Monde francophone – Le Délit
Monde francophone
Par · 19 février 2019
Image par Rafael Miró

FRANCE

En France, le monde des médias est ébranlé par une affaire de harcèlement : on découvre le 12 février l’existence de la « Ligue du LOL », groupe Facebook responsable d’une campagne de cyberharcèlement ayant eu lieu entre 2009 et 2012. Il comptait, entre autres, plusieurs journalistes de Libération et des Inrockuptibles. À l’heure actuelle, les révélations et les témoignages de victimes se multiplient et beaucoup des internautes concernés se sont excusés par l’intermédiaire de Twitter. La très large majorité des victimes étant des femmes appartenant au milieu professionnel des concernés, cette affaire réveille le débat portant sur le harcèlement sexuel, débat qui était déjà sur toutes les lèvres fin 2017 lors du mouvement #MeToo et de sa variante française, #BalanceTonPorc.

 

HAÏTI

La crise politique se poursuit en Haïti, où le président, Jovenel Moïse, sort du silence après une semaine agitée de violentes manifestations qui ont coûté la vie à sept personnes depuis le 17 février. Lors d’une allocution officielle diffusée jeudi 14 février, deuxième journée de manifestations majeures, le président appelait à l’apaisement et au dialogue, tout en écartant fermement toute possibilité de démission. Le niveau de violence actuel a entre autres résultats celui d’isoler Haïti sur la scène internationale, sur laquelle elle occupe une place déjà fragile du fait de ses relations étroites avec le Venezuela. Le programme de soutien économique offert par le régime chaviste depuis 2010 est d’ailleurs l’une des origines de la colère populaire, après la mise en lumière par la Cour supérieure des comptes du détournement massif des sommes offertes par le gouvernement en place.

 

SÉNÉGAL

Le Sénégal, l’une des plus anciennes démocraties du continent africain, s’apprête à se rendre aux urnes le 24 février 2019. La campagne présidentielle bouleverse le paysage politique du Sénégal de par la reconfiguration des forces politiques : l’historique parti socialiste (parti de Léopold Senghor, au pouvoir de l’indépendance en 1960 jusqu’en 1998), ne participera pas à l’élection et se rangera, à la surprise générale, derrière Idrissa Seck, opposant au président sortant Macky Sall. Cette alliance entre les socialistes et la droite libérale semble n’avoir d’autre but que de faire front au pouvoir en place. De nombreuses figures populaires se sont vues empêchées de concourir, embourbées dans diverses affaires judiciaires.

 
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