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La course à la présidence – Tre Mansdoerfer

Le Délit est allé à la rencontre de Tre Mansdoerfer, l’un des deux candidats à la présidence de l’AÉUM.

Claire Grenier

Le rôle du Président est de diriger et d’établir la vision d’ensemble de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, SSMU en anglais, ndlr). Originaire du New Jersey, Tre est actuellement étudiant de troisième année en génie électrique. Il souhaite principalement intégrer davantage la communauté étudiante dans l’AÉUM ainsi que d’augmenter la représentation de chaque faculté au sein de l’Association.

Le Délit (LD): Pourquoi as-tu décidé de te présenter au poste de président de l’AÉUM ?

Tre Mansdoerfer ™: Je pense que cela correspond très bien aux compétences que j’ai pu acquérir lors de ma scolarité à McGill. J’ai eu l’opportunité d’être président de McConnell Hall lors de ma première année, mais aussi d’être représentant de l’AÉUM et sénateur pour la Faculté de génie lors de ma deuxième et troisième année, donc je pense avoir une bonne compréhension de l’AÉUM, ce qui est important pour le rôle de président. Je me suis impliqué dans divers comités sous les portfolios des Affaires externes, mais aussi pour la Vie étudiante, et en étant sénateur, j’ai pu découvrir beaucoup d’aspects du portfolio des Affaires Internes. Je pense qu’il est très important que le président soit au courant et comprenne ce qu’il se passe au sein des divers portfolios de l’AÉUM.

LD : Pourquoi ferais-tu un bon président ?

TM : Parce que j’ai vu beaucoup de choses se passer ces trois dernières années, et j’ai envie de faire changer les choses. Aussi, je me sens très à l’aise lorsqu’il s’agit de collaborer avec des gens, et j’ai de fortes qualités en gestion et en leadership d’équipe. Je pense que chaque équipe avec qui j’ai eu l’occasion de travailler a apprécié travailler avec moi, et je pense être en mesure d’atteindre différents groupes de personnes, peu importe la faculté dans laquelle ils sont, et faire en sorte qu’ils travaillent avec moi. Ce n’était pas forcément le cas de certains candidats des années précédentes, qui avaient tendance à s’isoler. Je pense être capable de me fondre dans la masse du corps étudiant, et je pense que c’est important pour être président.

LD : Que penses-tu du manque d’intérêt pour la politique étudiante de la part des étudiant·e·s à McGill ?

TM : Je pense que c’est extrêmement justifié en ce moment. Étant un étudiant en troisième année et ayant vu l’AÉUM, particulièrement ces deux dernières années, être évacuée par ceux·celles qui y étaient impliqué·e·s, tous ces horribles scandales, je pense que ce désengagement est justifié. Je pense qu’il est important que nous essayions de régler nos problèmes de relations publiques et de rehausser l’intérêt étudiant pour l’AÉUM, car je pense que l’Association a beaucoup à offrir si vous avez un bon leadership et une équipe forte. Il s’agit de faire la meilleure chose possible pour le corps étudiant, et il serait également nécessaire d’éviter tous ces scandales et problèmes qui ont terni l’image de l’AÉUM ces dernières années.

LD : Comment penses-tu qu’il serait possible de rehausser l’intérêt pour la politique étudiante ?

TM : Il faudrait que les exécutifs interviennent de faculté en faculté pour se présenter et montrer une volonté de travailler ensemble afin que chaque membre du comité exécutif soit impliqué au niveau des facultés. Il s’agit de rendre l’exécutif de l’AÉUM accessible et de lui donner une certaine prestance auprès du corps étudiant, et pas nécessairement enfermé dans le bâtiment Shatner, car je pense que ça a été un problème ces trois dernières années. On ne voit pas l’exécutif de l’AÉUM comme des personnes, mais juste comme l’AÉUM. Cela doit cesser si l’on veut que les étudiant·e·s soient plus engagé·e·s. Il est aussi nécessaire d’établir une conversation pour savoir ce que les étudiant·e·s souhaitent en général pour être sûr de répondre à leurs besoins.

LD : Quel est l’aspect du poste de président que tu trouves le plus important ?

TM : Les relations avec les facultés. C’est quelque chose qui a été grossièrement ignoré ces dernières années. Je me suis renseigné sur l’histoire de l’AÉUM afin de comprendre les différents enjeux. Approximativement deux tiers des facultés ne sont pas engagées dans les activités de l’AÉUM sur une base régulière, ce qui est inacceptable selon moi. Pour avoir une gouvernance étudiante forte, il est nécessaire de s’engager dans les différents aspects de la culture mcgilloise. Chaque faculté a beaucoup à apporter en s’engageant dans la politique étudiante. L’inclusion de ces différentes perspectives est nécessaire pour que les étudiant·e·s voient l’AÉUM comme une organisation qui a de la valeur.

LD : Quel sera ton plus grand défi à ce poste selon toi ?

TM : Le plus grand défi sera celui de la gestion du temps. C’est vraiment difficile de décider sur quoi concentrer son temps, et d’équilibrer les différentes tâches. Tu veux être sûr de faire ce que tu veux réaliser, mais il faut aussi bien le faire et ne pas y mettre que le strict minimum. Cela n’a pas été fait avec le processus d’hygiène féminine (distribution de produits d’hygiène féminine gratuitement dans les toilettes de l’université, ndlr), qui n’a pas encore vraiment été mis en place alors que les personnes l’ayant mis sur la table y semblaient dévouées. Étant président, j’aimerai m’y dévouer afin qu’il puisse être entièrement achevé, ce qui n’est clairement pas le cas aujourd’hui, alors que cela fait un an et demi que ce projet a vu le jour. Faire en sorte d’allouer son temps efficacement à chaque tâche et de les finir est quelque chose de primordial.

Cette entrevue a été traduite de l’anglais.


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