La jeunesse en action
23 novembre 2010

Le 29 novembre débutera, à Cancún, la 16e Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Il s’agit de la suite des négociations de Copenhague, une occasion d’analyser les avancées depuis la dernière convention et de fixer des objectifs plus contraignants de lutte contre les changements climatiques.

Alors qu’une majorité de Canadiens pense que le gouvernement Harper doit aller plus loin dans ce domaine et se doter d’un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux, le 16 novembre, le Sénat canadien votait à quarante-trois voix contre trente-deux en faveur de l’abolition du projet de loi C-311. Ce projet de loi jugé peu ambitieux au regard des cibles choisies marquait tout de même un pas en avant pour renforcer l’engagement du Canada dans le dossier des changements climatiques. Quarante-trois personnes, censées représenter la population canadienne, ont décidé de la voie à suivre, en allant à l’encontre de la volonté de plus de vingt-cinq millions de Canadiens. Avouez que ce n’est pas fort comme processus démocratique.

L’opinion est partagée par la Coalition canadienne des jeunes pour le climat qui a décidé de s’occuper de son futur si personne d’autre n’avait envie de le faire. Plus précisément, la Délégation de la jeunesse canadienne, composée, cette année, de vingt-neuf jeunes bénévoles de 18 à 30 ans, participe aux négociations internationales sur le climat depuis la conférence de Montréal, en 2005.

La délégation travaille fort pour faire connaître la position des jeunes sur le climat, qui est aussi celle d’une majorité de Canadiens; une position loin d’être en ligne avec celle du gouvernement: «Cancún sera d’ailleurs une des dernières rencontres importantes pour les parties avant la fin de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto», affirme Catherine Gauthier, coordonnatrice de la Délégation de la jeunesse canadienne. Quant au rôle de la délégation, Catherine Gauthier renchérit: «Le temps presse et des pays comme le Canada s’acharnent à freiner l’avancement des négociations plutôt que de faire preuve d’un véritable leadership en matière de lutte contre les changements climatiques. La jeunesse compte ainsi faire pression sur les décideurs politiques tout en mobilisant les citoyens canadiens à faire de même.»

Les membres de la délégation se réjouissent de pouvoir parler à plusieurs délégués de pays différents qui peuvent faire valoir leurs propos. Ils travaillent également avec des petits pays qui disposent d’un nombre limité de délégués ce qui les empêche d’assister à toutes les séances: «nous sommes leurs oreilles et leurs scribes».

Quant aux attentes sur la conférence, Catherine Gauthier finit sur le ton suivant: «La Délégation de la jeunesse canadienne espère toujours voir la communauté internationale –le Canada n’y faisant pas exception– s’entendre sur des engagements légalement contraignants pour la période post-2012 du Protocole de Kyoto.»

La délégation est bien sûr branchée sur divers réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, et vous pouvez également vous abonner à leur publication, le CO2tidien, pour recevoir les dernières nouvelles en matière de négociations internationales sur le climat.

 
Sur le même sujet: