Comment les élections montréalaises fonctionnent-elles ?

Condensé sur la théorie électorale de la métropole.

Alexandre Gontier | Le Délit

Selon leur arrondissement, les citoyen·ne·s de Montréal sont invité·e·s à voter pour combler de deux à cinq postes lors des élections municipales. Comment tout cela fonctionne-t-il ?

Lorsque vous allez aux urnes, vous votez tout d’abord pour élire des candidat·e·s qui vont représenter votre district électoral aux différents conseils. Les districts sont en quelque sorte les équivalents des circonscriptions aux élections fédérales et provinciales : c’est la plus petite division de territoire affectant le résultat des élections. La Ville de Montréal compte 58 districts électoraux.

En plus d’être divisée en districts, Montréal est divisée en 19 arrondissements formés d’un regroupement de deux à cinq districts. Ces arrondissements ont un certain degré d’autonomie : ils possèdent un conseil d’arrondissement qui a pour but d’assurer les services de proximité et de prendre des décisions notamment en matière de loisirs, de permis, ou d’urbanisme. Il est composé d’un·e maire·sse d’arrondissement, des conseiller·ère·s d’arrondissement ainsi que des conseiller·ère·s de ville élu·e·s dans cet arrondissement.

« Les électeur·rice·s qui n’ont pas voté par anticipation pourront se rendre aux urnes les 6 et le 7 novembre prochains »

Finalement, le Conseil municipal représente l’instance décisionnelle principale de la Ville de Montréal. Il prend des décisions pour l’ensemble de la Ville et s’occupe notamment du budget, des règlements, des programmes de subventions et des ententes gouvernementales. Il est composé de le·a maire·sse de la Ville, des 18 maire·sse·s d’arrondissement et des 46 conseiller·ère·s de ville.

Ainsi, les citoyen·ne·s de tous les arrondissements votent pour élire d’abord le·a maire·sse de la Ville et leur maire·sse d’arrondissement. Dans le cas de l’arrondissement Ville-Marie, les citoyen·ne·s n’ont pas à élire de maire·sse d’arrondissement : le·a maire·sse de la Ville devient automatiquement maire·sse de l’arrondissement Ville-Marie.

De plus, les postes à combler varient d’un arrondissement à l’autre. En effet, plus un arrondissement est populeux, plus il possède de conseiller·ère·s de ville, afin d’assurer une représentation équitable au Conseil municipal. Par exemple, dans l’arrondissement le plus peuplé de Montréal, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, il n’y a que des conseiller·ère·s de ville et aucun·e conseiller·ère d’arrondissement. Dans les arrondissements peu peuplés, comme Outremont, il n’y a aucun conseiller·ère de ville, ce qui signifie que le·a maire·sse d’arrondissement est leur seul·e représentant·e au Conseil municipal.

Les électeur·rice·s qui n’ont pas voté par anticipation pourront se rendre aux urnes les 6 et le 7 novembre prochains.


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