Les Jeunes libéraux du Canada, aile jeunesse du Parti libéral du Canada, ont lancé leur campagne pour les élections exécutives de leur section vendredi dernier à Montréal. De Victoria à Halifax en passant par Calgary, Mississauga et Montréal, des membres des Jeunes libéraux de tout le pays assistaient à cet événement. Le Délit s’est entretenu avec plusieurs candidats de l’Université McGill présents ce soir-là, dont Nicolas Gosselin, Nour Khouri et Elliott Grondin. Ils se présentent respectivement aux postes de président, de représentante des femmes et de vice-président francophone.
Un parti qui peine à convaincre les jeunes
Gosselin, étudiant en sciences politiques, se présente avec l’ambition d’attirer les jeunes canadiens vers le parti, car un problème a été identifié par les candidats : « Lors des dernières élections générales, l’électorat de 18 à 34 ans a voté massivement pour le Parti conservateur, qui a enregistré une hausse de 30 % du nombre de voix dans cette tranche d’âge, alors que de notre côté, la hausse a été de seulement 1 %. Il y a eu une vague rouge à travers le Canada avec l’élection de Carney, et on parle quand même de seulement 1 % [de votes en plus pour les libéraux dans la tranche 18–34 ans, ndlr] », constate Gosselin.
Pour remédier à cela, les trois candidats veulent « s’attaquer à la base du problème », ce qui passe par une plus grande écoute de la population. Ils entament dans cette optique une tournée de plusieurs semaines à travers le pays. « Le but c’est d’aller entendre ce que les gens ont à dire. Le Parti libéral a besoin d’entendre sa base, ensuite on pourra offrir les politiques nécessaires », explique Grondin, étudiant à la maîtrise en sciences politiques. Cela passe aussi par le fait de se trouver « davantage sur le terrain et d’aider les candidats locaux et les caucus ».
Des voix qui veulent se faire entendre
Leur objectif au-delà de ça ? Que leurs voix soient plus entendues et écoutées au sein du Parti libéral. « On veut être pris en considération, non pas parce qu’on est des jeunes, mais parce qu’on a une voix à apporter. Au-delà d’être l’électorat du futur, on est les leaders de demain du Parti libéral, mais aussi les leaders du Canada », martèle Gosselin. À l’exemple du Parti conservateur et du Bloc québécois, les membres de l’aile jeunesse du Parti libéral assurent vouloir « trouver une phrase simple pour aller accrocher les jeunes ». Selon ces derniers, cela les aiderait à paraître plus attrayants chez les 18–34 ans, une classe d’âge dont le soutien envers le parti gouvernant s’effrite.
L’élection de l’exécutif des Jeunes libéraux du Canada aura lieu lors de la convention annuelle du Parti libéral, du 9 au 11 avril prochains, au Palais des congrès à Montréal. Il faut être âgé de 16 à 26 ans et être membre du parti pour pouvoir voter.


