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Célébrer la culture d’ici

La culture autochtone à l’honneur.

Félix Fournier | Le Délit

Le 18 septembre, le 25e pow-wow annuel battait son plein sur le campus Macdonald pour célébrer le début des Semaines de sensibilisation aux cultures autochtones. L’événement se tient jusqu’au 30 septembre et propose un grand nombre d’activités sur les deux campus de McGill, comme des ateliers de design de vêtements traditionnels, des parties de soccer amicales et des panels de discussion avec différents experts. Pour célébrer, Le Délit vous propose une sélection de lectures et d’artistes à découvrir pour mettre la culture autochtone à l’honneur !

Kuessipan de Naomi Fontaine 

Ce roman publié en 2011 explore la vie quotidienne sur une réserve innue. À travers une narration en fragments, Fontaine nous fait découvrir la beauté du monde et la violence silencieuse qui nous entoure, les détails qui nous remplissent d’espoir et la lourdeur de l’Histoire qui s’acharne à effacer les communautés autochtones. Le roman a remporté le Combat national des livres de Radio-Canada en 2025 et a été adapté en un film en 2019. L’œuvre est également disponible gratuitement en livre audio sur la plateforme OhDio de Radio-Canada.

Je suis une maudite sauvagesse (Eukuan nin matshi-manitu innushkueu) d’An Antane Kapesh 

Publié en 1976, ce livre a trop longtemps été poussé dans l’oubli. Réédité en 2019 par les éditions Mémoire d’encrier et préfacé par Naomi Fontaine, cet essai offre un témoignage puissant de la réalité autochtone au Canada : la violence, les abus et l’effacement perpétrés par les différents paliers de gouvernement. Ce livre relate la vie de l’autrice, née dans le Grand Nord et déracinée de ses terres par le gouvernement en 1953. Ses écrits révèlent une véritable lutte pour la préservation de la culture, du territoire et de la langue des Innu·e·s. Cet essai bilingue en français et en innu est le premier ouvrage d’An Antane Kapesh. Elle a également publié Qu’as-tu fait de mon pays ? (Tanite nene etutamin nitassi?).

Le vent en parle encore de Michel Jean 

Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leur famille et envoyés dans un pensionnat de Fort George. On leur coupe les cheveux, on leur donne un numéro qui remplace leur nom et il leur est interdit de parler leur langue. Soixante-dix-sept ans plus tard, une avocate tente de comprendre la disparition des trois enfants. 

Ce roman, publié en 2013, aborde la question des pensionnats autochtones dans toute sa cruauté et rappelle que la blessure de ces horreurs est encore bien fraîche pour les communautés persécutées : le dernier pensionnat autochtone canadien a fermé ses portes en 1996 en Saskatchewan et le dernier du Québec, celui de Mashteuiatsh (Pointe-Bleue), en 1991.

Bonus musique

Elisapie : Autrice-compositrice interprète inuk de musique pop, elle mélange l’inuktitut, l’anglais et le français dans ses compositions. Avec quatre albums et plusieurs prix à son actif, Elisapie promet un voyage musical hors du commun, notamment avec The Ballad of the Runaway Girl, qui a remporté le prix « Album de l’année – Autres langues » en 2019 au Gala de l’ADISQ.

Samian : Rappeur de la Première Nation Abitibiwinni, il allie français et anishinaabemowin dans ses chansons. Samian a une discographie diverse, six albums et plusieurs collaborations avec des artistes comme Loco Locass.


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