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Les Louanges, premier album !

Le Délit rencontre Vincent Roberge, finaliste des Francouvertes 2017.

Jean-Francois Sauvé

Le Délit (LD): Quelle est ton histoire avec la musique ?

Vincent Roberge (VR): J’ai toujours pris des cours d’instrument, en commençant par la guitare. Mes premières expériences de scène datent de l’adolescence, quand je jouais dans les rues de Québec avec des ami·e·s. Plus tard, j’ai étudié en musique au Cégep et navigué parmi de nombreux groupes. En 2015, j’ai participé au festival de la chanson Granby, ce qui m’a permis d’obtenir un peu d’argent, un peu de reconnaissance, et de voyager en France, j’ai même pu aller chez Francis Cabrel, à Astaffort. Les rencontres que j’ai faites à Granby, c’était le dernier coup de pouce pour que je déménage à Montréal. J’ai d’abord sorti un EP - Les Mercures – sous le nom « Les Louanges ». J’ai tenté de participer au concours des Francouvertes, j’ai pas été pris ; j’ai retenté l’année d’après, j’ai été pris. Encore mieux : je me suis retrouvé en finale. C’est à ce moment-là que je me suis fait remarquer par ma maison de disques, une aubaine pour l’album que je préparais ! Et le reste s’enchaîne : la promo, les spectacles…

LD : Comment crées-tu ta musique ?

VR : Dès qu’il s’agit du processus de création musicale, c’est vraiment moi et mon ordinateur. J’utilise Logic Pro pratiquement comme un instrument. L’album que je m’apprête à sortir est assez organique par moments, j’avais mes grilles d’accord et j’enregistrais différentes textures, mais après ça je modifiais les sons, j’en ajoutais des préexistants, tout ceci en utilisant plein de synthétiseurs…

LD : On te décrit parfois comme l’un des artistes qui déconstruisent la notion du genre. Comment te places-tu par rapport à ça ?

VR : Je ne pense pas être à l’avant-scène de la remise en question du genre. Dans mon album, il y a quand même des marques de genre, je parle de moi par morceaux, j’ai même évoqué ma blonde. Et je reste un garçon blanc hétérosexuel… Mais les sujets de mes chansons ne sont pas genrés, si je parle d’amour, n’importe qui peut s’y reconnaître, un gars avec un gars, un gars avec une fille, des queers, même… un chien (rire)? Ces sujets-là sont universels.

LD : Qu’est-ce que tu veux transmettre dans ta musique ?

VR : Je pense qu’une grosse partie de ma musique évoque la recherche d’un post-adolescent qui n’est pas encore rentré dans de nombreux standards. Même au niveau musical, je ne sais pas exactement où me placer. Je me retrouve dans des playlists trap, hip-hop, alors que je ne m’y conforme pas du tout. À partir de tout ça, ma musique exprime ma vision sur le monde. Mais d’abord, je fais ce que je veux entendre. J’ai une approche non-bullshit, j’aime expérimenter, la moitié de mon album est pleine de références, je recherche la poésie, l’accroche. Si j’avais un but à transmettre, c’est bien celui de faire ce que je veux. Je fais des trucs alors que je n’ai pas le physique de l’emploi, du funky sensuel alors que je suis pas funky sensuel, du rap alors que je me fais rire moi-même quand je rappe…

LD : Quels sont tes projets pour la suite ?

VR : L’automne va être assez chargé, l’album sort le 21 septembre, j’ai un lancement à Montréal, puis un lancement à Québec et les deux sont sold-out. D’ici à 2019, j’ai environ 19 événements de prévus. Je viens aussi de signer pour les Trans de Rennes (Rencontres Trans Musicales de Rennes, ndlr), alors je m’en vais faire une petite tournée en Europe pendant deux semaines avant Noël… Il se peut que j’aille en Belgique, à Paris et dans le Nord de la France. Peut-être sortir d’autres sons d’ici à l’été prochain !


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