Photoreportage

Des milliers de manifestant·e·s ont pris la rue en solidarité avec la famille de Joyce Echaquan.

Thomas Alem-Lebel | Le Délit

Le samedi 3 octobre dernier, des milliers de manifestant·e·s ont marché dans les rues de Montréal pour protester, à la suite du décès de Joyce Echaquan. Cette femme atikamekw de 37 ans est décédée le 28 septembre à l’hôpital de Joliette après avoir diffusé sur Facebook une vidéo dans laquelle on peut entendre les propos dégradants tenus par deux membres du personnel soignant à son égard.

Alors que le gouvernement québécois a depuis été interpellé pour reconnaître le caractère systémique du racisme auquel font face les autochtones, Québec a annoncé la tenue d’une enquête publique du coroner et d’une enquête interne du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière. La famille de Joyce Echaquan, dont le décès laisse sept enfants sans mère, a quant à elle annoncé qu’elle entamait des procédures judiciaires, notamment contre l’hôpital de Joliette et les préposé·e·s entendu·e·s dans la vidéo. 

Le rassemblement de samedi avait lieu pour faire acte de solidarité auprès de la famille. Des membres des communautés autochtones et des allié·e·s à la cause se sont réuni·e·s pour rendre hommage à Joyce Echaquan et pour « sensibiliser les gens au racisme systémique ainsi qu’aux mauvais traitements médicaux » qu’elle a subis avant sa mort. Thomas Alem-Lebel, notre contributeur, a pris quelques clichés au cours de l’événement.

Une manifestante arbore sur sa veste le slogan de la marche : « Justice pour Joyce ».

Ellen Gabriel, activiste mohawk, clôt la manifestation en s’adressant à la foule réunie à la Place des Arts.

Une manifestante autochtone accompagne les chants en inuktitut d’Elisapie, une autrice-compositrice-interprète Inuk.

Une manifestante brandissant une pancarte.  On peut y lire « Nous sommes encore là – Justice pour Joyce ».

Un manifestant brandissant le drapeau des Warriors, un groupe activiste mohawk impliqué dans la crise d’Oka.

Les manifestant·e·s portaient dans leurs mains de nombreuses robes rouges, symbole de commémoration pour les femmes autochtones disparues et assassinées.

Une militante prononce son discours les larmes aux yeux. « Je ne veux pas que mes soeurs deviennent des statistiques ».

Manon Massé, co-porte-parole de Québec Solidaire, s’apprête à prendre la parole.

Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), s’adresse à la foule rassemblée à la place Émilie-Gamelin.