Aller au contenu

Grève, services étudiants, PÉR

Le troisième Conseil législatif de l’AÉUM de 2026 en cinq points phares.

Félix Fournier | Le Délit

Le Conseil législatif de l’AÉUM s’est réuni le jeudi 12 février pour sa troisième séance de l’année civile. Le rituel bimensuel s’est tenu dans la salle Lev Bukhman du Centre universitaire. Plusieurs motions clés ont été adoptées. Parmi elles, on compte une hausse des coûts imposés aux étudiants de premier cycle pour soutenir plusieurs initiatives, telles que le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés (PÉR), le garde-manger de l’AÉUM, ou encore le projet ECOLE. Une augmentation considérable des frais attribués aux Services étudiants sans possibilité de retrait a aussi été adoptée par le Conseil. Ce dernier s’est enfin penché sur la possibilité d’un plébiscite afin de consulter la communauté mcgilloise sur la question du quorum requis à l’Assemblée générale pour les motions de grève.

La bonne nouvelle

La période d’annonce dans les premiers instants du Conseil est marquée par la bonne nouvelle livrée par Susan Aloudat, vice-présidente chargée des affaires universitaires : « Je suis heureuse d’annoncer que le sixième étage de McLennan n’est plus sujet de problème de moisissure. Cela veut dire que la nouvelle zone de réflexion est officiellement ouverte. Un espace calme, de méditation, c’est un endroit unique qu’aucune autre bibliothèque ne possède. (tdlr) » La question du sixième étage de McLennan est donc enfin résolue.

Le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés

Le défilé des motions s’est engagé avec l’adoption d’une augmentation des frais obligatoires dédiés au PÉR. Ce programme œuvre à accompagner les étudiantes et étudiants réfugiés et faciliter leur arrivée et leur intégration à Montréal. Selon la  motion, 31 étudiants étudient actuellement à McGill grâce au PÉR. L’augmentation des frais récoltés auprès des étudiants pour cette initiative de quatre à six dollars a été défendue devant le Conseil par un représentant du PÉR, Mohammad Alnatour. Rappelant l’importance du programme, il explique que « seuls 6 % des réfugiés en âge de recevoir une éducation supérieure en ont l’opportunité. Depuis notre fondation en 1986, nous avons ramené plus de 90 étudiants à McGill. Seuls cinq d’entre eux auraient reçu une éducation sans nous ». Dans l’optique de résoudre l’instabilité budgétaire du PÉR, ces frais sont sans option de retrait. La motion a été adoptée à l’unanimité par le Conseil.

Projet ECOLE

Le Conseil législatif a ensuite approuvé la motion doublant les frais dédiés au projet ECOLE, un programme qui vise à encourager des efforts de durabilité à Montréal à travers la subvention de logements étudiants. En augmentant les frais facultatifs de deux à quatre dollars par étudiant de premier cycle, le projet ECOLE espère compenser ses coûts opérationnels élevés en raison de la hausse du prix du logement. Si les loyers continuent d’augmenter, les frais étaient toutefois restés inchangés depuis 2015. Le Conseil a approuvé cette motion à l’unanimité.

Centre universitaire et Services aux étudiants de McGill

Le Conseil s’est également penché sur le financement du Centre universitaire et des Services aux étudiants de McGill. À la suite de la décision du Conseil législatif, ces derniers bénéficieront d’une indexation sur les frais prélevés auprès des étudiants de 4 % sur les trois prochaines années, en plus des 2 % annuels imposés par le ministère de l’Éducation. Ce frais est déjà parmi les plus importants, à hauteur de 204,74 $ par semestre pour les élèves à temps plein. Néanmoins, l’augmentation est perçue par le Conseil comme inévitable pour assurer la continuation des services essentiels des Services aux étudiants de McGill. Quant au financement des locaux et des multiples infrastructures de l’AÉUM, y compris le Centre universitaire, une  motion présentée devant le Conseil assure le renouvellement des frais actuellement placés à 12 $. Le taux d’indexation annuel est, lui aussi, élevé de 2 % à 3 %. Les deux motions ont été approuvées à l’unanimité par le Conseil.

Quorum sur les motions de grève

Le Conseil s’est conclu après une séance de discussion. Dymetri Taylor, président de l’AÉUM, a lancé le sujet du seuil de participation nécessaire à l’Assemblée générale lors de motions de grève. Il a profité de l’occasion du Conseil législatif pour formuler son intention de plébisciter les membres de l’AÉUM sur la question. Actuellement, pour qu’un quorum soit atteint sur une motion de grève, 10 % des électeurs sont requis. Il explique que le taux de participation moyen à l’Assemblée générale lorsqu’une motion de grève est présentée se situe entre 30 et 35 %. Le seuil le plus bas proposé sur le plébiscite sera 15 %. Le quorum sera donc révisé à la hausse, ce qui pourrait rencontrer une certaine résistance chez certains étudiants. En effet, un quorum trop important pourrait présenter un obstacle de plus dans le parcours administratif de potentiels grévistes. Avec ce plébiscite, le choix sera entre les mains des étudiants de l’AÉUM.


Dans la même édition