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L’insatiable et la contrastée : Shanghaï

C’est l’histoire d’une ville qui compte 18 millions d’habitants, chiffre grandissant de jour en jour.

On peut parler d’une croissance insatiable puisque la cité se développe à un rythme consternant et peu comparable. Une ville où la décadence d’une élite fortunée et les buildings de 392 mètres côtoient les familles récemment arrivées, certaines provenant des plus pauvres régions du monde pour y faire fortune. Je ne pense pas que l’on puisse aimer Shanghai au premier contact que l’on a avec cette ville. Il faut l’explorer et la découvrir pour pouvoir véritablement l’apprivoiser. Au premier abord, Shanghai est sale, dénuée de logique, elle semble occupée par les voitures qui s’y promènent dans des voies mal balisées. Il faut dire que la température qui y régnait lors de mon séjour était loin d’être propice à la visite touristique de base (froid de type canadien).

Autre curiosité de Shanghai, il semble y avoir très peu d’activités le soir et la nuit. Pour preuve, la majorité des restaurants dans le quartier le plus commercial et touristique de la ville étaient fermés un samedi soir à 22 heures. Un peu difficile à croire pour une mégapole comme celle-ci.

Shanghai est cependant beaucoup plus authentique (dans certains quartiers) que l’on pourrait le croire et c’est ce qui la rend intéressante. De la vieille ville à ses anciens quartiers coloniaux, la ville regorge de lieux intéressants et d’attraits divers. Une ville authentique qui mérite le détour.

Il ne faut pas s’attendre non plus à y découvrir des merveilles du monde. Shanghai est en soi, un miroir reflétant le développement et les contradictions du modèle chinois du XXIe siècle.

 

Victor Sylvestrin-Racine

Victor Sylvestrin-Racine

Victor Sylvestrin-Racine
Victor Sylvestrin-Racine

 


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