Débat sur la question référendaire : Oui
1 novembre 2011
Je vous écris afin de souligner le besoin de l’existence du GRIP-McGill (QPIRG) au sein de la communauté mcgilloise.

Le GRIP-McGill est un groupe réunissant de nombreux clubs et organisations sur le campus dirigés par des étudiants cherchant à avoir un rôle actif dans leur communauté.

L’aide qu’a offerte le GRIP-McGill à ces associations, à la fois logistique et économique, est non seulement indéniable, mais aussi a toujours été appréciée des étudiants. Cela ne doit pas être oublié. Il est important de comprendre que si la population étudiante se désengage des frais du GRIP-McGill (opt out), cela affectera sans aucun doute le degré auquel les étudiants pourront s’exprimer sur le campus, ne serait-ce qu’en termes du nombre d’organisations survivant une telle perte.

J’aimerais aussi rappeler que, par le biais de son financement et de sa participation à des activités liées au thème de la justice sociale, le GRIP-McGill remplit un rôle que l’administration de McGill n’assume pas. Par exemple, grâce à son financement du journal KANATA, le GRIP-McGill, contribue non seulement à la perpétuation de bonnes relations entre communautés autochtones et non-autochtones, mais ajoute surtout sa voix en faveur de la création d’une mineure en Études autochtones, programme que l’administration refuse toujours de créer. Pourtant, il est démontré chaque année, et de manière grandissante, qu’un tel programme intéresserait les étudiants; pour en témoigner, il suffit de voir le nombre de nouveaux cours liés aux questions autochtones créés dans la Faculté des Arts au cours des trois dernières années.

Enfin, je crois sincèrement que la campagne contre le financement dont est victime le GRIP-McGill (opt-out campaign) profite de l’ignorance de nombreux étudiants sur des sujets dont ils n’ont peut-être jamais même entendu parler.

Je ne blâme pas l’étudiant lambda qui trouve dans cette campagne une solution mineure à son endettement, mais je l’accuse d’«opter» pour un raccourci intellectuel avec l’excuse d’économiser 7,50 dollars par année. Si tel est le cas, je trouve cela déplorable. Si les étudiants veulent réellement avoir une voix sur le campus, peut-être devraient-ils faire leur propre enquête avant de prendre quelque décision que ce soit.

Ainsi, étant donné la pertinence de la place du Groupe de recherche d’intérêt public de McGill au sein de la vie étudiante, je crois qu’il devrait continuer d’être considéré comme étant un service important pour lequel nous devons tous payer.

 
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