La période de vote pour le référendum de l’AÉUM du semestre d’hiver 2026 se termine ce vendredi 20 mars après 11 jours de campagne. Du Centre universitaire au programme d’épicerie, plusieurs services sont concernés par le référendum. Des initiatives comme l’Educational Community Living Environment (ECOLE), qui offre du logement durable à plusieurs étudiants, ou le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés (PÉR) comptent sur des résultats positifs pour assurer leur financement.
« Le PÉR fait lui aussi face à une situation budgétaire regrettable en cas d’échec référendaire »
Ce référendum ne représente qu’une simple formalité pour la plupart de ses propositions. C’est le cas notam- ment pour le renouvellement du financement par frais sans droit de retrait du Centre universitaire. En effet, un vote majoritaire « non » affecterait la capacité de l’AÉUM à accueillir les activités étudiantes. De la même manière, un résultat identique au sujet du renouvellement des frais auxiliaires des services étudiants de McGill entraverait plusieurs programmes clés. Parmi eux, l’accès à des spécialistes de santé mentale.
ECOLE : un rééquilibrage s’impose
Deux programmes en particulier voient leur financement mis à l’épreuve par ce référendum : ECOLE et le PÉR. Au Conseil législatif du jeudi 12 février, un représentant du projet ECOLE, Brooklyn Frizzle, avait défendu l’augmentation des frais. Si ceux-ci sont restés inchangés depuis 2015, les loyers de certains de ces logements ont augmenté d’entre 28 % et 36 %. Avec un succès référendaire, ECOLE verra sa part de budget récolté par des frais étudiants doubler,passant de deux dollars par semestre à quatre. Ce frais comporte un droit de retrait.
Survie et ambition pour le PÉR
Le PÉR fait lui aussi face à une situation budgétaire regrettable en cas d’échec référendaire. Ce programme d’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), qui assure l’accompagnement logistique et académique de plusieurs étudiants réugiés, espère deux votes majoritaires « oui ». Le premier pour assurer le renouvellement des frais actuellement récoltés de quatre dollars par semestre, sans droit de retrait. Ils permettent pour le moment de parrainer six étudiants. Le deuxième permettra, en augmentant les frais de deux dollars pour atteindre six dollars par semestre, d’augmenter ce chiffre à neuf ou dix. Une augmentation estimée nécessaire par le coordinateur du référendum pour l’EUMC à McGill, Ruben Tardieu : « L’année dernière, on a accueilli pour la première fois neuf nouveaux élèves. C’était une réussite. Le problème maintenant, c’est qu’avec la cotisation actuelle, si on veut continuer à accueillir neuf élèves pendant cinq ans, le fonds sera à sec ; d’où l’augmentation à six dollars. »
Si le programme requiert ce financement, c’est parce que son accompagnement des étudiants prend une multitude de formes : « Il y a l’accompagnement administratif ; c’est une grande partie. Aussi, dès l’arrivée des étudiants, l’accompagnement commence à l’aéroport. Ils sont logés dans les résidences, et le PÉR les aide pour leurs dépenses de tous les jours, un appartement, et bien sûr pour le financement de leur éducation. » La continuation de ce programme à cette échelle exige donc un vote en faveur des deux questions référendaires.
Encore un petit effort
Le référendum, et donc le financement de ses programmes, fait face à un risque majeur : un faible taux de participation. En effet, 15 % des étudiants membres de l’AÉUM doivent voter pour que les résultats soient comptabilisés. Au moment de l’édition de cet article le lundi 16 mars, soit cinq jours avant la fermeture de la période de vote, ce taux se situait à 9,9 % selon les derniers chiffres.

