Lettre de Sylvie Bosher
4 octobre 2011
Coordinatrice administrative au Centre de communication écrite de l’université McGill et membre de MUNACA

À:

M. Anthony Lecossois
Le Délit
Actualités

Monsieur:

J’ai lu avec intérêt votre reportage au sujet des briseurs de grève et de l’injonction intitulée, « La tension monte d<un cran » à la page 3 du Délit du mardi 27 septembre, 2011 (Volume 101, Numéro 101) et je vous en remercie! La présence des briseurs de grève est une indication du succès de notre grève. Cela veut dire que notre travail vaut quelque chose si ce travail est assez précieux pour motiver des infractions légales.

Que m’importe l’injonction! Il me permet de me reposer les oreilles et de me concentrer sur votre article. Nous sommes tellement loin d’avoir épuisé tous les moyens d’expression à notre disposition que je ne vois d’aucune façon comment il serait possible de nous réduire au silence. Nous sommes maintenant dispersés dans des groupes de piquetage plus petits qu’avant l’injonction mais les groupes sont plus nombreux car nous sommes tous toujours là. En tant que membre de MUNACA, je suis prête à rester sur les lignes de piquetage jusqu’à l’obtention d’un nouveau contrat, celui-ci juste et équitable.

Encore une fois, merci de votre reportage si clair et si objectif.

Veuillez agréer, cher Monsieur Lecossois, mes sentiments les plus respectueux.

 
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