McGill aime philosopher
22 mars 2011
La philosophie se porte bien à Montréal

Cette fin de semaine, pour la deuxième année consécutive, a eu lieu l’événement Philopolis auquel participent les quatre universités montréalaises. Cet événement rassemble des chercheurs, des étudiants et des curieux qui aiment parler philosophie. Le large éventail d’activités, parmi lesquelles on pouvait compter des présentations sur la philosophie dans les spaghetti westerns, des analyses de grands philosophes allemands et des questions d’éthique actuelles, offrait quelque chose pour tous les goûts.

Garbiel Ellison-Scowcroft

«Je crois que c’est important que la philosophie ne soit pas uniquement dans les départements de philosophie» explique Sébastien Riendeau, un organisateur de Philopolis, étudiant à Polytechnique. «Je crois que ça devrait s’imprégner dans l’ensemble des universités et dans la population.»

L’idée derrière Philopolis est de rendre la philosophie accessible, tout en jonglant avec d’autres disciplines. «Ce qui est intéressant, c’est de faire venir des gens qui ne sont pas en philosophie» affirme Sébastien Riendeau. Parmi les présentateurs, il y en avait qui venaient du milieu des mathématiques et de la neuroscience. «Nous voulons lancer des ponts vers d’autres disciplines qui peuvent apprendre quelque chose de la philosophie et qui pourraient nous apporter quelque chose de nouveau» explique l’étudiant de Polytechnique.

Philopolis est aussi une occasion pour les universités de Montréal de faire du réseautage. «Je crois qu’un tel événement parvient vraiment à rapprocher les quatre universités» affirme Emma Ryman, étudiante de premier cycle à McGill.

Garbiel Ellison-Scowcroft
Parmi les présentations, quelques-unes apportaient des observations pertinentes sur notre société. Aaron Vansintjan, étudiant de premier cycle à McGill, expliquait que la notion occidentale de la nature humaine est à la source du monde contemporain, régi par l’économie. Depuis la révolution industrielle, l’Occident voit l’existence biologique comme un tenant fondamental de la philosophie. Par conséquent, des systèmes tels que l’État, ont été mis en œuvre pour répondre aux besoins vitaux. Ensuite, l’État a été remplacé par l’économie politique, qui elle, répond à ces besoins plus efficacement.

D’autres sujets étaient plus légers: lors d’une séance de spectacle, on nous présentait The Chairs et The Tricycle, le tout suivi d’une discussion sur le théâtre absurdiste. On y a posé la question classique: où se trouve la limite entre théâtre et réalité?
Ayant aidé à organiser, et participé à Philopolis depuis ses débuts l’année dernière, Ryman et Riendeau témoignent de la croissance de l’événement. «Le taux de participation a augmenté» affirme Ryman. Elle expliquait qu’elle ne s’attendait pas à avoir beaucoup de participants à sa table ronde, organisée samedi matin. «C’était sympa de voir des gens se lever tôt pour discuter de philosophie» raconte Ryman.

«La philosophie à Montréal se porte bien» conclut l’organisateur Sébastien Riendeau.

 
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