Jeudi 19 février 2026, Donald Trump a réuni pour la première fois à Washington D.C. le très controversé « Conseil de la paix ». Présenté comme une version améliorée de l’Organisation des Nations unies (ONU), que le président américain estime dotée d’« un grand potentiel (tdlr) » qui ne s’est jamais réalisé, ce nouvel organisme se veut indépendant de l’organisation, tout en prétendant en corriger les lacunes. Son lancement, marqué d’un discours de 45 minutes par le président américain, a ravivé les débats et critiques.
Dès son annonce en septembre 2025, le Conseil de la paix avait suscité de nombreuses controverses, autour de sa légitimité face à l’ONU et de sa structure interne que Carney décrivait comme pouvant être « améliorée ». Cela a conduit plusieurs grandes démocraties, comme le Canada et la majorité de l’Union européenne (UE), à en refuser l’adhésion. En effet, les 26 États membres sont majoritairement autoritaires.
L’UE était tout de même présente jeudi dans un rôle d’observateur. Sa présence a été critiquée par de nombreux États européens, particulièrement par la France. Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a notamment indiqué que l’UE n’aurait « jamais dû assister » au Conseil de la paix de Trump. Cette première réunion s’est penchée sur la reconstruction de Gaza, où les conflits persistent. Un plan de reconstruction de 10 milliards de dollars a été annoncé pour la bande. La création d’une force policière, qui serait fournie par plusieurs pays et coordonnée par l’Indonésie, a également été mentionnée. D’autres thèmes ont aussi été abordés, dont la question de l’Iran. Le président américain a indiqué que de « mauvaises choses » allaient arriver si l’Iran ne concluait pas une entente au niveau de son programme nucléaire.
Pour de nombreux experts, ce Conseil de la paix représente une énième tentative du président américain de dissoudre le multilatéralisme et de remodeler l’ordre international construit après 1945. Donald Trump a en effet déclaré que le nouvel organisme irait jusqu’à « presque superviser » l’ONU et s’assurer qu’elle fonctionne correctement. Cela relance ainsi des débats sur l’efficacité de l’ONU et le risque d’affaiblissement du système multilatéral.


