McLennan-Redpath fait peau neuve
15 février 2011
Les problèmes de gestion dûs à l’achalandage monstre imposent un nouvel aménagement.

À cette période de l’année, la bibliothèque de la Faculté des arts est achalandée. Très achalandée. À cause du froid intense? D’une session particulièrement chargée? Les raisons semblent nombreuses, mais il faut tout de même se rendre à l’évidence: le bâtiment semble avoir atteint sa capacité maximale.

Hans Larsen, Le Délit

«Le complexe McLennan est victime de sa popularité», commente Diane Koen, directrice associée à l’aménagement des ressources de la bibliothèque des arts. En effet, les améliorations apportées au complexe ces dernières années en ont fait le lieu d’étude par excellence pour les étudiants. De fait, chaque année, sur les 5,1 millions de visiteurs sur le campus, 3,5 millions de personnes passent par la bibliothèque McLennan. Madame Koen ajoute: «De toute ma carrière, je n’ai jamais vu la bibliothèque si occupée!»

Une bibliothèque gonflée à bloc dans un bâtiment surchargé, voilà qui ne simplifie pas la tâche du personnel de soutien chargé  de garder les lieux propres. Par exemple, l’espace réservé aux repas qui dessert les services alimentaires est nettement insuffisant. Fréquemment, les étudiants doivent s’asseoir par terre dans l’espace qui se trouve entre la cafétéria et la Cyberthèque ou, pis, ils apportent de la nourriture, interdite, dans la bibliothèque. Qui peut leur en vouloir de contrecarrer les règles, puisqu’ils n’ont nulle part où aller? Cependant, voici le hic: ce comportement salit les lieux et attire la vermine. En effet, plusieurs élèves ont été témoins de l’intrusion de rongeurs dans le sous-sol du bâtiment.

La directrice des ressources est consciente que le complexe McLennan-Redpath ne répond pas aux besoins de la clientèle record de cet hiver. Diane Koen comprend qu’il est réellement besoin d’augmenter le personnel, car les employés arrivent difficilement à nettoyer les lieux ou à vider les poubelles: «Nous travaillons en étroite collaboration avec les commodités et les services de restauration Aramark pour garder les lieux propres, mais rien n’est facile à ce temps-ci de l’année».

Hans Larsen, Le Délit

Une solution en vue

Madame Koen a tout de même de bonnes nouvelles: «Pour 2012, un réaménagement des services alimentaires au rez-de-chaussée devrait régler tous nos problèmes.» Rien n’est encore signé, mais la relocalisation de la cafétéria et l’agrandissement de l’espace réservé aux repas devrait notamment aider à contenir les aliments dans un espace plus facile d’accès. Dans ces conditions, l’université devra aussi agrandir les toilettes du rez-de-chaussée pour répondre aux critères de salubrité, ce qui sera bien apprécié: «J’ai vu des toilettes dans le tiers-monde qui semblaient moins pires», s’exclame une employée de la bibliothèque. L’édifice n’a certainement pas été construit pour le ratio homme-femme actuel. En effet, malgré le nombre égal de toilettes pour la gente masculine et féminine, il y a sans conteste un manque à combler puisque la faculté des arts dessert maintenant plus de femmes. Du côté des hommes, ce n’est pas nécessairement mieux: «Pendant un certain temps, il n’y avait même pas de portes pour fermer les toilettes!», précise Xavier Plamondon, un étudiant en sciences politiques.

En attendant les rénovations, la directrice des ressources Diane Koen invite tous les usagers de la bibliothèque à utiliser les toilettes des étages supérieurs du bâtiment McLennan.

 
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