Un service de navette déficient – Le Délit
Un service de navette déficient
Par · 24 septembre 2019
Les étudiant·e·s déplorent la qualité des navettes vers le campus MacDonald.
Image par Katarina Mladenovicova

En octobre 2017, le McGill Tribune publiait un article indiquant que plusieurs étudiant·e·s avaient rencontré des problèmes en empruntant le service de navette entre le campus du centre-ville et le campus MacDonald, situé à Sainte-Anne-de-Bellevue : les autobus étaient souvent surchargés. Deux ans plus tard, rien n’a changé, selon Julia Trzcinski, étudiante en sciences agro-environnementales.

Un problème remarqué

« Il y a de nombreux·ses étudiant·e·s qui se déplacent entre les deux campus tous les jours » indique Julia, « et il y a toujours des navettes dans lesquelles, peu importe à l’heure où on arrive, on ne peut pas embarquer, il y a trop de personnes ».

« Tout le monde en parle » ajoute Rachel Ivey, étudiante en environnement. « Les gens racontent arriver trente minutes avant la première navette le matin et toujours devoir attendre jusqu’à la troisième navette ». Selon elle, certaines personnes manquent des cours à cause de cela : « Plusieurs personnes essayent de se rendre à leurs cours de 8h30, mais c’est l’heure de pointe [de la navette], alors si tu n’es pas capable de monter à bord des trois premiers autobus, tu n’arriveras pas à ton cours de 8h30. À chaque matin où je prends la navette, je vois au moins une dizaine de personnes qui n’ont pas pu y monter ».

« Moi, j’ai eu de la chance de ne pas manquer de cours [à cause de la navette] » affirme Margaux Alfaré, étudiante en sciences politiques et en environnement et coordonnatrice de la correction au Délit. « Mais je viens 20 minutes à l’avance pour pouvoir être assise — une fois j’ai dû être debout pendant tout le trajet (qui est de 45 minutes, ndlr) ». Julia conclut : « Il y a quelque chose qui ne marche pas, clairement ».

Justifications de l’administration

Laura Mackey, étudiante en environnement, raconte qu’il y a deux ans, elle s’est plainte de ce problème à l’administration : « ils·elles m’ont dit que la raison pour laquelle les navettes étaient surchargées, c’est qu’au début du semestre, les étudiant·e·s vont en cours beaucoup plus souvent […] et que si j’attendais, les gens arrêteraient d’aller en cours et il y aurait plus de places dans l’autobus ».

Dans un courriel au Délit, la doyenne de la Faculté des Sciences de l’agriculture et de l’environnement, Anja Geitmann, indique être au courant des plaintes étudiantes et du problème de surcharge des navettes qui persiste depuis plusieurs années, mais rappelle que celles-ci subsistent souvent après la fin de la période d’ajout/abandon. Elle ajoute aussi que le service de navette est destiné à ceux·celles ayant des cours sur les deux campus : « Ceux·celles ayant choisi d’habiter loin du campus où la majorité de leurs cours sont donnés devraient emprunter un autre moyen de transport ».

En quête de solutions

Rachel et Julia sont en train de mettre en place une pétition en ligne : « Le but principal de la pétition est d’ajouter plus de navettes aux heures de pointe », dit Julia. « Il y beaucoup de choses qu’on aimerait changer par rapport aux navettes, mais je crois que c’est la limite de ce qu’on peut demander de McGill en ce moment ».

Cliquez ici pour accéder à la pétition.

 
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