis son séjour à l’Université Columbia, en compagnie du futur président américain Dwight David Eisenhower, il quitta les États-Unis pour s’installer à l’Île-du-Prince-Édouard, choqué par l’implication de son pays au Vietnam. L’œuvre de Zimbel fait ressortir le caractère humain qui habite les gestes les plus anodins de la vie quotidienne et permet une réflexion profonde à propos du rôle que le photographe occupe dans notre société. Il visite aussi bien des boîtes de nuit que des chantiers de construction ou des bibliothèques pour nous présenter une réalité riche, intéressante, mais surtout vivante.</span></p>
<figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 800px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23193" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/09/C-Zimbel3-800x555.jpg" alt width="800" height="555" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/09/C-Zimbel3-800x555.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/09/C-Zimbel3-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">François Legras</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Photographier pour célébrer</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le point de vue depuis lequel il réalise sa photographie de John F. Kennedy, lorsqu’ils se trouvent tous les deux dans la même voiture à l’occasion d’une parade très achalandée, nous permet de mesurer le caractère improbable de ce type de cliché aujourd’hui. L’exposition fait ressortir le talent d’un homme qui a su utiliser son art pour célébrer et non pour condamner. Véritable anthropologue, il nous fait revivre une époque où l’ambiance était à la naïveté plutôt qu’à la crainte et la méfiance.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est un peu regrettable cependant que l’exposition soit si courte: une seule petite salle. On aurait aimé en voir plus, compte tenu de la qualité du travail de cet homme que certains ont eu la chance de découvrir tout récemment. Il est aussi vrai que la photographie argentique s’adresse à un public averti compte tenu de la popularité de réseaux sociaux comme <i>Instagram</i> ou <i>Snapchat</i>. Il est agréable de penser en sortant du musée que le petit monsieur aux cheveux blancs que nous décrit le film d’introduction est en quelques sortes l’ancêtre de mouvements très populaires comme <i>Humans of New York</i> ou même sa version montréalaise Portraits de Montréal. Il est rassurant de constater que l’art peut rapprocher autant de gens encore aujourd’hui en présentant la vie de personnes ordinaires.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/09/29/linsouciance-de-marilyn/" data-wpel-link="internal">L’insouciance de Marilyn</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2015/09/29/linsouciance-de-marilyn/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
