Lutte d’idées ou de personnalités?
24 mars 2015
Brève.

C’est devant un peu moins d’une centaine d’intéressés dans la salle de bal du bâtiment de l’AÉUM qu’ont eu lieu les SSMUbates le mercredi 18 mars. Devenus une tradition de la campagne des élections de l’AÉUM, ces débats opposent chaque année les aspirants exécutifs de l’association étudiante.

Le format pour les trois candidats sans adversaires était une simple série de questions des anciens occupants aux postes et du public. Les candidats en compétition pour les postes de v.-p. aux affaires internes et président de l’AÉUM devaient répondre à tour de rôle aux questions tout en s’interpellant mutuellement sur leurs campagnes. Malgré le risque de répétition des questions que représentait ce débat une semaine après les débats devant la presse, la plupart des enjeux abordés cette fois-ci n’avaient pas été discutés la semaine d’avant. Le sujet du Farnan-Gate à propos duquel l’aspirant président Alexei Simakov avait interpelé son opposant Kareem Ibrahim lors de la première série de débats a été remplacé par la liberté d’expression sur le campus, par exemple.

En revanche, on a pu  déplorer des débats plutôt mous entre les deux candidates au poste de v.-p. aux affaires internes Lola Baraldi et Johanna Nikoletos, qui se sont principalement concentrées sur les points sur lesquels elles s’entendaient plutôt que sur les différences de leurs plates-formes respectives. Du côté d’Alexei Simakov et de Kareem Ibrahim, le débat était un peu plus incisif, et touchait parfois au personnel. Ainsi, M. Ibrahim a reproché à M. Simakov son départ prématuré de l’Assemblée Générale de l’AÉUM du 15 mars dernier, ce à quoi l’intéressé a répondu que cela concernait sa vie privée et non les élections. Lors d’une question posée en français sur la francophonie sur le campus, M. Ibrahim a prêché en français une plus grande inclusion des groupes francophones sur le campus, tandis ce que M Simakov, sans se laisser démonter par une question dans une langue qu’il ne maîtrise pas, a quant à lui rappelé l’importance des interactions entre la communauté mcgilloise avec les autres universités montréalaises, majoritairement francophones.

 
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