Et s’il y avait un tireur sur le campus
27 septembre 2016 - Image par Mahaut Engérant
Retour sur la vidéo Shooter on campus: «Know you can survive».

Le spectateur assiste à une simulation très réaliste d’une fusillade dans une école, ainsi qu’à une mise en perspective du comportement à adopter en fonction de la situation présentée, différentes situations nécessitant des réactions différentes. Aux dires de l’Université, présenter le contenu de telle manière permet aux étudiants d’assimiler plus facilement les différents éléments de prévention, que si la campagne prenait la forme d’une conférence magistrale.

Les objectifs de l’administration

Selon Ollivier Dyens, premier vice-recteur exécutif adjoint (études et vie étudiante) de l’Université, leur but est de «donner à notre communauté tous les outils dont elle pourrait avoir besoin. Créer un campus aussi sûr que possible». Le campus n’était-il ainsi pas déjà suffisamment sûr? Comme nous pouvons le constater sur le site internet des services de sécurité de l’Université, il existe plusieurs modules de formation sécuritaire pour les employés du campus, mais aussi pour les étudiants.

a-fussiladeMahaut Engérant | Le Délit

Un lien entre l’apparition de cette vidéo et les tragédies récentes ?

Il ne faut pas se mentir, l’année qui vient de s’écouler a été particulièrement marquée par les attentats et le terrorisme. Il est donc normal de se poser cette question. Par ailleurs, la ville de Montréal a déjà été victime de fusillades en milieu scolaire à trois reprises: à Polytechnique en 1989, à Concordia en 1992 et au Collège Dawson en 2006. M. Dyens affirme pourtant qu’il n’y a pas de lien entre la diffusion de la campagne et les événements terroristes: «Montréal a connu trois attaques dans ses maisons d’enseignement dans son histoire et nous voulons simplement nous assurer que notre communauté possède tous les outils nécessaires dans le cas, peu probable, où une telle chose se produirait.»

Une mesure nécessaire?

Comme l’affirmait plus tôt notre interlocuteur, il n’y a que très peu de risques qu’une telle tragédie se produise. Une simple mesure de précaution donc, mais pouvant néanmoins choquer par son contenu explicite. En bref, l’administration mcgilloise cherche simplement à prévenir le pire. La vidéo a été acquise au printemps, mais la rentrée scolaire semble être le moment opportun pour la diffuser. Aucune corrélation donc avec le dixième anniversaire de l’attaque de Dawson ou les nombreux actes terroristes ayant marqué les mémoires récemment. 

 
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