Énigme à tics
10 mars 2015 - Image par Gwenn Duval
Petit cours d’écriture à l’usage de tous.

Salut lecteur, tu m’excuseras, je n’ai pas beaucoup de temps cette semaine, seulement 500 mots pour te faire deviner. C’est comme d’habitude? Pas tout à fait, et je me retiens de te lancer le défi d’aller compter mes mots. J’offre un ballon de baudruche à quiconque trouve, par la force de son souffle, la réponse sans trébucher sur les dictons.

Coup de vent, lecteur, c’est mon thème de la semaine, je reprends la théorie du verbe et je la laisse de côté, elle a perdu la côte, dévalé la côte, les poules ont des dents, tout le monde sait ça. Ce mardi, c’est lecture à rebours, une nouvelle proposition s’est dessinée à l’horizon.

Ici, début, point zéro

À voix haute, plan vertical, exploration en altitude, voyage à travers les nuages, coup de rame dans les gouttelettes, évaporation parallèle. Refus conjugatoire. Non à la dérivation en fonction du sujet et du temps. Récif approximatif, à tâtons. Nouvelle conjugaison, fonction d’espace. Axe vertical: i-grec. Escalade, escapade de l’idée dans le mot. Premier pas: niveau zéro, retour aux sources. O, eau, oh!

Exclamation, étonne, détonne, des tonnes de possibilités! Trop peu d’expressions univoques et pourtant… douceur de certains sons. Drôle de compréhension, mot vase, groupe obscur. Répétition des rapides, remous, ressac, vague, perte de sens, jamais, multiplication, choix, galère, prospère. (Joie, manière, arrières), ATTENTION!

Coup monté sur échasses, passe. Chanson, sessions, thème, nosnahc snoisses emèht. Kwak, kot kot kot. Origine, espèce d’humanoïde!

Tu m’as crue? Moi je cris «vive les verbes!» et quand je dis «n’importe quoi!», j’espère que tu n’entends pas «j’apporte quoi?» Laisses tout derrière, apporte juste ta tête, apporte-la partout, par tous les vents, tous les temps, par tous les ports. Une âme dans chaque port, un port dans chaque âme. Une porte pour chaque trame et sonne le cors, vois la dérive. Riverain sournois, ton trottoir longe le fleuve et l’afflux ronge l’averse.

Amer, amer, un amer en mer est un repère. Côtier du large, sais-tu que ta ville est une île? Délirant, rang de délit. Sais-tu ce qu’une pierre posée en délit? Une pierre disposée dans un sens différent que celui du lit, maintenant vous savez. Un sens différent que celui qui se lit, un sens lifférent de celui qui se dit. Le fleuve est sortit de son lit, la lyre est sortie de son fleuve, l’axe coule et mon cap oscille comme un enfant naïf cherchant la source de l’instinct avec sa baguette en chantée.

Timbré comme une enveloppe à la poste, mon je se dédie de tout ce que je n’ai pas dit, mon je se délie de tout ce qui échappe au timbre du rire. Comme on fait son lit on se couche, je vais te le dire, lecteur, ce qui a guidé mes pas ce soir. Je vais l’annoncer, vaste lectorat, ouvre bien les orteils: la quarte de do + TI + va-nus-pieds.

Il y a des nuits blanches et des cafés noirs à l’horaire, il y a 500 mots soumis aux intempéries, aux limites de l’épuisement des ressources énergétiques, au tangage de la vie quoi!

 
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