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Prédictions pour l’année 2024

Que nous réserve la nouvelle année ?

Clément Veysset | le Délit

Chères lectrices, chers lecteurs, permettez-moi de vous souhaiter une joyeuse nouvelle année. Je vous souhaite – je nous souhaite – une magnifique année, marquée par la paix, la solidarité et le succès dans tout ce que nous pourrons entreprendre. Alors qu’une nouvelle année s’amorce, de nouveaux défis se dessinent déjà à l’horizon. Bien qu’il nous soit impossible de prédire ce que 2024 nous réserve, il est de notre ressort d’analyser l’actualité et d’en tirer des conclusions en ce qui a trait à l’année qui débute. En ce sens, laissez-moi vous partager mes hypothèses quant à ce que l’année 2024 nous réserve.

LA FIN DE X
Twitter ou X, appelez ce réseau social comme vous le voulez, mais sa fin approche. Hier une grande entreprise américaine évaluée à plusieurs milliards de dollars, aujourd’hui le dernier joujou d’Elon Musk ; la compagnie a certainement perdu ses lettres de noblesse. Autant au niveau de la valeur de son action à la bourse qu’à celui de la valeur sociale attribuée à X, la compagnie est en chute libre. Il faut dire que laisser un excentrique milliardaire libertarien gérer un réseau social n’est peut-être pas la meilleure des idées ; parlez-en à Trump et Truth Social.

TAYLOR SWIFT : L’ICÔNE D’UNE GÉNÉRATION
Plus de Taylor Swift, toujours plus.

MCGILL : INSTITUTION FIÈREMENT QUÉBÉCOISE
On l’entendra certainement davantage dans les mois à venir, mais McGill se positionnera assurément en tant que fière institution québécoise. En effet, après avoir été la cible de la CAQ, un gouvernement populiste devenu impopulaire, McGill tentera certainement de remettre les pendules à l’heure quant à sa place dans la société québécoise. Tantôt accusées à tort et à travers de contribuer au déclin du français dans la métropole par des individus qui favorisent un nationalisme identitaire faible et exclusif, les institutions mcgilloises – son administration, son corps enseignant et sa communauté étudiante – n’auront d’autre choix que de se faire les fiers ambassadeurs de notre Université. Il sera de notre responsabilité de rappeler à l’ensemble de la société que McGill est un vecteur de progrès, basée à Montréal depuis plus de 200 ans, et qui s’anime par l’interaction des Québécois avec le reste du monde.

CE QUE TRUMP NOUS RÉSERVE
Bien qu’en théorie les primaires républicaines n’aient pas encore désigné de vainqueur, dans les faits, je suis certain que Donald Trump remportera aisément la nomination de son parti pour affronter Joe Biden en novembre. Ainsi, une fois de plus, nous aurons une joute opposant Biden à Trump. Encore une fois, nos voisins du Sud devront se prononcer sur le futur de leur nation en choisissant entre deux options diamétralement opposées : un second mandat modéré signé Biden, ou un second mandat Trump, qui sera définitivement plus radical et dangereux que le premier. 2020 et ses blessures marquent toujours l’imaginaire collectif américain. Peu importe l’issue de l’élection présidentielle américaine, celle-ci représente pour Trump son chant du cygne, sa dernière chance. Il fera donc tout en son pouvoir pour faire parler de lui, au plus grand damne d’une saine culture politique et démocratique à travers l’Occident. Ce que je crains, c’est qu’une fois de plus, une fois de trop, nous risquons d’entendre des absurdités mensongères et vicieuses émanant du président déchu. La tribune qui sera offerte à Trump nous impactera sans aucun doute. Elle rappellera à tous ceux qui ne sont pas de la même base radicale le cauchemar que fut son premier mandat. Nous verrons et entendrons partout cet aspirant président aux allures parfois fascistes – voire dictatoriales – dire toutes sortes d’atrocités sur les autres, tous ceux qui ne sont pas des siens. Il méprisera nos principes démocratiques longuement polis dans l’unique but de reconquérir la Maison Blanche.

REGAIN DE POPULARITÉ POUR JUSTIN TRUDEAU
Malgré les sondages qui placent le parti du premier ministre au second rang derrière les Conservateurs, je suis convaincu que Justin Trudeau et son équipe libérale seront en mesure de reprendre une avance sur Pierre Poilièvre. Dans son entrevue de fin d’année, on a vu un Justin Trudeau serein et combatif, le même Justin Trudeau qu’en 2015. Il donnait une assurance guerrière dans sa candeur habituelle. Il était prêt à admettre ses fautes de la dernière année, mais plus important encore, il cherchait à poser son regard sur le futur comme s’il savait qu’il n’en avait pas terminé. Ce genre d’attitude gagnante saura regagner le cœur des Canadiens. Il faut dire aussi que Pierre Poilièvre, le principal adversaire du Premier ministre, a eu une fin d’année plus que rocambolesque. Après avoir sauté aux conclusions en nommant une attaque terroriste ce qui n’était en réalité qu’un triste accident à la frontière canado-américaine, son image en a pris un coup. À force de faire des déclarations aussi absurdes, un doute commencera à naître dans l’esprit des Canadiens, car il n’en demeure pas moins que Poilièvre ne jouit pas de l’appui indéfectible de l’électorat canadien. Aux yeux de la population votante, il demeure un électron libre, et rares sont les fois où les Canadiens ont fait confiance à un homme de ce type. Dans ce contexte, il ne faut donc pas sous-estimer Justin Trudeau.

PAS DE COUPE STANLEY EN VUE
Comme tout bon Canadien je n’ai d’autre choix que de commenter l’état de santé de notre belle équipe montréalaise. Pronostic : pas bon, pas bon du tout. Je suis forcé de constater que ce n’est pas cette année que je sortirai ma chaise de camping sur Ste-Catherine pour y voir la parade de la victoire. Les Canadiens de Montréal risquent de continuer à être quelque chose de décevant. Meilleure chance la prochaine fois à nos chers Habs !

DE L’AMOUR
Je ne sais pas si c’est une prédiction ou un souhait, mais pour cette année 2024 je souhaite voir plus d’amour. Dans un monde en proie à l’extrémisme, dans un monde en guerre, dans un monde inégal et parfois injuste, j’espère qu’il y aura de la place pour trouver un peu d’amour parce que l’amour, ça ne règle pas tout, mais c’est déjà un bon début.

*Cet article écrit par un contributeur ne reflète pas les opinions politiques du Délit.


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